CASQUE. — * CASS1E. 2S
CASQWE, gaka — cassis. Nom donné, chez un grand nombre d’espèces de la famille des Orchidées, à l'ensemble des trois pièces externes dn périanthe, qui correspondent au calice. Lorsque ces trois pièces sont conniventes entre elles, elles constituent en effet, au-dessus des autres parties de la fleur, une voûte eu forme de casque. —
Dans la fleur des Aconits, le sépale pétaloïde supérieur, concave et recourbé, a la forme d'un casque (fig. 210).
CASSE ( ( 'assia Fislu/a L. , Cathartocarpus Fistula Pers.) (fig. 211), et autres espèces appartenant au même genre ; famille des Papilionacécs , tribu des Césalpiniées).
Grands arbres de l'Inde et de l’Amérique, à longues gousses ligneuses (fig. 2 1 2) cloisonnées transversalement, contenant uue pulpe noire et sucrée douée de propriétés laxatives, qui entoure les graines. Celte pulpe entre dans la composition de divers médicaments purgatifs plus usités autrefois qu’aujourd'bui.
Fig. 210. — Calice en forme de casque de Y Aconit um Ma pci /us. — B, fleur dépouillée du calice, laissant voir la corolle (deux pétales en capuchon).
Fig. 211. — Rameau florifère et fruit (très-réduit) Fig. 212. — Fruit entier, et ouvert de rÀrbre-à-easse (Castia Fistu/a). (grandeur naiur.) du C. Fistula.
CASSIE (Mimosa [/icocia] Fantesiana , F. des Mimosécs). Arbre ou arbrisseau épineux cultivé en Provence (üg. 213). Ses fleurs, en petites télés jaunes, sont
Fig. *213. — Rameau (réduit) et capitules Fig. 214. — Fruit de laiassie (Mimnm de (leurs détachés de la Rassie ( Mimosa Farnrxinnn). — l'nepartie de la gousse F'irnciiiiiin), enlevée laisse voir les grains.
CASSIS (Ilibett nigrum, F. dcsGrossulariées). Ce Groseillier est cultivé dans tous les jardins. Les feuilles et les fruits du Cassis sont doués d'une odeur et d’uuc saveur résineuses-aromatiques. Ces fruits sont jh-ii recherchés ; ou s'en sert principalement |>our composer, par macération avec de l’eau-de-vie cl du sucre, une liqueur fermentée douée de propriétés toniques et stomachiques. On attribue à la décoction de la racine des propriétés emniénagogues ; l'infusion des feuilles passe |>our diurétique.
t'assis — Gab-it, casque. — Cassideus, en forme de casque (galrutns , qui porte un casque}.
Cossus — Fatum. Vide, creux. Se dit d’un fruit abortif qui ne renferme pas de graine.
Castaneus — Badins. Châtain, bai, de couleur marron ; de la couleur brune du péricarpe de la châtaigne.
Castrat us. Se dit d'une fleur dont on a enlevé les étamines.
CASIJABIXKES. Famille de plantes dicotylées apétales, de la classe des Amentacées, comprenant le seul genre t ’asuariaa. — Les Cnsuariua sont des arbres qui ressemblent â des Prêles rameuses gigantesques et à rameaux pendants; comme les Prèles, ils sont dépourvus de feuilles et ne présentent que de |>etites gaines circulaires membraneuses muilidentécs striées. Ces arbres sont de curieux représentants de la végétation antédiluvienne ; la plupart habitent les contrées
CATHOMCUS. — CAUr.ERPfeES.
tropicales de l'Australie, ce continent qui semble avoir été épargné par les dernières révolutions du globe ponr nous conserver un tableau vivant de la flore et de la faune de la Terre pendant une des plus curieuses époques géologiques.
— Les fleurs des Casuarina sont unisexuécs, dioïquesou monoïques, les miles en chatons allongés qui terminent les rameaux, les femelles en petits cônes ordinairement latéraux. Les fleurs miles sont pourvues d’un système de bractées formé de /i petites écailles membraneuses, sur deux rangs, alternes, celles du rang inférieur recouvrant d’abord celles du rang supérieur; elles présentent une seule étamine placée vers le centre. Les fleurs femelles, sessiles à l’aisselle d'une bractée, sont munies elles-mêmes de deux petites bractées qui recouvrent l'ovaire. Ovaire lenticulaire, i 2 stigmates (à 2 carpelles soudés?), uniloculaire, uni-ovulé. Ovule suspendu, réfléchi. Graine solitaire à embryon droit, i 2 cotylédons plans, dépourvue de périsperme.
