‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 89 sur 334 · PERDRIX · texte numérisé non relu

PERDRIX

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apercevons à trois kilomètres sur la hauteur, je me demande comment les chars de fer du roi ou des rois Jabin, car ce nom a été commun à plusieurs princes de ce pays, passaient jadis dans des terres si détrempées. Plus avant dans les montagnes, vers le nord, est Kédès avec de belles ruines que nous avons Le regret de n'aller pas visiter. Kédès fut la patrie de Barok, qui, à L'appel de la prophétesse Débora, descendit avec les guerriers de Nophtali et de Zabulon pour écraser l'année du roi d'IIazor dans la plaine du Jezraël près du Cison. Devant leurs tentes en poil de chèvre, de grandes Bédouines, qui suspendent leur travail pour nous voir passer, rappellent, par leur regard farouche, Jahel la terrible épouse du nomade Haber, qui campait ici quand Sisara vint, après sa défaite, ch< relier un asile auprès de lui. Jabin «i llabcr vivaient en paix. Le général, SOUS le coup du malheur, s'endormit profondément. La Bédouine crut q c'était le momenl d'achever la victoire du peuple de Dieu. Armée d'un marteau, elle prit un pieu

de sa lente, et, «'approchant du guerrier, ell(

planta si violemment dans >,i tempe, qu'il traversa le crâne et se fixa dans le sol. C'étaient des mœurs étranges. Débora a célébra la Bédouine dans son dithyrambe.

Bénie parmi toutes les femmes Jahel,

i ipouse d'Hébar le Cinéen,

Parmi celles qui vivent sous la tente, bénie soit-ellol

11 demanda do l'eau, elle a donné du lait, Dans la coupe d'honneur elle a donne la erème;

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