VARIÉTÉS PRINCIPALES
1. Osmium ifidifère^ de couleur Sombre. IridostiSiliDl', I mann, Sisserskite, llaidinger. D'un grîs de [ilôdrib ôU d en cristaux granuliformes ou en petites tables heiàgott avec un anneau de facettes autour des bases, et uù clivàgifi sihie parallèlement à celles-ci. P.S=2i,2. Composition i\ que : IrOs^ ou IrOs^; ou en poids, avec -la première fbrmi Os = 75, et Ir=25; et avec la seconde. Os = 80, tfssilG. i variétés sont les plus riches eu osmium. A une haute të'ui| turc, elles dégagent une forte odeur d'osmium , c'ie8t-à-dire î
(1) Od verra plus loin que riridium natif cristallise aunl en cobe, et qpH est, par couséqaent, dimorphe. 11 en est de môme du palladium, et il se pojVrait bieQ fairo que tous les métaux rhomboédriques et cabiqocs Ibuenl dni le même cas, c'est-à-dire que tous les métaux des deux tribiis éeraiedi \tiSr morphes eutre eux. M. G. Rose fait remarquer avec raison l'analogie de fbriM des métaux rbomboédriques avec certains oxydes do la formulé R'O', leliqiit le corindon^ le fer oligiste, le fer titane, Toxyde antimoniquç et l'addo an^ nieux, parmi lesquels il en est quelques-uns qu'on a observés atissi soù Us formes des deux systèmes : ou sait que la forino ordinaire du eoriodoD et da ftr oligiste est un rhomboèdre d'à peu près 860, très-voisin de ceux des rnéûm rhomboédriques; et^ comme l'osmium iridié, ils offrent souvent pour fbriM sacondaîre, le môme prisme hexagonal^ terminé par un dodécaèdre de mèmeori* gine. M. G. Rose fait encore une observation assez curieuse : c'eA' qfite lèt dsjdtt dont les radicaux appai'tiennent plus particulièrement ^ la série rtiOiiiÎNttdrique^ sont ceux qui cristallisent le plus ordinairement âkby Vwfkixé É^MéàK^ et vice versa.
RtfOMBOiDRIQUÉS. 337
d'ilcîde ôsdiique qui ont une odeur pénétrante et carac-
ae. ChaufFé sur le charbon avec le chalumeau, le minerai
iÉtuoîr,et donné en même temps l'odeur dont il s'agit; avec
me de l'esprit-de-vin, il devient très-brillant, et colore cette
i en rouge-jaunâtre. Il se trouve avec ïe platine dans les
des monts Ourals, à Sissersk , Nischne-Ta[[ilsk et Cathe-
lurg; mais il y est beaucoup plus rare que la variété sui-
ï. On le cite aussi dans l'Amérique septentrionale, en Cali-
OÉmium îndifère^ de couleur claire. Osmiridium, Haus-
i; NéWjatiskite, Haidinger. Minerai d'un blanc d'étain, en
if tableft h^agonales, offrant la même forme et le même
5 qtfe le précédent. P.S=: 19,6. — Composition chimique :
cf\k eà poids : Os = 499 Ir=47> ^^^^ ^^ P^^ ^^ rhodium
fiet. fûfusible au chalumeau, et ne développant pas
[ài-mème Todeur d'osmium sur le charbon ; mais fondu
fe nitfe dans le petit matras, il dégage des vapeurs odo-
es, et se réduit en une masse saline de couleur verte, qui,
te dàùs l'eau et chauffée, donne un précipité bleu d'oxyde
"1 trouve cette variété, qui est la plus abondante, dans les
% aurifères des monts Ourals, à Newjansk et Kuschwinsk;
Jans l'Amérique méridionale, avec l'or et le platine, au
, dans la province de Minas Geraes, et à la NouvelIe-Gre»
'ydans la province deChoco. On le cite encore comme exis*
\ Bornéo, dans la mer des Indes. C'est dans ce minerai que
tl m-Tennant a découvert en i8o3 les deux métaux aux-
I a donné les noms d'osmium et d'iridium, le premier
nommé à cause de l'odeur qu'il développe, et le second, à
cfes couleurs variées que présentent ses combinaisons sa-
. L'osmium est un métal qui se rapproche beaucoup des
Uofdes par ses propriétés chimiques.
2« Espèce. AmiEino.
SjD. : Gediegen Arsenic; Scherlenkohold; Arsen,
Caractères essentiels.
Composition chimique: As, ou arsenic pur, un des corps [des, que ses propriétés physiques peuvent faire considérer n De un métal, mais que ses combinaisons chimiques rapnt des oiëtalloïdes.
Forme cristalline fondamentale : le rhomboèdre aigu de 85^4' (d'après G. Rose), dont l'axe principal = i,4o25^ les axes secondaires étant pris pour unité. Breithaupt^ qui le premier a déterminé les formes de l'arsenic, avait adopté, pour forme pri* mitive le rhomboèdre tangent 6^ (fig. i6, pi. 19), dont Uangle au sommet est de 1 14°'
Caractères distinctifs.
