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IV. Leucorrhée

BLENNORRHÉE. — C'est la hlennorrhagie chronique, qui a pour point.de départ la blennorrhagie aiguë, pour causes prédisposantes le tempérament lymphatique, le vice scrofuleux, l'habitation clans un lieu humide, etc.; et pour causes occasionnelles les excès vénériens, la masturbation, la prostatite chronique, le rétrécissement de l'urètre.

Symptômes. — Pas de douleur ; simple écoulement ou plutôt suintement muqueux plutôt que muco-purulent, peu abondant, qui ne se montre même qu'à certains moments de la journée, particulièrement le matin avant l'émission de l'urine.

Durée indéterminée; pronostic sans gravité, à moins de complication de prostatite ou de rétrécissement urétral.

Traitement. — Il ne diffère pas d'abord de celui que réclame la seconde période de la blennorrhagie aiguë : injections caustiques, puis astringentes; injections de copahu (Taddeij. Le copahu et le cubôbe ne réussiront pas, puisqu'ils ont échoué déjà et laissé la blennorrhagie revêtir la forme chronique. Les

188 NOUVEAU COMPEND1UM.

bains de mer les douches froides et sulfureuses au périnée, b vésicatoire sur cette partie; à l'intérieur, les balsamiques, la tisane d'uva-ursi avec sirop de Tolu, les ferrugineux, la teinture de cantharides, le chlorure de chaux, la no>x vomique, l'aloès, etc. : tels sont les moyens divers qu'on a mis en usage contre' cette rebelle et capricieuse affection.

Eau distillée, 160 gram.

Injection tonique.

Vin aromatique, 30 gram.

Eau, 30

Injection de copahu (Taddei).

Baume de copahu, 16 gram.

Emulsion d'am. d. et de gomme ar. 1°° Pilules de térébenthine.

Térébenthine, 30 gram.

Ext. de rhubarbe, 12 Camphre.

F des' des pil. de 0,20 cent.

9 par jour en 3 fois.

Injection astringente (Ricord).

Eau de roses, 200 gram

Sulfate, de zinc, ) aa ^ Acétate de plomb, ( '

Agiter chaque fois le mélange.

Autre.

Acét. de plomb liq., S à 16 gram.

Eau distillée, 500

Vin do Roussillon, 150 gram.

Eau de roses, 5° Tannin, 1 a 2

Injection de cachou.

Cachou, 12 gram.

«LÉPHAMTE.-Inflammation des paupières. On distinguo cette inflammation en générale et en partielle. La première tétant autre chose que le phlegmon des paupières, nous ne nous en occuperons pas, parce que ce sera, nous engager tout-à-fait dans le domaine de la chirurgie. Quant a la se conde, à la blépharite partielle, elle est divisée pai M. ï elneau, i selon son siège, en: 1° muqueuse; 2° glanduleuse; 30 cùiaire. Dans chacune de ces formes on reconnaît plusieurs variétés.

BLEPHARITE MUQUEUSE. Blépharite calarrhak, conjonctivite'palpébrale. - Inflammation de la muqueuse palpebnlc Elfe est simple, granuleuse ou purulente. Il n est question que des deux premières. (V. Conjonctivite.)

Causes - Contact d'un air vif, de poussières irritantes; action d'une lumière vacillante ; contemplation d'objets très petits, cnûn causes de l'ophthalmie catarrhale. Symptômes. - La distinction est importante entre la blé-

pharite simple ot la granuleuse. — 1° Bléph. simple : sensation de' picotements et de sable fin dans l'oeil, due à l'injection des vaisseaux de la conjonctive. Ces vaisseaux sont nombreux, petits, tortueux et mobiles sur les tissus sousjacents ; ils impriment à la muqueuse une rougeur qui va en augmentant du côté du globe oculaire. La sécrétion muqueuse, d'abord diminuée, augmente ensuite; quelquefois limpide, l'humeur est le plus souvent épaisse, grisâtre; elle s'accumule souvent vers le grand angle de l'œil. La conjonctive se boursouflle, s'épaissit dans quelques cas de vive inflammation ou d'un état œdémateux, et forme une sorte de bourrelet sur le bord libre de la paupière.

2° Blêpharite granuleuse. Dans cette forme, qui se montre quelquefois aiguë, le plus souvent chronique, la rougeur est peu prononcée, mais on distingue sur la conjonctive une foule de granulations fines qui se dessinent en une sorte de réseau sillonné par mille petits vaisseaux entrecroisés qui disparaissent lorsque arrive l'état chronique. Le produit de la sécrétion est demi-visqueux et peu abondant. Lorsque l'inflammation est vive, comme dans la conjonctivite purulente (V. ce mot), la muqueuse se boursouflle, devient comme fongueuse, et force la paupière à se renverser en dehors.

Pronostic. — La blêpharite muqueuse simple estsansgravité et se guérit assez rapidement. Mais il n'en est pas de même pour la granuleuse, qui est très rebelle lorsqu'on ne l'arrête pas au début.

Traitement. — 1° Bléph. simple : lotions avec l'eau de mélilot, de roses, avec une infusion concentrée de thé vert, une décoction de feuilles de noyer : cela peut suffire, aidé de la précaution d'éloigner les causes, de recourir à quelque laxatif ou purgatif. S'il en est autrement, il faut employer les collyres astringents au sulfate de zinc ou de cuivre, au nitrate d'argent, etc. M. Velpeau les met en usage dès le début, et considère les autres moyens comme de simples adjuvants.

2° Bléph. granuleuse. Ici on éprouve plus de difficultés, et souvent on essaie de tout en vain : émissions sanguines, collyres de toutes sortes, purgatifs, cautérisation, vésicatoires. Au début, sangsues aux tempes, saignée même, purgatifs

répétés. Mais les collyres au nitrate d'argent, au bicMorure de mercure, au calomel, etc., sont encore les moyens les plus puissants. Enfin, l'on peut recourir avec avantage à la cautérisation par le crayon de nitrate d'argent ûnement aiguisé et appliqué délicatement.

