LA TENDRESSE
« '25 septembre 1893.
« Mon cher petit Louis,
« C'est donc fini. Nous ne nous reverrons plus : sois-en sûr comme j'en suis sûre. Tu ne voulais pas, toi; tu aurais tout accepté pour rester, mais il fallait nous séparer afin que tu puisses refaire ta vie. Je ne regrette pas d'avoir résisté à toi, à moi, à nous, quand tu pleurais tant, la tête enfouie sur notre lit, et aussi quand tu as levé, deux fois, cette pauvre figure toute brillante, et encore quand, le soir, dans les ténèbres, je ne voyais plus tes larmes mais que je les sentais, qui saignaient sur mes mains.
« Maintenant, nous souffrons tous les deux horriblement. Gela me paraît un cauchemar.