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I. Anêvrisme du co ur

Les anciens auteurs comprenaient sous cette dénomination plusieurs maladies qu'on désigne maintenant sous les noms d'hypertrophie, de dilatation partielle, de dilatation générale et d'atrophie.

HYPERTROPHIE DU CŒUR, s/nérrisme actif : malad'u i/anique, palpitations, battements de cœur. — Augmentation d'épaisseur générale ou partielle des parois du cœur. Elle est simple, c'est-à-dire sans augmentation ni diminution des cavités; excentrique ou avec dilatation des cavités; concentrique ou avec diminution de ces mêmes cavités.

(.'auscs. — ■ On considère comme prédispositions l'hérédité, l'usage d'aliments échauffants, l'abus des buissons alcooliques, !c sexe masculin, l'âge unir. etc. — Quant aux causes occasionnelles, ce sont les émotions vives, répétées, les efforts de

chant, de déclamation; l'exercice musculaire outré; mais surtout les affections du cœur et de ses enveloppes (cardite, endocardite, péricardite, altérations des orifices et des valvules), les maladies des poumons et des bronches (emphysème, tuberculisation, asthme, etc.). En un mot, tout ce qui tend à concentrer ou à retenir le sang au cœur devient cause d'hypertrophie de ce viscère.

Symptômes. — Leur manifestation est lente mais progressive. Ce sont d'abord des palpitations peu gênantes, presque inaperçues ; de l'essoufflement à la marche et à un exercice un peu plus actif que d'habitude. Bientôt les battements du cœur deviennent plus forts, plus étendus; ils soulèvent les parois de la poitrine dans une étendue plus ou moins considérable; ils sont réguliers, à moins qu'il n'existe quelque altération valvulaire, ce qui d'ailleurs est assez fréquent. La percussion dénote une matité prononcée et plus ou moins étendue. A l'auscultation, le premier bruit du cœur est sourd, obscur, étouffé, ordinairement prolongé ; on perçoit quelquefois un léger bruit de souille au premier temps, dû sans doute à la violence avec laquelle le sang est poussé dans l'aorte. Pas de douleur le plus souvent, ou douleur non dans le cœur, mais plutôt dans les parois de la poitrine; sentiment de géne, de pesanteur vers la région précordiale. Pouls fort, plein, large. La circulation est plus ou moins gênée; de l'épistaxis, troubles de. la respiration , turgescence de la face, distension des veines; plus tard infiltrations séreuses, etc. Ce dernier symptôme annonce la coexistence d'un rétrécissement et l'aggravation du pronostic. Ces symptômes se rapportent plus particulièrement à l'hypertrophie simple.

Dans l'hypertrophie excentrique, la matité précordiale est très étendue, le pouls est vibrant, très large. — Dans la concentrique, matité moins étendue, bruits du cœur sourds, étouflés, prolongés ; petitesse et dépression du pouls.

On reconnaîtra l'hypertrophie du ventricule gauche aux battements de rouir violents se faisant sentir vers les cartilages des cinquième, sixième, septième cotés, à la voussure de la poitrine, à la force du pouls, au teint animé et vermeil d° 'h face, etc L'hypertrophie du ventricule droit, au con-

traire, donne lieu à des battements très forts sous la partie inférieure du sternum, à la mollesse relative du pouls, a des hémorrhagies pulmonaires, etc.; il y a essoufflement plus marqué, dyspnée plus grande, souvent battements dans les jugulaires [pouls veineux), teint plutôt livide que vermeil delà face, œdèmes, etc.

Pronostic. - H est très grave. D'après M. Louis, la durée moyenne de la maladie serait d'un peu plus de quatre ans. Bien entendu que ceci s'applique à l'hypertrophie réelle du cœur, non à l'état symptomatique qui la simule, non plus qu'au développement trop considérable du cœur survenant chez les enfants dont l'accroissement n'est pas proportionnel dans les autres organes. L'hypertrophie du coté gauche conduirait plus rapidement les malades au tombeau que celle du coté droit. L'hypertrophie excentrique est la plus grave. La possibilité de la guérison est pourtant admise par Laennec et M. Bouillaud.

Diagnostic. — Il faut avoir l'habitude de l'auscultation IV. ce mot), et la connaissance parfaite des bruits normaux et anormaux du cœur pour préciser le siège et la nature de la lésion. Il faut aussi ne pas confondre les palpitations anémiques, chlorotiques et nerveuses avec les anévrismales et celles delà péricardite, ce qui est facile pour peu qu'on apporte d'attention dans l'examen de l'état local et général.

Traitement. — La saignée est recommandée par tous les auteurs; on la répète autant de fois qu'il est nécessaire; mais quand il y a dilatation, il faut être plus réservé dans son cm. ploi. Les sangsues et les ventouses sont souvent appliquées, au début, sur la région précordiale; les sangsues à l'anus conviennent plus particulièrement lorsqu'il y a hypertrophie du côté droit et, par suite, congestion sanguine du foie.