GÉOMÉTRIQUES. — Clivagc très-uct et très-parfait perpendiculairement à l'axe principal, ou parallèlement à la troncature é^ base des prismes hexagonaux. Cette face de clivage est trè^ brillante dans les cristaux artificiels. Des clivages imparfait! s'observent parallèlement aux faces des rhomboèdres P et If, Parla combinaison de ces différents clivages, on peut obtenir i volonté des rhomboèdres simples, des solides octaédriformei (rhomboèdres basés), et des tétraèdres (pyramides droites à base équilatérale).
Physiques. — Densité : 5,8. — Dureté : 3,5. — Ténacité : trèscassant. — Cassure inégale, à grain fin. Aspect extérieur : opaque, d'un éclat métallique, et d'un gris de fer ou de plomb daoi les cassures fraîches; mais noircissant promptement à l'air pir la formation d'un sous-oxyde à la surface.
Chimiques. — Sous la pression ordinaire, entièrement volatil, sans se fondre dans le tube fermé; la vapeur d'arsenic est incolore, et a une odeur d'ail très-caractéristique; pour développer cette odeur, il suffit de projeter une pincée de poudre d'arsenic sur un charbon incandescent. La vapeur d'arsenic se dépose toujours dans la partie froide des tubes sous forme d'enduit cristallin gris-noirâtre : il est donc facile d'obtenir l'arsenic cristallisé par voie de sublimation. Volatile à l'état d'oxyde blanc dans un tube ouvert par les deux bouts : on obtient ainsi des vapeurs blanches d'acide arsénieux , qui se condensent en une matière cristalline blanche et vitreuse. Attaquable par l'acide azotique qui Tacidifie en se décomposant en partie, après quoi il se dissout dans Texcès d'acide.
L'arsenic natif est rarement parfaitement pur; il est souvent mélangé de quelques centièmes d'antimoine ou de bismuth; et quelquefois d'un peu d'arséniure d'argent ou de cobalt.
RHOMBOÉDRIQUES. 33g
VARIÉTÉS
Formes crislaUines,
difications sur les arêtes : 6* — sur les angles : a*, e*'*. L'irsenic natif présente rarement fies cristaux détermina- ; ses formes ont ^té la plupart observées sur des cristaux iels.
I. Le rhomboèdre primitif V\ et le même bctsé^ Pa* : ob^rvés îthaupt, P sur P = 85«»4' ; P. sur a* = 1 2 1 ^l\i\ Le rhomboèdre équiaxe b^, simple ou basé; observé par le — b' sur 6'= ! i3°59; 6* sur «*= i/|i®. I.- La première variété, basée, augmentée du rbomboèdre
e '•, et s'ofTrant sous la forme de tables hexagonales à bords
S8:P^*/«a* — e'^h sur eV3=: ^3035 . ^Vs sur a* = 1 1 2°2.V, Sou-
t les cristaux se groupent deux à deux par juxtaposition, ou
entrecroisement, le plan de jonction étant parallèle à une face
ii*. Le rhomboèdre e;*, qui serait le premier terme de la série
sndante des rhomboèdres tangents, différerait peu par son
B du. rhomboèdre e'^, que M. Rose s'est cru obligé d'ade, parce que les arêtes d'intersection de ses faces avec • du rbomboèdre P ne sont pas parallèles entre elles.
Formes indéterminables.
'\ s la nature, l'arsenic présente rarement des cristaux dé-
bles; il s'ofFre presque toujours en cristaux prismati-
8 allongés^ dont il est difficile de déterminer la forme, et
C ituant les variétés ^u'on nomme bacillaires et aciculaires;
baguettes et aiguilles, engagées dans de la dolomie ou du
i spathique^ sont tantôt parallèles et tantôt radiées.
C rencontre aussi l'arsenic en concrétions tuberculeuses^ ou
lelonnées^ composées de couches qui se recouvrent les unes
lutres, à la manière des lames qui composent les coquilles,
ce 1 lui a Fait donner le nom d'arsenic teslacé.
Il forme'quelquefois à la surface de différentes pierres, de!^ eodoits minces, à éclat métallique (arsenic spéculaire). — Ces pierres sont toujours des portions de salbande de filon^ en sorte qae le minerai semble devoir sou poli et son éclat au frottenent des parois du filon contre la roche encaissante.
a3o BfÉTAUZ NAT1P8.
Enfin, on le rencontre à Fëtat amorphe^ composant de | niasses à £;rains plus ou moins fins, ou à texture compacte.
Une variété de mé]an{;e avec le bismuth, nommée Jni^F glanzy et trouvée près de Sclineeberg et de Marienberg^ en Sue, a été considérée à tort comme un arséniure de bismuth, la deux métaux étant isomorphes entre eux.
Gisements et usages, — L'arsenic ne forme presque jami i> filons particuliers, mais il se rencontre fréquemment dani filons d'argent sulfuré, de cuivre gris, de galène, et surtout i ceux qui renferment les minerais arsenifères de cobalt tXt nickel. On le trouve en France à Allemont, dans le < ment de Flsère, et à Sainte-Marie-aux-Miues, dans les ¥< Il est assez commun dans les mines du Harz, de la Saxe et c la Souabe.
