‹ Nouveau cours de méditations sacerdotales, ouChapitre 11 sur 96 · II. 11 se la doit à lui-même · texte numérisé non relu

II. 11 se la doit à lui-même

F'" P. Le mlnid'cre sacerdotal exige une eniinente douceur. Obligés de coiiGOurir au salut de nos frères par tous les moyens qui sont en notre pouvoir, n'oublions pas que la plupart de ces moyens empruntent à la douceur tout ce qu'ils ont d'efficacité. Pour porter à Dieu les cœurs de nos frères, il faut les avoir, et c'est la douceur qui nous les donne ; ce qui a fait dire à saint Ambroise : yihil tara utile qiiàm diligi. La religion ne s'impose pas, elle se persuade. On ne commande pas la conversion ; on l'obtient par la patience ; on y arrive par voie d'insinuation. 0 Le ministère est sans fruit, quand il est sans confiance ; et il est toujours sans confiance, quand il y a de la rudesse, de la fierté dans le caractère du ministre. » (Massill.) Tous les hommes en sont là, dit saint Vincent de Paul, que nul ne veut être repris avec aigreur ; la passion ne corrige point la passion. Le cœur de l'homme, suivant la remarque de Bossuet, ne se régit point tant par puissance, qu'il se ménage et se gagne par douceur. Dans la con-

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