X INTRODUCTION
il n'est plus possible d'éviter le débat par des sous-entendus ou des équivoques, il faut ne souscrire à aucune formule dont César puisse se prévaloir pour usurper ce qui est à Dieu.
Or, de nombreux indices nous font craindre que les catholiques français, en général, et même une partie du clergé, aient contracté la longue habitude de ne rien refuser à César et de donner le moins possible à Dieu.
Nous sommes mal préparés à souffrir pour la foi. Chez plusieurs, en effet, la foi est vacillante et timide; chez un plus grand nombre, elle est anémiée et comme obscurcie.
L'ignorance, en matière de religion, est universelle dans toutes les classes de la société française.
Le clergé lui-même est atteint.
Dans les derniers mois de 1901, le supérieur d'un établissement ecclésiastique (1) écrivait ces lignes que nous croyons devoir reproduire ici :
« Il fermente présentement dans l'Église de France quelque chose qui n'est peut-être pas une hérésie caractérisée, mais qui en pourrait bien être le germe. C'est un mélange d'esprit rationa-
(1) M. l'abbé Petit, supérieur du Petit Séminaire de Blois.