III
un jour viendra où vous verrez ce même Fils de l'homme que vous aurez jugé , assis à la droite de son Père, et venant sur les nuées pour juger tous les hommes. ;>
0 Jésus», je vous adore comme le véritable Fils du Dieu éternellement vivant, mon sauveur et mon maître. Recevez les hommages d'un cœur qui est k vous ; mais , hélas ! qu'il vous a coûté cher! Que va vous, attirer une déclaration qui devrait faire trembler ces juges impies et sacrilèges? A peine est-elle prononcée, que Caïphe déchire ses vêtements et s'écrie : // a blasphémé ; les témoins deviennent inutiles; vous venez vous-mêmes d'entendre le blasphème, que vous en semble?.. Et tous répondent : Il mérite la mort. Oui, Jésus mérite la mort, parce qu'il a pris sur lui la dette des pécheurs... Il mourra pour me délivrer de la mort éternelle ; puis-je moins faire que de vivre pour lui?
Les juges se retirent.- Il n'y a plus dans la salle que notre Sauveur, environné de soldats et de valets , qui le regardent d'un air insultant et se préparent à lui faire mille outrages.
Qu'on s'imagine un roi fait prisonnier, qu'un tyran victorieux abandonnerait aux fureurs de la plus vile populace , avec cette seule recommandation : Ne lui ôtez pas la vie ; je lui réserve un grand su pplic-e. Jésus-Christ fut traité comme le serait ce malbinireux prince. La maison de Caïphe. dil sain! Joan-Chrysostùme,
était une espèce d'enfer ; chacun de ceux qui l'Iiabitaient était un bourreau ; chaque bourreau un déniun à forme humaine... Aussitôt on lui cracha au visage, et ceii^: qui le tenaient se moquuicnt de lui en le frappant; et lui ayant bandé les yeux, ils lui donnaient des coups ^ en disant: CJirist, devine qui fa frappé?.. Et ils lui disaient encore beaucoitp d'autres injures et blasphèmes \ Soldats et valets s'excitent mutuellement. C'est entre eux une émulation vsatanique , à qui lui jettera le plus d'insultes et de crachats , à qui se montrera le plus insolent et le plus cruel. Sa patience les irrite, sa douceur redouble leur rage. Et ce jeu barbare ne finira qu'avec la nuit.
0 prêtre, que ferez-vous pour témoignera Jésus-Christ, par un attendrissement utile, combien vous êtes touché de tout ce qu'il souffre, et repentant de lui avoir occasionné ces opprobres? Respectez-le, aimez-le, imitezle, et ne négligez aucun moyen de lui procurer le respect, l'amour et l'imitation qu'il mérite. Respectez et faites respecter ce Dieu Sauveur, dans son nom, dans ses images, mais surtout dans son adorable sacrerçent. Jésus est prés de Ivous sous les voiles eucharistiques... Ah ! qu'il y est encore outragé î Vous avez dans le taberjnacle de votre Eglise ce divin cœur qui a tant
' .Matth. le^ 07... — Luc. 22. H'].
aimé les hommes, et dont la tendresse, la charité pour nous sont les mêmes que pendant sa vie mortelle. Aujourd'hui comme alors , il demande notre amour et notre imitation. Si notre zèle à défendre ses intérêts nous attire des persécutions et des mépris , quelle gloire pourrions-nous préférer aux humiliations, après que lui-même a préféré pour nous tant d'outrages à sa propre gloire?
1er r. Contempler les personnes. — Ces juges , ces hommes de loi accourus à Taudience. — Le souverain Pontife , sa fierté , son air satisfait. — Les princes des prêtres, les scribes... Une joie féroce se peint sur tous ces visages. — Jiî-sus, le Fils de Dieu... au banc des accusés, chargé de chaînes... Tout en lui respire la douceur, et Tinnocence.
Ile et IlTe P. Écouter les paroles et considérer les actions. — Le Pontife l'interroge sur ses disciples et sa doctrine. Réponse pleine de sagesse, récompensée par un soufflet... Quel est celui qui reçoit cet affront? Où le reçoit-il? De qui? Pourquoi ?.. Et la main sacrilège ne se dessèche pas au même instant !.. — Si j'ai mal parlé , faites voir le mal que j'ai dit. Jésus devait cette réponse à sa justification , à notre instruction et à la confusion de ses ennemis. Les accusations se multiplient, Jésus se tait. Il ne rompra le silence que pour la gloire de son Père , lorsqu'on l'adjurera , au nom da Dieu vivant, de déclarer s'il est son Fils : Oui, certes, je le suis , et vous le verrez ce Fils de l'homme descendre du ciel pour juger le monde. — Caïphe déchire ses vêlements : // a blasphémé, il est digne de mort.., et toute rassemblée dappUuKlir à cette sentence. QiW| foras-tu, ô mon âme, oour témoigner à Jésus combien
lu .'S touchée de ce qu'il souffre pour toi, el repentante le lui avoir causé tant d'opprobres?