Calholicus. Nom donné par Linné à quelques plantes décrites pour la première fois dans I ’Hwtus cnl/iolicus s. il), et exc. principis Catholicœ, ducis Misilmeris, publié par Cupani à Naples, en 1686. Ex, : Cucubalus catholicm ‘Silène rntholica).
Catulus = Iulus = Amentum. Chaton. Vov. ce mot.
('muta, queue. Chez un grand nombre de plantes de la famille des Composées, les lobes des anthères se prolongent chacun inférieurement en une membrane étroite, allongée, souvent laciniée, qui a reçu le nom de enuda , queue.
— Anlherœ eaudatœ, anthères munies d'appendices en forme de queue.
( 'avdex . Ce mot signifie souche d'arbre. Quelques auteurs l’ont employé pour désigner la lige ligneuse des Monocotylédones arborescentes, des Palmiers par exemple, <t laquelle ou donne plus fréquemment le nom de stijtes, stipe. — On emploie actuellement le mot caudex pour traduire le mot souche, tige souterraine ou rhizome. — L’expression caudex descendent est employée quelquefois, soit |xiur désigner la racine, avec laquelle on a souvent confondu les tiges souterraines, soit pour désigner le niérithalle inférieur de la tige situé au-dessous des cotylédons. L'expression caudex ascendem est synonyme de tige.
( XintcrLE. caudicula, diminutif de enuda. queue — processus filifirrmis. Nom donné îi la partie amincie en pédicellc de la masse pollinique (qui se détache en une seule pièce de l’anthère chez un grand nombre de plantes de la famille des Orchidées). Le raudicnle, constitué par une substance élastique, s’épanouit supérieurement, et se subdivise en lobes et lobules auxquels sont fixés les granules polliniques ; le caudicule se termine à son extrémité inférieure par une petite pelote glanduleuse et visqueuse ( ritinacle ) qui sert il retenir la ■nasse pollinique sur le stigmate ou dans son voisinage, lorsque la masse pollinique s'échappe de la loge de l’anthère par un mouvement de bascule. Avant la chute de la masse pollinique, le rétinacle est renfermé, chez certains genres, dans un repli qui est la continuation des bords de la fente de l’anthère ( bur sicule). — Il serait plus correct de dire lu caudicule, le mot caudicula étant le diminutif de couda et non de caudex.
CAIXERPKE.S. Groupe de la classe des Algues et de la sous-classe des Gblorosporées. Voy.ce mol.
CADLESCENT. — CfeDBE.
CAULESCENT, cauleseena. — Plante s caulescentes, celles qui sont pourvues d'une tige aérienne, par opposition aux plantes dites acaules , chez lesquelles on ne reconnaissait pas autrefois de tige, mais qui toutes ont une tige souterraine, quelque courte qu’elle soit. — On observe toutes les transitions entre les plantes caulescentes et les plantes acaules, non-seulement dans des es|)èces différentes, mais chez une même espèce : c'est ainsi que le Cirsium acaule manque de tige aérienne sur les pelouses très-sèches, et présente une tige plus ou moins longue lorsqu’il croit sur les pelouses humides ou ombragées.
CAULINAIRE, eauli nus. Qui appartient à la tige. — Feuilles caulinaires, les feuilles qui se développent sur la tige aérienne, par opposition il celles qui se dévelop|)cnt sur la souche dans le voisinage de la racine (feuilles radicales).
faillit, tige. S'entend particulièrement des tiges aériennes. Voy. Tige.
CAULOCARPIEN, eaulocarpeus. De Candolle a désigné sous le nom de cauloearpiens les végétaux vivaces ligneux dont les tiges produisent chaque année de nouvelles fleurs et de nouveaux fruits (ex. : le Chêne, le Poirier, le Palmier). Par opposition, il a nommé rhixocarpiens les végétaux k souche vivace, mais à tiges herbacées et annuelles (ex. : l'Aster, l'Asperge).
CAUSTIQUE, rausticus. Se dit d'une substance, soit acide, soit alcaline, assez concentrée pour désorganiser les tissus animaux avec lesquels on la met en contact Ces substances désorganisent les tissus eu se combinant avec eux, par exemple en s’appropriant l'eau qui entre dans leur composition, et en les desséchant et les carbonisant L'action de ces substauces produit la sensation de la brûlure. Tel est le suc du Phus Toxicodendron , du Manceuiliier ( H ippamane Muncinella) ,etc.