Après les émissions sanguines, les moyens les plus vantés sont les sédatifs du cœur et les diurétiques, tels que la digitale, le sirop de pointes d'asperges, le nitrate et l'acétate de potasse — Les purgatifs sont conseillés par Laennec. — Krcysig recommande les eaux de Carlsbad, d'Ems, de Seltz. L'eau de Vichy a été proposée dans ces derniers temps comme

moyen d'agir directement sur le tissu hypertrophié. — Nous ne parlons pas des vésicatoires, des cautères et autres révulsifs.

Le régime est d'une importance capitale : repos, calme physique et moral ; aliments doux, très légers, et eo aussi petite quantité que le malade peut le supporter.

Poudre tempérante.

Digitale pulvérisée, 1 gram.

Nitrate de potasse, 4 Sucre, 30

F. 6 paquets. — 1 cliaquejour.

Pilules sédatives.

Digitale, 5 gram.

Ilydrocbl. de morphine, 0,30 cent.

Camphre, 2 gram.

Conserve de roses, q. s.

F. 40 pilules. — 2 par jour;

augmenter la dose.

A utres.

Diaritale, )

Opium, j na °>15 ccnt-

Conserve de roses, q. s.

F. 12 pilules. — 1 toutes les heures .

Autres,

Digitaline, 0,05 cent.

Mucilage et p. de guimauve, q. s.

F. 30 pilules. — 1 à 4 par jour.

Potion sédative (Fouquîer).

Poudre de digitale, 0,20 cent.

S. -acétate de plomb liq. , 5 gout.

Sirop de fl. d'oranger, 40 gram.

Infusion de coquelicot, 200

F. s. a. — Par cuillerées dans la journée. Agiter la bouteille chaque l'ois.

Autre.

Teinture de digitale, 1 gram.

Eau dist. de tilleul, 30 Sirop de pointes d'asperge. 8

Solution atrophique (Màgendie).

Hydriodate de potasse, 15 gram.

Sirop de guimauve, 30 Eau de laitue, 250 Eau de menthe, 60

F. s. a. — 1 cuillerée h café matin et soir.

DILATATION PARTIELLE DU CŒUR. Jnévrisme partiel, anévrisme vrai. — La dilatation ne porte que sur un point plus ou moins circonscrit d'une des cavités du cœur, presque toujours du ventricule gauche (Thurnam), et de telle sorte qu'il existe une espèce de cavité supplémentaire à ouverture plus ou moins étendue, faisant saillie à la surface externe du viscère. — Les causes sont peu connues ; la maladie est d'ailleurs rare.

Symptômes. — Ils consistent principalement dans des palpitations plus ou moins violentes, une dyspnée quelquefois extrême, une hydropisie devenant générale, une vive anxiété,

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de la douleur précordiale ; souvent des l-ruits de souffle au cœur, des hémorrbagies nasales, le pouls veineux^ - mn* variable Terminaison ordinaire par la rupture du sac an vrismal, une apoplexie ou une hémorrhagie nasale.

Traitement. - Il rentre dans celui de l'hypertrophie et de la dilatation générale, ci-dessous exposé.

• DILATATION GÉNÉRALE DU CŒUR. Hypertrophie excentrique : dilatation avec amincissement: anécrisme pasuj Co -v sart) ; cardiectasie. - La dilatation affecte toutes les ca ■ lités ou reste bornée à une seule ; les parois du cœur sont en même temps amincies. Cette affection est très ; rare. - ^ causes sont obscures, inconnues, à moins quon nadmett celles de l'hypertrophie dans sa production; enco faut-il supposer un certain degré de ramollissement préalable.

Symptômes. - Palpitations sourdes, étouffées, moins fortes que dans l'hypertrophie ; impulsion plus faible, disparaissant même dans les cas extrêmes; bruits du cœur plus clairs; pouls faible, mou. Abaissement de la température du corps, surtout des extrémités ; stase sanguine résultant de 1 impuissance des contractions du cœur ; de là dilatation des jugulaires, état sub-apoplectique ; céphalalgie, oppression, lipothymies, syncopes, hémorrbagies, œdème, anasarque; gangrenés sur venant à l'occasion d'une moucheture, etc.

Traitement - Peu de chose de bon à faire; moyens palliatifs seulement. Petites saignées de temps en temps pour diminuer la stase sanguine et ses inconvénients. Le cœur manquant de force, ce n'est pas le cas de recourir a la digitale, qui en est le sédatif; .1 faut au contraire prescrire les ferrugineux et les toniques.

Sucre, rt 8»m:

Triturez la myrrhe avec l esprit et le carbonate ; ajoutez l'eau, puis le sulfate et enfin le sucre.— 30 ;i 45 pr. par jour; on interrompre l'emploi île temps on temp-..

Mixture (Scott. Alison

Myrrhe pulvérisée, Carbonate de potass Eau de roses, Esprit de muscade, Sulfate de fer,

h grnm.

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