‹ Nouveau cours de minéralogie, comprenant la description de toutes les espèces minérales avec leur applications directes aux arts (volume 2)Chapitre 54 sur 120 · V. TERRAINS DE TRANSPORT · texte numérisé non relu

V. TERRAINS DE TRANSPORT

Tous lés dépôts postérieurs aux terrains précédents, et qui formem les parties les plus superficielles de Técorce terrestre, OQt cela de particulier, qu'ils n'offrent plus les caractères de âédilnients qui se seraient produits tranquillement au sein des eanXj mais plutôt ceux de dépôts irréguliers, résultant d'un trans* port rapide et plus ou moins violent De là les noms particuliers àeêsrrdins diluviens^ ou dé lefrains dalluvion qu'on leur donne, [Mii^ç qu'on les a attribués ou à d'immenses courants, à de gfthadês inondations, subites et passagères, comme le déluge historique, ou bien à des causes moins extraordinaires, comme cellerqui produisent encore de nos jours des transports de blocs et die gafets, ou de simples alluvions. Ces dépôts, généralement meubles, caillouteux ou limoneux, se composent de couches, et pibs ordinairement, d'amas irréguliers de sables et de limons, renfermant dès cailloux roulés avec des débris organiques, et quelquefois des blocs de roche épars (blocs erratiques). Ils se partagent en deux systèmes distincts : les alluvions anciennes (ou le diluvium), et les alluvions modernes,

iS* Groupe. Terrain diluvien. Les alluvions anciennes sont dues à des causes qui ont cessé d'agir, ou qui n'agissent plus avec h nrême énergie qu'à l'époque de leur formation. On les rencontre Don-sculement dans les plaines, mais encore sur les plateaux et sur lés pentes des montagnes; ils remplissent les vallées, comblent tes cavernes et obstruent les fentes des rochers. Un de leurs caractères les plus constants, est d'être accompagné d'énormes fragments dd roche», à angles vifîs ou émoussés, nommés blocs erratiques; ils renferment aussi presque toujours des dépeuitles' d-'aiviman» ayant appartenu à des espèces perdues; ou bien à desr espèces arralogues à celles qui vivent encore, mats dab» df^s tièun très-éloignes. Mais ce n'est pas seulement dans les eonvches isi^ubles et superficielles que l'on rencontre ce» débris etgaviiftjueej, ik^sont surtout accumulés dans des brèches à ciment feiT«fiiMUK>(4r^ir/iei o^^eu^^ lesfeDteadennochert)

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et dans les cavernes à ossements, qui jadis ont ëté en commoiiication avec la surface du sol par des ouvertures, du genre Am fentes dont nous venons de parler.

On a rapporte au terrain diluvien, mais avec quelque illce^ tifude, les minerais de fer en grains ou pisolitliiques du Berrj et de la Franche-Comté, sous le nom de Fers dalltwion; et les dépôts qu'on a 2i[n^e\é% plnsiaques, sortes de çraviersou de sables à ciment ferrug;ineux au milieu desquels se trouvent en abondance des minéraux précieux, tels que de Tor et du platine en grains, ou des cristaux de diamant et autres pierres gemmes. Ces dépôts remplissent tantôt le fond de vallées larges et presque horizontales^ tantôt s*étendent sur des plaines ou des plateau assez élevés, ou sur des pentes peu inclinées de collines basses.

i6^ Groupe. Terrain daUuvion moderne. Les dépôts de cette . époque ont beaucoup de ressemblance avec ceux de l'époque diluvienne : ce qui les en distingue, c'est qu'ils ont élit fiirmës postérieurement à la dernière grande révolution que la surfilée du globe a éprouvée, et par des causes encore agissantes. Cest dans ce3 dépôts, les plus superficiels et les plus modernes, que Ton trouve des fossiles ayant'appartenu à des espèces analogues à celles qui existent encore dans la contrée, tels que des os d'animaux domestiques, et des débris de Tespèce humaine associéi aux objets de son industrie. Ces terrains comprennent les produits des volcans modernes, les glaciers et leurs moraines, les dépôts de sels des lacs, ceux des sources incrustantes, les formai lions modernes de calcaires, de sables et de limons, enfin les tourbes et la terre végétale. Celle-ci, qui est le résultat de la décomposition et de la désaggrégation par l'air atmosphérique des roches solides superficielles, se compose des matières minérales les plus répandues à la surface du globe, de sable, d'argile et de calcaire, et contient en outre une légère quantité d'humns, provenant de la décomposition des matières organiques.

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