LA ('.HOTTE DE PAN
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seigneurs empereurs, Valérius, prêtre de Pan, a consacré cette niche au dieu. Sur la suivante nous déchiffrons : A Pan et aux Nymplies...; le reste est effacé. Une troisième, mie ix conservée, n'a pas d'épigraphe. Enfin à la quatrième, la plus complète, et où subsiste le piédestal de la statue, on a écrit : Victor, prêtre, fils de Lysimaque, a consacré cette déesse à Pan, fils de Jupiter et amant d'Écho. La grotte de Banias me rappelle celle de Vaucluse, sauf que l'entrée est ici beaucoup plus obstruée par les éboulements. Josèphe dit que, de son temps, « dans la sombre caverne s'ouvrait un abime sans fond, rempli d'une eau immobile et dont il était impossible de sonder la profondeur. Du pied de la caverne jaillissaient extérieurement les sources du Jourdain ». Ce serait encore ainsi, si des effondrements successifs n'avaient comblé l'abime intérieur. On ne voit plus d'eau sous l'immense voûte de pierre, et bergers y abritent leurs troupeaux. L'un d'eux doit même y avoir élu domicile depuis longtemps, car je l'y retrouve tel que je l'avais vu dans [es illustrations de la Palestine de M. Guérin. Il est invariablement assis sur un rocher, à gauche do l'entrée, et joue sur la même flûte, je suppose, le même air. Si Pan fut aussi artiste que le dii la légende mythologique, je crois qu'il doit énergiquement renier son élève, et celui-ci fera bien de ne pas se risquer dans un concours, car il serait certainement écorehé vif, comme Marsyas.
L'eau fraîche et limpide nous invite à nous dé-
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