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Orpiment compacte. Offrant des passages à la variété gra

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5. Orpiment terreux. En petites masses, faiblement aggrégées, et passant à la variété compacte.

Gisements et usages. — T’orpiment se rencontre dans les, mêmes circonstances géologiques que le réalgar, qu’il accompagne fréquemment : on le trouve dans les solfatares, dans les filons métalliques, et aussi dans les terrains de cristallisation et

les couches sédimentaires qui les avoisinent, notamment dans des dolomies et gypses grenus, et dans des marnes argileuses. Il existe en Hongrie à Moldawa, et au mont Szokolowa, près Tajowa; à Kapnick, et Felscbanya, avec réalgar, blende et barytine cristallisée, dans une roche porphyrique ; à Nagybanya, avec l'argent natif, dans un dicrite.

On le trouve aussi en Géorgie, près de Gumischcana; en Valachie, et dans la Turquie asiatique. La Suisse, le Tyrol, le Harz, le Vésuve, en offrent dans les endroits mêmes où nous allons indiquer le réalgar. Enfin, on le cite encore à Rothendal, paroisse d’Elfdal, en Dalécarlie, à Zimapan, au Mexique, en Perse et en Chine. | :

L’orpiment du commerce vient du Levant. Il est employé dans la peinture sous le nom d’orpin jaune. On lui donnait anciennement celui d’auri pigmentum, qui veut dire peinture d'or, et : d’où est venue la dénomination actuelle d’orpiment. On s’en est servi pour teindre en jaune les bois blancs et leur donner laspect du buis. Les Orientaux en font un dépilatoire, que les Turcs nomment rusma, et qui leur sert à sé rendre chauves sur le sommet de la tête, ce qui est chez ces peuples un genre de beauté.

Scacchi a décrit sous le nom de dimorphine un minéral en petits cristaux d’un jaune orangé, formés par les fumaroles de la solfatare des champs Phlégréens près de Naples, et qui paraissent être un sulfure d’arsenic moins riche en soufre que lorpiment, car il croit pouvoir représenter leur composition par la formule As*$S5. Si cette formule est exacte, ils ne contiendraient que 24,5 de soufre sur cent parties. Ce minéral cristallise, comme l’orpiment, dans le système rhombique; et il offrirait deux types de formes très-distincts : l'un prismatique avec un angle de 96°34, c'est le plus ordinaire; l’autre pyramidal ou octaédrique.

. KLINORHOMBIQUES, 389

IIIe Tribu. KzuNoRHoMBIQUES.

23e Espicr. RÉALGAR,

SyYn. : : Arsenic sulfuré rouge, Haüy; Rothes Rauschgelb, MARRE Rauschroth, Weiss.

Sun essentiels.

Composition chimique : ass, ou As$’; en poids: S= 29,97; ÀS = 70,09.

Système cristallin : Le kliñorhombique. é

Forme fondamentale : Le prisme klinorhombique pmm (fig. 17, pl. 19), dans lequel m sur m = 74°28/; p sur m = 104°12; et b OÙ dr De AL

Caractéres distinctifs.

GÉOMÉTRIQUES. — Forme primitive ou de clivage : le prisme rhomboïdal oblique pmm (fig. 17, pl. 19). Les clivages parallèles aux différentes faces sont assez nets, surtout celui qui répond à la base ; il y a également un clivage facile dans le sens des diagonales obliques.

Stries : verticales sur Les pans des prismes. La base p est quelquefois striée ‘parallèlement à la diagonale oblique.

Paysiques. — Densité : 3,56. — Dureté : de 1,5 à 2. — Tendre et fragile. — Cassure inégale.

Transparence : assez nette dans les cristaux purs et intacts ; mais le réalgar s’altère lentement au contact des rayons s0- Jaires, change de couleur, se fendille et devient opaque.

Éclat gras : prenant par le poli un aspect semi- -métallique.

ue : celle de la masse est d’un rouge-aurore; celle de la poussière, d’un jaune orangé.

Électricité : négative, par le frottement.

Cnunques. — Fusible et volatil- dans le tube fermé et se déposant en petits cristaux rouges à la partie supérieure ; brûlant dans le tube ouvert, avec dégagement d’odeur d’ail et de fumée d’acide arsénieux ; brûlant sur le charbon avec une flamme

(1) Nous adoptons les mesures données par M. Descloizeaux. (Voir Ann. de Chimie, 3e série, t, X.)

bleue. L’acide azotique le décompose : la potasse caustique le réduit en une matière d’un brun-marron.

Analyses du réalgar :

; Par Klaproth. us Par Laugier.

Soutenir at tamet ons 4h0"4 30,43 Are 0 00. 46. . 00,97 100 100,00

VARIÉTÉS

FORMES ET STRUCTURES ACCIDENTELLES

Modifications sur les arêtes : At, hÿ, gt, b!, ble, mn sur les angles : ef, 0,, &, al, dl, Les prineipales formes observées dans la nature, sont les suivantes : 1. Le réalgar primitif, pmm (fig. 17, pl. 19). Cette forme,

June des plus simples de la série, est fort rare.

2. Le réalgar octodécimal, Haüy pmhsb set, La variété suivante, moins les faces g!.— Incidence de h° sur = 113° L34 de p sur h#=109°48. Dans quelques variétés, les faces h° deviennent dominantes; et comme on observe quelques indices de clivage parallèlement à ces faces, le prisme p h° hÿ a été choisi comme primitif par Levy.

