TROIS AXES INÉGAUX ET RECTANGULAIRES
Les formes qui composent ces systèmes ont pour caractère commun d'avoir trois axes inégaux perpendiculaires entre eux, entre lesquels on peut choisir arbitrairement celui que Ton placera verticalement, et que l'on considérera comme axe principal. De plus, toute section perpendiculaire à l'un des axes, est toujours un rhombe, ou une figure dans laquelle un rhombe peut être inscrit symétriquement. C'est à cause de cette propriété, et du grand nombre de prismes à base rhombe qui se rencontrent parmi les formes de ces systèmes, qu'on leur a donné le nom de systèmes orthorhombiques ou, par abréviation, celui de systèmes rhombiques.
On connaît trois systèmes qui appartiennent à ce genre : le système rhombique à modifications holoédiiques (système rhom-
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bique proprement dit), et deux systèmes à modifications hémiédriques (système sphéme-rhoméique et System rhombique).
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TROIS AXES BOPOUIRES, BILATÉRAUX (A«|.
La figure 1 1 5 représente un prisme rectangle droit, pria pour fourme fondamentale, avec la notation qui lui est propre. Ce prisme a tous ses angles de la même espèce, mais* composes de facesinégales. Les arêtes, au contraire, sont de trois sortes différentes, l'identité n'ayant lieu que pour celles qui ont une mime' direction.
Ce prisme peut être modifié: i° par une facétie sur chacune des quatre arêtes a9 une même espèce. Si l'on suppose d'abord que la modification ait lieu sur les arêtes verticales D (6g. 117), elle produira quatre facettes, qui, en se combinant avec les deux faces P de la forme fondamentale dont les arêtes sont restées intactes, donneront un prisme Hiomboïdat,o\i mieux, prisme rhembique droit 9 à axe vertical (fig, 1 18). La même modification opérée sur les arêtes B donnerait un prisme rhomboidal à axe horizontal et parallèle à B (fig. 1 19), et la modification dès arêtes C, le prisme horizontal (fig. 1 20). On voit donc qu'il peut résulter de la modification de» arêtes, trois prismes rhomboidaux, qui différeront, non-seulement par les valeurs de leurs angles» mais encore par leurs positions. Deux de ces prismes sont couchés horizontalement, et leur» faces, prises deux à deux, se présentent sous la forme d'un toit De là le nom de dômes, que les cristallographes allemands donnent à ces prismes horizontaux.
Si les modifications des trois groupes d'arêtes, au lieu de se combiner chacune avec deux faces de la forme fondamentale» se combinent deux à deux entre elles, elles produiront trois ociaè» dres rectangles droits (fig. ï a 1 , 1 a a, 1 a 3), qui auront entre eux les mêmes positions relatives que les trois prismes rhomboidaux dont nous venons de parler, c'est-à-dire que leurs aies se couperont mutuellement à angles droits. Les cristaux de cette forme, en «'allongeant extraordinairement dans le sens d'un des bords de la base, prennent souvent l'aspect d'un octaèdre cunéifor
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(fig. i a4), dans lequel les sommets sont remplacés par une arête plus ou moins longue.
a° Le prisme rectangle peut être modifié par une facette sur chacun des angles solides (fig. n5); la forme dérivée sera un octaèdre rhombique droit, ou whomboctaèdre (fig. 1 a6), composé de huit triangles scalènes égaux. Cet octaèdre est la seule forme complètement fermée, qui résulte d'une modification simple, dans le système rhombique.
Le nombre des espèces minérales dont les formes se rapportent au système rhombique, monte à plus de quatre-vingts. Nous citerons comme exemples le soufre, la barytine, l'aragonite, la topaze, le péridot, les carbonate et sulfate de plomb.
a. SYSTÈME SraÉKO-&HDM3IQGB.
Système rhombique , à hémiédrie rotatoire oblique à regard de* axes principaux, et hémiédrie polaire relativement aux quatre
axes secondaires qui vont aux angles du prisme fondamental.
Le système rhombique ne nous a offert que deux formes simples, savoir : le rhombôctaèdre droit, à faces triangulaires scalènes, et le prisme rhombique droit, considéré comme une ferme à axe infini, et indépendamment des bases, qui le limitent toujours dans la nature. L'une de ces formes, l'octaèdre rhom» bique, pouvant se décomposer, comme l'octaèdre du système pré»* cèdent, en deux solides sphénoidaux, composés chacun de quatre triangles égaux, il résulte de là que le prisme droit rectangulaire ■eut donner naissance à un système tétraédrique particulier, un nouveau système à modifications hémiédriques et à faces indicées. Ce système aurait pour forme caractéristique le tétraèdre ou sphénoïde rhombique^ composé de quatre triangles scalènes égaux; et ce tétraèdre représenterait en même temps le polyèdre moleeslaire. On ne Fa encore observé que dans une seule espèce minérale, la manganite; encore y est-il rare et toujours subordenué. Mais nous en trouvons un exemple plus frappant dans las cristaux artificiels du sulfate de magnésie. On doit remarquer iei que les deux tétraèdres conjugués, produits par le dédoublement de l'octaèdre rhombique, offrent une dissymétrie, qui ne leur permet pas d'être superposables l'un à l'autre.
l54 UTILE I. CHANTEE IT.
S. SYSTEMS PTRAMIDO-BHOMBÏQCE.
Système rhombique, à hérniédrie polaire relativement à un des axes rectangulaires seulement. Forme représentative de la molécule ; la pyramide droite à base rectangle ou rhombe.
Les cristaux de silicate de zinc nous offrent un exemple de cette anti-hémiédrie, qui se manifeste par une différence de cou» figuration des sommets aux extrémités de Taxe vertical.
Remarques sur le système rhombique. — Si l'on admettait dans le prisme fondamental la distinction de parties qu'indique la notation de la figure 127, dans laquelle on voit que les huit angles solides ne sont plus identiques que quatre à quatre ; on aurait, dans ce cas, des modifications hémiédriques, et le nombre des feces des octaèdres à base rhombe serait réduit à moitié, ainsi que celui des faces des prismes parallèles à l'arête B. En développant ce système hypothétique, on trouverait que les formes dérivées qui lui appartiennent sont exactement de même genre que celles de l'un des systèmes suivants (le système klinorhombique). Aussi plusieurs cristallographes n'ont pas voulu considérer ce dernier système comme un système à part, mais seulement comme une modification par hérniédrie du système rhombique. Pour légitimer cette manière de voir, il faudrait qu'on pût démontrer, pour chaque espèce klinorhombique, l'existence parmi ses formes d'un prisme semblable à celui de la figure 1 27, ou, en d'autres termes, la possibilité de les rapporter à trois axes rectangulaires. Or, il s'en faut de beaucoup que cette condition ait été vérifiée pour toutes les espèces connues : elle ne parait admissible que pour quelques-unes, parmi lesquelles nous citerons le pyroxène et le wolfram.
Si l'on supposait enfin, entre les parties du prisme fondamental, la corrélation marquée par la figure 1 28, les octaèdres à base rhombe se trouveraient réduits au quart du nombre de leurs faces, et l'on aurait un système rhombique à modifications té* tartoédriques, qui ne différerait pas en apparence du système que nous décrirons bientôt sous le nom de système ktinoédrique.
ÉTUDE DES SYSTÈMES ÇRISTALLWS. l5S