‹ Nouveau compendium médical a l'usage des médecins praticiens [electronic resource]Chapitre 32 sur 72 · K OU VEAU COMPENDIUM · texte numérisé non relu

K OU VEAU COMPENDIUM

culaires, et qui, coïncidant avec le rhumatisme musculaire, font présumer qu'elles sont de même nature. Ces douleurs sont d'ailleurs mobiles, métastatiques, et n'occasionnent aucune lésion de tissu, quoiqu'elles troublent souvent les fonctions de manière à faire croire à une affection sérieuse. Cela est surtout remarquable pour le rhumatisme des intestins, celui du cœur, de la matrice.

roséole. — Eruption exanthémateuse (V. Exanthèmes), caractérisée par des taches roses, irrégulières, fugaces, non proéminentes, et précédée de phénomènes fébriles.

Causes. — Cette légère affection, qui participe des caractères de l'érythème et de la rougeole, attaque particulièrement les enfants et les femmes. Tantôt elle se montre primitive, tantôt elle accompagne d'autres maladies, comme le rhumatisme, la miliaire, la variole Elle est quelquefois épidémique comme la rougeole, et contagieuse.

Symptômes. — Il se manifeste d'abord tes prodromes : frissons, malaise, mouvement fébrile, vomissements et parfois convulsions chez les jeunes enfants. Deux ou trois jours après, Y éruption commence au cou, puis sur la poitrine, l'abdomen, etc., sous forme de taches rosées, disséminées, disparaissant sous la pression pour reparaître aussitôt, accompagnées de prurit , et durant de vingt-quatre à quarante-huit heures, quelquefois davantage. Leur disparition ne laisse aucune desquamation. Telle est la rougeole simple, primitive [roseola infaniilis).

On en reconnaît d'autres variétés, qui sont : la roséole rhumatique, précédée de fièvre et de douleurs articulaires mobiles, et dont les taches plus foncées et plus larges se terminent par desquamation; la roseola œstiva, éruption exanthémateuse précédée de symptômes généraux assez intenses et souvent accompagnée d'angine, de fièvre, etc; les roséoles vaccinales, varioleuses, fébriles, rhumatismales, qui se montrent comme épipbénomèncs dans le cours d'autres maladies.

Traitement. — Repos, diète ou régime léger; boissons adoucissantes.

nouGEOLi: Petite rougeole, febris morbillosa. — Erup-

tion exanthémateuse (V. Exanthèmes), caractérisée par des taches rouges précédées de fièvre et d'un état général particulier que nous allons décrire.

Causes. — La rougeole est surtout fréquente entre trois et six ans. Quoique propre à l'enfance, elle attaque aussi les adultes, mais très rarement, à moins qu'il ne s'agisse d'une épidémie intense. Sa cause occasionnelle est un principe morbifique contagieux qui, ordinairement, n'exerce son action qu'une seule fois chez le même individu.

Symptômes. — D'abord, avant de les décrire, il faut distinguer deux formes principales dans la maladie, selon que sa marche est régulière ou irrégulière.

1° Rougeole régulière. Elle parcourt trois périodes. L'invasion se manifeste par un mouvement fébrile, précédé ou non de frisson, par une chaleur bientôt suivie de sueurs, des éternûments, du coryza, du larmoiement avec rougeur des conjonctives, une toux catarrhale, parfois des nausées, des vomissements et même des convulsions et du délire, phénomènes qui sont loin de se montrer tous réunis. Cette période dure de deux à quatre jours. — U éruption commence ensuite. Ce sont de petites taches d'un rouge vif, assez analogues, au début, aux papules de la variole commençante, et qui, d'abord distinctes et arrondies, se réunissent bientôt en groupes irréguliers et affectent successivement la face, le cou, la poitrine, l'abdomen et les extrémités. Vers le deuxième ou troisième jour, l'éruption a acquis tout son développement; elle s'accompagne de démangeaison. Les symptômes de l'invasion s'amendent, mais la fluxion oculo-nasale, la toux, la dyspnée, persistent; quelquefois aussi la fièvre se maintient, même lorsque les taches pâlissent, et en l'absence de toute complication. Quelques auteurs prétendent qu'il se manifeste en même temps aux muqueuses une éruption proportionnelle à celle de la peau. — Les taches commencent à pâlir vers le quatrième jour de leur apparition, et une légère desquamation, sorte de poussière épidermique blanche et sèche les remplace et dure de quatre à huit jours. Dès ce moment la fièvre est tombée, l'ophthalmie, le coryza ont cessé; mais la toux persiste, quoique devenue plus grasse.

613 NOUVEAU COMPENDIU-M.

2° Rougeole irrégulière. On englobe sous ce titre les rougeoles malignes, pulrides, compliquées, anomales, etc., qui. ne rentrent pas dans la description précédente. L'irrégularité; peut porter sur une ou toutes les périodes à la fois. La fièvre: de l'invasion peut être très forte ou nulle; il peut y avoir des^ prodromes graves. Les taches se montrent quelquefois d'un rouge livide ou pâle; le pouls est parfois très fréquent, petit,, irrégulier, serré. Dans certains cas l'éruption disparaît pari délitescence, soit pour ne plus reparaître, soit pour se reproduire un ou deux jours plus tard. Dans d'autres cas, plus; rares, on a affaire à une rougeole hémorrhagique, avec aspect', ecchymotique des taches, extravasations sanguines, entéror-rhagie, etc. ; ou bien c'est une complication de gangrène • occupant la bouche ou les fosses nasales; plus souvent c'est: une pneumonie, une pleurésie, la phthisie, une angine couen-neuse, le croup ou une méningite, etc., qui vient compliquerla maladie et en modifier plus ou moins gravement les symp-tomes, la marche et le pronostic. Enfin, on a vu des fièvres I morbilleuses sans éruption, des éruptions sans prodromes et . sans symptômes généraux.

Pronostic. — Nous nous sommes déjà expliqué sur ce point. . Il est favorable en général, surtout dans les rougeoles régulières, bénignes ; mais il est évident qu'il n'en est plus de même lorsqu'il y a complication d'angine , d'hémorrhagie, , de pneumonie, de phénomènes ataxiques, etc. La. délitescence' ou disparition prématurée et subite de l'exanthème peut être suivie d'accidents mortels ; mais M. M. Lévy a démontré qu'on i avait beaucoup exagéré ses dangers. La rougeole est moins : fréquemment suivie A'anasarque que la scarlatine.

Traitement. — Quand la rougeole est simple, régulière, le repos au lit dans une chambre à température modérée, la i diète, des boissons mucilagineuscs ou légèrement diaphoréti- •' ques, suffisent. Si l'éruption tarde à se faire, c'est qu'une? phlegmasie du côté du larynx, des poumons, du cerveau ou . du ventre, s'est déclarée ou est sur le point d'apparaître : il . faut alors la prévenir ou la combattre par les émissions sanguines, soit locales, soit générales, selon les cas; toutefois, je dois rappeler qu'il est important de distinguer les phéno-

mènes de la complication de ceux de l'affection morbilleuse. L'éruption se montre-t-elle irrégulière, se fait-elle d'une manière peu franche, ou a-t-elle disparu : c'est le cas de recourir aux sudorifiques, aux bains simples ou de vapeur, aux sinapismes et aux excitants à l'intérieur; on combattra en môme temps l'inflammation interne qui en aurait été la cause. Quand les taches sont pâles, le pouls petit et serré, le malade faible et cachectique, il faut recourir au quinquina, aux potions éthérées et camphrées, à l'eau vineuse, etc.

