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CHAPITRE III

Thérapeutique ou traitement des maladies.

Le traitement a pour but de guérir les maladies. — Nous considérerons ses espèces, ses moyens et ses motifs.

S I. — Il n'y a que deux espèces principales de traitement : 1" le euratif, 2° le palliatif.

A. Le traitement euratif est celui qui s'applique îi des maladies dont la guérison est possible.

B. Le. traitement palliatif, au contraire, n'est dirigé que contre les maladies incurables.

§ II. — Les moyens de traitement se tirent de l'hygiène, de la matière médicale et des procédés opératoires.

A. Moyens hygiéniques. — Us sont d'une importance majeure. Eux seuls peuvent réussir dans la moitié des cas au moins, tandis que sans leur secours tous les autres sont insuffisants. Ils se composent de toutes les précautions hygiéniques possibles, telles que d'entourer le malade d'un air pur, d'une température convenable et do soins de

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propreté; de surveiller son régime, de choisir la qualité et la quantité des aliments qu'on lui permet ; de lui prescrire le repos et le séjour au lit -, dans d'autres cas, de lui ordonner l'exercice et l'équitation, etc. ; dans les maladies graves, de faire changer souvent de position au malade, pour éviter la formation des esehares ; de lui procurer, si cela est possible, le calme de l'esprit; d'éloigner de lui toute idée soucieuse, toute odeur désagréable, etc., etc.

B. Moyens médicamenteux. — Empruntés à la matière médicale tout entière, ils sont stimulants, toniques, purgatifs, dérivatifs, ou relâchants, etc., ainsi que l'indique leur classification au DM. thérapeut.

C. Moyens chirurgicaux. — Ils se divisent : 1° en ceux qui serv ent à réunir (synthèse) ; 2° en ceux qui divisent (diérèse) ; 3" en ceux qui servent à suppléer aux parties qui manquent (prothèse).

§ III, Les motifs de tout traitement reposent sur les indications,

qui résultent de l'appréciation des symptômes fournis par le trouble matériel et fonctionnel des organes, après mûr examen de toutes les circonstances qui ont pu et qui peuvent encore influer sur l'état morbide. Elles se divisent en rationnelles, en empyriques et en perturbatrices ; en fondamentales et en accessoires ; enfin, en symptomatiques.

A. L'indication rationnelle suppose toujours, avant d'agir, la nature de la maladie connue, ainsi que son intensité, sa phase actuelle, etc. Elle emploie toujours les moyens dont l'expérience a constaté l'efficacité, et dont la manière d'agir est plus ou rnoius bien connue. C'est d'elle que naît la médecine dite rationnelle.

B. L'indication empyrique ou Vempyrisme désigne une pratique qui, ne prenant pour guide qu'une expérience routinière , emploie des moyens thérapeutiques sans se rendro compte de leur mode d'action ni de la nature de la maladie, mais seulement d'après des analogies. Quoique cette manière de faire soit prise le plus souvent en mauvaise part et qu'elle soit celle des charlatans, il est évident qu'elle est quelquefois la seule pratique qui réussisse, comme, par exemple, dans le traitement de la gale, de la syphilis, etc.

C. L'indication perturbatrice résulte de l'opportunité et même du besoin de produire par l'emploi de médicaments différents, souvent opposés, mais toujours actifs, des changements brusques et indéterminés dans l'économie, afin de la modifier par son désordre même.

D. L'indication fondamentale est celle qui, dérivant de la connaissance et de la nature de la maladie, devient la principale et domine toutes les autres.

E. L'indication accessoire se déduit de tous les accidents qui peuvent survenir dans le cours de l'affection principale, et se propose de les combattre. Son importance n'est que secondaire.

F. Enfin, l'indication symptomatique a pour but de combattre les symptômes, soit que la maladie soit inconnue ou qu'il n'existe aucun bon traitement contre elle, soit que plusieurs affections se compliquant, il en résulte de la confusion et un défaut d'indication précise. C'est de là que naît ce qu'on appelle la médecine des symptômes.

§ IV. — Une foule de circonstances modifient les indications, et par conséquent introduisent des différences dans le choix des moyens propres à les remplir. Ces circonstances découlent surtout de la nature de la maladie, de son type, de son siège, de ses causes, de son intensité et de son état aigu ou chronique, etc.

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