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VARIÉTÉS DE FORMES

Formes déterminables.

Modifications principales : sur les arêtes : ble, ne sur-les angles : a!, e!, e?, e, eh.

Les principales formes simples et combinaisons observées parmi les formes cristallines de la marcassite, sont les suivantes : 1. La marcassite rhombique, pm (fig. 112, pl. 23). C'est la forme primitive. Elle est rarement en cristaux simples, mais presque toujours dentelée à sa surface, par suite du groupement d’un grand nombre de prismes, qui semblent se DÉRÉRrEE De là Je nom de pyrite en créte-de-coq\(Kammkies, Werner) qu’on lui donne ordinairement. | - 2. La marcassite quaternaire, Haüy, m ; (fig. 113). C’est le prisme précédent, dont les bases sont remplacées par des som-

mets dièdres très-surbaissés. La variété india anis (fig, I 4 n’est que le passage de la première variété à la seconde. e* sur e* = 147°487. |

3. La marcassite quadrioctogonale, Haüy, ma° e “le (fig. 185), ai sur a! = 114°20°. En octaèdre droit rectangulaire, légèrement modifié sur les anges latéraux par les faces primitives m, m. Hay a rapporté à à cette variété, et d’autres minéralogistes avaient, comme lui, réuni à la marcassite, les pyrites d”’ Ad en Hesse, dont la forme se FApprohe beaucoup de celle qui est représentée fig. 115. Il avoue qu’on est tenté de prendre, au premier coup-d’œil, les cristaux de cette variété pour des octaèdres réguliers, modifiés par des facettes dissymétriques; mais la position particulière et constante de ces modifications, et la différence d'environ deux degrés qu'il dit avoir constatée entre les angles de ces octaèdres et ceux du régulier, s'opposent à ce que l'on opère la réunion de ces cristaux avec la pyrite cubique. Cependant, Kôhler a montré que ces pyrites d’'Almérode étaient des cristaux de pyrite cubo-octaèdre, allongés dans ‘un sens, déformés par suite de cet allongement, et de leur groupement entre eux, et n’offrant de facettes cubiques que sur les angles latéraux de la pyramide terminale. Cés facettes, en nombre incomplet, sont marquées, suivant lui, des stries ordinaires, qui caractérisent la pyrite cubique, et remplacées quelquefois par des biseaux appartenant au dodécaèdre pentagonal.

La variété bisunitaire de Haüy (fig. 116) n’est que la combinaison de celle-ci avec les bases p de la forme primitive.

4. La marcassite équivalente, Haüy, p ma” etb “k(fg. I 17, pl. 24). En octaèdre rhombique, tronqué sur toutes ses arêtes, et sur les deux sommets de l'axe vertical. b'l sur DR = 115959?

Les cristaux de marcassite sont iréquémment groupés par hémitropie, parallèlement à une face m, ou à une face de la modification a!. Plusieurs cristaux, groupés successivement entre eux d’après la première loi, se réunissent circulairement autour d’an axe commun, comme on le voit fig. 119, qui représente une rosace composée de cinq éléments semblables à celui qu'on voit isolément fig. r18. À cause des angles rentrants qu’elle offre sur $6n contour, Haüy a donné à cette variété le nom de péritome (coupée à l'entour). Elle a été décrite par nous avec détail (1° vol., page 209). Les cinq éléments qui la composent sont des jai droits, à sommets cunéiformes, produits par les faces e! ou €”, et dé Saint par les deux sortes de faces à la fois, mais

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incomplets ou déformés par suite du groupement et de laccroissement en commun, ce qui réduit chacun d’eux à la forme dissymétrique représentée fig. 118. Les beaux groupes de cristaux péritomes viennent des mines de Freiberg, en Saxe, de Littmitz et de Altsattel, en Bohême.

