‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 71 sur 334 · SUR LA RIVE OCCIDENTALE · texte numérisé non relu

SUR LA RIVE OCCIDENTALE

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les profondeurs des cieux. Je m'étais couché comme il se coucha lui-môme, mais je ne dormais pas, et mon âme écoutait ce que Dieu murmurait sur ces flots bénis. De telles heures dans la vie comptent plus que des années.

En partant de Tibériade, j'avais presque désiré de voir une tempête, et à un moment quelques nuages du côté du Ilauran semblaient l'annoncer. Nous aurions eu plaisir à crier : « Seigneur, sauvez-nous, nous périssons! » Dieu nous gâte, la brise délicieuse a soufflé tout le temps, et Jésus n'a voulu nous laisser entendre à travers le calme des flots que le suave langage de son amicale conversation. Avant d'arriver à Tibériade nous avons pris un demi-bain dans le lac. L'eau était agréablement tempérée.

Deux catholiques allemands et le curé de Cana dînent avec nous. Ils s'entretiennent d'un projet que nous encourageons vivement. Il s'agit d'acheter une partie de la terre de Génézareth pour y faire des fouilles. La société civile ou la corporation religieuse qui entreprendra l'exploitation de cette plaine abandonnée est sûre d'obtenir, à tous les points de vue, les plus consolants résultats. Pourquoi des Trappistes ne tenteraient-ils pas de s'y établir? Le poisson du lac est délicieux. 11 y fourmille dans d'incalculables proportions. Fumé et salé, il est aujourd'hui, comme au temps des Apôtres, la nourriture des gens du pays-

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