GANGRENEUSE
Tisane antiseptique.
Décoction de quinq., 500 gram.
angine de poitrine. Stemalgie, stemocardie, syncope anguleuse, cardialgie, asthme douloureux, goutte diaphragma-tique. — Douleur constrictive, déchirante, de la poitrine, s'étendant souvent jusque dans l'épaule et le bras, particulièrement du côté gauche, accompagnée d'un sentiment de suffocation, d'angoisse inexprimable, et revenant par accès, sans fièvre. — Cette maladie, peu connue dans sa nature, paraît être nerveuse et consister dans une névralgie du plexus pneumo-cardiaque, quoiqu'on l'ait attribuée à différentes lésions, telles qu'une hypertrophie du cœur, l'ossification des artères coronaires, des cartilages costaux, etc.
Causes. — Les unes, prédisposantes, sont le sexe masculin, l'âge de 50 à 70 ans, le tempérament nerveux, l'obésité, les climats froids et humides, les vices rhumatismal et goutteux ; d'autres sont déterminantes, telles sont les variations atmosphériques, la progression en sens contraire du vent, les émotions, les chagrins, l'action de monter un escalier, etc., sans compter les altérations des vaisseaux, des nerfs cardiaques, etc., qui doivent être considérées plutôt comme lésions essentielles que comme causes.
Symptômes. — L'angine de poitrine se manifeste sous forme d'accès, qui, précédés quelquefois de malaise, d'un sentiment de douleur dans la poitrine, sont le plus souvent subits. Voici ce qui les constitue : douleur vive, soudaine, déchirante, se faisant sentir derrière le sternum, du côté gauche principalement, d'où elle s'étend ordinairement au cou, au bras correspondant, parfois dans toute la poitrine; sentiment de construction ; respiration suspendue par la crainte d'augmenter la douleur, qui jette le malade dans une anxiété ex-
trême; menace de suffocation; face pâle, comme terrifiée. L pouls reste à peu près normal, sans intermittence ni irrégularité. C'est dire aussi que les battements du cœur n'offrent rien de particulier, à moins qu'il n'existe des complications. Au bout de quinze à trente minutes au plus , dans les cas intenses, les symptômes se calment; des éructations, un sentiment de courbature, se manifestent ; puis la santé reparaît aussi parfaite qu'avant l'attaque.
Marche, durée, pronostic. — Les premières attaques sont légères, et assez éloignées; elles vont en augmentant de fréquence et d'intensité. Elles sont presque toujours subites, se déclarant pendant la marche, après le repas, à l'occasion d'une fatigue, d'une vive émotion, etc. La maladie peut durer de plusieurs mois à plusieurs années. Elle se termine presque toujours par la mort pendant un accès ; cependant on cite des 1 cas de guérison.
Traitement. — Il faut faire tous ses efforts pour arrêter la 1 marche de la maladie dès qu'on soupçonne son existence. Il faut pour cela combiner les moyens hygiéniques avec les médicamenteux, et surtout combattre ou éloigner les causes occasionnelles.
Dans l'accès, le moyen le plus puissant consiste sans contredit dans une forte application de sangsues sur le siège de la douleur. La saignée est beaucoup moins indiquée. L'opium est administré à doses croissantes. On a recours en 4 même temps aux pédiluves sinapisés, aux cataplasmes ' irritants. Le docteur Carrière cite un cas remarquable de | guérison par les inspirations de chloroforme ; M. Hannon a fait cesser un long accès au moyen d'un cataplasme très chaud ; appliqué sur la colonne vertébrale.
Pour guérir la maladie, empêcher le retour des accès, on| emploie tour-à-tour, ou combinés de diverses manières, les! antispasmodiques, les narcotiques, l'électricité, l'aimant, l'acuponcture, les sudorifiques, le cataplasme de Pradier quand on soupçonne une métastase goutteuse; les cautères, moxas, vésicatoires, etc. On a essayé le nitrate d'argent, la solution de Fowler. — Le sulfate de quinine pourra être très avantageux comme antipériodique.
Régime très doux, repas peu copieux ; entretenir la liberté du ventre ; flanelle sur la peau ; éviter le froid, l'humidité, les émotions. — Bains de mer, bains de rivière, aff usions froides, etc.
ANC.ïOliEUCïTE. Lymphangite. — Inflammation des vesseaux lymphatiques. Elle occupe le plan superficiel ou le plan profond, étant considérée* dans les deux cas, comme siégeant spécialement dans les vaisseaux apparents.
Causes. — Ce sont d'abord toutes celles des inflammations externes : violences extérieures, plaies, déchirures, etc. ; puis l'action du froid, le voisinage d'une phlegmasie qui se propage aux lymphatiques par continuité ou par contiguïté de tissus. Mais la cause la plus fréquente est l'abouchement des vaisseaux dans un foyer purulent ou autre, où ils puisent des éléments hétérogènes plus ou moins septiques. C'est ainsi qu'on voit une simple écorchure des doigts, une piqûre faite avec un instrument malpropre, déterminer une angioleucite ou une adénite; c'est ainsi qu'on peut voir survenir des lymphangites spécifiques, c'est-à-dire morveuses, charbonneuses, syphilitiques, suivant la nature des produits absorbés.
Symptômes — L'angioleucite superficielle s'annonce par une rougeur plus ou moins claire ou violacée, disposée en stries, en rubans et en plaques* tortueuses et suivant le trajet des lymphatiques; quelquefois elle simule des plaques érysipélateuses, surtout lorsqu'il se développe du gonflement dans les tissus et les ganglions voisins. La tuméfaction des ganglions est un des caractères propres de la maladie, qu'on peut voir naître et progresser le plus souvent parce qu'elle procède d'une lésion apparente en général.
Il n'en est pas de même dans l'angioleucite profonde. La maladie débute, en effet, sourdement et sans causes appréciables. Tandis que dans la forme précédente les symptômes locaux apparaissent avant la réaction générale, ici au contraire c'est le mouvement fébrile qui s'annonce le premier. Bientôt j cependant se manifestent une douleur profonde, pongitive; jdu gonflement sous forme de noyaux durs; une teinte légèrement rosée, existant non par stries, mais par plaques, et