‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 54 sur 334 · DERNIÈRES IMPRESSIONS · texte numérisé non relu

DERNIÈRES IMPRESSIONS

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prospérité future, magna sedes. Pythagore, venant de Sidon, y monta pour y honorer la divinité. Il y resta seul et longtemps. Quand il on descendit, observe Jamblique, il allait, avec une solennité étrange, droit devant lui, sans que rien, ni précipices ni rochers, fit obstacle à sa marche. Le biographe semble dire que son héros était dans un milieu ou dans un état surnaturel. Il n'est pas douteux que nous nous trouvons sur des terres que le ciel a touchées et pénétrées de ses influences. Ces pays n'ont jamais semblé aux autres. Jésus «levait aimer à venir là où nous sommes contempler le solennel paysage et y lire, comme dans un livre vivant, les vieux souvenirs de la miséricorde divine et de la malice humaine. Que de fois, et non sans quelque tressaillement, assis sur l'une des pierres où nous nous asseyons nous-mêmes, il dut arrêter regard sur l'arène où bientôt il allait descendre, entrevoir les combats à livrer, compter les brebis à recueillir et, enfin, saluer à l'horizon plein de

tempêtes la croix hideuse qui l'attendait, comme

la tribune d'où il lui fallait parler au monde et le piédestal où, entre le ciel et la teiTO, il devait obliger l'homme et Dieu à se rencontrer.

Nous cueillons pieusemenl quelques-unes de ces fleurs que le Maître regarda jadis et cueillit lui-même. L'âme radieuse, nous descendons lentement la colline en nous arrêtant coup sur coup pour contempler à nos pieds Nazareth enveloppée des premières ombres du Boir. Nous passons une dernière fois devant la fontaine. Dans

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