VARIÉTÉS DE FORMES ET DE STRUCTURES ACCIDENTELLES

On peut ramener à sept variétés principales, celles qui se rap- Henri à cette catégorie :

1. La marcassite aciculaire ou fibreuse (pyrite radiée ; Strablkies, Werner). En masses #lobuleuses, et quelquefois en gros sphéroïdes à surface hérissée de pointes cristallines. Ces parties saillantes se prolongent à l’intérieur sous forme de ra yons convérgents vers le centre. Ces masses passent quelquefois par épigénie à l'état de fer hydroxydé.

2. La marcassité dendritique (pyrite réedid : Speerkies, Werner). En dendrites superficielles ou en groupes allongés de forme aiguë, couleur de bronze ou gris d'acier blanchâtre. En Hongrie, en Bohême et en Saxe.

3. La marcassite crétée (pyrite dentelée, ou en crête-de-cog; Kammkies, Werner). En groupes plus ou moins irréguliers, maïs dont le contour est découpé à la manière d’une crète-de-coq. À Zellerfeld et Andreasberg, au Harz; et dans le Derbyshire, en Angleterre. : | |

4. La marcassite cellulaire (pyrite cellulaire, où Zellkies, Werner). En lames minces entrecroisées, et laissant entre elles des vides de forme cubique. Cette variété provient de la décomposition d’autres cristaux, qui paraissent avoir été des cristaux de galène, et qui contenaient entre leurs lames des membranes minces de pyrite. js |

5. La marcassite compacte (pyrite hépatique, ou Leberkies, Werner), de couleur livide et d’un faible éclat, remarquable par sa tendance prononcée à se décomposer en sulfate de fer. Sa couleur est intermédiaire entre le jaune de bronze pâle et le gris d'acier. Cette pyrite devient hépatique en se décomposant, et quelquefois même attirable à l’aimant. Plusieurs minéralogistes réunissent cette variété à la pyrite magnétique ou pyrrhotine ; et c’est même ce qui est cause que Beudant a cru pouvoir appliquer à cette dernière espèce le nom de Zeberkiese, bien que ce nom eût été donné par Werner à une variété de celle

que nous décrivons en ce gro et sujette” à À à la vitriolisation.

. La marcassite épigène. En lames héxagünales, provenant NUE de la pyrite magnétique, ou bien, selon l'opinion émise par Mohs, de cristaux cé haine de psathurose —. sulfuré fragile). | |

7. La marcassite pseudomorphique ; ayant pris la place de différents cotps organisés, tels que des coquilles, ou des tiges Héneuses La plupart des bois Mie appartiennent à cette espèce. |

La marcassite, comme la pyrite, donne naissance à des épigénies; et on la trouve souvent transformée, dans le sein de la terre, en fer hydroxydé brun. Ses cristaux, exposés à Fair humide, ont une disposition toute particulière à se convertir en sulfate de fer, qui forme des efflorescences à leur surface et dans leur intérieur; et lorsque cette décomposition commence, ils ne tardent pas à tomber en poussière et à disparaître complètement. C’est cette disposition, bien marquée dans certaines variétés, qui rend le voisinage de la marcassite si dangereux pour certaines espèces de minerais, et spécialement pour les beaux groupes d'argent rouge, que la marcassite entraîne dans sa ruine. La pyrite cubique, quand elle est pure, n'offre point la même tendance : SRERAREE on ne peut faire de la vitriolisation une propriété particulière à la marcassite : on cite en effet quelà sis variétés de pyrite où ce genre de CADEpORIUE a été observé; mais peut-être ces variétés étaient à l’état de mélange, soit avec du mono-sulfure de fer, soit même avec de la marcassite : car, les deux espèces de pyrite peuvent se rencontrer l’une à côté de l’autre, ou s'être formées l’une dans l’autre, de manière à se pénétrer et se mêler intimement. C’est cette grande facilité de la marcassite à passer à l'état de sel soluble, qui la fait rechercher et employer en grand, pour la convertir en sulfates, comme nous le dirons dans un instant. | - Les deux sulfures de fer dont nous venons de parler, ont été confondus, pendant longtemps, en une seule espèce, sous les noms communs de pyrite et de marcassite. Cest Haüy qui les a séparés le premier, à cause de la différence de leurs formes cristallines, appelant lun le fer sulfuré jaune ou cubique, et l'autre le fer sulfuré blanc ou prismatique. Beudant a cru pouvoir désigner la seconde espèce sous la dénomination de Sperkise, dérivée du mot allemand Speerkies, qui veut dire pyrite lan-