Collyre au sulfate de zinc (Velpeau) .

Sulfate de zinc, 0,05 cent.

Eau de roses, 30 grain.

Mucilage de psillium. 1

Autre (id.).

Sulfate de zinc, 0,25 cent.

Eau distillée ou de roses, 30 gram.

Collyre au nitrate d'argent (id.).

Nitrate d'argent, 0,05 cent.

Eau distillée, 30 gram.

Autres.

[Y. Conjonctivite.)

BLÉPHAEITE GLANDULEUSE. — Inflammation palpébrale ayant pour siège spécial les glandes de Meïbomius. Deux variétés : simple et diphthéritique.

Causes.— Exposition des yeux aux émanations délétères et irritantes; excès de travail ; surtout prédisposition lymphatique et scrofuleuse. C'est une des blépharites les plus fréquentes et une de celles qui se localisent le mieux.

Symptômes. — La forme simple se caractérise par une rougeur toute spéciale, espèce de ruban transversal, à convexité en arrière ou en bas, plus foncé du coté libre de la paupière. Démangeaisons et picotements; sécrétion moins abondante que dans le cas précèdent, mais visqueuse, qui se concrète facilement en petites croûtes jaunâtres et colle les paupières pendant la nuit. Les glandes de Meïbomius sont développées et forment un petit bourrelet ; quelquefois il y a de légères ulcérations, de petits abcès même, chute des cils.

Dans la blépharite diphthéritique, le ruban rouge dont nous avons parlé se couvre .l'une couche pseudo-membraneuse, espèce de liséré blanc ou gris et pointillé, continu ou frangé plus ou moins adhérent.

Durée La blépharite glanduleuse est presque toujours chronique; elle dure fort longtemps en général, et récidive facilement. Sa ténacité est surtout remarquable lorsqu cite revé'l la forme diphthéritique.

TRAITEMENT. - Il fautd'ahord satisfaire aux règlesde l'bygiène; puis employer nu début les omollicnts, les sangsues,

quelques dérivatifs et révulsifs. On arrivera promptement aux topiques astringents et résolutifs, aux pommades opbtbalmiques surtout (car les collyres ne conviennent point ici). Celles de Janin, de Régent, de Lyon, de Desault, trouvent leur emploi. M. Velpeau leur préfère la pommade au nitrate d'argent (1), et même la cautérisation avec le sel en nature, surtout lorsqu'il existe des excoriations. — La pommade au précipité blanc est celle, suivant le même auteur, qui réussit le mieux dans la forme diphtbéritique.

Pommade rosat, 50gram.

Pommade au nitrate d'argent (Velpeau).

Nitrate d'argent, 0,05 cent.

Axonge, 4gram.

Autre (id.).

Nitrate d'argent, 25 à 30 cent.

Axonge, 4gram.

Pommade au précipité blanc (id.).

Précipité blanc, 0,30 àO, 50 cent.

Axonge, 4gram.

Pommade de Guthrie.

Nitrate d'argent por-

pliyrisé, 0,50 cent.

Acét. deplomb liq., 10à25gout.

Axonge, 30gram. Cette pommade est peu active.

BLÉPHAPJTE CILIA1RE. Teigne, gale des paupières. — Inflammation palpébrale siégeant spécialement dans le bord ciliaire.

Symptômes. — La rougeur est à peine marquée ; pas de sensation de graviers ou de poussière dans l'œil; ni pbotopbobie, ni larmoiement. Cependant il se forme, à la naissance des cils, des espèces de petites écailles jaunâtres qui, en se détachant, découvrent de petites ulcérations sur lesquelles se

Pommade de Janin.

Tuthie, 72 part.

Bol d'Arménie, 72 Précipité blanc, 36 Axonge, 144

Au début du traitement, il est bon de mélanger avec égale partie d'asonge.

Pommade de Lyon.

Oxyde rouge de mercure, 1 part.

Onguent rosat, 16

Pommade de Desault.

Oxyde rouge de mercure, 1 grain.

Tuthie préparée, 4 Ac-tate de plomb, 4 Alun calciné, 4 Deutochlorure de

mercure, 0,20 cent.

(1) Toutes ces pommades s'emploient ordinairement de la manière suivante : on en dépose gros comme une tète d'épingle dans le grand ane:le de l'œil, où on le laisse fondre,

forment rapidement de nouvelles croûtes. Une matière gluante est sécrétée, qui réunit les cils en pinceaux. Ceux-ci finissent par tomber. Souvent, par l'effet du boursoufllement du bord libre externe de la paupière, ils se dirigent en dedans [entropion], tandis que c'est le contraire dans la blépharite glanduleuse [ectropion] . Mais soit qu'ils aient une direction vicieuse ou qu'ils n'existent plus, il survient par suite de ces dispositions morbides des ophthalmies chroniques consécutives.

Durée très longue ; forme de blépharite presque toujours chronique et très rebelle. — Pronostic fâcheux en ce que la maladie devient une cause sans fin d'inflammations de l'œil.

Traitement. — < C'est ici surtout que les collyres n'ont aucune prise sur le mal. C'est aux pommades qu'il faut avoir recours. Celles que M. Velpeau emploie de préférence sont les pommades au nitrate d'argent, les pommades de Janio, de Régent, de Desault. Lorsqu'il existe des excoriations, il fait usage du crayon de nitrate d'argent. » C'est a son début, lorsqu'elle est encore à l'état aigu, qu'il faut attaquer cette maladie; car plus tard elle est. d'une ténacité extrême, le plus souvent même elle est incurable.

Formulaire, (V. l'article précédent.)

BOUTON D'ALEP. — Affection tuberculeuse, endémique à Alep, à Bagdad, dont les causes sont obscures. Un ou plusieurs tubercules se développent lentement et passent paîtrais périodes : suppuration, ulcération et cicatrisation, dans l'espace d'un an, laissant une cicatrice déprimée, indélébile, après la chute de la croûte. — Maladie peu grave, dont le traitement est inconnu.

