‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 66 sur 334 · C-RA.ND HER.MON · texte numérisé non relu

C-RA.ND HER.MON

PLAIiNE DE BATIIILAH

éprouve-t-il des variations notables avec les diverscs saisons de l'année. Le ouady Semak est à sec.

En continuant vers le nord, près du ouady Douka, des palmiers semblent plantés dans le lac. D'après nos bateliers, on trouve sur le petit promontoire que nous côtoyons des colonnes de basalte et leurs chapiteaux couchés dans les liantes herbes.

Nous atteignons bientôt la plaine de Bathihah, où fut le désert de Bethsaîda, scène de la première multiplication des pains. Rien n'y i semble au désert, car toute sorte d'arbres, térébinthes, chênes-verts et palmiers y poussent çà et là, à travers des champs de blé, d'orge el de doura. Les Arabes tihaouârineh, que nous avons déjà \us à Jéricho, moitié bédouins, moitié fellahs, toujours voleurs quand ils peuvent, vivant sous des tentes ou des buttes de roseaux, la cultivent et la défendent les armes à la main. Nos bateliers refusent de nous y débarquor, el le bon P. franciscain qui nous accompagne déclare qu'ils ont raison, car ce ne Berait pas sans danger, cette tribu ayant une détestable réputation. Une petite barque est amarrée dans l'anse par où l'on aborde l'ancien désert de Bethsaîda. 11 faut so contenter de voir à distance cette terre où les foules, transportées d'enthousiasme, voulurent proclamer roi d'Israël celui qui venail de les nourrir miraculeusement. C'est .sans doute à quelque distance du lac et dans les montagi plus arides, bornant au sud-est la belle plaine,

Page 1