‹ Nouveau cours d'histoire universelle v.3,pt.1, 1860Chapitre 19 sur 45 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

LES EVi>EREURS CHRÉTIEN^.

Quatre divisions : Règne de Constantin; les Successeurs de Constantin; Règne de Théodose le Grand; État de l'empire à la mort de Théodose.

S !•'. — ^ègne de Constantin le Grand ( 32^-337 ).

Trois grands faits remplissent le règne de Constantin : rétablissement du christianisme comme religion dominante , la fondation de Constantinople et la réorganisation administrative.

fitabttssemeot da christtanisme.

Avant la défaite de Licinius ^ Constantin avait porté un grand nombre d'ordonnances empreintes de l'esprit du christianisme : il supprima le supplice de la croix, qui ne devait plus être un instrument d'ignominie ; il interdit d'exposer ou de faire mourir les enfants nouveaurnôSy de saisir pour dettes les esclaves et les animaux employés à la culture des terres, de soumettre les débiteurs au fouet et aux tortures ; il prohiba les combats de gladiateurs , et permit aux prêtres chrétiens d'aCTranchir les esclaves sans la participation du magistrat civil; il défendit de marquer sur le front ^ avec un fer rouge , ceux qui étaient condamnés aux combats de l'amphithéâtre ou aux travaux des mines ; il rendit robservation du dimanche obligatoire pour tout l'empire. Il ne persécuta pas les païens , mais \l doutv^ \û\i\fè^ %^;^

156 EMPIBB BOMAIN.

faveurs aux chrétiens , et restreignit lo paganisme autant ({ii'il le pouvait, en défendant de consacrer de nouvelles idoles, en faisant rétablir les églises abattues pendant la persécution, et en en faisant lui-même constrmre un grand nombre de nouvelles , qu'il dotait magniflcpie* nient. Un acte plus remarquable encore que les autres ( loi du X\ juin 318) , permit aux parties de décliner la juridiction des magistrats ordinaires, pour s'en rappo^ tt*r au jugement des évoques : cet acte inaugura la magistrature des pontifes, qui devinrent dès lors juges reroiuuis de leurs peuples; c'était un grand pas de bit dans la voie du pouvoir temporel de l'Église. Après la défaite de Lieinius, Constantin se déclara encore plus hautement en faveur du christianisme : il rétablit dans leurs droits, biens et offices, ceux des chrétiens que Liciniiis en avait privés , il «iccorda des privilèges aux villes (|ui abattaient des idoles, il autorisa le clergé à rerevoir des legs et des donations et d'ouvrir un asile dans les églises aux criminels qui s'y réfugiaient, il exempta d^imptNts les pi'opriêlês ecclésiastiques, et accorda des tribunaux particuliers pour les causes des clercs.

Le triomphe du christianisme sur l'idolâtrie était complet, mais riiêivsie vint le déchirer plus violemment eiicon* que dans les siècles précédents. Un prêtre dWlexandrie, nommé Aairs, stnitint que le Fils de Dieu nVst pas consuàstantiel à son Père; nier qu'il fût delà même substance, cVtait nier qu'il fût réellement Dieu et prêtendn* que les chivtiens commettaient un acte d*idoh\trie en adorant Jésus-Christ. Tout le christianisme était ainsi ivinis eu question. Constantin, de concert avec le |vipe saint Sylvestre, convoc]ua un concile à Nicée, en »i:îr> : les actes du concile fun^it confirmés par le pape, v\ il revêtit ainsi le caractère de concile œcuménique ou «///rc»rs«»i. Jamais lo moude ii «s'A\\ \v\ v\v wmvvoiv ^Im

