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RÉTENTION D'URINE PAR PARALYSIE DE LA VESSIE

La rétention d'urine est un symptôme de diverses affections des voies urinaires, telles que l'oblitération des canaux par des concrétions fibrineuses, des calculs; engorgement de la prostate, spasme de l'urètre, paralysie de la vessie, etc. Nous ne dirons que quelques mots de cette dernière variété.

Causes. — La paralysie de la vessie peut dépendre d'une maladie du cerveau ou de la moelle épinière, d'une affection adynamique grave ; mais dans ces cas, c'est un symptôme qui ne doit pas nous occuper ici. Il s'agit de savoir s'il existe uneparalysie idiopathique de la vessie. Nous répondons oui, et nous ajoutons qu'elle reconnaît pour causes la débauche, la vieillesse, la distension forcée des fibres du réservoir de l'urine par l'oubli de satisfaire au besoin de la miction ou par des retards successifs apportés à l'accomplissement de cette fonction.

Symptômes. — La vessie, s'accoutumant peu à peu à la présence d'une grande quantité d'urine, éprouve moins le besoin de s'en débarrasser; elle devient paresseuse, et sa distension va augmentant jusqu'à ce que l'élasticité de ses fibres soit surmontée et qu'elle refuse toute contraction. Alors ce réservoir plein forme une tumeur à l'bypogastrequi remonte parfois jusqu'à l'ombilic; un peu d'urine s'échappe, mais sans que le malade en ait conscience et, comme l'on dit, par regorgement.

Marche, terminaison. — La rétention d'urine par simple distension se manifeste ordinairement tout-à-coup. Sa terminaison est presque toujours heureuse, grâce à l'emploi facile

du cathétérisme Les choses ne se passent pas de même dans les rétentions d'urines symptomatiques des rétrécissements de l'urètre ou de la pierre, etc.; mais nous n'avons pas à nous en occuper.

Traitement. — Nous n'avons pas non plus à décrire le cathétérisme, qui constitue le seul moyen d'obvier aux accidents actuels de la rétention d'urine. Quant à la paralysie de la vessie, on la combat par des applications froides, l'électricité, le seigle ergoté, la noix vomique, les toniques, les ferrugineux. Mais il importe surtout de vicier souvent la vessie à l'aide de la sonde dans le commencement. Le malade devra plus tard obéir au premier besoin qui se fera sentir.

Beaucoup de moyens conseillés dans le catarrhe chronique delà vessie et dans l'incontinence nocturne conviennent ici.

RÉTENTION DU MÉCONIUM. — Le nouveau-né qui n'évacue pas dans les dix, premières heures de sa naissance est près d'être malade s'il ne l'est déjà. La rétention du méconium dépend d'un état de faiblesse, ou d'asphyxie, de la privation du colostrum ou premier lait; quelquefois d'un rétrécissement du rectum, ou enfin d'une imperforation de l'anus. Le nouveau-né est agité, inquiet; il crie ou il est dans l'assoupissement; il survient des convulsions, etc.

Traitement. — Après qu'on s'est assuré que l'anus n'est ni rétréci ni imperforé, on donne à l'enfant, par petites cuillerées et par gradation jusqu'à ce qu'on ait obtenu des selles, de l'eau miellée, du sirop de fleurs de pêcher ou de roses pâles, celui de chicorée composé ou enfin des potions laxatives. Bains, fomentations, lavements huileux, surtout dans le cas de spasme de l'anus.

Potion laxative.

Décoction d'orgo, 60 gram.

Sirop de 11. de pêcher, 30 Autre.

Décoction de gruau, 60 gram.

Sirop de chic, composé, 30

Autre.

E.au de mélisse, 6 grain .

Eau de fleurs d'oranger, 4 Sirop do rhubarbe, 15 à 30

RHUMATISME. — Affection d'une nature inflammatoire et toute spéciale siégeant principalement dans les tissus fibreux,

synoviaux et musculaires, et dont la tendance à changer de

place et à récidiver est remarquable. Les différentes formes

de rhumatismes peuvent se diviser en trois principales, selon

le siège : les articulaires, les musculaires et les viscérales.

Le rhumatisme articulaire, type de l'affection, est aigu ou

chronique.

RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU. Arthrite rhumatismale, arthritis, fièvre rhumatique. - Inflammation des articulations, avec rougeur, chaleur, fièvre, mobilité des symtômes locaux, non-existence de la suppuration, etc., liée a une modification particulière et préalable des liquides de leconomie, du sang spécialement, qui se montre plus riche en fibrine et très couenneux.

Causes.- Cette maladie est plus fréquente chez l'homme que chez la femme, de quinze à trente ans qu'aux autres âges, dans les saisons froides et humides; l'abus des aliments excitants, l'influence de l'hérédité, l'action du froid sur le corps en sueur, la suppression du flux hémorrhoïdal ou menstruel, telles sont ses causes ordinaires. On a vu des douleurs articulaires se développer dans le cours ou au déclin de la scarlatine, des inflammations des mêmes parties surgir à l'occasion de la suppression d'une blennorrhagie [arthrite blennorrhagique) ; mais ce ne sont pas là de véritables rhumatismes.

Symptômes. - Au début, tantôt des douleurs se manifestent sans qu'il y ait de fièvre ; tantôt celle-ci se déclare un ou deux jours avant que les signes locaux apparaissent; tantôt enfin les symptômes locaux et les généraux se montrent simultanément. Le phénomène le plus constant est la douleur articulaire dont l'intensité est très variable et qui s'exaspère par la pression, surtout par le mouvement. La rougeur de la peau se a outre aussi, mais n'est pas constante ; elle est d ailleurs peu marquée, diffuse. Le gonflement est également peu évident excepté aux articulations revêtues de parties molles peu épaisses, comme aux doigts. La chaleur est plus élevée au niveau des articulations malades. - Quant aux phénomènes généraux, il y a des frissons, de la fièvre ; le pouls n'est pas très fréquent cependant dans les cas simples; anorexie, son,

céphalalgie chez quelques sujets; absence de délire, à moins de complication, d'ailleurs très rare, du côté du cerveau.

Marche. — Les symptômes susdits ne caractérisent le rhumatisme que par la manière dont ils s'enchaînent ou se succèdent. D'abord la phlegmasie locale ne parcourt pas toujours ses périodes dans le lieu où elle a débuté ; elle tend à changer de place, à envahir plusieurs articulations, sans suivre aucun ordre fixe, et, lorsque cela a lieu, le malade est comme perclus, immobile sur son lit de douleur. D'un autre côté, le mouvement fébrile, qui précède souvent les symptômes locaux, ne cesse pas toujours avec eux; cette fièvre se prolonge quelquefois après leur disparition, ce qui doit faire craindre leur retour, ou, selon M. Bouillaud, l'existence d'une endocardite; de plus, son intensité n'est pas nécessairement en rapport avec la leur [fièvre rhumatismale). La maladie, au surplus , présente des exacerbations et des améliorations alternatives.

Complications. — Le rhumatisme articulaire se complique assez souvent de péricardite et à' endocardite. Ce fait est des plus importants dans l'histoire de cette maladie, qui n'est réellement grave que lorsque ces complications se manifestent.

On voit aussi de temps en temps, dit M. Grisolle, des rhumatisants être emportés rapidement par une méningite intercurrente, ou être comme sidérés et succomber en peu d'instants dans le coma ou au milieu de convulsions, sans que l'autopsie révèle la cause de la mort. - Il peut se former aussi un épanchement séreux dans les ventricules du cerveau, etc.; mais ces complications sont rares,

Durée, terminaison, pronostic. — Le rhumatisme aigu n'a pas une durée fixe; celle-ci est en moyenne de quinze à trente jours, mais elle peut aller au-delà de soixante et quatre-vingtdix jours. La guérison est la terminaison la plus ordinaire ; parfois la maladie passe à l'état chronique. Le pronostic n'est grave qu'à cause des complications.

Diarinoslic. — Il suffit de se rappeler que dans Yarthrite simple aiguë les phénomènes locaux sont fixes et proportionnellement plus intenses; qu'il reste une gêne plus grande et plus durable dans les mouvements de la jointure qui a été

610 NOUVEAU COMPENDOJM.

malade, etc. Dans V inflammation suppurative par phlébite, il se forme rapidement des collections purulentes , tandis que dans le rhumatisme aigu cela n'a jamais lieu.

