DEUXIÈME CLASSE
COMBUSTIBLES MÉTAIXIQUES.
Ces substances se distinguent de celles de la première classe
le genre de combustion qui leur est propre, par leur nature
mique, et par les caractères physiques qu'elles ofFrent sodi-
t d'elles-mêmes, ou qu'elles acquièrent toujours après une
Pté[ ation convenable. Toutes en effet ont un éclat pattico-
qui les caractérise, l'éclat métallique, ou bieq, si elles ne le
itent pas immédiatement, elles peuvent l'acquérir aisément
par la simple action du brunissoir, ou par la réduction au moyen
du chalumeau. Elles sont toutes formées de métaux proprement
dits (ou métaux lourds), isolés ou combinés soit entre eux^ soit
avec des métalloïdes (ou cléments non métalliques) non com-
burents : de cette composition générale, il résulte qu'elles sont
susceptibles de combustion, dans le sens qu'on attache à ce mot
eu chimie. Les combinaisons des métaux avec l'oxygène, le
chlore et les autres éléments comburents, viendront après, mais
elles seront rejetées dans la classe suivante, pour y être placées
à côté des autres substances incombustibles. De cette manière,
,1a seconde et la troisième classe du règne minéral se trouveront
parfaitement en rapport avec les distinctions que la plupart des
chimistes établissent entre les corps, lorsqu'ils les divisent en
corps combustibles et en corps brûlés.
Les combinaisons avec l'oxygène et le chlore étant donc exclues de la seconde classe, il en résulte encore un caractère général, que nous avons indiqué ailleurs, et que nous devons rappeler ici : c'est que les substances de cette classe ne sont pas capables de se dissoudre immédiatement dans les acides, et qu'elles ont besoin pour cela de se combiner préalablement avec l'oxygène ou avec le chlore : aussi faut-il, pour les rendre solubles, les traiter par l'acide azotique ou par l'eau régale, qu'elles décomposent en partie, afin d'enlever à ces acides l'élément comburent qui manque en elles. Deux métaux résistent à
raction de tous les aoîdes connus: ce sootriridiain et le rhodiam. Deux autres, le platine et l'or, exi{;ent pour se dissoudre Tenij^ de l'eau régale, qui est un mélange d'acide clilorhydrique et d'acide azotique. Mais à ce petit nombre d'excieptfoiur près, toatei les autres substances métalliques peuvent être traitées par l'acide azotique, dans lequel elles se dissolvent en donnant lieaà un dégagement de vapeurs rutilantes.
Ajoutons encore aux caractères précédents, que les substaneei' delà seconde classe sont généralement très-denses, opaquei pour la plupart, et douées d'une couleur propre, qui reste vive après la trituration de la masse. On verra bientôt qu'elles ont aussi des manières d'être géologiques, qui sont à peu pris ka mêmes pour toutes. Cette classe qui renferme tous les mëiaoi usuels, avec leui^ principaux minerais, ceux du moins qui sont de nature combustible, se divise en quatre ordres ou grattb genres oliimiques, savoir : un ordre des métaux natifs, un orditt des métaux alliés ou combinés avec l'arsenic, l'autituoine M le tellure, et deux ordres de métaux minéralisés par le séléDiQfli et le soufre^ l'un composé des séléniures et sulfures simples, et l'autre des séléniures et sulfures multiples.
I" OaDRE. MÉTAUX NATIFS.
{Métaux libres, ou simplement mélangés, sans proportions définies.)
P" Tribu. Rhomboéoriqdes.
* Gazotytes.
Ir* Espèce. Oimium miDirâma. Os^ Ir.
Syn. : Iridium osmié, ou Iridosminê; Osmiure d'iriêium.