Les usages de Tarsenic métallique sont très-bornés. On Iq entrer dans quelques alliages; et Ton s'en sert pour faire | les mouches , en le mettant en poudre dans une assiette i l'on recouvre d'eau. On l'emploie aussi à la préparation < Voxyde blanc, qui est un poison très-violent. Mais, en géi on le rejette dans les grands travaux métallurgiques, où il s rait nuisible, en modifiant d'une manière fâcheuse les propriël des autres métaux; on l'éloigné aussi des usages domeftiqa< où il pourrait être dangereux, à cause de la facilite aveel quelle il s'oxyde.
3« Espèce. Telluab.
Syn. : Gediegen TeUur; Sylvan; Sylvanite,
Le tellure présente de grandes analogies avec l'antioioi sous le rapport des caractères physiques; mais ses propriétés cl miques le rapprochent davantage du sélénium et du soufre* n'a encore été trouvé qu'à Facebay, près de Zalathna, en Tra sylvanie, disséminé dans le quarz de certains filons aurifèip On l'avait remarqué depuis longtemps et on le désignait sous noms de ^urum paradoxum, et de Metalluni problemcUicum ^ m ce n'est qu'en lygS que Klaproth détermina rigoureusement nature et ses propriétés chimiques. W. Phillips et G. Rose c
fait connaître ensuite ses formes cristallines.
Caractères essentiels.
Composition chimique : Te, ou tellure , un des corps sim de la chimie.
^m$ fçndamentale : le rhombo^ro 9Îgu de
f\ i iraisin (|e ceux de Tarsenic et de rantimoioe, entre
U ^3t compris. L'aj^e principal de ce rhomboèdre ==:
Caraçtires distinctifs.
i TBiQUES. — Selon Breiihaupt, des clivages existent paral-
ipent aux faces du rhomboèdre tangent 6^ de 1 1 5% analogue
4* li que Ton observe souvent dans Farsenic et dans Tanti-o
l mais ils sont peu distincts; un clivage plus net aurait
i parallèlement à la base des prismes hexagonaux aK Ces
dt difficiles à apercevoir dans les cristaux naturels, à
le leur extrême petitesse. La structure cristalline est plus
^ ente dans les cristaux de la même substance qu'on peut
(^teoir artificiellement, soit par la fusion, soit par la décompo*
>n spontanée d'une dissolution de tellurure de potassium ou
C^mmonium dans l'eau. M. G. Rose a observé des clivages très-
les parallèlement aux pans d'un prisme hexagonal; et
m lui, le clivage basique serait beaucoup moins parfait.
Physiques. — Densité 6,2. — Dureté 2,5 j tendre et fragile.
Aspect extérieur : opaque et métallique, d'un blanc d'étain ou
d'un gris d'acier.
CmMiQUES. — Très-fusible au chalumeau; volatilisable dans le tube fermé, en formant dans le haut du tube un dépôt de matière grise. Quand on le grille dans le tube ouvert par les deux bouts^ il répand une fumée blanche, sans odeur si le minéral est pur; cette fumée (orme à Textrémité du tube un dépôt d'oxyde tellurique, qui, après le refroidissement, se présente sous l'aspect d'une poudre blanche ou jaune de paille; mais si l'on chauffe de nouveau l'endroit où cette poudre s'est déposée, elle se fond en gouttelettes limpides ou incolores. Cet oxyde a aussi la propriété de communiquer aux bords de la flamme du chalumeau une belle couleur verte. Brûlant sur le charbon, avec cette même flamme verte, et en laissant un dépôt blanc, bordé de rouge. Soluble dans Tacide acétique, qui le fait passer ai l'état d'oxyde, en dégageant des vapeurs rutilantes; soluble atissi dans l'acide sulfurique concentré, mais sans oxydation; la solution est d'un rouge bleuâtre, et il en est précipité par l'eau à l'état métallique.
D'après les analyses de Klaproth et de Pest, le tellure natif se compose presque entièrement de tellure pur, avec quelques
a3l MJÊTAUZ NATIFS.
traces seulement de *fer et d'or. Dans une des analyses de Klaprotb, la proportion du fer s'est élevée jusqu'à 7 pour cent.
Ce minéral, jusqu'ici fort rare, ne se rencontre qu'en petites masses grenues, au milieu des gangues quarzeuses ou argileuses des filons aurifères de la Transylvanie; dans les cavités da quarz, on voit quelquefois de petites géodes, tapissées de cristaux presque microscopiques de tellure^ entremêlés de cristaux d'or et de quarz hyalin. Ce sont là les seuls cristaux connus de ce minéral. Ces cristaux ont ordinairement la (orme d'un prisme hexagonal, tronqué sur toutes les arêtes des bases. C'est en pre- " nant les faces alternatives, parmi celles qui forment ces deox anneaux de facettes terminales, que M. Rose a obtenu le rhomboèdre de 86**57', qu'il adopte pour forme primitive. Le même savant a observé dans les cristaux artlBciels, des prismes hezagonauxy terminés par un rhomboèdre^ beaucoup plus aigu, de 7i°5i'. La galène, la blende, la pyrite et l'argyrose accompagnent souvent ce minéral. Le seul lieu où il existe en quantité un peu notable, est la mine Maria Loretta à Facebay, près de Zalathna, en Transylvanie.
