‹ Nouveau cours d'histoire universelle v.3,pt.1, 1860Chapitre 3 sur 45 · IT PRÉFACE · texte numérisé non relu

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taux, d'inspirer aux élèves le désir d'en savoir davantage , et de les intéresser à ces faits passés depuis longtemps, en leur montrant qu'ils sont encore Fobjet des préoccupations des savants, et nous sommes heureux de voir que notre pensée a été comprise et approuvée. Il y a moins de choses neuves à dire en ce genre pour les temps modernes ; il y en a cependant encore , et nous ne négligerons pas de les dire lorsque nous en aurons l'occasion.

Ce n'est pas là que se présentent les difficultés pour Fhistorien des temps modernes; ce n'est pas non plus dans la multiplicité des peuples et de» événements qui se passent sur la scène : elles sont dans les divisions religieuses qui affligent le christianisme, et dans les divisions politiques qui déchirent les sociétés contemporaines. Ici, nous le dirons franchement et hautement, nous ne croyons pas que l'impartialité historique consiste dans une indifférence absolue. On ne doit pas sans doute défigurer l'histoire pour la faire servir au triomphe d'une opinion , mais on ne doit pas non plus, dans un ouvrage d'enseignement, moins encore que dans tout autre, s'en tenir au récit sec des faits , à une sèche énumération de noms propres et de dates. L'historien doit dire fermement ce qu'il croit être la vérité, et juger les hommes et tes faits d'^après les règles de ce qu il lient être la vérité et la justice.

Il y a, sous ce rapport, dans les ouvrages d'enseî- S^ement répandus parmi nous, trois écoles diffé-

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rentes, si Ton nous permet d'employer ces mots. Personne n'est ouvertement hostile à la religion et à l'Église catholique en particulier, mais beaucoup d^auteurs groupent les faits d'une façan telle, sèment dans leurs récits des réflexions telles, que l'élève est amené à regarder l'Église catholique et le christianisme comme une religion plus pure, sans doute , que le paganisme, mais qui n'est après tout qu'une forme de religion plus avancée, sans qu'elle soit le dernier terme du progrès de l'homme dans ses rapports avec Dieu. Le christianisme , dans ces ouvrages, obtient beaucoup de respects extérieurs, mais aucun véritable hommage, et l'Église catholique, qu'on ne combat pas directement, est attaquée dans les papes, dans les évèques, dans le clergé, d'une façon qui ne peut inspirer pour elle aucune estime. Nous regardons l'école à laquelle appartiennent ces ouvrages comme une ennemie véritable ; ce ne peut être que par inadvertance que ses productions entrent dans les maisons d'éducation chrétiennes.

Il existe une autre école qui est loin d^ètre hostile à la religion, qui l'aime, au contraire, et qui la professe; mais elle se croit tenue à des ménagements, elle laisse subsister des préjugés, elle commet des omissions qui enlèvent à l'enseignement chrétien sa vigueur et son efficacité. On croit devoir justifier l'Église dans des circonstances où elle mérite d'être glorifiée^ hn cherche à atténuer la çotlé^ d^?>fe\\Si V3^\

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paraissent à sa charge, et qui, présentés dans leur vrai jour, nWfriraient aucune difficulté ; on conserve encore certains préjugés d'uQ aulre siùcle sur des institutions xjui ne méritent que des éloges, puisqu'elles ont reçu l'approbation des Souverains-Pontifes; enfin. Ton croit devoir glisser légèrement sur d'autres faits dans la crainte d'un scandale qui n'e.\iste pas, ou bien on laisse trop ignorer l'histoire des fails religieux et les noms de ces grands hommes du chiistianisme que l'on nomme les sahils, ou bien encore on se laisse aller à des explications naturelles de faits qui ne trouvent leur véritable explication que dans l'ordre surnaturel. L'école dont nous parlons est remplie de bonnes intentions, mais nous croyons qu'elle n'atteint pas le but qu'elle se propose, par trop de timidité, et quelquefois par trop peu de fermeté dans le3 vrais principes catholiques.

Nous avons cherché à nous placer sur un terrain plus solide, avec les historiensque nous classons dans la troisième école. Franchement catholiques, et convaincus que l'assistance divine ne manque jamais à l'Église, que c'est l'Éghse qui est l'objet principal de la Providence divine, nous faisons des jugements et des doctrines de l'Église la règle de nos jugements et de nos doctrines, et, quand c'est elle qui agit ou qui prononce, nous savons qu'il n'y a rien que de juste et de bon. Dans un ouvrage consacré à l'enseignement élémentaire de l'Histoire , nous nous absieDODs sans doute de dissertations à ce sujet, mais

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c'est là le fil qui nous dirige , la lumière qui nous éclaire : le bien vient de Dieu , les abus viennent de l'homme; nous ne craignons pas de voir des défauts, même des crimes dans les hommes chargés d'enseigner la vérité; mais nous savons que ces défauts et ces crimes ne retombent pas sur la doctrine, et Thisloire sérieusement étudiée nous a d^ailleurs montré que le mal a été bien exagéré dans des intentions qu'il est facile de deviner. •

Nous avons nommé la politique. Loin de nous îa pensée d'introduire dans l'enseignement des questions irritantes à propos des faits contemporains, ou ))iènie de faits plus anciens qui forment encore aujourd'hui la matière de vives discussions. Nous nous attachons au simple récit des faits, nous nous efforçons de montrer l'action de la Providence dans toute la suite de Thistoire, nous flétrissons ce que TÉvangile flétrit, nous louons ce qu'il loue; nous n'avons pas à prendre parti pour telle ou telle opinion politique dans laquelle la religion n'est pas engagée. L'histoire présentée dans toute sa vérité est un grave enseignement qui n'a pas besoin de chercher son intérêt dans des allusions ou des applications contemporaines. Nous avons la confiance qu on ne trouvera rien dans notre cours qui ressente le parti pris , ni qui annonce des préoccupations étrangères à la bonne éducation de la jeunesse.

Nous faisons connaître, dans notre Introduction, la raison des divisions que nous avons aOio^lfe^'s» ^^\sc

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l'histoire du moyen âge. Nous avons continué d'appeler l'attention des élèves sur les noms des chefs d'État et des personnages les plus remarquables en écrivant leurs noms avec des majuscules ou des italiques^ la première fois qu'ils se rencontrent; nous avons multiplié les litres des subdivisions dans chacun des paragraphes; nous donnons d'ailleurs des tables très-détaillées qui peuvent servir à la fois de questionnaires, de résumés et de mémento. Le second volume du moyen âge, quatrième du Cours, sera terminé, comme le second volume de l'Histoire ancienne, par les synchronismes des quinze premiers siècles de l'ère chrétienne , et par les programmes d'histoire du baccalauréat-ès-lettres , des lycées et des collèges.

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