Une légère diarrhée sur la fin est favorable ; si elle ne s'établit pas, les minoratifs (manne, crème de tartre, huile de ricin) sont indiqués. Cependant » l'administration d'un purgatif clans la convalescence de la rougeole est complètement inutile, comme le font remarquer Guersant et M. Blache. Quant nu vésicatoire volant sur la poitrine ou permanent sur le bras, nue 31. Rayer conseille d'appliquer lorsque la toux se prolonge, rien ne prouve son utilité. » Une diarrhée intense doit éveiller l'attention : elle réclamera les antiphlogistiques ou les opiacés.

La prophylaxie consiste dans l'isolement, l'administration de prétendus préservatifs, tels que la belladone, le soufre, le camphre, et dans l'inoculation. On a pu inoculer la rougeole à l'aide des larmes ou du sang qui s'échappe d'une petite incision faite aux taches; la maladie, ainsi communiquée, a toujours été bénigne.

RtPiA. Ulcère atonique, croûleux. — Affection cutanée caractérisée par des bulles (V. ce mot) isolées, aplaties, remplies d'un liquide séreux d'abord, bientôt purulent, et suivies de croûtes épaisses et d'ulcérations.

Causes. — Misère, malpropreté, détérioration de la santé. Le rupia est plus fréquent dans le jeune âge et la vieillesse que dans les autres périodes de la vie. On l'observe quelquefois à la suite des fièvres graves et comme complication de la variole, du purpura, etc.

Symptômes. — Los auteurs décrivent les trois formes que voici. — lo Rupia simplex. Bulles aplaties d'un centimètre environ, apparaissant presque exclusivement aux membres

inférieurs , sans inflammation préalable. La sérosité qui le3 remplit devient bientôt purulente, puis elles s'affaissent, et l'humeur se transforme en croûtes brunâtres, rugueuses, plus épaisses au centre qu'à la circonférence, dont la chute découvre des ulcérations qui se cicatrisent peu à peu ou se couvrent de nouvelles croûtes. Taches livides pendant un certain temps après la guérison.

2o Rupia proeminens. Bulles plus grosses, croûtes plus épaisses et adhérentes, et ulcérations plus profondes et plus lentes à se cicatriser ; empreintes plus persistantes. L'éruption est précédée d'une inflammation circonscrite de la peau. Le liquide épanché est parfois noirâtre. Une nouvelle bulle apparaît autour de la croûte , qui est environnée d'un cercle érytbémateux, et de nouvelles croûtes s'ajoutent à la première : dételle sorte que leur ensemble figure comme une écaille d'huître.

3° Rupia escharotica. Des taches livides légèrement proéminentes précèdent les bulles, qui forment de larges ampoules, irrégulières, aplaties, entourées d'une aréole violacée, contenant un liquide noirâtre, lequel s'écoule et laisse à découvert des surfaces ulcérées ayant un aspect gangreneux , donnant lieu à une suppuration fétide, de mauvaise nature, et sur lesquelles se montre bientôt une nouvelle éruption. Cette forme est propre aux enfants cachectiques, débilités, auxquels elle cause de vives douleurs, de l'insomnie.

Marche, pronostic. — Le rupia a une marche essentiellement chronique , et sa durée est souvent très longue, surtout chez les vieillards. La forme escharotique est sérieuse par sa ténacité.

Diagnostic. — L'ecthyma et le pemphygus sont les Jeux seules maladies avec lesquelles on peut confondre celle qui nous occupe.

TRAITEMENT.— Ouvrir les bulles, les couvrir ensuite d'une linge fenêtre sur lequel on applique une petite quantité de charpie. Lotions avec le vin aromatique ou une solution de crème de tartre pour hâter la cicatrisation des ulcérations. On se trouve bien encore de saupoudrer les surfaces ulcérées avec de la crème de tartre ; si ces ulcérations sont très douloureuses, il vaut mieux employer l'eau de guimauve. Les

ulcères rebelles seront cautérisés avec le nitrate d'argent ou l'acide hydrochlorique étendu, ou bien encore pansés avec la pommade au proto-iodure ou au deuto-iodure de mercure. — En même temps, combattre l'état général au moyen des toniques, des amers, des ferrugineux. Repos, bains alcalins, etc.

salivation. Sialorrhée, flux salivaire, ptyalisme nerveux. — Flux de salive sans lésion appréciable des glandes sahvaires ou de la bouche. Cette affection diffère donc de la salivation mercurielle, dont nous parlerons au mot Stomatite mercurielle.

Causes. — Maladie rare, qui paraît affecter les femmes hystériques, nerveuses, sujettes aux troubles de la menstruation, plutôt que les hommes ; qui se produit aussi par l'usage des sialagogues, etc. Le flux est quelquefois critique.

Symptômes. — Sortie du liquide salivaire de la bouche en plus ou moins grande quantité, ou son ingestion par la déglutition, voilà toute la maladie. Pas de douleur réelle; salive d'aspect ordinaire, parfois fétide; dépravation du goût, troubles de l'estomac, constipation, soif, dépérissement, accidents nerveux. Pronostic sans gravité cependant.

Traitement. — ■ Émissions sanguines en cas de pléthore. Purgatifs salins, pédiluves sinapisés, boissons aqueuses, régime léger, exercice modéré. Opium à haute dose (M. Graves); charbon végétal pulvérisé (M. Rayer); gargarismes astringents. Toniques, ferrugineux si le sujet est débilité ou chlorotique.

SATYRIASIS. — Érections continuelles du pénis avec penchant irrésistible au coït. Cette affection, très rare d'ailleurs, paraît se rattacher à une forme d'aliénation mentale, et il ne faut pas confondre avec elle la tendance extrême de certains individus à consommer l'acte vénérien.

Causes. — Continence excessive ; lecture d'ouvrages propres à exalter l'imagination ; ingestion des cantharides. [V. Priapisme.] Suivant les localisateurs , c'est une affection du cervelet, lequel préside aux rapports sexuels.

Symptômes. — Erection continuelle, éjaculation fréquente; troubles des facultés intellectuelles, imagination obsédée par

des pensées lascives, des rêves voluptueux. Le satyriasique. s'adresse à toutes les femmes, qui lui paraissent également attrayantes ; sa raison s'égare, et dans son délire érotique il se livre à toutes sortes de propos et d'attitudes lubriques. S'il a occasion d'exercer le coït, il le répète un grand nombre de fois.

Tkaitement.— Remonter à la cause d'abord, et la combattre. Antipblogistiques, émollients, réfrigérants. M. Dumont de Monteux dit avoir employé avec succès les inhalations de chloroforme dans un cas de satyriasis inquiétant.

Opiat calmant.

Conserve de cynorrlio-

don, Nitre,

Sel de satume, Sirop de capillaire,

60 gram.

Julep calmant.

Eau de fraise, 160 gram.

— de framboise, 160 Jus de citron, 30 Sirop de nénuphar, 60 En 4 doses égales.

Poudre de lupulin.

En administrer 1 à 4 comme anaphrodisiaque.

gram .

2 gram. chaque soir pendant 8 jours contre la salacité. On peut y ajouter du camphre et de l'opium.

scarlatine. Fièvre pourprée ou rouge. • — Fièvre éruptive, caractérisée par une éruption cutanée de forme particulière, ci-dessous décrite, laquelle s'accompagne d'une angine plus ou moins violente.

Causes. — La scarlatine peut se montrer à tous les âges, mais elle est surtout fréquente de trois à dix ans, se manifestant principalement au printemps et à l'automne. Sa cause déterminante est la contagion, qui s'exerce surtout par infection. Elle est plus souvent épidémique que sporadique, et n'atteint ordinairement qu'une seule fois le même individu.