Leucotytes.
¥ Espèce. ANTmoiHE.
Syn. : Gediegen Sptesglas, Werner; Rhomboedrisches, Àntimony Hohs;
Siihium, Linn.
Le nom d'antimoine se rencontre dans les ouvrages des alchimistes du xi*^ siècle; mais par ce nom, ils désignaient surtout le minerai gris que nous appelons stibine, ou sulfure d'antimoine. Ce fut Basile Valentin, qui, au xvu* siècle, en retira le métal, qui était pour lui le régule d'antimoine. Ce métal a été trouvé ensuite à l'état natif par Swab dans la mine de Sala, en Suède» et retrouvé dans celles de Catherine Neufarig, près d'Andreasberg au Harz^ et d'Allemont en Daupbiné. L'antimoine natif et le sulfure d'antimoine ont pour caractères communs de donner par lé grillage sur le charbon, une fumée blanche épaisse, qui se condense promptement et forme autour de la matière d'essai un dépôt blanc^ cristallin, fusible et volatil (oxyde d'antimoine). Ce sublimé, mis dans le petit inatras de verre^ se volatilise d'un point à un autre du tube, aussitôt qu'on dirige sur lui la flamme du chalumeau; il est attaquable par l'acide chlorhydrique, et la solution donne par l'acide sulfhydrique un précipité jaune*
RHOBfBOÉDRIQUES. a33
;é (sulfure d'antimoÎDe hydraté), et par l'eau un précipité , formé en très-grande partie d'oxyde antimonique.
Caractères essentiels.
Composition chimique : Sb, un des corps simples de la chimie.
rme cristalline : Le rhomboèdre 87^35' (G. Rose) — axe il: a = i^3o68.
Caractères distinctifs.
C MÉTRIQUES. — Forme fondamentale et la plus ordinaire :
tmboèdre de 87**35'. C'est celle qu'on obtient ordinairement
la fusion du métal.
Clivages : Un clivage très-net a lieu perpendiculairement à
:e; d'autres clivages, un peu moins parfaits, mais encore très-
n libles, s'observent parallèlement aux faces du rhomboèdre 6^
i 1 17''8'. Ces différents clivages, en se combinant entre eux,
inent des solides octaédriformes, qui ne sont que des rhom-
édres basés, et non pas^ comme on le croyait autrefois, des
octaèdres réguliers. On aperçoit encore des traces de clivage
lèlemeut aux faces du premier rhomboèdre aigu e^ de la
ie des rhomboèdres tangents^ et à celles du second prisme
gonal d^. En tout: dix directions de clivage.
îes: les faces terminales, ou basiques, offrent une disposition
de ies triangulaires. Les faces de clivage parallèles à P sont
iées horizontalement, et aussi dans le sens de leurs arêtes
d'intersection .
Physiques. — Dureté: 3,5. Aigre et facile à réduire en poudre ;
Dt une cassure lamelleuse, k raison de sa grande tendance à
la cristallisation. Densité : 6, 5. Celle de l'antimoine du commerce
est 6,702. (\)uleur, blanc d'étain, ou d'argent. Eclat métallique,
joint à l'opacité.
CniinQUEs. — Fusible à+ /p. S*'; et très -peu volatil à une haute te «rature. A la chaleur rouge, il s'embrase et brûle sans ne, en répandant une fumée épaisse d'oxyde antimonique, et déposant sur lo charbon des fleurs d'antimoine. Attaquable par l'acide azotique étendu, en formant un précipité blanc immédiat (sous-azotatc d'antimoine), qui, étant chauffé sur le eharbon, se réduit à l'état d'oxyde antimonique, et en reproduit
9 34 MoÈTAux N^Tiini-
^U8 les caractères. Colorant légèrement la flamme du cerneau en vert.
Composition chimique : L'antimoine natif est presque de Tantimoine pur, avec quelques traces» d'argent et de fer; quelquefois cependant il est mélanf;ë d'arsenic, avec lequel il est isonuM^ phe; et ce mélange constitue une variété particulière, sous le nom d'autimoinis arsenifére.
Analyse de l'antimoine natif d*Andreasberg, par Klaprodi:
Antimoine 98,00
Argent i»oo
Fer o,25
VARIÉTÉS
Formes crist€iUines.
Modifications sur les arêtes : 6^ cP.
— sur les angles : a*, a*, c*.
Incidence de a* sur c? = i4ii°a4'; de «* sur a =? ôg^-aî'.
I. Antimoine crlstaliisé. Les cristaux naturels sont ordinaic^ ment des combinaisons de P, a^^a*^ mais le plus souvent groupés, de manière que le plan de jonction est une face de t^- Ia groupement se répète souvent entre plusieurs cristaux, sans qu'il y ait changement dans la loi, et il se forme ainsi des groufies symétn(|ues, ayant pour point de départ un cristal central (cristaux d'Andreasberg).
