DEPART DE NAZARETH
un birket on abreuve des troupeanx. Quelques femmes attardées se pressent devant l'arceau ruineux où coule la source. Des voyageurs dressent leur tente sous les oliviers voisins. Il faut rentrer au couvent pour préparer notre départ de demain. Un pèlerin plus qu'octogénaire vient d'arriver. C'est le vieillard que nous avions déjà rencontré à la mer Morte et au Jourdain. Pendant le souper il nous dit son histoire. Parent de l'empereur d'Autriche, il se trouve, comme moi, l'ami de deux grands évoques de son pays, le cardinal Haynald, archevêque de Colocza, et l'illustre Strossmayer, évoque de Diakovar.
Lundi, 2 avril.
A quatre heures du matin nous sommes sur pied, et, la messe dite, nous serrons la main des deux frères franciscains qui nous ont si cordialement traités durant ces trois jours. L'un est à peu près mon compatriote. L'autre fut garde municipal de la ville de Paris. Il a mis dans le régime de l'hôtellerie un peu de cet ordre et de cette propreté qui sont en France un des charmes de la vie domestique, et qui ne gâtent rien nulle part. Un enfant de douze à treize ans, svelte, gracieux, en admiration devant nous, proprement vêtu, se joint à notre caravane. Nous pen sons que c'est par hasard, et qu'il va à quelque village voisin. Or il sera des nôtres jusqu'à Damas, et mon moukre Abeth, menteur autant que
rrrv;
\--ro se