‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 64 sur 334 · TIBÉRIADE · texte numérisé non relu

TIBÉRIADE

fit le désespoir de mes débuts en hébreu, au temps de M. Grandvaux, mon premier maître en cette langue.

Les souvenirs chrétiens de Tibériade sont sans importance. Un temple, commencé par Adrien, y devint une belle église sous Constantin. L'ancienne ville s'étendait au sud de la ville actuelle. On y voit encore quelques ruines. Hérode, élevé à Rome, y avait édifié un théâtre, des palais, un gymnase comme dans les grandes cités de l'empire. Quelques colonnes de granit, couchées bui la grève, des chapiteaux encastrés dans les maisons modernes et dans les remparts sont tout qui en demeure.

Les constructions, avec deux coupoles qui s'élèvent plus loin, sont les sources chaudes d'EmmaUB. Inutile d'y aller prendre un bain de vapeur dans les salles élégantes bâties par Ibrahim-Pacha. Trente-cinq degrés en plein air nous ont mis en nage, et nous sommes heureux d'arriver chez Les PP. Franciscains pour nous rafraichir un peu.

Sur le lac de Génézarelh.

A une heure, une barque el cinq rameurs nous attendent. Nous cinglons lestement vers le nord pour nous rendre bien compte de la partie la plus célèbre de cette petite mer, qui elle-même,

toujours alimentée par le Jourdain et quelques torrents, n'a guère changé depuis dix-huit siè-

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