Symptômes. — On distingue la maladie en régulière et irrégulière. — 1° Scarl. régulière. Après deux ou trois jours à" incubation, apparaît un mouvement fébrile, précédé ou non de frisson, avec céphalalgie, soif, parfois nausées et vomissements, mais toujours du mal de gorge. La chaleur devient intense, le pouls fréquent; quelquefois se manifeste du délire ou de l'assoupissement. Cette période d'invasion dure d'un à quatre jours; après quoi l'éruption commence au cou, à la face, au tronc, etc., par de petits points rouges qui reposent

sur un fond rose, sans saillie sensible. Ce pointillé, fin et presque confluent, se transforme en plaques, d'abord peu étendues et isolées, mais qui s'agrandissent. La peau est couleur écarlate, sèche, brûlante, rugueuse, prurigineuse, avec tuméfaction aux mains, aux pieds et un peu à la face. Il existe aussi de la rougeur au pharynx et aux amygdales, qui sont gonflées et parfois couvertes de plaques pultacées, avec engorgement des ganglions sous-maxillaires. L'exanthème estdans toute son intensité vers le troisième ou quatrième jour, et il s'éteint graduellement au bout d'un septénaire. Tantôt la fièvre tombe, tantôt elle persiste après que s'est faite l'éruption. Biais d'ordinaire les symptômes généraux augmentent plutôt qu'ils ne diminuent; il y a même souvent de l'agitation, du délire, une angine intense qui constitue une véritable complication. (V. Pharyngite pu/tacée.)Ceite angine scarlatineuse est d'ailleurs très irrégulière dans sa marche.

La rougeur écrevisse passe au rouge terne, puisjdisparaît, et à ce moment, ou plus tôt mémo, commence la desquama/ ion, qui s'opère par petits lambeaux épidermiques, et quelquefois se montre furfuracée, comme dans la rougeole, desquamation qui se produit aussi dans la bouche et l'arrière-gorge par feuillets épithéliaux. A cette période, les symptômes généraux disparaissent.

2° Scarl. irrégulière, anomale. Tout est très variable ici. Prodromes tantôt d'une intensité extrême, tantôt faibles ou nuls même : l'angine est dominante ; d'autres fois ce sont les symptômes cérébraux. Ailleurs l'éruption est pâle ou plus foncée, parfois partielle; on l'a vue même manquer complètement (scarl- sans exanthème). Enfin, dans certaines épidémies, on voit souvent des scarlatines malignes, adynamiques, hémorrhagiques ou gangreneuses, suivant la prédominance de certains phénomènes qu'il est inutile de spécifier davantage.

Complications. — Faut-il y rattacher l'angine pultacée et le coryza? Ce sont plutôt des symptômes. Il n'en est pas de même de la laryngite pseudomembraneuse, qui se voit moins fréquemment dans la scarlatine (pie dans la rougeole. Notons aussi l'inflammation du cerveau, celle des glandes sousmaxillaires, et surtout des éruptions de vésicules miliairos,

de bulles et de. phlyctènes qui se mêlent à l'éruption scarlatineuse.

Marche, terminaison. — La scarlatine est sujette à plus de variations, d'irrégularités que la rougeole. Nous avons indiqué la moyenne de chaque période, sauf la desquamation, qui varie énormément, mais dont la durée est de dix à quinze jours au plus. Un accident fréquent est Vanasarque, due à l'action du froid, et qui ne se montre guère que quinze ou vingt jours après l'éruption, quelquefois beaucoup plus tard. Il n'est pas rare de trouver, dans le cours de cet œdème général, les urines albumineuses , qui ne dépendent pas toujours alors d'une maladie de Bright.

Pronostic. — Favorable dans les cas de scarlatine simple, régulière, il devient fort grave lorsque cette maladie se complique d'angine pultacée, de méningite ou de gangrène de la bouche. L'anasarque consécutive peut être elle-même mortelle.

Diagnostic. — Nous pourrions présenter plusieurs considérations utiles pour éclairer la médecine dans le diagnostic de la scarlatine, de la rougeole et des angines pultacée et couenneuse, si les limites de cet ouvrage le permettaient. C'est au lecteur à se reporter à l'histoire particulière de ces affections et à les comparer entre elles.

Traitement. — Nous avons à répéter en quelque sorte ce que nous avons exposé sur ce point àl'article Rougeole. Dans les cas simples, boissons douces ou acidulées, diète, gargarismes émollients, etc. Si l'angine prédomine, sangsues au cou, collutoires astringents; purgatifs; calomel. — La scarlatine maligne réclame les moyens propres à combattre les complications, suivant leur nature. Ainsi toniques, purgatifs, antiseptiques, antispasmodiques, révulsifs, etc., selon les cas; car il est impossible de formuler un traitement qui doit varier à chaque instant, comme la physionomie delà maladie qu'il est appelé à combattre.

Il importe d'entourer le convalescent des plus grandes précautions contre le froid, pour éviter l'hydropisie. Contre celle-ci d'ailleurs, frictions, bains, diurétiques; et, si les urines sont albumineuses, ventouses sur la région rénale.

Prophylaxie. — Éloignement des malades du foyer contagieux ; isolement dans les salles. Administration, pendant tout le temps de l'épidémie, de quelques gouttes delà mixture ci-dessous.

Form ulaire.

(V. Angine pultacée, A. couenneuse, Croup.)

Mixtu re.

j Extrait de belladone, 0,05 cent.

1 Eau de cannelle, 15

Aux enfants d'un an, 2 ou 3 gouttes matin et soir; aux enfants de deux ans, 3 ou 4 gouttes, et ainsi de suite en augmentant d'une goutte par chaque année.

sciatique. Névralgie fémoro-poplitée, — Affection douloureuse du nerf sciatique Tantôt elle est bornée à une petite étendue de ce nerf, d'où les névralgies plantaire interne ou externe ; tantôt elle en occupe le tronc et la plupart de ses rameaux.

Causes. — Plus fréquente chez l'homme que chez la femme, entre vingt-cinq à cinquante-cinq ans qu'auxautres âges, etc., la sciatique a pour causes occasionnelles le froid humide, un refroissement prolongé, les blessures, contusions, les suppressions de flux habituels, les métastases rhumatismales ou goutteuses, les lésions de l'utérus, les bourrelets hémorrhoïdaux internes.

Symptômes. — Ce qui a été dit plus haut sur les névralgies en général (V. ce mot) abrège notre tâche. La douleur spontanée est contusive ou lancinante ; dans ce dernier cas, ce sont des élancements qui vont retentir dans une étendue variable du trajet du nerf. Il y a sentiment de froid ou, au contraire, de chaleur brûlante ; parfois crampes, secousses. — La douleur provoquée par la pression des doigts fait découvrir les foyers douloureux, qui se trouventoidinaii'ement,suivantM.Valleix, au-dessus du sacrum, au niveau de l'articulation sacro-iliaque, au sommet de l'échancrurc sciatique, vers le bord supérieur du grand trochanter, dans le trajet du nerf, le long de la cuisse, dans le creux du jarret, sur le bord externe de la rotule, vers l'articulation du péroné et du tibia, etc., etc. Cette douleur provoquée est variable en intensité.

Quoi qu'il cn soit, les malades sont condamnés au repos ou

marchent en boitant ; les uns souffrent davantage couchés que hors de lit, et vice versa. La douleur revient par crises, sans régularité dans ses paroxysmes. Il n'y a ni changement de couleur à la peau, ni fièvre. Fréquemment, le malade est tourmenté par d'autres affections névralgiques ou rhumatismales chroniques.