Mohs prétend Tavoir observé en petits rhomboèdres aiguSi groupés confusément sous forme sphéroïdale. Ces rhomboèdres de 69^33' représentent le premier rhomboèdre aigu de la série d^s rhomboèdres tangents, que donne la forme fondamentale. Mais cette variété s'observe très- rarement (à Andreasberg, au llarz). Le plus souvent, l'antimoine ne s'offre qu'en petita masses grenues ou lamellaires, en rognons composés de lamesi courbes, disséminés dans les matières pierreuses des filons.
11 est facile de lobtenir artificiellement à l'état cristallin : il
suffit pour cela de le faire fondre, de le laisser refroidir peu ^ pou, et de décanter après la solidification de la surface, la partie encore liquide qui occupe le centre. Quand on verse celle-ci dans un vase conique, pour la laisser ensuite se refroidir, elle se prend-en un culot, qui présente à sa surface une cristallis^tîôf
RBO«mOBI)E|QI}i;9. a3,5
ma efoilei, dont les rayons brancbus partent de l'^xe du câpi(, et
EaVent être comparés pour leur forme aux ffeuilles de fbugière. tte disposition se remarque dans tous les pains d'antimoine da commerce. Les formes les plus simples que Ton ait pu obtenir par la fusion de l'antimoine^ sont : i° le rbomboédre basé, de 1 17''8', avec des facettes correspondant aux cliv£|ges surnuipërair<e8, que nous avons indiqués plus baut; 2^ et le plus ordinairement, le rbomboédre aigu, de 87^35'. Ce rbomboédre étant trèfr-voîsîn du cube, cela explique comment d'anciens auteurs ont pu dire que l'antimoine leur avait offert des cristaux cubi-
Ïies. Cest parce que ce rhomboèdre est le plus commun, quç . Rose l'a choisi pour forme fondamentale de l'antimoine ; et ce choix a entraîné celui des rhomboèdres correspondants, dans les autres espèces isomorphes.
2. Aqtimoine natif amor;)/ie. En petites m^^ses irrégulières,
on réniformes.
APPENOIGE.
Antimoine arsenifère. Arséniure d'antimoine^ Deudaut; Araenik- An timon, et Arsenik - Spiessglanz, des auteurs allemaD44; Antimoine testacé, des anciens minéralogistes. Mélange dTantimoine et d'arsenic, dans des proportions variables. L'antimoine et l'arsenic étant isomorphes entre eux^ il est difficile d*ado[iettre une combinaison parfaitement définie entre ces deux déments; aussi les analyses de Mongez, de Thomson, de Steinniann, et de Rammelsberg, indiquent-elles pour la proportion a arsenic, des quantités qui varient depuis 3 jusqu'à plus de Co pour cent. Nous considérerons donc ce minéral comme une simple variété de mélange de Tespèce qui nous occupe.
Cette variété ne se rencontre qu'en masses testacécs, qui préaentent dans leur cassure des couches curvilignes, et rappellent atsez bien la forme et la texture de certaines coquilles. Sa couleur tire sur le gris de plomb ou d*acier; et sa surface est quelquefois recouverte d'un enduit terreux, d'un noir brunâtre. Il le dislingue de l'antimoine natif, en ce qu'il répand par le choc, et surtout par l'action du chalumeau, une odeur d'ail plus ou moins sensible. On ne la trouve que dans quelques-unes des localités où se rencontre Tantimoine pur (à Aliemont en Daupliinc; à Przibram en Bohème, et Andreasberg au IJarz).
Gisements et usages. — L'antimoine du commerce est d'un blanc d'étain tirant sur le bleuâtre. Celui de la nature a souvent
a36 MÉTAUX NATIFS.
une nuance jaunâtre ou gris de perle, mais seulement à la superficie. Quelquefois, il est accompagné d'oxyde antimonîque terreux, provenant sans doute de raltération qu'il a éprouvée dans le sein de la terre.
L'antimoine natif se trouve dans les filons qui traversent le gneiss et le phyllade, particulièrement dans ceux qui renferment des minerais arsenifères. Il y est accompagné d'arsenic natif, de stibine ou antimoine sulfuré, de discrase ou argent antimonial, de galène, etc. On l'a trouvé d'abord^ en petites masses lamellaires, engagées dans un calcaire saccharoidej à Sala, en Suède. On l'a retrouvé ensuite à Allemont, dans k Dauphiné, où il accompagne l'antimoine arsenifére; il y est souvent revêtu d'une croûte terreuse d'oxyde d'antimoine. Plus tard, on Va rencontré dans plusieurs mines des environs d'Andreasberg, au Harz; à Przibram, en Bobême; à Villarica, au Brésil; à Cuencame, los Pozuelos, au Mexique; et dans le Connecticut, aux Etats-Unis.
L'antimoine est un métal cassant, qui à l'état de pureté n'est d'aucun usage. Il rend les métaux avec lesquels on le combine, plus cassants et plus durs, qu'ils ne le sont naturellemont, œ qui fait qu'on l'emploie principalement à l'état d'alliage. Il entre avec le plomb dans la composition des caractères d'imprimerie; avec l'étain, dans celle des couverts et de la vaisselle, dont ce dernier métal forme la base; dans la composition de l'alliage. appelé métal du prince Robert, qui est dur, d'un blanc d'argent, et susceptible d'un beau poli. Enfin, il sert à la préparation de plusieurs médicaments, entre autres de l'émétique, qui est un tartrate de potasse et d'antimoine, du kermès officinal ou de la poudre des Gbartreux, du soufre doré, du verre d'anti* moine, etc.
