‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 72 sur 334 · SUR LA RIVE OCCIDENTALE · texte numérisé non relu

SUR LA RIVE OCCIDENTALE

Mardi 3 avril.

Nous avons éprouve une grande consolation à offrir le saint sacrifice au bord du lac, que j'appellerais volontiers sacré, puisqu'il a été le théâtre glorieux de tant d'incidents de l'histoire évangélique. A cinq heures, notre petite caravane prend la route de Génézareth. Ce voyage par terre en suivant la rive a aussi ses agréments. Au soleil levant, le lac offre un aspect tout nouveau pour nous. Les eaux, d'un bleu pâle, sont sillonnées par des nuées de blanches mouette tête noire. A peine quelques rides çà et là. se dessinant en gracieuses spirales, viennent-elles nous rappeler que nous sommes devant une plaine liquide, et non devant un immense miroir. Parfois les premiers rayons du soleil semblent mêler à cet azur des reflets d'or et de feu. 1 montagnes rocheuses ont une teinte rosée. Sur la grève, parmi les silex et les fragments de basalte arrondis par les ûots, de petits éebassiers aux plumes argentées poursuivent des crabes et des crevettes dont ils l'ont leur déjeuner. Des vols de tourterelles se reposent au sommet arrondi des zizyphus, plus grands ici que dans la plaine de Jéricho. De chaque buisson se lèvent en chantant des oiseaux gris, rouges, verts, jaunes, qui animent le paysage. Toutefois nous n'y avons pas distingué ces merles bleus dont les voyageurs ont tant parlé.

A la Source froide, Aïn-el-Barideh, et un peu

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