BRONCHITE. — L'inflammation catharrhale des bronches doit être distinguée, suivant son siège, son degré et sa nature, en : 1° bronchite aiguë .simple; 2° bronchite chronique; 3° bronchite capillaire; 4o bronchite pseudo-membraneuse.— La bronchorrhéc fait le sujet d'un artic le à part.

I'-kONÇIIITE AIGUË SIMPLE. Catarrhe pulmonaire, rhume

de poitrine, catarrhe, fièvre catarr haie.— Inflammation simple de la membrane muqueuse des bronches.

Causes. — L'enfance, la vieillesse, le sexe féminin, la vie sédentaire, l'épuisement, paraissent être des prédispositions à cette maladie, qui est certainement plus fréquente au printemps et à l'automne, où elle règne souvent épidémiquement, que dans les autres saisons. L'impression du froid, le passage du chaud au froid, la suppression trop prompte des vêtements d'hiver, etc , telles sont ses causes occasionnelles. La respiration de vapeurs acres peut aussi déterminer l'inflammation des bronches ; mais alors la bronchite est de courte durée.

Symptômes. — La bronchite se distingue en légère et en intense. — 1° Bronchite légère. La maladie est ordinairement précédée de coryza. Elle s'annonce par une irritation dans le larynx et la trachée, bientôt suivie de toux, d'un peu d'oppression et de constriction derrière le sternum. La toux est d'abord sèche, provoquée par un sentiment de titillation; puis elle est suivie d'une excrétion de crachats, d'abord transparents, qui deviennent bientôt plus consistants, opaques, jaunâtres, non aérés. Point de réaction générale; tout au plus malaise, sentiment de courbature.

2o Bronchite intense. On peut remarquer trois périodes : — lfe période. Début d'emblée, ou à la suite de coryza, par des frissonnements, de la céphalalgie, de la courbature, de la douleur derrière le sternum, de la toux et de l'oppression ; mouvement fébrile précédant ces symptômes ou ne se déclarant qu'au bout d'un certain temps de leur durée. — 2e période. La toux devient plus fréquente, anxieuse, très fatigante; pourtant elle est moins sèche déjà. Pendant les quintes, qui provoquent quelquefois le vomissement, le malade éprouve de l'oppression, due au rétrécissement des tuyaux bronchiques, ou à leur obstruction par le mucus. Expectoration laborieuse formée de crachats visqueux, filants, transparents. A l'auscultation, râles muqueux mêlés de sifflements, de rhoncus (râle sibilant) ; quelquefois râle sous-crépitant (V. Bronchite capillaire). Fièvre, dureté du pouls, céphalalgie. —3e période. Au bout de trois ou quatre jours, la douleur de la poitrine s'apaise, la toux devient plus facile, plus grasse; la matière de l'expec-

lU NOUVEAU COMPENDIUM.

toration se détache plus facilement et forme des crachats plus volumineux, opaques , jaunes ou jaune-verdâtre. La respiration est moins anxieuse; la fièvre se calme et des efforts critiques se manifestent. Râles muqueux à grosses bulles.

La bronchite aiguë présente un caractère dominant, qui est le plus souvent inflammatoire , quelquefois bilieux, dans certains cas épidémique, dans d'autres suffocant-

Durée, terminaison, pronostic. — La bronchite légère disparaît spontanément au bout de trois ou quatre jours. La bronchite fébrile dure davantage, deux à quatre semaines ; elle se termine par résolution ou par l'état chronique. Ce n'est que par ses complications, qui sont la pneumonie, la pleurésie, la phthisie, etc., qu'elle peut causer la mort. Elle est plus grave dans l'enfance et la vieillesse que dans les autres âges, a cause de la faiblesse de la réaction et de la suflocation plus facile chez ces malades.

Traitement. — La bronchite légère ne réclame que des précautions contre le froid et des boissons adoucissantes, aidées de pédiluves et d'un léger laxatif. - Ces moyens conviennent aussi dans le premier degré de la bronchite fébrile. Les infusions pectorales, une boisson tliaphorétique (bourrache, sureau) sont indiquées. Dans quelques cas même, chez les individus habitués aux alcooliques, un peu d'eau-de-vie dans une infusion de violette ou du punch réussit comme moyen sudorifique.

La fièvre, la dureté du pouls, l'oppression, commandent la saignée. Les sangsues , les ventouses sont préférables chez les enfants et les vieillards. On aide l'action des adoucissants au moyen des narcotiques légers, qui sont surtout utiles contre les quintes de toux. Les cataplasmes sur la poitrine , les pédiluves, les fumigations ne seront pas négligés. ! Lorsque la bronchite a une grande intensité et qu'elle se rapproche du catarrhe suffocant , le vomitif est indiqué, surtout chez les enfants et les sujets affaiblis. Les laxatifs et les purgatifs ont été conseillés de tout temps. — Sur la tin, lorsque la réaction fébrile cesse, on a recours, si la toux et l'expectoration continuent, aux expectorants, aux révulsifs cutanés, aux dérivatifs internes.

Juleps, potions, pâtes et loochs.

(V. ces mots au Dict. thér.)

Opium, 1 gram.

Safran, 5

Pastilles contre la toux (Lepère).

Sucre, 500 gram.

Hydrochlor, de mor-

F. 16 pilules, — ltous les soirs.

phine, 0,6décig.

Potion huileuse.

Potion gommeuse, lOOgram.

Huile d'am. douces, 30

F. des pastilles de 1 gram, — 4 par jour dans les bronchites aiguës.

Espèces béchiques, 2 gram.

Gomme arabique, 8

Sirop de sucre, 24

Eau com. 125

Julep béchique.

Pilules (Lepère] .

Chlorhydrate de morph .,0,1 décig, Thridace, 0,4

F. s. a. — Par cuillerées d'heure en heure.

Poudre de guimauve, q. s.

F. 8 pilules. — 1 chaque soir.

Formules expectorantes.

