I . EpUt. 3. (u1 Conud
Allez à l'autel vous offrir au Sauveur et pro- ^ mettez-lui une constance inébranlable. Quand il
se sera donné à vous dans la sainte communion, entendez-le vous dire : Fili, accepisti Spiritum sanctum ad robiir; ne sis igitur pusillanimis, Confortareetnoli tiïhere; estoforlisin hello, et pugiia viriliter... Etiamsi totiis mundus contra te armaretur, ne paveas repentino terrore; ego qui vici munduni tecum sam tanquàm bellator fortis : idcircd cadent et infirniierant. t'Memorial. vit. sacerd. c. *!4.
1er l>. Funestes effets du, découragement , considéré par rapport au zèle. Il en. énerve loute la puissance. Avec lui il n'y a plus de vigueur sacerdolaie, plus d'éner^Mques résolulioni. On se persuade qu'il n'y a rien à foire parce quil y a trop à faire, el on se résigne froidement au malheur éternel des âmes. Le berger n'Gppose plus de rési-lance à la fureur des loups, que devitMidra le troupeau ?
lie p. Le découragement est souvent coupable dans ses causes : — Orgueil. On Lhercliait sa propre gloire, on n'a pas réussi, on tombe dans raballemenl. On comptait sur soi-même plus que sur Dieu, on n'était pas convaincu de son néant, il faut désespérer de ^oi pour tout espérer de Dieu. — Ingratitude. Si je pensais aux faveurs dont Dieu m'a comblé et me comble encore fous les jours, j'espérerais contre toute espérance. — Lâcheté. On trouve plus aisé de dire : C'est impossible, que d'essayer el de mettre la main à l'œuvre. On aime mieux s'i-ndormir di.ns la mol.e^se, ou l'inaction, que de faire des eiforts.
nie P. Le découragement est toujours déraisonnable dans ses prétextes. — Mon peuple e^t mauvais,- c'est ce qui doit enflanim r votre zèle. — Je travaille sans aucun succès ; qu'en savez-vous ? Dieu niesure-t-il ia
récompense sur le succès? — Il est impossible de ramener des hommes si pervers. A vous, oui, ruais à D.eu [oui e>l facile. — Je n'ai pas ce qu'il faudrait pour cet emploi. Nouveau molir de confiance : hifinna mundi elegil Deus. — Il y a longtemps que j'attends en vain le fruit de mes travaux. AUeudez euLûre; il ne vous apparlienl pas de fixer à l)ieu k'S niomunb de >a grâce. — Si je ne recule pas^ je succomberai. Que votre sort serait di;-'[ie d'envie !