Durée, pronostic — Lasciatique a une durée très variable : tantôt elle disparait en quelques jours, tantôt elle se prolonge des mois entiers; de plus les récidives sont assez fréquentes; mais il faut distinguer la névralgie sciatique proprement dite des douleurs sciatiques multiples ou erratiques qui se manifestent passagèrement chez les individus rhumatisants. Le pronostic n'est pas grave, quoique la maladie soit quelquefois rebelle à tous les moyens.

Diagnostic. — Ce sont la coxalgie, la paraplégie et le rhumatisme musculaire qui se rapprochent le plus de la sciatique, et certes, il est, malgré cela, difficile d'être induit en erreur quand il s'agit de les différencier.

Traitement. — Lorsque la douleur est légère et peu étendue, on a recours de suite aux frictions stimulantes (Uniment volatil ou térébenthine, baume opodeldoch), ou bien à l'application d'un sinapisme, d'un ou plusieurs vésicatoires. Si la douleur est plus intense, il convient de débuter par une application de sangsues ou de ventouses scarifiées ; puis on passe aux vésicatoires successifs sur les points douloureux.

11 nous est impossible même d'énumérer les divers autres remèdes proposés, tels que les narcotiques et particulièrement la belladone, l'essence de térébenthine, l'urtication , les bains de vapeur, les eaux thermales sulfureuses, les mercuriaux, l'électricité, l'acuponcture, la cautérisation transcurrente, les incisions sous-cutanées, le moxa, en un mot, tous les moyens qu'on oppose aux névralgies. — Rappelons, enfin, que la cautérisation de la partie antérieure de l'hélix avec le fer rouge, moyen étrange, a paru réussir dans quelques cas.

En résume, traitement externe (sangsues, ventouses, vésicatoires, liniments excitants et rubéfiants ou narcotiques acuponcture, bains et douches, etc.); traitement interne (opiacés, belladone, essence de térébenthine, iodure de potassium,

sulfate de quinine, etc.); traitement prophylactique (flanelle, habitation saine).

Uniment térébenthine (Martinet).

Huile de camomille, 64gram.

Essence de térébenthine, 32 Laudanum de Syd., 4 Frictions matin et soir.

Opiat térébenthine (id.) Huile de térébenthine, 4 grain.

Magnésie calcinée. 3 Huile de menthe, 8 gout.

F. s. a. — A prendre dans du pain à chanter, trois fois par jour, par bols de la grosseur d'une noisette.

Autre (Lombard).

Huile d'olives, 250 grain.

— ess. de térébenthine, 60 Ammoniaque liquide, 40 Teinture de canthar., 15

Frictions deux fois par jour.

Sciatique rebelle et ancienne.

Autre (Richart).

Huile d'amandes douces, 30 gram.

Essence de térébenthine, 30 Ammoniaque liquide, 20

Trois frictions par jour durant 4 il 5 minutes.

Autres formules.

(V. Névralgie, Rhumatisme. )

sclérème. Sclérodermie, sclérème des adultes. — « Maladie caractérisée par la dureté, la rigidité de la peau, avec ou sans changement de coloration de cette membrane, et sans altération notable des fonctions des autres organes. » M. Thirial, en appelant de nouveau l'attention sur cette maladie, a eu le mérite d'en préciser les caractères propres ; mais sa nature est enveloppée d'obscurité.

Cause». — Elles sont encore fort obscures. Les femmes paraissent être plus exposées au sclérème que les hommes, et l'on pense que les troubles de la menstruation, le froid humide prolongé , les impressions tristes, y prédisposent. Cette maladie est d'ailleurs assez rare.

Symptômes. — Le début est inopiné ; l'induration du tissu cutané est plus ou moins bornée ou étendue; elle commence presque toujours par la partie antérieure du cou, puis s'étend aux cotés, a la nuque, aux membres, etc. Elle offre une résistance et une dureté remarquables à la palpation; si bien qu'il est impossible de faire aucun pli à la peau, comme aussi les plis naturels de cette membrane sont effacés, surtout à la lare, ce qui donne à la physionomie un aspect d'immobilité frappant. Naturellement il y a gène des mouvements; pas de do leurs notables pourtant, et la chaleur, ainsi que la sensibi-

lité de la peau, est conservée, ce qui contraste avec l'aspect de cadavre de cette membrane , qui toutefois , au bout d'un temps variable, abandonne sa pâleur ou sa teinte naturelle pour prendre une coloration rouge qui passe au sombre et au brun avec aspect de vieux parchemin tendu ou de momie. L'induration peut occuper d'autres parties, comme la langue, les muscles. En tout cas, les fonctions des autres organes ne sont nullement troublées.

Pronostic. — Le sclérème des adultes , dont la durée est illimitée, paraît n'avoir aucune tendance naturelle à la guérison; cependant son pronostic n'est pas aussi grave qu'on pourrait le supposer ; la thérapeutique en obtient raison le plus souvent.

Diagnostic. — On a confondu le sclérème des adultes avec celui des nouveau-nés. Il y a, entre autres différences, celle-ci : que, dans le premier, l'induration de la peau est primitive, tandis que, dans le second, elle est consécutive à un trouble de la respiration et de la circulation. (V. OEdème des nouveau-nés. )

Traitement. — Rien de précis sur ce point. Le petit nombre de faits observés et la variété des moyens mis en usage ne permettent pas de se prononcer sur le meilleur traitement. Nous devons nous borner à dire qu'on a employé les sudorifiques, les bains simples ou de vapeur, les purgatifs, les diurétiques, les mercuriaux , en même temps qu'on veillait à la régularité de la menstruation.

SCLÉROTITE. — Inflammation de la sclérotique. On la rencontre rarement isolée et surtout primitive. Suivant M. Velpeau, elle n'existerait même jamais, et on devrait attribuer principalement à l'iritis et à la kératite les symptômes que les ophthalmologistes lui ont reconnus.

Cotises. — Ce seraient surtout les vices goutteux, rhumatismal et vénérien.

Symptômes. — Au début, teinte un peu jaune, quelquefois bleuâtre, de la sclérotique près de la cornée. On aperçoit le cercle, l'anneau sclérotical (cercle arthritique) : il est à une certaine distance de la cornée; mais il empiète sur elle, lors-

qu'il y a complication de kératite, et il est plus large lorsqu'il y a iritis. Cet anneau est attribué, par les auteurs, à la nature spécifique de la cause; mais il résulte de l'injection des vaisseaux scléroticaux qui affectent, comme on sait, une disposition rayonnée. (V. Ophthalmies rhumatismale, veineuse, et Iritis.) Les auteurs attribuent encore à la sclérotite la photophobie et le larmoiement; mais, suivant M. Velpeau , ces symptômes prouvent l'existence d'une choroïdite, d'une iritis, ou d'une kératite, plutôt que celle d'une sclérotite, que cet auteur n'admet pour ainsi dire pas.

Traitement. — Au début, antiphlogistiques; puismercucuriaux; destruction de la cause diathésique existante.

Formulaire.

(V. Kératite, Iritis.)

SCOUBUT. — Affaiblissement général, hémorrhagies par diverses voies, ecebymoses sur la peau, tuméfaction fongueuse et saignement des gencives, le tout consécutif à une altération du sang caractérisée par une défibrination considérable de ce liquide.