Pilules de styrax (Sylvius).

Styrax, 15 gram.

(V. les articles suivants.)

BRONCHITE CHRONIQUE. Catarrhe chronique, catarrhe muqueux, catarrhe pituiteux. — Inflammation chronique de la muqueuse des bronches.

Causes. — Cette maladie succède ordinairement à la forme aiguë; quelquefois elle débute d'emblée chez les individus à constitution faible , lymphatique , qui sont exposés au froid humide, aux suppressions de flux habituels, etc.

Symptômes. — Toux tantôt légère, tantôt fatigante , plutôt humide que sèche , plus prononcée le matin et le soir que dans la journée. Expectoration abondante de crachats opaques, grisâtres ou verdâtres, non aérés, mais souvent mêlés à un liquide blanchâtre présentant des bulles d'air et dont l'abondance est parfois considérable. (V .Bronchorrhée.) L'expectoration est, dans certains cas, très peu abondante (catar. sec). Il y a peu de dyspnée, à moins que le mucus n'obstrue le passage de l'air. A l'auscultation, râle muqueux, souscrépitant, parfois râle sibilant. La maladie est susceptible de recrudescences aux moindres variations atmosphériques. Absence de fièvre ou mouvement fébrile obscur avec redoublement. La santé, qui se conserve assez bonne pendant la belle saison, est plus débile pendant l'hiver.

Durée, terminaison. — La durée de la bronchite chronique est illimitée; affectant les vieillards, cette maladie ne se

guérit jamais. Elle entraîne avec elle le ramollissement, l'épaississement de la muqueuse , avec ou sans rétrécissement ou dilatation bronchique.

La dilatation des bronches constitue en quelque sorte une maladie distincte, bien qu'étant l'effet de la bronchite chronique. Voici ses caractères : toux fréquente, opiniâtre, grasse; expectoration abondante; crachats opaques , jaunes ou verdâtres, quelquefois purulents. A l'auscultation , souffle bronchique , bronchophonie , ou bien respiration caverneuse , pectoriloquie ; râle humide, muqueux ; en même temps absence de symptômes généraux , lesquels existeraient s'il s'agissait de la phthisie. D'ailleurs, la dilatation existe à la partie postérieure moyenne de la poitrine , tandis que c'est sous les clavicules qu'on rencontre les excavations tuberculeuses.

Pronostic. — " La bronchite chronique n'est pas dangereuse par elle-même ; mais les sujets qui en sont atteints sont très exposés à contracter une pneumonie mortelle. •• Ils peuvent aussi périr par une sorte d'épuisement, et même par l'obstruction des conduits de l'air.

Traitement. — Pour peu que l'irritation inflammatoire des bronches soit prononcée , les adoucissants et les émissions sanguines devront être employés. Les narcotiques sont toujours d'un précieux secours contre les quintes. On insistera ensuite sur les expectorants, les résineux, les balsamiques, les révulsifs cutanés , tels que frictions, vésicatoires , emplâtres de poix de Bourgogne , séton, etc. Suivant Laennec, les vomitifs, répétés autant que le permettent la force du sujet et la manière dont le médicament (tartre stibié) est supporté, auraient de grands avantages.

Les purgatifs sont aussi employés, et parmi eux surtout le calomel à petites doses.

Une foule d'autres remèdes sont encore préconises, tels que le monésia, le copahu , les eaux sulfureuses, le soufre doré d'antimoine, les cigarrettes narcotiques, le sirop de phcllandrc aquatique, les astringents (ratanhia, acétate de plomb] , les fumigations de chlore, l'inspiration d'air froid (Dracke).

Pilules anticarrhaks .

Gomme adragante, 0,5décig.

Emétique, ) aa 0)15centi

Opium gorara., ) Conserve de roses, q. s.

F. 60 pilules. — 2 matin et soir.

Pilules expectorantes.

TSci.Ile' 1 aa Bgram.

Ipéca. , (

Extrait de belladone, 2 Beurre de cacao, 12 Sirop de gomme, q. s.

F. des pilules de 0,15 cent. — 1 matin et soir.

Attires,

(V. Pilules de Mouton au Dict. thér.) Bols d'Arélëe.

Miel, 25gram.

Térébenthine. 8

Galbanum, 56gram.

Faites cuire ces substances ensemble, et, quand le mucilage a acquis une consistance convenable, faites-en des bols de la grosseur d'une fève ou d'une noisette.

— 1 ou 2 matin et soir.

Eau île goudron .

Goudron, ' 500gram.

Eau, 10,000

Mettez le tout dans un vase et agitez de temps en temps le mélange avec une spatule de bois.

Après dix jours de macération, décantez et filtrez ; édulcorez avec quantité suffisante de sirop de gomme ou de Tolu. — Parfasses, pure ou coupée avec du lait.

Autres formules.

(V. Bronchomuiée.)

BRONCHITE CAPILLAIRE. Fausse péripneumonie, fièvre catarrhale. — Inflammation des petites bronches.

Causes. — Cette forme reconnaît les mêmes causes que la bronchite ordinaire ou des gros tuyaux.

Symptômes. — Elle se distingue par une réaction plus prononcée, une dyspnée plus grande, une toux quinteuse, une expectoration difficile, et par un râle crépitant et sous-crépitant des deux cotés, ne s'étendant qu'au tiers ou à la moitié de la hauteur du thorax. Dans le cas où la bronchite capillaire est générale, la dyspnée est extrême, la face pâle ou violacée, les yeux saillants, la parole brève, l'anxiété très grande.

Marche rapide; pronostic sérieux, quoique beaucoup moins que celui de la pneumonie. — Quant au diagnostic, !a bronchite capillaire diffère de celle-ci par l'existence d'une Oèvre moins intense, du râle sous-crépitant des deux cotés, de la sonorité de la poitrine jointe à la dyspnée.

/ Traitement. — Tous les auteurs, dit M. Valleix, sont d'accord pour prescrire un traitement énergique dans cette redoutable forme de la bronchite, qui, selon MM. Chomel et Blachc,doit être traitée comme les pneumonies les plus graves.

