‹ Nouveau cours de minéralogie, comprenant la description de toutes les espèces minérales avec leur applications directes aux artsChapitre 16 sur 69 · CINQUIÈME GENRE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME GENRE

SYSTÈMES KLINORHOMBIQUES.

TROIS AXES INEGAUX, DONT DEUX OBLIQUES L'UN SUR L'AUTRE, ET LE TROISIEME PERPENDICULAIRE AUX PREMIERS.

Les formes qui composent ce système ont pour caractères communs d'avoir trois axes inégaux, dont deux sont inclinés l'un sur l'autre, tandis qu'ils font un angle droit avec lç troisième. On peut prendre indifféremment pour axe vertical l'un ou l'autre des deux premiers; alors toute section faite dans une des formes du système, soit horizontalement, soit dans une direction oblique et parallèle au troisième axe, est un rhombe, ou une figure qui peut toujours être inscrite ou circonscrite à un rbombe.

La figure 129, pi. X, représente un prisme rectangle à base oblique» pris pour forme fondamentale, avec la notation qui lui est propre. Ce prisme a quatre angles solides A d'une espèce, et quatre angles solides B d'une autre espèce, formés chacun de trois faces inégales. Parmi les arêtes f celles qui sont verticales sont identiques entre elles; les quatre arêtes inclinées D sont pareillement égales; les arêtes horizontales B, C, ne sont égales que deux à deux.

D'après ces caractères de symétrie , le prisme dont il s'agit pourra être modifié sur les arêtes G par une seule facette (fig. 1 3 1 ) inégalement inclinée sur les faces qu'elle séparera; cette modification, poussée jusqu'à sa limite, donnera le prisme rhombique oblique ou prisme klinorhombique (fig. iSi). Le même prisme pourra être pareillement modifié par des facettes solitaires sur les arêtes B, sur les arêtes C et sur les arêtes D; chacune de ces modifications aura lieu indépendamment des autres, ou bien elles pourront se montrer toutes ensemble. Dans ce dernier cas, que représente la figure i33, si les modifications atteignent leur limite, on aura pour forme secondaire V octaèdre rectangle oblique, figure i34-

Le prisme rectangle (fig. 1 29) pourra être modifié par une seule facette sur chacun des quatre angles A, ou sur chacun des

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angles E : en combinant ces deux sortes de modifications, comme on le voit figure i35, on en déduira pour forme secondaire une autre espèce d'octaèdre oblique (fig. 1 36), et qui est l'octaèdre klmorhombique. Ainsi, dans ce système comme dans le précédent, les formes dominantes les plus simples sont des prismes et des octaèdres à base rectangle ou rhombe* mais la base est constamment oblique, au lieu d'être perpendiculaire aux arêtes longitudinales des prismes ^ ou aux axes des octaèdre». Aucune de ces formes d'ailleurs n'est simple dans la rigoureuse acception du mot, c'est à-dire qu'elles sont toutes composées de faces 4e plusieurs espèces différentes.

Celle de ces forme» que l'on prend le plus ordinairement pou* type fondamental du système, est le prisme klinorhombiqne, que k> figure 1 37 représente avec la notation qui lui est propre. C'est l'espèce de parallélipipède que les minéralogiste» allemand» ap* pellent hendyoèdre. Indiquons rapidement le» diverse» sortes dis modifications dont il est susceptible:

i° Chacun des couples d'arêtes G, G, et H, H peut être, indépendamment l'un de l'autre, remplacé par des facettes tangente» g et h, comme on le voit figure i38 ; la combinaison des base» primitives avec les facettes secondaires g et h produirait le prisme rectangle oblique, a0 Chacun des mêmes couples d'arêtes peut être modifié par un biseau, figures 139 et i4o. Formes dérivée» : prismes klinorhombiques. 3° Les arête» D ou B des bases peu* vent être remplacées par une seule facette, comme l'indique la figure \l\\ ou i4*; les quatre facettes provenant de l'une de ces modifications donnent les pans d'un prisme rbombique à axe incliné , et la réunion des deux modifications produit un octaèdre Uinorhombique, semblable à celui de la figure i36\ If Les angles solides obtus O, ou les angles aigus A, peuvent être remplaces par une seule facette, faisant une égale incidence svf le» deux pans adjacents, figure i43 ou i44« 5° Une modification simple peut encore avoir lieu sur les quatre angles latéraux E, B (fig. i45). Les quatre facettes, données par cette modification, étant combinées aveo les pans M, M, produiront un octaèdre droit à axe horizontal et à base parallélogrammique, ou bien en prenant pour axe une des autres diagonales, un octaèdre klinorbombique. 6° Les angles A, bu les angles O, peuvent être remplacés par deux facettes, comme on le voit figures f 4^ «t *47> chacune de ces modifications fournit le contour latéral d'un prisme rbombique à axe incliné, et la combinaison de deux ps^

jfcnmi us systèmes ceistallins. 157

rtils priâmes reproduirait encore un octaèdre oblique à base rhombe.

On voit par là que les formes élémentaires du système klînorhombique, données par les modifications simples, se réduisent «a deux prismes et aux deux octaèdres que nous avons signar lé* plus baat

On ne connaît pas, dans le règne minéral, de cas d'hémiédrie polaire ou rotatoîre , se rapportant aux formes du système Uinorbombique. Mais, parmi les substances artificielles qu'on a fait cristalliser dans les usines et les laboratoires, on a rencontré des exemples des deux cas d'hémiédrie que nous avons signalés plus baut dans le système orthorbombique. MM. Hankel et Wolff ont reconnu , dans les cristaux de sucre de cannes, une hémiédrie polaire, analogue à celle que présentent les cristaux du silicate de zinc, mais relative à Taxe horizontal. M. Pasteur a observé une bémiédrie rotatoire, semblable à celle du système •phénorbombique, dans les cristaux d'acide tartrique et de divers tartratés. Le sphénoïde klînorhombique, qui est le résultat de cette bémiédrie, est encore un tétraèdre à triangles scalènes, mais qui diffère du sphénoïde orthorbombique, en ce que ses axes ne sont pas tous rectangulaires entre eux. Les deux tétraèdres complémentaires sont dissymétriques, et non superposables l'un à l'autre.

Le nombre des espèces minérales, dont les formes se rapportent au système klînorhombique, est de plus de cinquante, parmi lesquelles nous citerons le gypse, l'épidote, l'euclase, les pyroxènee, les amphiboles, le cuivre axurite, l'arsenic réalgar.

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