Causes. —Toutes les causes débilitantes : chagrins, fatigues, privations, encombrement, navigation, usage de viandes salées ou malsaines, etc. Le scorbut est distingué en celui de terre et on celui de mer, selon qu'il se développe sur les continents, au milieu des grandes villes, des camps, des armées, ou bien dans les voyages maritimes de long cours , dans les vaisseaux, parmi les marins ou les passagers. Cette maladie peut régner épidémiquement, mais n'est point contagieuse. Symptômes. — Au début, faiblesse, pâleur, lassitude, répu- I gnance pour les exercices du corps. A ces phénomènes, qui i vont en augmentant, se joignent des palpitations, le ramollisi sèment et le gonflement des gencives, la fétidité de l'haleine, des douleurs vagues ou osseuses, de l'œdème aux pieds, etc. Ensuite la peau se couvre de taches noires ou jaunâtres : ces ecebymoses se forment dans les tissus profonds, et les muscles deviennent le siège d'épanchements sanguins; enfin des hémorrhagies par les muqueuses se déclarent, et des ulcérations se forment à la peau qui recouvre les tumeurs san-

guines; la faiblesse est extrême, l'ulcération des gencives au plus haut degré; parfois on remarque des contractions dans les membres.

Les ulcères scorbutiques sont remarquables par leur surface saignante et fongueuse, leurs bords saillants, etc. Ils ne sont pas nécessairement précédés des symptômes ci-dessus; souvent au contraire on les trouve isolés chez les individus à constitution délabrée.

Marche, durée, pronostic. — Le scorbut a une marche et une durée très variables, selon les conditions dans lesquelles il se produit. Il présente ordinairement une longue série de degrés successifs, depuis le simple saignement des gencives et le purpura jusqu'aux hémorrhagies , aux ulcères, avec petitesse du pouls, syncopes, etc. L'intelligence reste intacte dans le degré le plus avancé. Le pronostic est en général grave, quoique bien différent selon l'intensité des causes, de l'épidémie, des symptômes, et selon que le traitement est plus ou moins bien dirigé et complet.

Diagnostic. — Le scorbut et le purpura hemorrhagica ou senilis ont la plus grande similitude : l'état des gencives, qui sont simplement saignantes dans le purpura et ramollies et comme putréfiées dans le scorbut, peut seul aider à les distinguer.

Traitement. — Il se distingue en préservatif et en curatif. — Le traitement préservatif ou hygiénique consiste daos l'amélioration des conditions qui favorisent le développement du scorbut, autrement dit dans l'éloignement des causes prédisposantes et occasionnelles. — Quant au traitement curatif, il a pour agents les limonades en boisson, les amers, les stimulants antiscorbutiques, les toniques. — Certains symptômes, comme la constipation, le gonflement des gencives, les ulcères, la diarrhée sanguinolente, réclament des moyens particuliers, tels qu'un purgatif salin, les gargarismes chlorurés ou acides, les lotions astringentes ou stimulantes, la tisane de cachou, de ratanhia ou de quinquina.

Potion antiscorbutviue. \ Décootô de quinquina, 72graro.

Extrait de quinquina, 12gram. I Eau dist. de cannelle, 60

Sirop de pavot blanc, 15 gram.

1 cuillerée toutes les demiheures.

Autre.

Eau de menthe, 125 gram.

Alcoolat de cochléarîa, 8

Sirop de quinquina, 30

Autres formules.

[Y. Cresson, Cochléarîa, Gentiane , Vin anxiscokbuti- QUE., Die t. thér.)

Gargarisme el lotion.

Décocté de quinq. j., 190 gram.

Teinture de myrrhe, 60

Acide sulfurique affaibli, 2 gram.

Miel rosat, 30 à 50

Eau de sauge, 120gram.

Alcoolat de cochléarîa, 8 Acide hydroohlor. affaibli, 0,60 cent.

Miel rosat, 30 gram,

Collutoire.

Miel rosat, 30 gram.

Eau de Rabel, 4

Autres formules.

(V. Gangrène scorbutique des gencives, Angine.)

scrofules, .-//feclion strumeuse; écrouelles. — Etat morbide général on constitutionnel dans lequel les glandes et les vaisseaux lymphatiques, ainsi que les liquides qui les pénétrent, sont spécialement affectés (Jolly). En quoi consiste cet état général? est-il primitif ou consécutif! A ces questions nous nous garderons bien de répondre, imitant d'ailleurs en ceci la réserve des auteurs modernes, qui avouent ainsi leur ignorance.

Causes. — Les prédisposantes sont le jeune âge, le tempérament lymphatique, mie nourriture insuffisante ou grossière, l'habitation dans des lieux bas, humides et privés de lumière, le travail dans des ateliers où existe l'encombrement et les mauvaises conditions hygiéniques. Quant aux causes déterminantes, ce sont les mêmes que les précédentes, auxquelles nous joindrons l'hérédité.

Symptômes. — Les uns sont locaux, les autres généraux. — Les symptômes locaux se montrent d'abord dans les ganglions du cou, sous forme de petites tumeurs indolentes, mobiles, qui prennent plus tard de l'accroissement, se réunissent et forment une seule masse bosselée, dure, qui, plus tard encore, s'échauffe, devient douloureuse, et dont la peau s'amincit, passe au rouge obscur, et s'ouvre pour donner issue à un pus mal lié, contenant des grumeaux de consistance caséeusc. La suppuration persiste longtemps; l'ulcère est irrégulier, à bords décollés; et lorsqu'il se cicatrise, il est suivi d'une empreinte sillonnée d'un aspect carac-

téristique. — Les symptômes généraux consistent, au début, clans un air de langueur, la pâleur de la face, un état de faiblesse générale, puis dans l'amaigrissement, l'aspect terreux de la peau, la diarrhée, l'épuisement, la fièvre hectique, etc.

Marche, durée, pronostic. — Les scrofules sont souvent annoncées bien avant l'apparition des premiers symptômes locaux, par des signes particuliers physiques et moraux dont M. Milcent a donné une bonne description. La maladie étant déclarée, sa marche est essentiellement chronique; mais les altérations ci-dessus décrites ne se bornent pas au cou ni au tissu sous-cutané; elles se montrent aussi partout où il y a accumulation des ganglions lymphatiques ; dans les cas graves, le système osseux se prend, d'où caries, nécroses, tumeurs blanches, etc. C'est surtout lorsque l'organisme est sous l'influence d'une véritable diathèse scrofuleuse que ces affections se développent, que toutes les autres peuvent revêtir le cachet spécial de cette diathèse, et que les phénomènes généraux se montrent graves. Quant à la terminaison, si elle a souvent lieu par la mort, les progrès de la maladie ne sont pas moins souvent arrêtés dans leur marche, au moment de la puberté surtout.

Diagnostic. — Les tubercules et les scrofules sont-ils une seule et même maladie, comme le croient beaucoup de médecins ? Suivant MM. Milcent et Lebert, ce sont deux affections distinctes, qui pourtant ont un même élément anatomo-pathologique, le tubercule. Les scrofules ne doivent pas être confondues avec le simple engorgement chronique des ganglions. (V. Àdénite.)

Traitement. — Moyens hygiéniques : bonne nourriture, vin vieux, insolation, frictions, habitation salubre, flanelle sur la peau. — Moyens médicamenteux : amers; toniques; préparations iodurées , aurifères, ferrugineuses, mercuriellcs; huile de foie de morue; chlorure de barium ; souscarbonate de soude; feuilles de noyer, etc. Nous ne faisons qu'énumérer les principaux remèdes pour passer de suite aux formules les plus dignes de notre choix.

Tisane.