L'antimoine natif étant d'une grande rareté, c'est un autre minerai (le sulfure d'antimoine, ou la stibine) que l'on exploite, pour en extraire ensuite le métal. Comme on le verra à l'article de ce minerai, la France est un des pays qui produisent le plus d^antimoine, et elle pourrait encore accroître ce genre de production, si cela devenait nécessaire.
RHOBIBOiDRIQUBS. %3j
5« Espèce.
Syn. : Gediegtn Wismutk, Werner; Bismuth natif, Haûy.
Ce métal était connu des anciens, qui le confondaient avec
c b et avec Tëtain ; Agricoia l'a désigné pour la première
le nom de Bisemutum ; Stahl et Dufay en ont reconnu les
étés distinctives. A Fétat pur^ il ressemble beaucoup à
imoine ; mais il est d'un blanc-rougeâtre , il est cassant et
à pulvériser^ et a beaucoup de tendance à cristalliser. On
Dt aisément sous forme cristalline , en faisant fondre du
ith dans un creuset; lorsque le métal est fondu, on le
refroidir, et dès que la surface du métal est figée,
rce la croûte^ et Ton décante la partie encore liquide.
le refroidissement , on brise le creuset , et on le trouve
isé à Fintérieur de cristaux, dont la forme ressemble à ceux
lel marin. Ces cristaux, comme ceux de l'antimoine fondu,
lissent être des cubes, dont les surfaces seraient excavées
trémies, avec cette différence que les lames qui les compo-
, ne sont pas complètes, comme celles du sel marin , mais
K ent en certains endroits, vers leurs bords, des interrup-
et des inflexions qui imitent les dessins dits à la grecque.
y cristaux ont été pris généralement pour des cubes; mais ce
it que des rbomboèdres, légèrement aigus ou cuboïdes,de
B7*i|o', suivant M. G. Rose, et par conséquent presque identi-
i|Oet avec ceux de Tantimoine.
Caractères essentiels.
Composition chimique : Bi, un des corps simples de la chimie. Parme fondamentale : le rhomboèdre de 87^4^' (G. Rose). — Aze principal : i,3o35.
Caractères distinptifs,
GÉOMÉTRIQUES. — Fomie habituelle : le rhomboèdre de 87^4^9 c*est celle que Ton obtient, lorsqu'on fait cristalliser le métal par Fusion et refroidissement. Clivages : les mêmes que dans raniimoine natif, à l'exception de ceux qui, dans cette dernière espèce, sont parallèles aux pans de l'un des prismes hexagonaux. Les plus nets sont ceux qui sont parallèles aux faces du premier rhomboèdre aigu ^S de Gg^aS ; et à la base a^ Ce dernier clî-
vaçe, qui tronque un des angles du rhomboèdre euboïdei su» se répéter sur tous les autres, rend impossible radmission du cube, comilrfe forme primitive de Tespèce. Leà clfvdges fès moîni sensibles sont parallèles aux faces du rhomboèdre tangent t^, dont Taiigie est de 1 17^1 3'.
Indépendamment des formes cristallines que nous Venôni d'indiquer, M. Haidinger cite encore un rhomboèdre aigu d'environ 71^, qu'il aurait observé sur des cristaux artificiels : (féit
probablement le rhomboèdre e />, correspondant à celui qui existe dans l'arsenic.
PflTsiQtJES. — Dureté : a, 5. — Densité : 9,8 ; peu malléableet même cassant. — Couleur : le blanc avec un reflet rougefttre. Éclat métallique, joint à l'opacité.
Chimiques. —Fusible à 26/^°; il fond à la simple flammé d'une bougie; comme l'eau, il se dilate au moment de la «olidificatidn,se volatilisant à la chaleur blanche. Chauffé à lair» il brûlé avec une flamme bleuâtre, en répandant des fumées jaunes qui couvrent le charbon. 11 est soluble dans l'acide azotique, avee dégagement de gaz nitreux : l'addition d'une certaine quantité d'eau pure le précipite en blanc de ses dissolutions par ki acides.
Le bismuth naturel est rarement pur : il est presque toujoon mélangé d'une certaine quantité d'arsenic; plus rarement, il s'allie au tellure, et quelquefois au sélénium et au soufre. On le trouve ordinairement à l'état lamellaire, ou sous forme do ramifications, qui présentent les structures palmée ou penuibrme, et qui sont disséminées dans le qustrz ou le jaspe, dans le calcaire spathique ou la barytine. Il se rencontre principalement dans les filons arsenifères, argentifères et cobaltiférès, à Bièber dans le Hanau ; à Wittichen , en Souabe ; à Joacbfmsiti'âl, en Bohême ; à Schueeherg , en Saxe ; à Bisberg et à' Bastnaléi^ éi Suède. On en trouve aussi des traces dans la mine de plomb de Poullaouen, en Bretagne, et dans la vallée d'Ossau, chaîne des Pyrénées.