LES EMPEBEUBS CHBETIEMS. — CONSTANTIN. lo7

vénérable et plus imposante : trois cent dix-huit évoques, sans compter les prêtres, les diacres et les acolytes, étaient venus des extrémités de la terre et de toutes les parties de l'empire. « C'était, dit un historien de l'Église (1) , l'élite de Thumanité chrétienne prête à résumer, dans un acte de foi et d'amour, la foi , l'espérance, la- sagesse véritables de tous les siècles passés, présents et à venir. Jusque-là, l'élite de l'humanité païenne, les philosophes, avaient beaucoup disserté sur Dieu, sur sa nature, sa providence, l'ensemble de ses œuvres, et, après des siècles de dissertations, de raisonnements et de subtilités, pas une vérité n'avait été encore définie d'un commun accord, ni mise à la portée du commun des hommes. Or, ce que n'avaient pu les philosophes grecs après dix siècles, ce que ne pourront les philosophes de l'Inde après trente et quarante, les pasteurs chrétiens le feront en peu de jours à Nicée ; ils le feront malgré toutes les ruses, toutes les arguties du philosophisme arien ; ils le feront en consignant dans leur Credo la doctrine qu'ils venaient de confesser dans les prisons, au fond des mines, devant les tyrans et les bourreaux qui leur avaient crevé les yeux , brûlé les mains, coupé le jarret; doctrine héréditaire qu'ils avaient reçue des martyrs , les martyrs des apôtres, les apôtres du Christ, le Christ de Dieu ; et ce Credo ^ qui défiait avec une si merveilleuse précision les vérités les plus sublimes, deviendra jusqu'à la fin du monde, et pour tout l'univers chrétien , un chant populaire de foi , d'espérance et d'amour. » Parmi les grandes lumières de l'Église qui brillèrent au concile de Nicée, on remarquait Osius deCordoue, légat du pape Sylvestre, et célèbre pour sa science, sa piété et sa prudence consom-

(1) Rohrbapfter, Bht. de VÉglUe, liv. XXX\.

158 EMPIBB BOMAIN.

mée ; les saints vieillards Paphimce, évéque de la haute Thébaïde, et Potamouy évoque d'Héraclée, qui avaient eu tous deux l'œil droit arraché pendant la persécution ; saint Pau/, évéque de Néocésarée, sur TEuphrate, à qui Pon avait brûlé les nerfs avec un fer chaud pendant la persécution de Licinius ; saint Jacques de Nisibe, en Mésopotamie ^ et saint Nieola$ j évéque de Myre » tous deux déjà célèbres par de nombreux miracles; saint Amphion^ évoque d'Epiphanie, qui avait subi la tortuve sous Dioclétien; saint BaHle, évoque d'Âmasée; saint Macaire, patriarche de Jérusalem, qui venait de re* trouver la vraie croix , de concert avec Pimpératriottmère sainte Hélène ; saint Eusiache , patriarche d^Ai^ tioche, et saint Alexandre y patriarche d'Alexandrie, qoi avait amené avec lui son diacre y saint Athan asi , l'âme du concile et le plus redoutable adversaire de TariAnisme. L'erreur d'Arius fîit anathématisée, et la divinité de Jésus-Christ hautement proclamée; le symbole de Nicée devint le symbole de la foi de toute l'Église. Malheureusement Constantin se laissa circonvenir par les intrigues des Ariens , et l'Église continua d'être troublée par cette hérésie, qui fut plus tard ouvertement pro« tégée par Constance, et qui en enfanta une multitude d'autres dont l'Orient surtout fut infecté : la mort funeste d'Arius, en 336, n'arrêta qu'un moment les progrès de ses erreurs (1).

Fondation de Conftantinople ( 330 ).

Constantin n'était pas heureux dans son intérieur. H avait eu d'une première femme un fils, nommé Crispus, qui s'était distingué dans la guerre contre Licinius; mais Fausta, fille deMaximien, qu'il épousa en secondes

(ïj Voirl'ffistoire de VBgl\%% poui les d«velo\i9eca«at8.