(V. Oiïntiane, Houblon, Noter, etc., nu Pirt. thér.)

Eau iodée pour boisson.

Adultes. Enfants.

Inde, 0,20 0,05

Iodnre de potassium, 0,40 0,40 Eau distillée, 900 900

Sirop de sucre, 100 100

F. s. a. — 3 ou 4 verres par jour, soit pure ou coupée avec une autre tisane.

Autre.

Adultes. Enfants.

Ioduredepotas., 2 à 20 0,20 à 1 Inf. de houblon ou

déc. de gent., 1000 1000 Sirop de gentiane, 100 100

Pilules (Richter).

Fer pulvérisé, 8 gram.

Uac. degentianeen p., 2,50 cent.

Racine de rhubarbe et de

cannelle pulv. , aa 1,25 Extrait d'absinthe, q. s.

Pour des pilules de 0,1 décig.

— 3 à 4 deux ou trois l'ois par jour.

Autres.

Bi-iodure de mercure, 0,10 cent.

Iodnre de potassium, 5 gram.

Gomme arabiq. pulv., 0,50 cent.

Miel, q. s.

F. 20 pilules. — 2 à 4 par jour.

Sirop de deuto-iodure de mercure (Gibcrt).

Bi-iodure de mercure, 1 gram.

Iodnre de potassium, 5 gram.

Eau, 50 Sirop de sucre, 2400

1 cuillerée par jour; quelquelois deux. Scrofules, syphylides.

A ut rcs .

Adultes. Enfiinls.

Proto-ioduredemerc, 0,03 I 0,01 Excipient, q. s. I q. s.

Pour 2 pilules. — 2 par jour.

Engorgement et principe scrofuleux. Bon médicament.

Solution (Payan).

Chlorure de barium, 0,05 cent.

Eau distillée, 100 gram.

1 cuillerée do deux en deux heures. Augmenter de 0,05 cent, tous les deux ou trois jours, jusqu'à ce que l'on soit parvenu à prendre 0,35 cent, de chlorure par jour.

Bains iodurés (Lugol).

Iode, 2,50 — 3 — 3,75 — 5

Iodure de pot., 5— 7— 8.50 — 10 Eau distillée, 180 180 180 180

Autres, pour adultes (id.).

ilode, 8— 10— 12— lt)

Iodure de pot., 16—20—24—32 Eau distillée, 180 180 180 180 I Verser la solution dans l'eau de la baignoire.

spermatorriike. Pertes séminales involontaires , perte df semence, consomption dorsale. — Evacuation de sperme ayant lieu soit pendant le sommeil, avec ou sans érection et plaisir [pollutions nocturnes), soit pendant la veille, sans aucune manœuvre pour la provoquer, mais par l'effet mécanique de la défécation et de la miction [pollutions diurnes).

La spermatorrhéc ne doit pas toujours être considérée comme un ét;it morbide : elle ne le devient (pic dtt moment où elle est passive, atonique, ou du moins qu'elle épuise le sujet et développe les troubles généraux ci-dessous décrits; car les

pertes séminales involontaires qui surviennent chez les individus à tempérament génital, surtout lorsqu'elles s'accompagnent d'orgasme, d'érection et de plaisir, soulagent plutôt qu'elles ne nuisent.

Cm/ses. — Les pollutions nocturnes sont dues à une excitation idiopathique des vésicules séminales (réplétion), ou sympathique (rêves lascifs, présence d'oxyures dans le rectum, constipation, prurit des parties génitales, etc.], ou symptomatique (inflammation des testicules, des vésicules, de la prostate, etc.). Les pollutions diurnes sont ordinairement la conséquence de divers états morbides aigus ou plutôt chroniques des organes génitaux, particulièrement de la prostate, des canaux éjaculateurs, des vésicules séminales, du canal de l'urètre. Dans tous les cas, l'équitation, les substances échauffantes, l'abus des drastiques, l'incontinence d'urine, la masturbation, etc., sont des conditions qui favorisent la spermatorrhée.

Symptômes. — Il faut les diviser en locaux et en généraux. — 1° Symptômes locaux. Ceux des pollutions nocturnes sont faciles à constater, parce qu'il y a ordinairement rêve érotique, turgescence du pénis et sentiment de plaisir. Le sperme laisse des traces sur le linge qui paraît comme empesé ; sa quantité varie beaucoup, mais elle n'offre pas l'importance qu'on lui accorde, parce qu'elle produit des effets extrêmement différents suivant les individus et la forme sthénique ou passive de la maladie. Due à des excès, à des abus, dit Lallemand, la spermatorrhée acquiert rapidement une influence fatale , et l'émission du sperme s'opère sans érection, sans rêve et môme sans aucune sensation particulière. La liqueur séminale perd peu à peu de sa consistance, sa couleur, s n odeur et même son zoosperme, pour ressembler de plus en plus au mucus et au fluide prostatique. Les pollutions étant devenues ainsi passives, la diminution d'excitation des organes génitaux et l'altération du sperme marchent avec rapidité, rendent les symptômes généraux plus graves et le traitement plus diflicile. Dans les pollutions diurnes, il n'y a plus ni plaisir ni érection. C'est surtout pendant la défécation et l'émission des urines qu'elles se produisent. Elles succè-

dent souvent aux premières, et sont moins rebelles alors; mais quand elles tiennent à des altérations des parties génitales, elles sont graves, et cela d'autant plus qu'elles se montrent plus passives et qu'elles sont provoquées par l'émission urinairc, cas auquel le sperme sort avec les dernières gouttes d'urine, poussé par des contractions un peu plus énergiques de la vessie. Le malade éprouve quelquefois en même temps, soit un petit sentiment de frottement, de convulsion dans l'urètre, soit une douleur, un frisson à la marge de l'anus. L'urine roule, au fond du vase, de petites granulations semblables à des grains de semoule; plus tard, c'est un nuage qui tourbillonne dans ce liquide que rend le malade. D'ailleurs le microscope est là pour révéler les caractères du sperme. Mais il faut dire que, dans les cas graves, lorsque le sperme est très aqueux, les zoospermes sont plus rares, surtout plus petits et déformés. Il est des malades qui perdent leur liqueur spermatique pour le moindre attouchement sur la verge, pour la moindre émotion morale. L'impuissance est alors confirmée.

2° Symptômes généraux. Ils sont généralement graves : le malade pâlit, maigrit et s'affaiblit au physique comme au moral. Il est énervé, engourdi; il perd la mémoire, la gaîté; il est hypocondriaque: tristesse profonde; digestions troublées ; sommeil non réparateur ; idée de suicide ; porte de la mémoire, sens affaiblis ; puis l'épuisement, le marasme et la mort terminent cet état.

Marche, pronostic. — Les pertes séminales affectent une marche irrégulière; il y a plusieurs phases d'amélioration et de recrudescence. La durée serait sans fin et le pronostic très grave si, heureusement, on ne parvenait pas assez facilement à enrayer la maladie.

Diaijnoslic. — Les pollutions nocturnes ou diurnes qui s'accompagnent d'un certain orgasme vénérien n'offrent aucune incertitude quant à la nature de l'affection. Il n'en est plus de même lorsque les pertes séminales se font pendant la défécation ou la miction sans être accompagnées d'une sensation voluptueuse. Dans ces cas, c'est à l'examen microscopique de l'urine à lever la difficulté; car d'une pari, la présence des

zoospermes dans ce liquide ne laisse aucun doute sur la présence de la liqueur séminale, et, d'un autre coté, les phéno mènes généraux que l'on pourrait invoquer n'ont qu'une mince valeur, puisque beaucoup d'autres affections les produisent, comme la glucosurie, l'hypochondrie, la gastralgie. Nous ajouterons aussi que souvent ces symptômes sont si singuliers, si inaccoutumés, qu'ils sont rapportés à toute autre maladie qu'à la spermatorrbée et qu'ils ne font que croître en intensité, jusqu'à ce qu'un homme de l'art, mieux inspiré, songe à la véritable affection et en démontre l'existence en remontant aux antécédents et en examinant l'urine.