Ainsi la saignée générale abondante et répétée chez les adultes; des sangsues au nombre de 4 à 15, suivant l'âge, chez les enfants, les vomitifs à haute dose; les révulsifs cutanés, les purgatifs énergiques, seront mis en usage avec persévérance. »

BRONCHITE PSEUDO-MEMBRANEUSE. Croup bronchique. — Inflammation des bronches caractérisée par une production de fausses membranes à la surface de ces canaux.

Causes. — Cette maladie n'est.le plus souvent que l'extension de la laryngite et de la trachéite pseudo-membraneuses, et rarement elle est isolée, indépendante. Elle est d'ailleurs peu fréquente.

Symptômes. — La maladie se montre ordinairement sous forme aiguë. Elle commence par un simple rhume, et bientôt se manifestent une très grande gêne de la respiration, une toux quinteuse et fatigante, une douleur vive avec un sentiment d'oppression derrière le sternum; à l'auscultation on perçoit un rhoncus sonore ou un bruit de soupape produit par quelque lambeau flottant de la pseudo-membrane. Mais le signe pathognomonique se tire de l'expectoration qui est formée de fibres blanches, creuses et ramifiées, ayant la densité et l'élasticité de la membrane croupale. En même temps, fièvre plus ou moins forte, intégrité de la voix, à moins de complication de croup.

Dans la forme chronique, les symptômes sont moins intenses, la marche moins rapide. Il y a comme des exacerbations qui se terminent par l'expectoration de fausses membranes, expectoration suivie d'une amélioration plus ou moins durable.

Pronostic. — Cette maladie est très grave, surtout chez les enfants et lorsqu'elle vient compliquer d'autres affections.

Tii.MTi-.Mi'.NT. — Sangsues, vantouses scarifiées, saignée même; ensuite, ou dès le principe chez les sujets faibles, vo-

Formu faire.

(V. Bronchite simple aiguë.)

Loock contro-slimulant.

Looch blanc, 125gram.

Kermès minéral, 1 grara.

Par cuillerées, dans la bronchite capillaire.

mitifs. Calomel à doses fractionnées, mercuriaux à l'extérieur; potions excitantes; expectorants, etc.

BiiONCiionuiiEE. Phlegmorrhagie , catarrhe suffocant, catarrhe pituiteux , flux bronchique. — Pour les uns c'est une bronchite , pour d'autres une simple irritation sécrétoire, avec abondante sécrétion de mucus bronchique.

La bronchorrhée aiguë est une bronchite dans laquelle une dyspnée considérable survenant tout-à-coup peut amener la mort dans un temps très court. Cet accident, connu sous le nom de catarrhe suffocant, se rencontre soit au début d'une bronchite aiguë, soit, et le plus souvent, clans le cours d'une bronchite chronique. Il est dû à une sécrétion brusque et trop abondante de mucosités filantes, spumeuses, que le malade semble rejeter par le vomissement plutôt que par expectoration.

La bronchorrhée chronique, qui reçoit particulièrement le nom de catarrhe pituiteux, s'observe chez les sujets lymphatiques, débilités, les vieillards. Il y a comme deux attaques par jour, le matin et le soir, avec dyspnée, suffocation par une sorte d'écume bronchique ; le malade pâlit, maigrit. Mais le degré de l'affection est très variable, ses conséquences très différentes ; car tantôt elle donne naissance à l'asthme, tantôt la vie se prolonge très longtemps dans cet état; dans d'autres circonstances, la mort arrive par suffocation, asphyxie; mais, par contre, la maladie peut être un moyen de guérison d'épanchements dans la poitrine, etc.

Traitement. — Les vomitifs constituent le principal moyen à opposer au catarrhe suffocant, qui peut aussi réclamer les purgatifs, les balsamiques, les incisifs et les expectorants. — Le catarrhe pituiteux se traite par les mêmes moyens lorsqu'il est très prononcé ; par les amers, les toniques, les stimulants légers, les balsamiques et les résineux dans les cas légers.

Tisanes,

(V. Atjnée, Lierre terrestre,

ÏÏYSOPE, MÉLISSE, POLYG IL A,

Goudron, au Dict, thér.)

Tablettes.

(V. Ipécai (janiia, Kermès, Toi.ii, Soufre.)

NOUVEAU COMPEND1UM.

Poudre expectorante. Poudre de scille, 1 gram.

— de gingembre, 2

— d'ipécacuanha, 2

F. 20 paquets égaux. — 2 à 4 par jour. Catarrhes pulm. chron.; lin des pneumonies.

Autre.

Scille en poudre, 4 gram.

Sucre, 18 Soufre sublimé, 2

Paquets de 0,3 décig. à 1 gr.

— Rhumes, catarrhes.

Pilules expectorantes.

Ext. d'aunée, 10 gram.

Scille en poudre, 1 F. 50 pilules. — 2 à4 par jour.

Julep expectorant.

Poivre blanc, 4 gram.

Rac. de polygala, 5gnini.

Hysope, 5 Eau (infusion), 200 Sirop de Tolu, 50

Par cuillerées, chez les vieillards quand l'expectoration est difficile.

Potion hermétisée.

Gomme adragante en p., 1 gram.

Kermès minéral, 0,1 décig.

Sirop de Tolu, 50 gram.

Infusion d'hysope, 200 Par cuillerée.

Potion expectorante.

Poivre long concassé, 8 gram.

Eau (infusion), 250 Sirop de Tolu, 60

Contre le catarrhe suffocant; menace d'asphyxie par l'écume bronchique.

bulles. Affections bulbeuses.— Troisième ordre des maladies cutanées (V. Peau), comprenant le pemphygus et le rupia. Les maladies bulbeuses sont caractérisées par des soulèvements de l'épiderme de forme circulaire en général, d'un volume qui varie entre celui d'un pois et celui d'un œuf, formés par l'accumulation, entre l'épiderme et le derme, d'une sérosité transparente ou d'un liquide séro-purulent.

calculs. Concrétions calculeuses. — Concrétions inorganiques, mi-solubles, développées accidentellement dans les organes ou les produits de sécrétions. — Leurs différentes espèces méritent ebacune un article à part; mais nous commencerons par les étudier toutes d'une manière générale.