Le principal usage du bismuth consiste dans les alliages qu'on en fait avec diverses substances métalliques , entre autres avec Téiain, auquel il donne plus d'éclat et de dureté. 11 e^ un des composants de l'alliage fusible de D'Arcet. On a pi*oposé de l'employer dans Tétamage des glaces, et de le substituer au plomb dans l'essai de l'argent à la coupelle.
APPSNDICÊ.
Bismuth telturifère, Syn. Teliurure de Bismuth; Bornine, Beudant ; Tëtradymite, Haidin^er ; Tellure sëlénié bismuthifère, Haûy. — Argent molybdique ; Moiybdâa-Silber, Werûer.
Caractères èsééntieîs.
Composition chimi<iue : Bt, Te; Bismuth et T^lliit^/ métaux isomorphes allies en proportioDls variables, et mêllfê'^uâquelbis d'un peu de soufre et de sélëniuto (i).
Forme cnstalKne : le rbomboS^Jrê aigu de 67** ; dont le rhomboèdre tancent diffère peu du rhomboèdre fondamental du bismuth.
Caractères distinctifs.
Géométriques. — Forme dominante : rhomboèdre basé; clivable, avec beaucoup de netteté parallèlement à la base , qui montre des stries dans trois directions. Les cristaux sont des ccnnbinaisotrs de plusieurs rhomboèdres aigus, parmi lesquels on en remarque un de 81°; ils sont rarement simples, mais forment des groupes de deux individus, ayant pour plan de jonction une face tangente à Tune des arêtes culminantes du rhomboèdre fondamerital. Le groupement peut se répéter sur les trois arêtes , qui aboutissent à un même sommet, et on a alors le groupe de quatre individus, fig. 36, pi. 1 3 (voyez i^'^voL, p. a 10)^ lequel a fait donner à la substance le nom de tëtradymite.
Physiques. — Densité: 7,5.-— Dureté: i,5; tendre; flexible, en lame mince. Eclat, métallique. Couleur, le gris de plomb^ ou le blanc d'étain.
Chimiques. — Fusible au chalumeau, en dégageant quelquefois une odeur de sélénium (variété de Teliemarken), et réductible sur le charbon en globule métallique, qui Tentoure' d'ane auréole d oxyde orangé. Dans le tube ouvert, il donne uti sublimé blanc d'oxyde de tellure. Il est attaquable par Facide azotique, quelquefois avec séparation d'une petite quantité de soufre; la solution précipite par l'addition de l'eau, et par l'azotate de baryte.
(1) On ycrra ptus loin qti6 le soufre et Tai^enic, lorsqu'ils sôiii en pr6iéntà ifl'<|u'ils cristallisent ebsemblo, peuvent se' rètfiplaôéf l'un* T&ut^^ ce <)iil'pM!it faire supposer qu'iU deviennent alors isomorphes. Il en est probableiMiit ainsi dtt soufre et du sélénium à l'égard du tellure, iuu le cas dont il s'agit.
a4o loiTAin: vathi.
La variétë argentifère de Deutsch-Pilsen, improprement appelée argent molybdique^ devient brune, avant de se fondre dant le tube ouvert.
Analyses,
De la Bornine de Schubkau (tétradymite).
Far Wehrle. Par Benélhis.
Bismuth 60,0 58,3o
Tellure 34,6 36,o5
Sélénium traces. . gangue 0,75
De la Bornine de Deutsch-Pilsen (Molybdânsilber).
FarWebrie.
Bismuth 61,1 5
Tellure 29>74
Soufre et sélénium 2,33
Argent 2,07
VARIÉTÉS
1. Bornine cristallisée; en rhomboèdres basés, simples oa groupés régulièrement; en lames hexagonales, à pans alternstivement inclinés dans un sens et dans l'autre.
a. Bornine granulaire^ en grains isolés ou aggrégés.
Sous le rapport de la composition, on peut distinguer trds variétés principales:
La bornine suif urif ère (ou la tétradymite)^ qui ne ren ferme qoe du tellure, du soufre et du bismuth (variétés de Schemnitset du Brésil).
La bornine sélénifère (Selenwismuth), découverte par Esmaik* en Norwège.
La bornine argentifère (anciennement l'argent molybdîqae; (Molybdânsilber) de Deutsch-Pilsen , en Hongrie. Cette variété s'éloigne un peu des précédentes par ses caractères phy8Îc|ues» et notamment par sa pesanteur spécifique, qui est un peu plui considérable (8,4 selon Wehrie). Aussi^ quelques minéralogistes en font-ils une espèce à part. La seule analyse de ce minéril que Ton possède jusqu'à présent, et qui a donné une perte d'i-
QUADRATIQUE!. a4l
> */e, n'est guère propre à confirmer la justesse de ce le vue; car, si l'on admettait que ce qui manque à cette le est du tellure, la composition qu'elle représenterait ait presque complètement identique avec celle de la fmite.
