‹ Nouveau compendium médical a l'usage des médecins praticiens [electronic resource]Chapitre 18 sur 72 · GANGRENEUSE, MUGUET · texte numérisé non relu

GANGRENEUSE, MUGUET

Autre (Bretonneau).

Acétate de plomb

crist., 0,50 cent.

Vinaigre distillé, 8 gram,

Alcool, 1<Î

Collutoire [Mason Good).

Eau de fontaine, 1,500 gram.

Racine ent. de da-

phné. mc/.ereum, 8 Faire bouillir jusqu'à réduction

d'un tiers. — Se gargariser trois

ou quatre fois par jour.

ANGINE COUENNEUSE. Dipltt évite; angine on pharyngite maligne, ulcéreuse , gangreneuse , etc. — Inflammation du voile du palais, des amygdales, du pharynx, et souvent par extension, du larynx et des bronches, caractérisée par la formation de fausses membranes.

Causes. — Les enfants sont particulièrement exposés à l'angine couenneuse , qui n'affecte guère les adultes que lorsqu'elle règne épidémiquement ; qui frappe sur tous les enfants débilités, dans les saisons froides et humides, et que l'on voit survenir quelquefois, comme complication, dans la

rougeole, plus rarement dans d'autres affections. Cette maladie paraît se transmettre par infection ; elle naît d'ailleurs des mêmes causes occasionnelles que le croup.

Symptômes. — Au début, c'est une simple gêne de la déglutition, avec douleur, rougeur dans l'arrière-bouche, et fièvre. La rougeur est pointillée, accompagnée de gonflement, bornée d'abord à une seule ou aux deux amygdales, s'étendant bientôt aux parties environnantes. Un peu plus tard on voit apparaître des taches opalines, comme du mucus coagulé, espèces de membranes dont la consistance va augmentant, et la couleur passant du blanc au jaunâtre ou grisâtre. La pseudo-membrane paraît se former entre l'épithélium et la muqueuse à laquelle elle adhère par des filaments qui pénètrent dans les cryptes muqueux. Lorsqu'on la détache, le tissu muqueux sous-jacent paraît rouge, injecté, quelquefois comme ecchymose. Alors les tonsilles sont tuméfiées, couvertes de concrétions pseudo -membraneuses d'un aspect sordide; l'haleine est très fétide, la voix altérée, la salivation prononcée, etc. Si les fosses nasales sont envahies par le mal, un écoulement fétide a lieu par les narines. Cependant la déglutition n'est pas aussi gênée qu'on pourrait le supposer. Mais les symptômes se montrent bien plus alarmants lorsque le larynx lui-même est entrepris. (V. Croup.) Le mouvement fébrile n'est pas très intense, surtout au début. Les fausses membranes envahissent-elles l'œsophage, il se manifeste des vomissements; les intestins, il y a diarrhée. Il s'en forme, dans certaines épidémies, au pourtour des narines, de l'anus, àla surface des vésicatoires, aux parties excoriées [diphthérite cutanée). Joignez à tout cela de l'inappétence, de la faiblesse, de l'abattement, etc.

Marche, pronostic. — L'angine couenneuse se déclare d'une manière insidieuse et parcourt rapidement ses périodes. L'abattement est souvent le seul signe au début. Son pronostic est très grave; cependant tant que le larynx n'est pas envahi on doit concevoir de grandes espérances.

Diagnostic, — Les maladies qu'il serait possible de confondre entre elles sont l'angine pultacéo, l'angine gangreneuse, le muguet et l'angine couenneuse.

Traitement. — Il se distingue en local et en général. — Pour le premier, la cautérisation par l'acide hydrochlorique, le nitrate d'argent ou le nitrate acide de mercure, etc., constitue le principal moyen. Viennent ensuite les insufflations de poudres astringentes ou cathérétiques et les gargarismes de toute nature. — Quant au traitement général, émissions sanguines dès le début (-sangsues chez les enfants, saignée et sangsues chez l'adulte); vomitifs et purgatifs; mercuriaux à l'intérieur en insufflations ou en frictions (V. Croup); toniques et antiseptiques, ou émollients, selon les indications. — La prophylaxie consiste dans l'éloignement des sujets du foyer d'infection.