Ëtiologie. — Les calculs se forment sous diverses influences qu'on peut diviser ainsi : 1° influences analomiqucs et physiologiques, résultant de certaines conditions organiques naturelles ou acquises. De là séjour trop prolongé des liquides dans leurs réservoirs et précipitation des matières salines (étroitesse des conduits excréteurs , lenteur des excrétions, obstacle à leur marebe, disposition idiosvncrasique, prédisposition des âges extrêmes. 2o Influences hygiéniques. Usant*

d'aliments succulents , habitude de boire peu , de suer beaucoup, vie sédantaire, action d'une atmosphère humide, etc. 3° Influences pathologiques. Sorte de diatbèse particulière naissant surtout des vices rhumatismal et goutteux, peut-être aussi d'une certaine aberration de la nutrition. 4" Influences mécaniques ou physiques. Présence accidentelle d'un corps solide dans les humeurs ou les tissus, corps qui devient le! noyau central des agrégations salines.

Sijmplomatologie.— Les calculs se développent très lente- ' ment. Ils agissent sur les organes à la manière des corps étrangers; ils troublent d'abord leurs fonctions, puis ils altèrent leurs tissus , les enilamment , etc. Mais ces effets sont lents, parce que l'économie s'habitue de longue main à leur présence. Les troubles fonctionnels ne se manifestent d'ailleurs ni toujours, ni d"une manière continue; le plus souvent ils offrent de l'intermittence et n'ont rien de pathognomonique. Ce n'est que par l'examen direct de la vue et du toucher, lorsqu'un calcul est expulsé au dehors, qu'on peut arriver à un diagnostic précis.

Thérapeutique. — Les calculs sont tantôt détruits, désagrégés au moyen de certains liquides dissolvants, appelés lithontriptiques ; tantôt ils sont extraits par les méthodes opératoires de la chirurgie ; d'autres fois, enfin, ils sont expulsés naturellement par les canaux excréteurs.

Il ne suffit pas d'avoir délivré les malades de leurs calculs, il faut encore les mettre dans de telles conditions que ces concrétions ne puissent se reformer, si c'est possible. Pour cela, c'est de bien étudier les causes et de les combattre.

f 'ariétés. — Sous le rapport de leur siège , les calculs se divisent en biliaires, en rénaux et en vésicaux, trois variétés qui vont nous occuper. On rencontre encore des concrétions calculeuses dans les conduits salivaires, dans les amygdales, les poumons, les intestins (bézoards); clans la prostate , dans les articulations , et même dans les veines ( phlébolithes ) ; mais leur intérêt est trop secondaire pour que nous nous y arrêtions.

CALCULS BILIAIRES. Cholélilhes. — On trouve dans leur

composition une matière jaune, de la cholestérine , une matière grasse et une matière colorante verte. Ce n'est autre chose qu'une agglomération des matériaux de la bile non solubles , tenus en suspension dans ce liquide et s'agrégeant par l'entremise du mucus qui vient s'interposer entre leurs molécules. Les calculs de cholestérine sont blanchâtres, très légers; les autres présentent plusieurs nuances de coloration. Leur forme est très variée ; leur pesanteur spécifique faible, d'une consistance telle qu'ils s'écrasent facilement sous le doigt. Leur volume varie depuis l'état de sable jusqu'à la grosseur d'un petit œuf. Généralement ils sont petits et réunis plusieurs ensemble dans la vésicule.

On les rencontre rarement dans la substance du foie, moins rarement dans le canal hépatique ou ses racines, plus souvent dans le canal cholédoque , plus souvent encore dans la vésicule, où ils se forment.

Causes. — Elles sont fort obscures et rentrent dans l'étiologie générale des affections calculeuses. Cependant la diathèse ne paraît pas jouer de rôle marqué, et les enfants ne sont pour ainsi dire jamais atteints de cette espèce de calculs, qu'on rencontre plus fréquemment chez les vieillards qu'aux autres âges de la vie. Les émotions, les passions violentes, l'usage immodéré du tabac, etc., seraient-ils des causes de cette maladie comme on l'a avancé ?

Symptômes. — Les calculs formés dans le foie sont presque toujours entraînés de bonne heure par le cours de la bile et ne donnent pas lieu à des symptômes déterminés; il en est de môme à peu près de ceux du canal hépatique et de ses racines, sauf quelques douleurs sourdes dans l'hypocbondre droit.' Les calculs nés dans la vésicule ne donnent lieu à aucun trouble, à moins qu'ils n'y soient nombreux et d'un certain volume. Alors il survient de la gêne, de la tension, une douleur sourde dans l'hypocbondre droit, l'inflammation des conduits biliaires; et la palpation détermine quelquefois un bruit de collision. Ces symptômes sont très inconstants , obscurs le plus souvent. Mais il n'en est pas de même lorsque les concrétions s'engagent dans les canaux biliaires. Ce pas-

sage ne s'effectue qu'au prix de douleurs aiguës dont nous allons esquisser le tableau.

Coliques hépatiques. — On nomme ainsi les douleurs causées par le travail d'expulsion des calculs biliaires renfermés dans la vésicule , par l'étranglement des canaux trop petits pour le corps étranger qui les traverse , et l'interception du cours de la bile. (V. Rétention, de la bile.) C'est en traversant /le canal cholédoque que ces calculs donnent lieu aux symptômes les plus constants. Ils consistent dans une douleur vive, atroce, ayant son siège au-dessous des fausses côtes droites, s'irradiant dans divers sens et s'exaspérant par la pression. Cette douleur se manifeste par accès. Tantôt il ne se manifeste qu'un seul aecès, dont la durée est très variable ; tantôt et le plus souvent, il survient plusieurs de ces accès qui constituent une véritable attaque , en se reproduisant à des intervalles de quelques heures. Les douleurs sont si violentes parfois que les malades invoquent la mort et qu'ils sont pris de délire , de convulsions ou de syncope. On remarque en même temps la sécheresse de la bouche, des vomissements, une constipation difficile à vaincre; dans quelques cas des selles bilieuses abondantes , qui prouvent que les conduits hépatique et choléeloque restent libres. Au milieu de tout cela le pouls se montre calme, parfois déprimé par l'acuité dos douleurs.

