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principes, sa passion inconsolable de la perfection qui lui donnaient cette attitude glacée, faisaient mourir sur son passage les rires des enfants, décourageaient la joie fragile qu'on a parfois à vivre...
Il traînait une blessure intérieure, le remords démesuré d'un crime : celui qu'avait commis son père en désobéissant ouvertement à Dieu. Le révérend Abel Parish s'était, en effet, suicidé.
En raison de ce suicide, Abel Parish se débattait en enfer. Cette idée n'était pas agréable à son descendant, gêné ainsi pour professer, à l'égard de celui qui lui avait donné le jour, le culte qu'il fallait.
.Mais ce n'était pas tout. Ceux qui croient, et pratiquent la vraie religion, savent que les générations sont liées les unes aux autres par leurs actes comme par des chaînes. La faute du père cause l'abomination du fds, les parents n'étant, aux yeux du Seigneur, que des êtres cramponnés l'un à l'autre, et qui s'entraînent dans l'abîme.
Comment l'action avait-elle pu s'accomplir? Le pasteur se le demandait éperdûment — cessant parfois soudain de parler pour tomber dans une méditation impérieuse qu'on respec-
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tait — ou bien seul dans lo jardin, noir et immobile comme un cyprès.
... Une nuit d'orage, le père, dont l'ien n'avait jamais fait suspecter l'Obéissance, s'était retiré dans la chambre verte, et on l'y avait trouvé, le lendemain, râlant derrière la porte fermée à clef.
Déposé sur le lit, entre ses deux fils debout comme des cierges, il avait ouvert les yeux et balbutié : « Le spectre vert!... » Puis il avait défailli, en répétant cette expression qui sembla aux assistants n'être rien de bon dans la bouche d'un chrétien.
Le médecin se pencha. Il était jeune et ému; fraternellement, il annonça aux jeunes gens que leur père était mort. Quelque temps après, ils savaient, grâce à l'examen et aux constatations du médecin, que l'auteur de leurs jours avait succombé par suite de l'ingestion de la substance diabolique dénommée arsenic. Ils baissèrent la tête, prévoyant tous les châtiments futurs, et de ce jour-là une énorme tristesse s'abattit sur eux.
Le plus jeune était mort depuis, et l'aîné portait seul, dans ce monde du moins, toute la détresse familiale.
Souvent ses pas le menaient à la chambre