Traitement. — Les pollutions idiopathiques sont-elles sthéniques : bains et topiques froids, émissions sanguines modérées, régime végétal, légers anodins, éloignement de tout ce qui peut provoquer des désirs. Le mariage peut guérir le sujet qui garde une continence trop absolue et comprime trop sévèrement les besoins de la nature. — Les pollutions sont-elles passives : bains et douches froides, ou mieux sulfureuses ; galvanisme. A l'intérieur les toniques, les ferrugineux, les analeptiques, le seigle ergoté, la noix vomique, etc. — S'agit-il d'une spermatorrhée symptomatique, c'est l'affection de l'urètre, du testicule, delà prostate, des vésicules séminales, qu'il faut combattre. — La spermatorrJiée sympathique réclame le traitement des oxyures, de l'herpès préputialis, des hémorrhoïdes, etc., selon les cas. On doit aussi opposer la belladone, la lupuline, le camphre, à l'éréthisme nervoso-génital.

Nous n'avons pas encore mentionné la cautérisation de la région prostatique de l'urètre. Nous en parlons à la fin, parce que, bien qu'elle trouve surtout son indication dans les pollutions atoniques résultant d'une affection de la prostate ou des vésicules séminales, elle peut être employée avec avantage clans ht plupart des autres cas, et qu'elle constitue le moyen le plus efficace et le plus sûr, lorsqu'il est mis en usage avec toutes les précautions qu'a parfaitement indiquées Lallemand.

Formulaire.

(Voir aux diverses affections et substances médicamenteuses énumérées au paragraphe du traitement.)

squames. Affections squameuses. — Sixième ordre des maladies cutanées (V. Peau), caractérisé par des « lamelles ou des plaques d'épiderme altéré, desséché ou d'un blanc mat, qui, après leur chute, ne tardent pas à être reproduites; la peau au-dessous d'elles est toujours plus ou moins enflammée. Les squames sont précédées de taches rouges ou d'élevures papuleuses dont le sommet est couvert d'une petite écaille. » — Les affections squameuses sont le psoriasis, la lèpre, le pityriasis et la pellagre.

stomatite. — Inflammation des parois de la bouche. Cette inflammation présente des caractères très différents qui nécessitent la division que voici : stomatite simple; stomatite couenneuse; stomatite ulcéreuse; stomatite gangreneuse; stomatite mercuricllc. Il ne peut être question ici des aphthes, ni du muguet, dont l'histoire a trouvé place en son lieu, bien que ce soient aussi des stomatites à forme particulière.

STOMATITE SIMPLE ou ÉRYTHÉMATEUSE. — Causes. — Action des boissons trop chaudes, des substances acres ; travail de la dentition.

Symptômes. — La maladie est tantôt limitée, et constituée par un gonflement douloureux en quelque point du palais ou de la face interne des joues ; tantôt elle occupe une plus grande étendue, et la douleur, la rougeur, le gonflement sont plus marqués; plus tard, la muqueuse se recouvre d'une couche de mucosités ; il y a afflux de salive dans la bouche, goût désagréable, fétidité de l'haleine, mouvement fébrile. Au bout de sept ou huit jours, tout a disparu.

Traitement. — Boissons émollicntes; gargarismes adoucissants, rendus calmants en cas de vive douleur.

STOMATITE COUENNEUSE. Stomacace,chancre aquatique. —Inflammation de la bouche caractérisée par une production plastique étendue en nappe sur les parois buccales.

Causes. — Cette maladie, d'ailleurs peu fréquente, serait due aux mêmes causes générales que la diphthéritc. Elle paraît compliquer quelquefois la fièvre typhoïde, la phthisie.

Elle règne le plus souvent sous forme épidémique; mais son caractère contagieux n'est point encore démontré.

Symptômes. — Géne , douleur légère aux gencives, qui se couvrent d'une exsudation grisâtre, laquelle tend à se propager aux parties voisines, jusqu'aux pharynx et aux fosses nasales mêmes, et au-dessous de laquelle il se forme fréquemment des ulcérations à fond grisâtre ou livide, sanieux, qui paraissent profondes à cause du gonflement de la muqueuse environnante. Haleine fétide; mouvement de la mâchoire pénible; réaction peu prononcée.

Durée : variable, plus longue lorsque la maladie est idiopa thique; plus courte, lorsqu'elle survient dans le cours d'une affection grave dont elle annonce la fin fatale.

Diagnostic, — Il y a à distinguer la stomatite couenneuse de la gangreneuse et de la mercurielle. M. Taupin pense qu'il n'y a entre les deux premières qu'une différence de degré. Néanmoins, dans la stomatite gangréneuse : couleur livide noire, détritus sanieux ; dans la stomatite mercurielle : exsudation boueuse, en grumeaux, ébranlement des dents, et surtout commémoratifs.

Traitement. — La cautérisation, les gargarismes astringents et toniques ; à l'intérieur, les amers, les toniques, tels sont les principaux moyens à mettre en usage. — La prophylaxie consiste à détruire, autant que possible, les conditions hygiéniques qui exposent les sujets à la maladie.

Solution caustique.

Eau distillée, 15 grain.

Nitrate d'argent, 1

M. Brctonncau emploie l'acide hydrochlorique pur.

Gargarisme astringent.

Eau, 180gram.

Sulfate de zinc, 2 Miel rosat, 30

Lavez toutes les quatre heures la bouche avec un linge imbibé de cette solution.

Autre.

(V. Angine couenneush , àththks , Muguet, Stomatite MERCURIELLE.)

Poudre désinfectante (Guépratte).

Quinquina en poudre, 4 grain.

Chlorure de chaux, 2 Poudre do charbon, 2

Insufflez avec un tuyau do plume, ou portez avec une spatulo sur le point altéré.

STOMATITE ULCÉREUSE. —

Maladie qui consiste unique-

ment dans la production d'ulcères dans la bouche. Elle est simple ou syphilitique.

Dans le premier cas, qui seul nous occupe, l'affection est toute locale ou en dehors de toute complication. Ses causes sont peu connues. On sait seulement que les enfants y sont particulièrement exposés.

Symptômes. — Rougeur, gonflement; puis excoriation superficielle qui gagne en profondeur, ou ramollissement suivi d'un ulcère irrégulier à bords rouges et douloureux ; fétidité de l'haleine.

Diagnostic. — Ici plusieurs méprises à éviter. Il ne faut pas confondre avec la stomatite ulcéreuse simple, ni l'ulcère syphilitique, dont la forme est plus régulière, et l'apparition a lieu dans des circonstances toutes différentes; ni la dip/dhérite, dont les ulcérations sont couvertes d'une pseudo-membrane qui se reproduit avec facilité; ni les ulcérations de la salivation mercurielk, qui s'accompagnent d'un gonflement considérable des parties ; ni les aphthes, dont la solution de continuité est aussi peu étendue que superficielle; ni la stomatite gangreneuse , dans laquelle on découvre des ulcérations ayant des bords gonflés, ramollis.