« On a décrit sous le nom de névralgie du plexus hépatique , dit M. Andral, des accès de colique accompagnés ou non d'ictère, simulant ceux que déterminent les calculs , et paraissant tout-à-fait indépendants de l'existence de toute espèce de concrétion. >.

Terminaison, pronoslic. — Nous venons de le dire, ou les petits calculs sont expulsés, ou bien, après un temps variable, ils enJlamment les canaux, les corrodent, les perforent et causent des péritonites mortelles. Le pronostic est donc très grave, quoique les organes s'habituent quelquefois à la présence de ces concrétions et y deviennent insensibles. Le plus ordinairement la maladie est extrêmement douloureuse.

Diagnostic. — La péritonite aiguë, l'iléus , l'empoisonnement, la colique néphrétique, sont dos maladies qui peuvent

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embarrasser le diagnostic, mais que l'on distinguera toujours des coliques hépatiques en comparant leurs symptômes propres et différentiels.

Traitement. — Trois indications fondamentales se pré sentent : 1° calmer les douleurs. C'est en effet la colique hépatique qui oblige à appeler le médecin, et dont le soulagement est le plus pressé. On l'attaque par une forte application de sangsues , par les narcotiques intus et extus , les émollients, les antispasmodiques, les bains, les laxatifs (huile de ricin, sulfate de magnésie, calomcl); par les anti-vomitifs (eau deSeltz, potion de Rivière, glace à l'intérieur et à l'extérieur).

2o Provoquer la fonte ou l'évacuation des ccdculs. Ici se présente l'usage du remède de Durande , des alcalins , des eaux minérales de Vichy, de Forges, d'Aumale, de Saint- Amand; le petit-lait , la crème de tartre, la limonade. On a employé les fondants . les savons médicinaux , les sucs d'herbes.

3o Combattre les complications inflammatoires. Antiphlogistiques généraux et locaux. Ouverture de la vésicule biliaire par le procédé de Chelius. — Entin viennent les précautions hygiéniques , telles que régime doux, végétal , exercice modéré.

Formules narcotiques. Autre (Mavtin-Solon).

(V. Névralgie.) Essence de térébenthine, 10 gram.

Potion anlispasmodiq. (Brichete.au). .Etlier,

Eau distillée de tilleul, 120 gram. 1 Autre (Fauconneau-Dufresnc). Teinture éthér. decasto- J Ess. de térébenthine, SàlOgram.

reum, 2 ; Etlier sulfurique, H

Sirop de fl. d'oranger, 30 Eau distillée, 15

Par cuillerée. j Sirop de guimauve, 45

Pommade Satire. \ F. s. a. - 1 cuillerée ton. les

Axonge, SOgrara. »,:ltl»s-

Pilules fou lantes (Httfeland).

Savon médicinal, 15 grain

Comme ammoniaque,

Extrait de belladone, 10

Les onctions sur toute L'éten duo de la région hépatique.

Elher térébenthine (Durande). , Extrait d'absinthe. Essence de térébenthine, 8 gram. I * • à* pilules de 0,1 Ether sulfurique, 12 1 10 trois fois par jour.

A prendre à la dose île 2 à 4 gr. I Autres. par jour dans du bouillon. Savon médicinal. 1 2 gram

léc. -

PÀTHOLO -ilE INTERNE.

Aloès, 4 grain. I

Crème de tartre, 4 Sirop descinqraciiie?, q. s.

F. 96 pilules. — 2 ù 4 par jour, j

Suc d herbes, eau de' chaux.

(V. ces mots au Dict. thér.)

CALCULS RÉNAUX. Gravelle. — On entend communément par gravelle les concrétions formées dans le rein , et les accidents qu'elles occasionnent en parcourant les conduits urinaires. Ces concrétions varient de volume, de forme et de composition. — J'olume. M. Civiale les distingue en sable, ou poudre fine ; en gravelle, ou petits corps granuleux gros comme une tête d'épingle ; en graviers, ou corps plus gros , mais pouvant encore passer par l'uretère ; en calculs, ou concrétions d'un diamètre plus grand ; en pierres, ou calculs très volumineux. — Forme. Elle est très variable ; cependant les graviers sont généralement ovalaires ou oblongs , lisses ou hérissés d'aspérités. — Composition. On distingue ces productions en gravelle urique ou rouge, formée d'acide urique, la plus fréquente de toutes; gravelle phospha/ique ou grise , composée de phosphate ammoniaco-magnésien ; gravelle oxalique ou jaune , due à l'oxalate de chaux ; gravelle pileuse, dans laquelle on trouve des poils et qui est composée de phosphate et d'acide urique. Enfin , il y a la gravelle blanche ou de carbonate de chaux, la plus rare.

Causes. — Nous les avons déjà indiquées à propos de Tétiologie des calculs en général. Toutefois, la gravelle est rare chez les enfants , plus fréquente chez l'homme que chez la femme. La gravelle rouge et la grise seraient dues particulièrement à l'usage d'une nourriture azotée ; la jaune , à l'usage de l'oseille; la blanche, à un régime tantôt azoté, tantôt végétal, selon qu'elle serait formée de phosphate ou de carbonate. Mais il faut reconnaître que la gravelle tient à une influence cachée qui se soustrait aux causes en apparence les plus efficaces pour la production.

