‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 68 sur 334 · TABERNACLE · texte numérisé non relu

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que se rond Jésus en revenant du désert de Bethsaïda, et la foule qui le cherche vient, en effet, l'y rejoindre et le trouve à Capharnaiim. Or il est certain qu'à Tell-Hum nous ne sommes pas dans la plaine de Génézareth. En outre Capharnaûm, sur le chemin de la mer, avec un poste de douaniers et une garnison romaine, était certainement un lieu de transit. Mais les caravanes ne sont jamais passées à Tell-Hum; on n'y arrive même que difficilement par terre. La voie antique se trouve à quatre kilomètres des ruines où nous sommes, et elle vient de la plaine de Génézareth, derrière Aïn-et-Tin. Il y a eu ici la ville que l'on voudra, Bethsaïda peut-être, si la basse Gaulanitide enfermait ce petit district; mais tout me dit que ce ne fut pas Capharnaiim. Je corrigerai donc ce que j'ai écrit dans ma Fie de Jésus. Nous regagnons nos barques après cette déception, et défilant devant une série de criques bordées de lauriers-roses et de roches basaltiques, nous atteignons Aïn-Tabigah, où nous mettons de nouveau pied à terre.

Rien de plus étonnant que l'exubérance de sources qui jaillissent ici. Des ruisseaux se précipitent de toutes parts, se rencontrent, se séparent à travers les roseaux, les joncs, les tiges de papyrus, murmurent parmi des débris d'aqueducs et de moulins, sous des massifs d'herbes et de buissons où l'on ne pénètre qu'avec peine. Un grand bassin octogonal, comme on en voit souvent en Orient, élevait jadis les eaux jusqu'à des ouvertures supérieures qui débouchaient dans

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