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J | EPIS D'ORGE , IVRAfc' |
NEIJY-SAMOUIL
lormant un mamelon isolé à près de neuf cents mètres au-dessus du niveau de la mer, et à quatre kilomètres de nous, se détache une mosquée avec son blanc minaret. C'est Néby-Samouïl, le Mont-Joie des Croisés. La mosquée a pris la place d'une église bâtie par les Prémontrés, au commencement du douzième siècle. Le couvent qui s'y rattachait a été complètement détruit et ses pierres ont servi à édiiier une vingtaine de pauvres maisons constituant le petit village.
Il semble que c'est seulement après le septième siècle que le nom de Samuel a été attaché à cette montagne, peut-être avec aussi peu de raison que celui de Jérémie à l'église de Kirietel-Anab. Les Arabes prétendent y montrer, dans la petite mosquée, le tombeau du grand juge d'Israël. Il est authentique comme celui de David au Cénacle, ou le siège de Salomon au Haramcs-Chérif. Saint Jérôme nous dit qu'au commencement du cinquième siècle, par les soins d'Arcadius, les restes de Samuel furent transportés d'un point de la Judée, qu'il ne nomme pas, en Thrace, et que, de Palestine à Chalcédoine, la foi des peuples leur fit une perpétuelle ovation. Nicéphore ajoute que, de Chalcédoine, on les envoya à Constantinople, où ils furent déposés dans une église, près du palais do l'Hebdomon. Il est évident que, comme Souba, ce point culminant a dû jadis servir d'assiette à une cité importante. Est-ce Maspha de Benjamin, où le peuple tenait jadis des assemblées solennelles?
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NEBY-SAMOUIL
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Est-ce Ramâthaïm-Sophim, la patrie de Samuel? La première hypothèse s'appuie sur l'étymologio de Maspha ou Mitspah, « Observatoire élevé », et sur sa situation indiquée « en f de Jérusalem » par le livre des Machabées. Si elle était fondée, il faudrait saluer autour de cette hauteur les souvenirs d'Israël jurant de punir les Bcnjamites qui avaient violé et tué la femme du lévite d'Éphraïm; de Samuel, jugeant et purifiant le peuple qui renonçait au culte des faux dieux; de SaUl proclamé roi; de Godolias massacré par Ismaël et des soixante et dix Ephraïmites suppliants, égorgés et jetés par ce môme envoyé des Ammonites dans la piscine du roi Asa. Mais cette Maspha, célèbre dans l'histoire du peuple de Dieu, n'a pu se trouver ici, au centre, même de la tribu de Benjamin. Sa proximité de Gabaath B'accorderait mal avec ce qui est raconté des mouvements stratégiques d'Israël avant la lutte contre les Benjamites, et Eusèbe n'était peut-être pas tr«>p mal inspiré quand il la cherchait du côté de Kariath-Yearim. La seconde hypothèse se fonde Bur l'étymologic de Ramathaïm, « les deux Ramatha », et M. Guérin croit avoir trouvé, en effet, sur ce pic isolé, la place de deux villes, l'une au flâne de la colline, l'autre à son sommet, celle-là étant la cité principale où Samuel avait peut-être sa maison paternelle, celle-ci se composant uniquement des Naioth ou demeures des prophètes, au milieu desquelles le juge d'Israël vivait et où il fut enseveli. Sur ce haut lieu, il semble naturel