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céolée. Mais ce mot, dans la nomenclature allemande, n’est que le nom d’une variété particulière, qu'on ne pouvait que difficilement appliquer à l’espèce tout entière. Aussi, la plupart des minéralogistes (MM. Naumann, Haidinger, Dana, etc.) ont-ils donné la préférence à l’ancien nom de marcassite, et nous avons suivi leur exemple. |

Gisements et usages de la marcassite. — La marcassite est beaucoup moins répandue dans la nature que la pyrite cubique, et ne se rencontre point non plus en masses aussi considérables. On ne la trouve point en couches ni en lits dans les schistes cristallins des terrains primitifs et de transition; mais elle n’est pas rare dans les filons métallifères qui traversent ces terrains, où elle se montre quelquefois comme un produit secondaire, remplissant les cavités laissées libres par la destruction d'un minéral antérieur. À l’état de dissémination, elle est assez commune dans les terrains de sédiment proprement dits, à partir de l'étage carbonifère, et paraît plus abondante, à mesure qu’on s'élève dans la série de cés terrains, en se rapprochant des plus modernes. On la trouve surtout disséminée, quelquefois en particules imperceptibles : 1° dans les ampélites ou schistes bitumineux, OÙ, par sa décomposition, elle donne lieu à la formation du smibie d’alumine, ce qui est cause qu'on appelle encore ces roches des schistes alumineux: 2° dans les combustibles charbonneux, tels que la houille, le lignite et la tourbe, et c’est à sa présence qu’on attribue linflammation spontanée du premier de ces combustibles. On la trouve aussi disséminée sous la forme de boules ou de rognons, plus ou moins considérables, dans les argiles, les marnes et la craie blanche; dans cette dernière roche, située à la limite supérieure des terrains secondaires, elle est en masses globuleuses radiées, éparses au milieu de la eraie, comme les rognons du silex pyromaque ; et quelquefois elle se montre comme enchatonnée dans le silex lui-même. Cest dans les filons métallifères du Cornouailles et du Derbyshire, en Angleterre, et dans ceux de la Saxe et de la Bohème, que se trouvent les beaux groupes de cristaux, péritomes ou autres, qui abondent dans les collections. |

La facilité avec laquelle la marcassite se convertit en sulfate de fer, quand elle est exposée à Pair humide, en fait l’objet d’une grande opération, à laquelle on a donné le nom de vitriolisation. Elle consiste à réunir en tas les pyrites concassées, et à les laisser s'effleurir spontanément. Il suffit ensuite de les lessiver à l’eau

chaude, pour dissoudre le sulfate de fer, en ajoutant un sel de potasse, s’il s’agit de former de l’alun. Le sulfate de fer seul est

employé utilement dans la teinture, et dans la fabrication de l'encre. ut |

17e Espèce. MisPicKeL.

Syu. : Fer arsenical, Haüy; Arsénopyrile, Glocker ; Pyrite arsenicale ; Arsenikkies, Werner.

Caractères essentiels.

Composition chimique : Arséni-sulfure de fer, de la formule Fe ($°, As’). Le plus souvent cette formule se dédouble ainsi : FeS? + Fe As’; comme on le voit par les analyses de MM. Chevreul, Stromeyer et Karsten. En admettant cette dernière formule comme représentant la composition normale, cette composition, exprimée en poids, serait : fer 33,57; arsenic 46,55, et soufre 19,90.

Système cristallin : L’orthorhombique.

Forme fondamentale : Prisme droit rhombique pmim (fig. 95, pl. 22), dans lequel m sur m = 11 bi », et le rapport d’un des côtés de la base à la hauteur est à peu près celui des nombres 100 et 99. Des clivages assez nets ont lieu parallèlement aux pans de cette forme primitive.