Traitement. — En voici d'abord les moyens : émissions sanguines ; tartre stibié, nitrate de potasse, sulfate de quinine à hautes doses; vomitifs, purgatifs , calomel; colchique; narcotiques; mercuriaux; vésicatoires ; antispasmodiques, etc. Mai's le choix et la combinaison sont ici la principale affaire- M. Chomel fait une ou deux saignées; il applique des sangsues si l'articulation est excessivement douloureuse; cataplasmes émollients ; bains tièdes ; boissons fraîches en petite quantité si les sueurs sont abondantes , diète absolue d'abord; vers le déclin de la maladie, sudorifiques, bains de vapeur.— Nouvelles saignées générales et locales en cas de complications du côté du cœur.

M. Bouillaud saigne à outrance (cinq saignées générales et locales de 3 à 4 palettes dans les cas de moyenne intensité ; 6 ou 7 dans les cas graves) ; il emploie comme moyens adjuvants les cataplasmes, les vésicatoires, la compression sur les jointures, l'opium à l'intérieur ou par la méthode endermique. En règle générale, dit-il, dans la majorité des cas graves, la convalescence se déclare franchement le septième ou le huitième jour; mortalité et passage à l'état chronique nuls.

Après les antiphlogistiques, les purgatifs sont sans contredit les plus accrédités, soit comme méthode exclusive, soit plutôt comme moyens adjuvants des émissions sanguines. On peut répéter la purgation tous les quatre ou cinq jours , sauf contre-indication : l'eau deSedlitz est généralement employée. — Les vomitifs sont peu employés, si ce n'est pour combattre un état saburral concomitant.

Le tartre stibié, le sulfate de potasse et le sulfate de quinine à haute dose sont abandonnés comme insuffisants ou dangereux. Cependant on peut recourir au sel de quinine à la dose de 1 gr. 50 à 2 gr. , lorsque la réaction fébrile et les douleurs sont considérables malgré l'emploi des moyens ordinaires.

La colchique préconise par les Anglais, la vératrine que M. Piédagnel propose de lui substituer, ne sont pas encore en possession de la confiance des praticiens. — Les frictions mer-

PATHOLOGIE INTERNE. 611 curie/les sur les articulations malades sont maintenant abandonnées. — Les vésicatoires n'ont pas encore été assez expérimentés.

Selon 31. Aran, des applications de chloroforme et de la liqueur des Hollandais non-seulement calment les douleurs, mais encore apaisent les symptômes généraux. — Nous ne parlerons pas d'une foule d'autres moyens, tels que l'iodure de potassium, la digitale, l'aconit, le gaïac, l'hydrothérapie, le jus de citron, l'extrait d'artichaut, etc.

Potion de sulfate de quinine.

Lan distillée, lôOgram.

Sulfate de quinine, 2 Acide sulfurique, 2 ou 3gout.

Sirop de limons, 40 grain.

Par cuillerée.

Potion stibie'e.

(Y. Pneumonie.)

Tisa ne conlro-sti mutante.

Tisane d'orge, 1 litre.

Nitrate de potasse, 20gram.

Bols narcotiques (Brera).

Acétate de morphine, 0,05 cent.

Acide acétique distillé, q. s.

Sulfure d'antimoine, 0,10 cent.

Aconit, 0,20 Réglisse en poudre, 2gram.

Miel despumé, q. s.

F. 8 bols. — 1 toutes les deux heures.

Potion iodurée (Bogros).

Eau de tilleul, lôOgram.

Iodurc de potassium, 4 Teinture de digitale, 2 Sirop de morphine, 32

M. — 1 euill. toutes les trois heures.

RHUMATISME ARTICULAIRE CHRONIQUE. Arthrite chronique.— » Douleur ordinairement accompagnée de gonflement, continue, mais avec des exacerbations, et envahissant plusieurs articulations à des époques plus ou moins éloignées. » Cette affection est le plus souvent la conséquence du rhumatisme aigu; quelquefois elle est primitive.