LES EMPEREUfiS GHBRTIENS. — CONSTANTIN. 159

noces, et dont les fils ne pouvaient prétendre au trône, accusa le jeune prince d'un crime infâme ; Constantin, trop crédule, fit périr Crispus (326). Reconnaissant bientôt son erreur, il condamna Fausta elle-même h mourir. Ces sanglantes tragédies indisposèrent le peuple de Borne; le sénat romain, attaché à l'idolâtrie, gênait aussi son administration autant qu'il le pouvait. LHnfluence du paganisme, dominant à Rome dans les hautes dasses, les souvenirs odieux de tant d'empereurs cruels et corrompus, la situation deByzaDce , qui l'avait frappé dans sa guerre contre Licinius, et une inspiration plus hante encore qui faisait sentir à Constantin « que la même enceinte ne pouvait renfermer l'empereur et le pontife (2), » déterminèrent le choix d'une nouvelle eapitale de l'empire. Constantin choisit une position magnifique. Il restaura et agrandit Byzance, qu'il appela la fiouveile Rome^ mais qui fut plus communément appelée Gonstantinople (Constantinopolis, ville de Constantin), du nom de son fondateur. Cette ville fut une ville toute chrétienne : Constantin n'y toléra aucun temple des box dieux, il y multiplia les églises et les monuments durétiens ; pour le reste , il voulut en faire une autre Borne, avec son sénat, ses consuls et son hippodrome. On a dit que les discours satiriques des païens et l'opposition du sénat le décidèrent à quitter Rome. Ce motif n'est pas le principal. Le sénat n'était plus guère à craindre, et depuis près d'un demi-siècle les empereurs n'avaient guère habité la ville des Césars. Constantin se détermina surtout par des motifs à la fois plus politiques et plus religieux; il voulut placer le siège de l'empire dans une position plus centrale et moins accessible aux ennemis extérieurs , et la durée de Tem-

(3) De Slaifttre, du Pape,

160 EMPIBE BOMAIN.

pire romain d'orient prouve qu'il avait bien jugé de la situation ; il a déclaré lui-même que c'était « par Tordre de Dieu qu'il fondait la nouvelle cité. » Il racontait qu'endormi sous les murs de Byzance , il avait vu en songe une femme accablée d'ans et d'infirmités, se changer en une jeune fille, brillante de santé et de grâce, qu'il lui semblait revêtir des ornements impériaux. Il obéit à ce qu'il croyait être la volonté du ciel manifestée par ce songe. Armé d'une lance , il conduisit lui-même les ouvriers qui traçaient l'enceinte de la ville, et, comme on lui faisait observer que l'espace déjà parcouru était immense : « Je suis, dit-il, le guide invisible qui marche devant moi ; je ne m'arrêterai que quand il s'arrêtera. »

La fondation de Gonstantinople et son érection en capitale de l'empire eut des conséquences très-importantes : ce fut un coup terrible porté au paganisme, qui s'était comme retranché dans le sénat romain ; le sain1>-siége fut affranchi de l'influence de la cour impériale et acquit une plus grande indépendance ; les provinces occidentales s'affaiblirent et excitèrent moins les préoccupations des empereurs ; enfin Rome déclina rapidement, et perdit peu à peu toute sa splendeur païenne pour se revêtir, dans les siècles suivants, d'une splendeur toute chrétienne.

Réorganisation administrative.

Constantin compléta l'organisation administrative que Dioclétien n'avait fait qu'ébaucher ; la constitution qu'il donna à l'empire réalisa la centralisation la plus puissante, en même temps qu'elle séparait entièrement les fonctions civiles et militaires. Tout aboutissait à l'empereuPy qui avait sous ses ordres immédiats sept ministres