Symptômes. — Le sable n'est que la prédisposition à la gravelle, tout au plus le premier degré. Il n'y a pas gravelle, suivant M. Civiale , lorsque l'urine sort sans présenter à l'instant même des grains de sable tout formés, et lorsque le refroidissement est nécessaire pour leur apparition. Cet état

ne donne lieu à aucun phénomène physiologique particulier.

Les graviers peuvent se présenter dans l'urine des sujets affectés de sable , comme dans celle qui est toujours restée limpide jusqu'alors. "Le plus souvent, dit M. Magendie , celui qui doit être attaqué de la gravelle ressent, quelques mois avant son apparition , un sentiment particulier de fourmillement, d'engourdissement dans la région des reins; son urine est foncée en couleur et laisse déposer, au bout d'une heure ou deux, un sédiment rougeâtre plus ou moins abondant... Ces premiers symptômes s'accroissent, le sentiment d'engourdissement des reins se change en une véritable faiblesse douloureuse qui varie d'intensité ; le lendemain du jour où elle a été le plus forte, une certaine quantité de sable est évacuée avec l'urine. » Plus tard, ces symptômes continuant, on trouve dans l'urine des graviers petits et arrondis.

Les graviers plus volumineux ne descendent que difficilement dans les uretères, en donnant lieu à l'hématurie et à la colique néphrétique, qui peuvent se répéter à plusieurs reprises si les concrétions s'arrêtent plusieurs fois dans leur marche. Il peut arriver qu'un calcul engagé reste fixé dans l'uretère : de là inflammation, obstacle au passage de l'urine, néphrite, etc.

Les calculs rénaux sont des concrétions trop volumineuses pour pouvoir s'engager dans les conduits de l'urine , mais qui causent la désorganisation des reins avec hématurie . suppuration, fièvre hectique, etc.

Colique néphrétique, néphritis. — Douleurs violentes, excessives , résultant de la présence de graviers dans les reins ou mieux de leur passage à travers les uretères, et se manifestant par accès.

Ses causes sont énoncées dans la définition. On accuse les si n.usses, les cahots de voiture de la déterminer, parce qu'en effet tout mouvement brusque devient l'occasion du passage d'un gravier du rein dans l'uretère.

Le début est donc généralement subit; quelquefois cependant il est précédé d'un sentiment de douleur sourde et de malaise général. La douleur se fait sentir le long de l'uretère, se prolonge du coté de la vessie, suit la marche du calcul en

quelque sorte; elle est déchirante, atroce, avec battements et élancements dans la région rénale; elle s'irradie au loin, au testicule, dans la cuisse correspondante, etc. ; elle s'apaise et s'exaspère, selon que le corps étranger reste immobile ou chemine; elle cesse tout-à-fait lorsque celui-ci est arrivé clans la vessie , où il devient ensuite le noyau d'un calcul urinaire lorsqu'il n'est pas expulsé par l'urètre, expulsion qui peut causer encore d'autres accidents, mais beaucoup moins cruels.

Marche, durée, pronostic. — La durée de la gravelle est illimitée , celle de la colique néphrétique n'est, au contraire, presque toujours que de quelques heures. Le pronostic de la première est grave, au point de vue des effets ultérieurs ; celui de la seconde ne l'est pas, si l'on ne considère que l'accès.

Diagnostic. — Les maladies qui pourraient être confondues avec la colique néphrétique sont la néphrite aiguë simple, les névralgies lombo-abdominales, les coliques nerveuses, la cystite aiguë, le lumbago.

Traitement. — Commençons par celui de la cotique. Les émissions sanguines ne paraissent pas jouir d'une grande efficacité ; on ne les négligera pas cependant au début si le pouls est fort. Bains prolongés , applications émollientes et mieux narcotiques; boissons abondantes, légèrement alcalines; mais surtout narcotiques à dose progressivement croissante, jusqu'à commencement de narcotisme. Le chloroforme a été employé avec quelque succès, soit à l'intérieur (0,50 à 1 ou 2 gr. dans une potion), soit localement (10 gr. dont on imbibe un peu de ouate), soit en inhalation. S'il y a constipation, huile de ricin ou calomcl, etc.

Dans le traitement de la grave/le, on cherche à remplir les indications suivantes : 1° augmenter la sécrétion urinaire, en prescrivant les décoctions de chiendent, de queues de cerises, de pariétaire, de raisin d'ours, de graine de lin, etc., additionnées ou non de sel de nitre ou d'acétate de potasse. La bière légère, les eaux acidulées gazeuses (Scltz, Vichy, Contrexeville, Spa), le vin de Champagne très étendu d'eau, sont aussi très convenables.

2o Diminuer la quantité d'acide urique au moyen d'un régime convenable. Tous les auteurs s'accordent à proscrire les

aliments azotés, les viandes noires, les mets succulents, 1< s

liqueurs alcooliques.

3° Saturer l'acide urique par les alcalins. Le traitement alcalin a donné lieu à beaucoup de controverses. Moins efficace qu'on a voulu le dire, il a l'avantage de rendre les urines alcalines, si avantage il y a ; car M. Leroy d'Étiolles pense que cette alcalinité précipite les sels terreux contenus dans ce liquide sécrété. On emploie donc l'eau de Vichy, l'eau simple ou une tisane quelconque à laquelle on ajoute du bicarbonate de soude, l'eau de chaux, la magnésie.

On a appliqué les mêmes moyens à la gravelle yihosphatique : dans ce cas, selon Darcet, on obtient non une dissolution, mais une désagrégation des calculs. Mais les boissons acidulés conviennent mieux que les alcalines dans cette espèce de gravelle; toutefois, leur action est lente et même obscure.

Il faut proscrire l'usage de l'oseille dans la gravelle oxalique: mais ici encore, selon Darcet, les alcalins conviennent.

Dans le cas de gravelle cystique, régime végétal, bicarbonate de soude.

Eau, 1000 gram.

Calculs d'acide urique. En pren ■ dre 1 ou 2 litres dans les 2-1 heu-

Formulaire de lacolique néphrétique.

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