Traitement. — Gargarismes émollients, quelquefois légèrement opiacés. Cautérisation par les acides ou la solution de nitrate d'argent. — Pour l'ulcère syphilitique, voyez Chancre.

F or mu laire.

(Voir le précédent article.)

STOMATITE GANGRENEUSE. — C'est cette maladie dont nous avons déjà dit quelques mots sous le titre de Gangrène de la bouche. Nous ajouterons seulement que M. Taupin a distingué en elle trois formes, qui sont la couenneuse, l'ulcéreuse et la charbonneuse, et qu'il a indiqué les symptômes qui leur sont communs avant de spécifier ceux de la gangrène buccale, symptômes consistant en : douleur, difficulté de la mastication, gonflement des ganglions sous-maxillaires, salivation, fétidité de. l'haleine, odeur caractéristique de la gangrène; tristesse, abattement, diarrhée, vomissements, etc.

Traitement. — Cautérisation avec les acides purs, le fer rouge; gargarismes détersifs. M. Taupin regarde le chlorure de chaux sec en poudre, porté à l'aide du doigt humecté et trempé dans cette poudre, comme héroïque. A l'intérieur, toniques, antiseptiques. Traiter convenablement la plaie résultant de l'élimination des parties gangrénées, etc.

Formulaire.

[V. Stomatite cotonneuse, Gangrène, Gangrène de la bouche, Angine gangreneuse.)

STOMATITE MERCURIELLE. Salivation mercurielle .— Inflammation de la membrane buccale, avec production et excrétion d'un liquide salivaire plus ou moins abondant et lésions des tissus affectés, due à l'usage des mercuriaux.— Il est une autre espèce de sursécrétion des follicules buccaux et des glandes salivaires que nous avons étudiée sous le nom de sialorrhée. (V. ce mot.)

Causes. — Nous l'avons dit déjà, la cause occasionnelle, et l'on peut dire spécifique, c'est l'usage des mercuriaux. Le mercure en nature agit plus efficacement que les sels ; après l'onguent mercuriel en frictions et les pilules de Sédillot, viennent le calomel, l'acétate demercure, puis, àuneplusgrande distance, le proto-iodure et le sublimé. Les sujets à constitution molle, habituellement constipés, dont la bouche est déjà le siège de quelque irritation , dont les sécrétions sont peu actives, etc., sont plus exposés que les autres à la salivation.

Symptômes. — D'abord sensation de chaleur et de sécheresse dans la bouche, goût de métal. Bientôt les gencives se gonflent, deviennent rouges et saignantes, se ramollissent; puis la salivation s'établit avec abondance, l'haleine devient très fétide, les glandes salivaires se tuméfient. A un degré encore plus avancé, les gencives s'ulcèrent autour des dents: elles finissent par tomber en lambeaux ; les dents elles-mêmes s'ébranlent. Enfin les autres parties de la bouche sont envahies par des ulcérations arrondies, que recouvre une pellicule grisâtre. Dans cet état de choses, la bouche entrouverte laisse échapper un liquide grisâtre, fétide, dont la quantité peut s'élever à 2 ou 3 kil. on vingt-quatre heures. En même

PATHOLOGIE INTERNE. 641 temps existent de la fièvre, de l'insomnie, un malaise inexprimable, une diminution notable dans les autres sécrétions.

Marche, terminaison. — Lu maladie parvient rarement, de nos jours où le traitement mercuriel est mieux dirigé, au plus haut degré. Ordinairement elle se borne aux premiers symptômes, par l'effet des précautions prises, des topiques astringents préventifs. La terminaison est du reste favorable; cependant elle peut être très retardée par les ulcérations des gencives, la nécrose des alvéoles après la chute des dents, les fistules qui en résultent ; mais encore une fois ces lésions, qui étaient fréquentes lorsque l'on croyait la salivation nécessaire pour le succès du traitement mercuriel, sont très rares aujourd'hui.

Traitement. — Il est préservatif et curatif. — 1° Traitement préservatif. Sans parler des essais d'association de diverses substances au mercure pour neutraliser l'action propre de ce métal sur la bouche, nous dirons que la meilleure prophylaxie consiste à soumettre le malade, obligé de faire usage de quelque préparation mercurielle, à l'action des bains, des laxatifs, des frictions, des vêtements de flanelle, des boissons délayantes, des aliments doux, de quelques gargarismes astringents.

2n Traitement curatif. Aussitôt que s'annoncent les premiers symptômes de la salivation, il faut suspendre l'usage du mercure, agir révulsivement sur la peau (sinapismes) et sur le canal intestinal (purgatif), en même temps que l'on prescrit l'usage des gargarismes fortement alunés ou borates pour faire avorter la maladie, s'il se peut.

Employés dès le début, ces moyens peuvent arrêter le développement des accidents. S'ils échouent, si l'inOammation continue sa marche, il faut alors recourir aux gargarismes adoucissants, à la diète, aux sangsues appliquées sous la mâchoire inférieure. Ici reviennent encore les gargarismes astringents, les gargarismes chlorurés, les purgatifs; puis les caustiques (acide hydrochlorique, nitrate d'argent), avec lesquels on cautérise les ulcérations, et que M, Ricord emploie dès le début de la maladie, alors que les gencives paraissent

seules affectées, avec la précaution de préserver les dents

du caustique ou de les essuyer de suite.

Gargarisme adoucissant. | moins forte(30 gram. pour 1 Wl. On le fait avec l'eau de gui- d'eau) (Sommé), et même redune mauve, le lait tiède, etc. T^^f ^ *" %

Gasgarisme astringent. \ •'

Eau d'orge, 30 gram. Gargarisme chloruré .

Alun calciné, 8 Eau de fontaine, 60 gram.

Miel rosat, 30 Chlorure de chaux, 15

Se gargariser trois fois par jour. Alcool, 6(>

A . Huile essent. de rose, 4gout.

16aram 1 cuillerée à thé dans un venv. SÏÏH. d'alumine"^' d'eau pour se rincer la bouche ( Se gargariser trois fois par jour, ou 5 fou par jour, luire (de La Bonnardière). Collutoire Eau, 120 gram. I Miel, aa p. ég.

Acétate de plomb liq. , 60 gram. I Acide hydrochlonque ,\

Se gargariser trois fois par jour. M. Rïcord emploie 1 acide h} - La dose du sel de plomb peut être ! drochlonque pur.

STROPHXILUS.— Éruption de papules plus blanches ou plus rouges que la peau, accompagnée de démangeaisons et se montrant propre à l'enfance. Cette affection n'est autre que e lichen strophulus dont il a été parlé déjà; mais au reste elle est confondue ordinairement avec les diverses éruptions ou rougeurs connues vulgairement sous le nom de feux de dents. Il en a été dit un mot à l'article Efflorescences cutanées.

Nous devons ajouter cependant que le strophulus proprement dit se distingue en : 1" s. intertinctus : papules d'un rouge vif situées sur les joues, les bras, les mains, etc. ; 2» s. conferlus ■ l'éruption s'étend et devient confluente ; 3- s. rolaticus : papules rouges sur des plaques arrondies dont la durée est éphémère; 4» s. albidus : papules plus blanches que le reste de la peau, petites, disséminées, peu nombreuses entourées à leur base d'une aréole ^ blanche ; 5» s. candtdus : élevures populeuses sans rougeur à leur base.

Le strophulus se lie ordinairement au travail de la dentition; il ne s'accompagne d'aucun phénomène de réaction, d aucun trouble mémo, sauf la démangeaison ; sa durée est d un a deux septénaires.

Traitement. — Lotions et bains émollients ; régime convenable; bonne nourrice.

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