LES EMPEEEUES CHRETIENS. — CONSTANTIH. Kil

[eurs:lepi'œjTOsi(assacr( cubiculi, intendant du palais impérial; le magisler officiorum, maitre des offices, sorte de miaislre d'État expédiant et taisant exécuter les édita; \e. qumstor sacripalatii, chefderadministralioti judiciaire; le eomex sacrantm largiliomim, comte des lai^esses, qui veillait à la perception des impûts et autros r«Teniig publics ; lu cornes rerumprivattavm, comte des affaires privées, administrateur particulier des domaiaes et du trésor de l'empereur; les deux comités doinesticorum, chefs de la garde de l'empereur. Il yavait en outre unmogi»ter vlrivxque mililix, maître des deux milices, sorte de ministre de la guerre, qui avait sous ses ordres un maitre de la cavalerie, un maître de l'infanterie, et trente-cinq fiws{^néraux) ou comtes. Le conseil de l'empereur, appelé consistoire du prince, se composait des sept ministrosnommésplus haut, du préfet de la ville, dequelques grands dignitaires de la cour et de quelques autres personnes que la conSance du prince y appelait.

L'administration civile avait à sa tète six préfets, savoir deaxpréfets deville, l'un à Rome, l'autre àConstantinople, et qaaiTe préfets da prétoire ou gouverneurs des quatre grandes divisions de l'empire. Ces quatre divisions portaient le nom de préfectures; elles comprenaient treize diocèses et cent quiaze provinces. La préfecture d'Orient comprenait les cinq diocèses d'Orient (Syrie, Phénicie, Judée), d'Egypte, de Pont, d'Asie MineureetdeThrace, qui formaient quarante huit provinces, La préfecture dIUyrie n'avait que deux diocèses ; la Macédoine avec i'Acbaïe etl'ilc de Crète, et la Mésie; ces deux diocèses formaient onze provinces. La préfecture d'Italie comprenait vingtrhuit provinces réparties entre les diocèses d'Italie ( italio , Sicile , Sardaigue , Corse , Novique , Rhétie), d'illyricum, avec la Pannonie, et d'Afrique. La des Qaales se dmsait aa troV& &\wite«» -■ N%

162 BMPIBE BOHAIN.

Gaule, l'Espagne et la Grande-Bretagne, et elle oompre^ nait vingt-huit provinces. A la tête de chaque diocèse était unvioaire ou lieutenant ; à U tête de chaque province, un proconsuly qu'on appelait aussi consulaire, correcteur ou président. Chacun de ces fonctionnaires avftit ses bureaux (offtcium)y avec des secrétaires ou scribei. Les ^ très de consul^ de ténateur et de patricien n'étaieoi plus que des titres honoriliques, comme ceux de nokiUuêmf d'illustre, de spectabilis^ de clarissime^ etc.

L'armée reçut aussi une nouvelle organisation. Elle su composait de trois corps spéciaux : les gardes palatHU^ dont le service auprès de t'Bmpereur était le moins pé« rilleux, mais le mieux rétribué ; les légUmnaireSf caOf tonnés dans les villes de l'intérieur, et les gardes fraih tières ou limitanei^ formés généralement de Barbares et distribués dans les castra stativa ou camps retranchés des frontières. La légion ne se composa plus que de quinze cents hommes ; il y en avait cent trente-deux.

Constantin Qt respecter le nom romain pendant son règne. Il avait, du temps de Licinius, passé le Danube, pénétré dans la Dacie et imposé aux ûoths ^obligation de lui fournir un contingent de quarante mille hommes; devenu seul maître de l'empire, il vainquit encore une fois les Goths et battit les Sarmates (33â) ; il reçut des eoH bassadesdesBlemmyes, des Éthiopiens et des Indiens; il fitreculer SaporII, roi de Perse (i), qui menaçait la Mésopotamie, et obtint de lui qu'il traitât pendant quelque temps les chrétiens avec douceur. Ses guerres, la fermeté de son administration, les services qu'il rendit à l'Église

(1) Les rois de Perse prédécesseurs de ISapor n sont : Artaxerce (22e), Sapor !•' (238), Hormiodas I* (271), Varane ou Bahram l*' (273), Varane II (276), Varane II [ (293), Narsès(206), HormisdasU (303), Sapor lit fils po«Uiume d'Uormi«dM, r^ade 31ûà 3S0.