3. Le réalgar bisdécimal, Haüy, p mg°k°b ‘het (fig. 18, pl. to — Incidence de m sur L° = 160°34; de m sur g! = 14247.

4. Le réalgar octoduodécimal, Haüy, pmhthqtb'ahk (fig. 19, pl. 19). De beaux échantillons de ces deux dernières variétés s’observent à Nagyag, et à Kapnick en Transylvanie. Les mines de Neusohl en Hongrie fournissent aussi de beaux cristaux, sur lesquels on rencontre, avec Îes faces précédentes, plusieurs autres facettes, dont M. Descloizeaux a donné la détermination dans sa monographie du réalgar.— Incidence de h! sur a = 1060257.

Les cristaux de réalgar n’ont point offert jusqu’à présent de groupements remarquables. Ils ont généralement l'aspect de prismes assez courts, dans lesquels dominent les deux zônes de faces, qui marchent parallèlement à l’axe et à la diagonale oblique. |

| RLINORHOMBIQUES. 391 VARIÉTÉS DE FORMES ET DE STRUCTURES ACCIDENTELLES.

Réalgar bacillaire. En cristaux prismatiques déformés, groupés parallèlement à leur longueur.

Réalgar compacte. En petites masses amorphes, quelquefois fnement grenues.

Réalgar en enduit superficiel.

Gisements et usages.— Le réalgar, produit en général par sublimation dans la nature, se rencontre en cristaux implantés, en druses cristallines, en enduit ou efflorescence, soit dans les produits des volcans ou des solfatares, soit dans l’intérieur des filons métallifères, particulièrement dans ceux qui sont remplis par des minerais d'argent, de plomb et de cobalt. Ses principaux gisements sont en Hongrie et en Transylvanie, à Moldawa, Tajowa, Felsübanya, Kapnick et Nagyag ou Nagybanya, où il est accompagné d’orpiment, d’arsenic natif, de bismuth, de panabase, de chalkopyrite, de blende, etc. On le trouve aussi da

les mines d’Andreasbergs, au Harz, de Schnecberg en Saxe, de -Joachimsthal en Bohême; de Sainte-Marie-aux-Mines, dans les . Vosges. Il existe en Suisse, au Saint-Gothard et dans la vallée de Binnen, disséminé en petites do Por dans la dolomie grenue, avec pyrite; à Falkenstein et à Hall en Tyrol, il est dans un

gypse grenu avec l'orpiment et la blende; à Huancavelica, au Bio ie un psammite. Celui des terrains volcaniques se rencontre à ia solfatare de la Guadeloupe, où il est connu sous le nom de soufre rouge ; à celle de Pouzzole près de Naples ; au Vésuve, dans le courant de lave de 1794 ; à l’Etna, en Sicile ; dans le volcan de Bungo, dans l’ile de Ximo ou de Kiousiou au Japon ; au mont de Kianfiou, à 5 journées de marche de Nanking, en Chine.

Le réalgar a porté les noms de rubine d’arsenic, et d’orpin rouge. Les anciens le désignaient sous le nom de sandaraque. Comme sa poussière est d’un beau rouge orangé, il est employé comme couleur dans la peinture. On en fait en Chine des pasodes, et des vases purgatifs, dont on se sert en y faisant infuser des acides végétaux, que l’on boit ensuite; en Sibéric, on Padministre sans crainte contre les fièvres intermittentes. Quoique les effets soient moins prompts que ceux de l’oxyde d’arsenic, il n’en est ya moins un poison très-actif, lorsqu il n’est 7 dosé avec prudence.

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24e Esrice. KERMÉS.

Syn. : Antimoine oxydé sulfuré, Haüy ; Antimoine rouge; Soufre doré; Kerméès minéral; Pyrantimonit ou Pyrostilbite, Glocker; Rothspiessglanzerz, Werner; Antimonblende, Hausmann,

Caractéres essentiels.

Composition chimique :Sb°$b — en poids : antimoine 76,25 ; soufre 19,02 ; oxygène 4,79.

Forme cristalline : Prisme oblique rectangulaire, dont la dimension transversale est encore indéterminée. — L’axe est à l'arête oblique de la base::5:3,1(Mohs). s

Les cristaux se pr ésentent Aittelleent sous la forme d’aiguilles, et leur allongement a lieu, non pas dans la direction de l'axe, mais need et DR Ames l'arête horizontale, comme dans lé épidote. On n’a pas encore observé de facettes modifiantes qui puissent servir à limiter dans ce sens les dimensions de la forme fondamentale.

Caractères distinctifs.

GÉOMÉTRIQUES. — Forme primitive : prisme oblique rectangulairep m,dans lequel on apsurm = 101°19,et78°4 1. Le prisme est aliongé dans le sens des arêtes horizontales b et d de la base. L’arête supérieure b est remplacée quelquefois par la modifica. tion b', et l’arête inférieure d par la modification d'le, — Incidences de b! sur m = 145954’; de d'l? sur m=— 164213; de b! sur d'la = 49°39.

Stries : horizontales, ou parallèles à l’axe d’allongement.

Clivage : très-net parallèlement au pan m; de simples indices de clivage parallèlement à à , et aux faces du prisme vertical klinorhombique, qui proviendrait de la modification gp.

Paysiques. — Dureté = 1,5. Plus tendre que le gypse; légèrement flexible en lames minces — Densité : 4,6. — Aspect: couleur d’un rouge mordoré, ou rouge de cerise; conservant la même teinte dans sa râclure. Eclat adamantin, ou métailoïde, avec une faible translucidité.

Cauiques. — Fusible au chalumeau, en dégageant des va-:

peurs d’antimoine. Se comporte en général comme le sulfure stibine. |

KLINORHOMBIQUES. do

Analyses du kermès, par . Rose :

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