Caractères distinctifs.

Géomérriques. — La cristallisation de cette espèce a beaucoup d’analogie avec celle de l'espèce précédente; et l’on pourrait être tenté d'admettre l'isomorphisme entre les deux minéraux, en regardant l’arsenic comme remplaçant en partie le soufre, Cependant les différences dans les angles correspondants s'élèvent à plusieurs degrés. Les modifications secondaires sont à peu près les mêmes. La combinaison représentée fig. 114 rappelle tout-à-fait la variété quaternaire de marcassite ; et c’est une des plus ordinaires dans l'espèce. Les cristaux sont le plus souvent des prismes courts ou des tables, disséminés isolément, ou réunis en druses; 1 inais ARENA ils forment des aggrégations bacillaires.

Paysiques — Densité, de 5,8 à 6, 2. — Dureté, de 5,5 à 6. Le minéral est cassant; sa cassure est fhénals et granulaire. Il étincelle sous le briquet, et donne une odeur d’ail par le choc.

RHOMBIQUES. | 369 * Aspect : d’un blanc d’argent, tirant sur le gris d’acier ou le jaunâtre. La poussière est noire. 4 FR :

CHimiQues.— Le minéral est composé essentiellement de soufre, d’arsenic et de fer; ii donne dans le petit matras un sublimé rouge de sulfure d’arsenie ; comme la leukopyrite, il donne sur le charbon l’édeur d’ail, par l’action du chalumeau, et laisse un bouton attirahle à l’aimant; mais ce qui le distingue de celle-ci, c’est qu'il abandonne du soufre quand on le dissout dans l’acide chlorhydrique concentré. Dans quelques variétés, le fer est en partie remplacé par le cobalt; d’autres contiennent des traces d'argent, et même d’or.

Analyses du mispickel de Freibersg :

: 19 Par Chevreul. 20 Par Stromeyer.

DOTE, » à se de de 2 4 30, 2 ATSCMIS. à à Se à à Add à PO ed PA Analyse du mispickel cobaltifère, dit Danaïte. Par Hayes.

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Cobalt: 44 NUE AG ANS SENS 0,48

VARIÉTÉS

Formes déterminables.

Modifications sur les arêtes : 9°, b'he, —— sur les angles : et, e?, e”.

Les principales formes simples et combinaisons sont les suivantes :

1. Le mispickel primiuf, p mm (fig. 93, pl. 22), en prisme droit à base rhombe, de 111012. Cette forme est commune: sa base est ordinairement striée parallèlement à la petite diagonale.

2. La variété précédente, dont les bases sont remplacées par un dôme aigu, semblable à celui de la figure 92, produit par la modification e* (variété unitaire, de Haüuy); ou bien, par un dôme trés-surbaissé (fig. 94), produit par la modification e* (variété ditétraèdre, de Haüy). — L’incidence de e! sur e! = 79°32; de e* sur ex — 146°287.

Cours de Minéralogie. Tome Il. : 24

Lo SULFURES ET SÉLÉNIURES SIMPLES

3. La même, avec la réunion des deux modifications e’ et e, fig. 95, pl. 23. Cest la variété unibinaire de Haüy. Sa variété quadrioctonale Gg- 96) offre au contraire la combinaison des du nt e’ et e'. Incidence e! sur e* — 146924; de m sur oo 115048; de m sur e* = 99°21°.

#4 Le mispickel équivalent, Haüy. m g' e* b'l2. Cette variété se distingue des précédentes par les faces g°, qui Peer le prisme

hexagonal, et par les faces b ‘k, qui appartiennent à un octaë-

dre droit à base rhombe. Incidences de ‘ 12 sur be = 118°, 84° et 120°.

VARIÉTÉS DE FORMES ET DE STRUCTURES IRRÉGULIÈRES

1. Le mispickel bacillaire, en cristaux minces et allongés, plus ou moins déformés, et groupés parallèlement entre eux.

2. Le mispickel aciculaire ou capillaire, en aiguilles fines ou en petits filaments raides.

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