Gargarisme (Guersant), Sulfate acide d'alumine, 4 gram.

Eau, 180 Sirop de mûres, 30

Lorsqu'il y a peu d'excitation et presque point de douleur dans la partie malade.

Mélange caustique.

Miel rosat, 30 gram.

Acide hydrochlorique, H à 16

Miel rosat, Acide hy d r o cfilor iqu e

Solution caustique.

Eau distillée, 15 gram.

Nitrate d'argent, 2 à 5 décis;.

1 gram.

Autre.

Sulfate acide d'alumine, 1 part.

Eau, 2 à 3

Potion vomitive.

Infusion de polygala, 120 gram Oxymel scillitique, Emétique,

Sirop d'ipécacuanha, Tar cuillerées.

0,05 cent.

80 "ram.

Autre.

Emétique, 0,05 à 0,10 cent.

Eau, 125 gram.

Par cuillerées à cal'é de demilieuro en demi-heure chez les enfants.

(V. Cnour.)

ANGINE GANGRENEUSE. Pharyngite grancjréneuse . — Inflammation des amygdales et du pharynx, caractérisée par un prompt développement d'eschares occupant une plus ou moins grande profondeur des tissus. Il n'est pas question par conséquent de l'angine couenneuse qui se termine par gangrène, mais de l'angine primitivement gangréneuse, maladie assez rare d'ailleurs, qui ne se montre guère que dans le cours de la rougeole ou de la scarlatine, particulièrement chez les enfants au-dessous de six ans.

Symptômes, — La pharyngite gangreneuse est distinguée par MM. Rilliet et Barthez en circonscrite et en di/fuse. Dans

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le premier cas, apparition d'une tache jaunâtre qui pénètre plus ou moins profondément, et qui indique la formation de l'eschare. Dans le second cas, les amygdales et les parties environnantes revêtent une couleur livide, puis grise, noirâ • tre, et les escbares se détachent un peu plus tard, laissant les parties molles lacérées. Notons en même temps la fétidité de l'haleine, la tuméfaction des ganglions cervicaux, mais peu de gêne de la déglutition et peu de douleur; la petitesse et la fréquence du pouls, l'altération des traits.

Marche rapide ; durée de 2 à 6 jours ; pronostic extrêmement grave.

Diagnostic. — «Il faut distinguer l'angine primitivement gangreneuse de l'angine couenneuse se terminant par gangrène. Or, dans la première il existe des plaques noires, déprimées, qui ont l'aspect gangreneux dès le début et qui laissent après leur élimination une perte de substance plus ou moins considérable. Dans la pharyngite couenneuse, au contraire, les lambeaux pseudo-membraneux, saillants, grisâtres, sales, ne prennent la forme gangréneuse qu'à une époque plus ou moins avancée de la maladie, et laissent après leur chute la muqueuse intacte ou à peine excoriée. » (Valleix.)

Traitement. — La cautérisation est le seul moyen qui puisse offrir quelque résultat avantageux ; elle se l'ait avec les acides sulfurique, nitrique, hydrochlorique, ou avec le nitrate d'argent. MM. Rilliet et Barthez préfèrent les applications de chlorure de chaux, qui sont en même temps désinfectantes. Lorsque la gangrène est circonscrite et hors de portée du topique, on n'a pour toute ressource que les gargarismes antiseptiques et les toniques. On conseille aussi de faire vomir pour chasser les escbares détachées.

Mélanges caustiques.

I V . Angine coo en s euse , Ckoup .)

Gargarisme antiseptique .

Miel rosat, 30 gram,

Décoction de quin-

(]uinn, 100 Chlorure île sonde, 30ft40

Autre.

Sel ammoniac, 1 gr. lô cent.

Camphre, 2 gram

Infusion de quinquina. 500

Autre (Rcnanldin).

Décoction de qninq., 210 gram.

Osymcl simple, 30

Alcool camphré, 15 Hydroclilor. d'ammo-

Autre, tonique.

Infusion de sauge ou de

romarin, 500 geam.

Sirop de quinquina, 60

Chlorure de sodium

niaque, 3

Gargarisme tonique-détersif.

Décoction de quinq., 180 gram.

Acide muriatique, 1 Miel rosat, 30

Autres formules.

(V. Stomatite couenneuse et

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