Substance métallique d'un blanc d'étain ou d'un gris de I^omb, le plus souvent en grains irréguliers, aplatis, quelquefois en petites tables hexagonales, qui sont des prismes hexaèdres tronqués sur toutes les arêtes des bases. Les troncatures prolongées forment un dirbomboèdre, dont les an^kssontde 1^4^ à la base, et de 127^36' aux arêtes terminales. Ces petits cristaux offrent un clivage basique assez net. Ils sont très-peu ductiles, ou même presque cassants. Leur dureté = 7 ; leur densité varie de 19,5 à 21. Ils sont composés d'osmium et d'iri* dittm, dans des proportions très-variables; en efiftet, les aoalyse»
RHOMBOéDRIQUES. 225
US conduisent aux formules sulTantestlrOs, IrOs',
et u autre analyse de Thomson, relative à une variété
I, semble indiquer un autre rapport, dans lequel le pre-
métal serait à son tour en quantité prédominante. S'il y a
ment combinaison définie entre les deux métaux, on est
d'admettre plusieurs espèces, deux au moins, dont l'une,
pondante à la première formule de Berzélius, contiendrait
d'osmium, et l'autre, représentée par la seconde formule
, contiendrait jS % du même métal. C'est en effet à cette
! de voir que se sont arrêtés la plupart des minéralo-
et entr'autres M. Haidinger, qui désig;ne la première es-
IrOs) parle nom de Newjanskite^ et la seconde (IrOs^) par
le Sisserskiie.
i, si l'on rapproche ce fait de la variabilité des proportions
ïet alliage naturel, de celui de l'unité de forme cristalline,
par les recherches de M. G. Rose (i) , on est amené à ne
lans ce minéral qu'un simple mélange entre deux métaux
rphes, qui conserve la même forme, quelles que soient les
lions des composants.
G. Rose a reconnu en effet que les trois composés IrOs,
, IrOs^, analysés par Berzélius, avaient une seule et même
, celle du prisme hexagonal modifié sur les arêtes des
que nous avons indiquée plus haut, et, de ce fait, rap-
hé de celui qui se rapporte à la composition, il a conclu
Daturellement que l'osmium pur et l'iridium pur doivent
Ir aussi la même forme.
Dans tous les cristaux observés par lui, les troncatures des
tes horizontales étaient inclinées sur l'axe de 3i°33'; et si
l'on remplace les arêtes terminales alternatives du dodécaèdre
des facettes tangentes, qui seront de même inclinées à l'axe
3 1^33', ces facettes prolongées formeront entre elles un
boèdre de 84®r>2', peu différent de celui de l'arsenic (85**4')
ie ceux des autres métaux rhomboédriques. Une telle coïn-
e rend fort probable le point de vue adopté par l'habile
llographe ; et nous regarderons avec lui le rhomboèdre de
14*52% dont Taxe principal = i,4i, comme étant la forme pri-
livc commune de l'osmium et de l'iridium. On sait d'ailleurs
ces deux métaux ont sensiblement le même poids atomique :
e rhomboèdre de 84^32' étant pris pour forme fondamentale,
VebiT di» Krystallform der rhombœdrischen MetaUe, par G. Rose. Berlio, i d$ Minéralogie. Tome II. 18
a»6 tffrAtnc itfknii.
le prisme et le dodécaèdre sont alors des forft r
présentées la première par le signe cT, et la 8ec< é ] h
D'après les raisons que nous venons de déduire^ tiOQS e dërerons Tostnium iridié comme un simple rhélange, à prd tions variables, dans lequel Tosmium est ordinairement quantité atomique prédominante, et qui prendra place i lement en tète de la tribu des métaux rlion!^boëdrlc(déSy à de Tarsenic, dont il se rapproche beaucoup par bsl forme c line. Si l'on aimait mieux y voir plusieurs combinaisons et par conséquent plusieurs espèces, comprises toua le tférique d'osmiures, et correspondantes aux variétés pritici] que nous allons distinguer dans un instant, c'est dans les ordre de la classe des métaux, celui des arséniurefs et \ composés analogues, qu'il faudrait reporter ces métiiëB < en les plaçant à côté des arséniures et antimoniurèâf àé ni