La bomine est une substance très-rare, qui n'a encore été ée qu'en tpès-petite quantité, et dans un petit nombre de !s seulement. La variété dite tétradymite existe à Schubprès de Gzemowitz, et non loin de Schemnitz, en Hongrie, ei liords de la Gran, dans les fissures d'un conglomérat traique. On la trouve aussi prés de Rezbanya, et suivant M. de , près de San-José, au Brésil, dans un calcaire saccha- , avec pyrite magnétique. La variété sélénifère a été troun Norwège, à Teliemarken, avec la chaikopyrite et la moite; dans la Westmannie, en Suède, à Bastnaës et Ridttan, dans les gîtes cuprifères du terrain de gneiss, avec ile et cbalkopyrite. La bomine argentifère se rencontre à kiy, ou Oeutscb-Filsen, où elle est accompagnée de pyrite le calcaire brunissant, et à Pojana, en Transylvanie; on la e aussi à Kakova, dans le comitat de Gomor, en Hongrie.
Il' Tribu. Quadratiques.
6« Espici. Étaih. Sd.
Sjn. : Zinn, en allemand; Tin, en anglais.
ai blanc, très-malléable, ayant une dureté = 2, et une denk7,i. Il fond très-aisément à 228®, mais il est peu volatil, a une grande tendance à la cristallisation : on peut le faire istalliser par fusion, et aussi par la décomposition, à Taide de pile, du chlorure d'étain. L'acide azotique Toxyde facilement le transforme en acide sta unique So.
L'eiistence de Tétain métallique dans la nature est encore
obléinaiique. On prétend l'avoir trouvé dans les mines d'é-
I du Cornouailles ; et il se rencontre, dit-on, en petits grains
blanc-grisàtre, dans les sables aurifères de Miask, dans les
•Ourals. Cet étain natif est mêlé d'une petite quantité de
cristallisation de ce métal a été déterminée par M. Miller,
cristaux artificiels, déposés par un courant voltaïque.
us sont de petits octaèdres à base carrée, tronqués sur
de MMraiogie. Tome II. 16
24a UÉnàVZ VATIM
les arêtes des bases; formant par leur réunion deux k c hémitropies, dans lesquelles le plan de jonction est uns < £ices de la pyramide ; un grand nombre de petits gfou| blables se disposent à la file , et composent une tige » qui d'ordinaire ne se ramifie pas comme dans les d tritei métaux cubiques. L'octaèdre de l'étain a pour angles à la bue 57°! 3', et aux arêtes culminantes i4o^a5'. Son lae parincipslt pour valeur o,3856.
L'étain est un métal d'un blanc d'argent, quand il est pal, mais qui se ternit aisément à l'air, et passe alors au grilbleuâtre ; il est très-fusible^ plus dur et plus ductile que le plomb; il développe une odeur caractéristique par le frottement, et tût entendre, lorsqu'on le plie, un craquement qu'on nomme k cri de Céiam. C'est le plus léger des métaux usuels. AUië st plomb, il constitue la soudure des plombiers et ferbbmtien; réduit en lames minces et amalgamé avec le mercure, il forme le tain dont on double les glaces pour en faire des miroirs. L'é^ tamage ordinaire consiste dans une coucbe mince d'écain fonda, qu'on applique lur le cuivre. Lefer-blanc n'est que de la tôle (ou fer laminé) recouverte de la même manière^
C'est de l'étain oxydé que Ton retire tout le métal répanda dans le commerce (voyez oxyde détcUn). La France ne possède point de mines d'étain exploitables, bien qu'on ait trouvé des indices d'oxyde d'étain dans deux localités, à Vaulry, dans te Limousin, et à Piriac, prés du Croisic, sur les eûtes de Bretafjpne: mais le minerai n'y est point assez abondant pour devenir l'objet d'une exploitation avantageuse. Les principales mines d'étain sont situées en Asie, dans i'ilc de Banca, et la presqu'île de Halacca. Le Mexique est aussi très-riche en minerai d'étain, sa^ tout dans les districts de Guanaxuato et de Zacatecas : celiii qu'on y exploite principalement est de l'oxyde concrétionné, à l'état de sable et de gravier. En Europe, les mines d'Angleterre et surtout ceUes du Cornouailles^ sont les plus importantes : ter tain oxydé s'y trouve en filons dans un schiste, qui est en même temps traversé par des filons de cuivre pyriteux. Après l'Angleterre, c'est la Saxe et la Bohème qui présentent les gttes d'étain les plus remarquables. Jh sont tous situés dans l'Eragebirge, chaîne de montagnes qui sépare les deux pays.
Le traitement métallurgique de l'oxyde d'étain est fort simple, puisqu'il suffit de le griller et de le fondre avec le contaet dn charbon, pour le réduiie à l'état métallique.
CtTllIQfCES. ^43
f tre métal qui probablement vieâdrait prendre place
de Fëtain, s'il était prouvé qu'il existât à l'état natif, car
dique risomorpbisine des deux métaux, c'est le titane.
a quelque (emps, on a admis que le titane métallique se
ail en petits cubes d'un rouge de cuivre dans les scories
hauts-fourneaux de Merthyr-Tydvil, dans le pays de Galles.