Symptômes. — Rhumatisme léger : douleur sans gonflement, n'augmentant pas par la pression, mais rendue plus forte par le mouvement, s'exaspérant par le froid, quelquefois ne consistant qu'en un sentiment de fraîcheur. — Rhumatisme intense : douleur plus marquée, permettant encore des mouvements bornés, accompagnée de gonflement, sans rougeur. Absence de symptômes généraux, sauf un léger trouble des digestions. Une ou plusieurs articulations se prennent. La douleur est plus violente la nuit que le jour ; les symptômes

s'apaisent et reprennent une nouvelle intensité au bout d'un certain temps. A la longue, les articulations s'altèrent : de là tumeur blanche, atrophie du membre, décubitus prolongé et eschares gangreneuses au sacrum ; enfln, fièvre hectique et mort. Mais cependant le pronostic a rarement cette gravité.

Diagnostic. — On peut confondre le rhumatisme articulaire chronique avec la goutte, l'arthralgie saturnine, les douleurs nerveuses, la tumeur blanche, les affections articulaires syphilitiques.

Traitement. — Il est externe et interne. On doit débuter par une ou plusieurs applications de sangsues, de ventouses, de topiques émollients, etc., toutes les fois qu'il y a des symptômes locaux de quelque intensité. Après ces moyens, viennent les liniments excitants (liniment volatil, baume de Fioraventi, baume Opodeldoch) , les vésicatoires, cautères ; les fumigations de cinabre, les applications de teinture d'iode, les bains de vapeur simple ou aromatique, ceux de sublimé surtout, l'hydrothérapie, les douches, l'électricité, la compression, etc.

Le traitement interne se compose des sudorifiques concentrés, des diurétiques, des dépuratifs, des préparations de colchique, d'aconit, de mercure, d'iode; de l'usage des eaux sulfureuses, de celles deBaréges, de Bade, de Bagnères, du Mont-Dore, de Vichy, etc.

Liniment excitant.

(V. les mots Liniment et Baume.)

Autre.

Baume de Fioraventi, 60gr:im.

Huile d'olive, GO

Alcool camphré, 30 Ammoniaque, '

Autre, résolutif.

Alcoolat de Fioraventi, 60 gram.

— de romarin, 60 Teinture do cantbarides, 8

Liniment volatil camphré.

lluilo blanche, 60 grain.

Ammoniaque, ^ l 'aiiijihre, '1

Baume acétique camphré (Pelletier).

Savon animal , 8 gram .

Camphre, 8

Éther acétique, 80

Huile ess. de thym, 20goui.

F. s. a. — Frictions deux fois par jour sur les articulations douloureuses. Remède qui a été très vanté.

Solution mercurielle (Kopp).

Deutochlorure de mercure, 0,40 à 0,50 cent.

Éther acétique, 12 grain.

Alcool rectiiié, 24 I Frictions 3 ou 4 fois par jour

avec 50 à 100 gouttes de cette solution .

Tisane sudorijique

Résine de gaïac, 15 grain.

Savon amygdalin, 15

Mixture (Pienck).

Salsepareille , 1

Squine, f

Réglisse, ) aa part. ég.

Gaïac, l

Sassafras, ]

Alcool rectifié, 120

M. — 4 grain, par jour dans une infusion de bourrache et de

Prenez 30 gram. de ces substances, 1500 grain, d'eau, et faites bouillir jusqu'à réduction d'un tiers .

sureau.

(V. Tisane de Feltz, de Zitt-

MANN, DE POLLINI ; RoiiLAl'-

FECTEUR, etc.)

RHUMATISME MUSCULAIRE. — Douleurs musculaires de nature rhumatismale. Cette définition laisse du vague, attendu que les douleurs peuvent être purement névralgiques. Il est vrai , d'un autre coté , que, pour beaucoup de médecins, le rhumatisme musculaire et la névralgie des extrémités nerveuses sont à peu près une seule et même chose. Nous essaierons d'établir le diagnostic à cet égard, s'il est possible.

Causes. — Nous renvoyons à ce que nous avons dit, en parlant de celles du rhumatisme articulaire.

Symptômes. — La maladie est aiguë ou chronique. Dans l'état aigu, douleur sourde d'abord, devenant plus intense, se manifestant par des sortes d'épreintes, augmentant surtout par les contractions des muscles affectés , la pression ou la position pendant la nuit; se montrant exacerbante, mobile, sans autres symptômes locaux, quelquefois avec du malaise, de légères horripilations. — Le rhumatisme musculaire chronique est plus fréquent. La douleur est plus étendue ou plus vague, quelquefois avec sentiment de fraîcheur à la peau ; elle se montre (ixe ou mobile, avec des exacerbations revenant parfois à de très longs intervalles. Elle ne produit pas d'altération dans le tissu musculaire : dans le cas contraire, il y a inflammation.

