‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 93 sur 334 · SUR LE CHEMIN DE CÉSAR ÉE · texte numérisé non relu

SUR LE CHEMIN DE CÉSAR ÉE

pas consacré dès l'origine la pierre, l'arbre, le point du chemin témoins de cette auguste scène? Comme il me serait doux d'y répéter au Maître la belle parole de Pierre en le remerciant d'avoir fait de cette foi la règle et la consolation de ma vie! Heureux qui croit au Fils de Dieu, au Christ, Idéal, Chef, Sauveur de l'humanité, et s'attache à lui par cette adhésion de l'esprit et du cœur qui constitue la foi méritoire et complète. Ainsi il s'élève au-dessus de terre, et, se tenant uni à celui qui est du ciel, il commence à se sentir, tout homme qu'il demeure, véritable Fils de Dieu. On était en vue du temple d'Auguste, bâti sur le rocher de Panéas et de l'imprenable forteresse qui, sur le pic abrupt, autrefois comme aujourd'hui, dominait la vallée. Jésus ajouta : « Tu es heureux, Simon, fils de Jona, car ce n'est ni la chair ni le sang qui ont dicté ta réponse, mais le Père du ciel. Eh bien, à mon tour, je te dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et contre elle les portes de l'enfer ne sauront prévaloir. » Le temple d'Auguste a disparu, l'inexpugnable château fort est en ruines, l'Église bâtie par Jésus demeure debout. Pour avoir si bien parlé cette fois, Pierre a mérité de bien parler toujours.

C'est encore pendant son séjour aux environs de Césarée que Jésus prophétisa sa mort prochaine, et déclara que le Fils de l'Homme devait subir la fureur des méchants. A ces populations de mœurs faciles, vivant dans le bien-être, la sensualité et l'égoïsme, il adressa l'invitation

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