LES EMPKBËUfiS GUHËTIfiMS. — CONSTANCE. 163

lui méritèrent le nom de grand, qu'il eût mieux mérité encore, s'il ne s'était pas montré cruel en plusieurs circonstances, et s'il ne s'était pas laissé circonvenir par les hérétiques, qui trompèrent sa bonne foi, parce qu'il ne prit pas assez soin d^ s'assurer de la vérité. Il faisait hautement profession du christianisme depuis la défaite de Jiicinius. On n'est pas d'accord sur l'époque de son baptême. Unévêque arien, Eusèbe de Gésarée, a prétendu qu'il avait été baptisé par lui dans les derniers jours de son règne ; mais la tradition commune, appuyée sur des preuves qu'on ne peut légèrement rejeter, tient qu'il fut baptisé plusieurs années auparavant par le pape saint Sylvestre (1). Il mourut après avoir partagé l'empire entre ses trois fils, faute qui attira bien des calamités sur l'empire (337).

§ n. les successeurs de Constantin (337-379).

Constance et ses frères ( 337-361 ).

Les trois fils de Constantin étaient Constantin II, Constance n et Constant, tous les trois fils de Fausta, la fille de Maximien-Hercule. Constantin leur avait adjoint ses deux neveux Dalmace et Annibalien ; mais les grands de l'empire, redoutant les suites d'une telle division, s'unirent pour empêcher l'exécution des dernières volontés de l'empereur défunt. L'armée fut soulevée par eux, et, allant plus loin peut-être qu'ils ne voulaient, elle massacra les frères et les neveux de Constantin; Constance fut soupçonné de n'être pas resté étranger à cette horrible tragédie. Deux neveux de Constantin échappèrent au massacre, grâce à l'intervention

(s) Voy. D. Guéranger, Essais sur le naturalisme contemporain^

1G4 EMPIAB AOMAIN.

d'un évéque : c'étaient Gallus et son frère Julien, qui mérita plus tard le honteux surnom d'Apostat; Constance, dans la suite, leur témoigna une grande bienveillance; un troisième, nommé Népotien, fut aussi épargné. Dans le partage qui suivit le massacre , Constantin II obtint la préfecture des^ Gaules, Constant la préfecture d'Italie , et Constance TAsie, la Syrie, l'Egypte, la Thrace, Constantinople, le Pont et la Cappadoce (337).

Constantin, Constance et Constant (337-340).

La concorde ne dura pas longtemps entre les frères. Constantin, mécontent de la part qui lui était échue, voulut dépouiller Constant de la sienne, en faisant valoir sa qualité d'aîné. Il passa les Alpes à la tôte d'une armée, attaqua Constant, et périt dans une embuscade près d'Aquilée. Un nouveau partage donna l'Occident à Constant et TOrient à Constance (340) .

Constance et Constant (340-350).

Les deux empereurs avaient chacun de grandes occupations à l'intérieur et à Textérieur. A l'intérieur, les ariens continuaient de troubler l'Église. Constant se montra favorable aux catholiques , et il contribua à faire rétablir saint Athanase sur son siège; mais Constance, qui avait tous les défaut3 de son père, sans avoir aucune de ses qualités, se laissa circonvenir par les ariens pendant tout son règne, et favorisa l'hérésie de tout son pouvoir. A l'extérieur, les Barbares et les Perses menaçaient toujours les frontières. Les Francs envahirent les îles des Bataves et la Belgique, et s'y fixèrent définitivement. Constant, au lieu de protéger les frontières de l'empire, passait son temps dans les fûtes ou à la chasse, et il traitait en pays conquis les provinces qui avaient

Page 1