Diagnostic — « Le rhumatisme diffère de la névralgie proprement dite en ce que la douleur occupe une plus grande Burl'ace; que les points douloureux à la pression sont moins limités; que ces points se trouvent surtout aux attaches des

muscles et non sur le trajet d'un nerf, et que la contraction

musculaire cause une souffrance hors de toute proportion avec

les autres douleurs spontanées ou provoquées, tandis que dans

la névralgie, c'est le contraire qu'on observe le plus souvent."

(Valleix.)

Traitement. — Dans l'état aigu, cataplasmes émollients, bains ; émissions sanguines locales s'il y a vives douleurs ; infusions diaphorétiques. La douleur résiste-t-elle avec ten- | dance à l'état chronique , topiques excitants, sinapismes, chlo- | roforme, alcool camphré; plus tard, vésicatoires, cautères, moxas. Dans le rhumatisme musculaire chronique, on emploie surtout les vésicatoires simples ou morphines, les frictions sèches avec une brosse anglaise, le massage, les liniments et topiques excitants; les bains, les douches de vapeur, les fumigations sulfureuses, les eaux thermales; l'acuponcture, l'électricité, les plaques d'aimant, sans compter beaucoup de remèdes divers sur lesquels l'expérience ne s'est pas suffisamment prononcée, tels que les narcotiques, le cyanure de potassium, les frictions mercurielles.

Formulaire.

(V. Rhumatisme articulaire chronique, Névralgie.)

RHUMATISME ÉPICRANIEN. Cêphalodynie, gravedo.—Le muscle occipito-frontal en est le siège, et la douleur se fait sentir principalement vers l'occiput, le front et le sommet de la tête, étant disséminée et rendant la contraction du muscle plus douloureuse que dans la névralgie. — Le traitement ne présente rien de particulier, si ce n'est qu'il faut raser La tête pour l'application des topiques excitants ou calmants.

RHUMATISME DU COU.— V. Torticolis.

RHUMATISME DE LA RÉGION DORSALE. Dorsodynie. - Le rhumatisme des muscles de la région dorsale s'étend fréquemment aux épaules, aux grands pectoraux, aux grands dorsaux et alors presque toutes les parties du tronc deviennent douloureuses. La douleur se fait principalement sentir lorsque le malade, par la contraction des muscles, cherche * se rapprocher les omoplates. - Ce rhumatisme n'exige pas ne

moyens particuliers, mais il est quelquefois assez rebelle pour réclamer des moyens actifs et persévérants.

. RHUMATISME DE LA RÉGION LOMBAIRE. — V. Lumbago.

RHUMATISME DES PAROIS THORACIQUES. — V. Pieurodynie.

RHUMATISME MUSCULAIRE DE L'ÉPAULE. — Il a pour siège spécial le deltoïde. Souvent d'une grande violence, il a entraîné quelquefois la paralysie du bras. Il se transforme assez facilement en véritable névralgie du plexus brachial ou du nerf circonflexe, etc. — Repos absolu du membre; émissions sanguines locales, vésicatoires morphines; ensuite liniments, douches, etc.

RHUMATISME ABDOMINAL. — Il siège dans les parois antérieure et latérale du ventre, où se manifeste une douleur qui s'exaspère parla pression, les mouvements pour s'asseoir. Ce sont surtout les femmes qui y sont exposées, les nouvelles accouchées particulièrement, circonstance qui pourrait faire croire à l'existence d'une péritonite, si l'on ne savait que dans cette dernière la pression est infiniment plus douloureuse, qu'il y a des nausées, des vomissements, de la fièvre. — Application de sangsues, de ventouses, de fomentations calmantes.

Liniments calmants, Hnile d'am, douces, I20gram.

(V. Névralgie.) Savon officinal, 30°

Autre (Chomel). Camphre, 2

Essence de térébenthine, 30grain.

Tartre stibié, 4

F, 4 frictions :'i 1 lienre d'intervalle, sur la région malade.

Autre (Delfrayssé).

Cyanure de potassium, lOgram.

Eau, .*io"

Autres.

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