Ciwus. Creux, présentant une cavité.
réORtT. Fruit d’une variété ou sous-espèce du Citrus médira (Citronnier ou Limonier). Ce fruit est volumineux et mamelonné : il en est qui pèsent plusieurs kilogrammes. La partie superficielle de l’écorce qui contient l'huile volatile est employée, comme lecorcc de la Bergamote (variété li fruits moins gros), h la préparation dr l'essence de Bergamote. La partie blanche de l'écorce, qui est irés-épaisse, est employée à la préparation de conserves sucrées.
CÈDRE. Le bois de Cèdre du Liban (Cedrus I.iham, famille des Abiétinées) était brûlé comme parfum par les anciens. — La charpente du temple de Salomon était de bois de Cèdre; ce bois passait pour incorruptible (il se conserve k la faveur de la résine qu'il renferme, comme les autres arbres de la classe des Conifères). Les Cèdres vénérables qui ont abrité jadis les pieux cénobites du mont Liban ombragent encore aujourd'hui les pentes de cette montagne saintement légendaire, dont ils sont la gloire et l'ornement. — Tout le monde connaît l'histoire du Cèdre qui couronne le tertre du labyrinthe au Jardin-desplantes; sa croissance a été rapide, puisqu'il fut apporté (en 1733) par Bernard de Jussieu (dans son chapeau). Ce bel arbre serait plus élevé, si sa croissance en hauteur n'eût été arrêtée par un jardinier qui, dit-on, trancha sa flèche d’une balle. — Le bois du Cèdre de Virginie (Juniperus virgimana) est beaucoup plus odorant ; on en obtient, par distillation, une huile volatile d'une odeur résineuse aromatique. Le bois de cet arbre sert k la fabrication des crayons de graphite dits de mine-de-plomb. ,
CÉDRÉLACÉES. — CÊLASTRINÊES.
CÉIIRKI.ACÉES. Famille de plantes dicotylées dialypélales. à ovaire libre. Grands et beaux arbres dont le bois odorant, coloré, d'un tissu serré, est trèsrecherché en Orient ; l’écorce de quelques-uns de ces arbres est amère et fébrifuge. Il ne faut pas confondre, en raison de la consonnancedu nom, les Cedrela, arbres de l'Asie, de l'Australie et de l'Amérique, avec le genre Cedrus, de la famille des Conifères (sans aucun rapport avec la famille des Cédrélacées). I.a famille des Cédrélacées est très-voisine de celle des Méliacées, Il laquelle elle pourrait être rattachée comme section. La plupart ries caractères généraux des deux groupes sont les mêmes : la» arbres sont également il feuilles imparipennées, sans stipules. Les fleurs, souveut polygames, sont régulières en panicules ou en c voies ; à calice 3-A-5-fide; à pétales 3, A, 5, à préfloraison ord. convolutive; les étamines, en même nombre que les pétales ou en nombre double, à filets bidenlés, libres ou soudés. L’ovaire, libre, est à loges ord. en nombre moindre tpie les [létales, renfermant chacune A, 8, 10 ovules ou plus, réfléchis; le style est terminal. Le fruit est capsulaire ligneux, à 3-3 valves, à déhiscence seplifrage. Les graines planes, sans arille, mais à testa prolongé en membrane en forme d'aile; h périsperme mince, à embryon droit. — La famille des Cédrélacées se divise en 2 tribus : CédrÉLêes (étamines libres), genres Cedrela, Flindeniix, etc., et Swietêniées (étamines monadelpes), genres Swietenia (voy. Acajou), Chickrassia, Soymida, etc.
CK LA ST H I X KKS. Famille de plantes dicotylées dialvpétales, à ovaire libre, voisine de celle des Rhamnécs; elle comprend un certain nombre de genres, dont les espèces, toutes frutescentes, sont souvent de grands arbrisseaux. Les Célastriuées, distribuées dans les diverses contrées du globe, sont abondantes, surtout dans l’Afrique tropicale. Elles se divisent en 2 tribus : Ie Évoyymées (fruit à déhiscence loculicide), genres : Evonymu», Celastrus , Pterocelas- Irus, etc. ; — 2° ÉlÊODENDRÊES (fruit drupacé), genres : Wimmeria, Pleurostyla, Etœodendron, etc. — Le genre Evonymus en est le seul représentant dans la flore d'Europe : YE. extropæxa (vuig. Fusain, Bonnet-carré) est un des plus jolis arbustes des haies et des lisières de nos bois ; ses corymbes de capsules charnues (ord. quadrilobées, pendantes, à péricarpe rose, laissant échapper des graines à arille d’un ronge orangé) chargent des rameaux flexibles, et se détachent sur un feuillage d'un vert gai. Des Evonymu » A feuilles persistantes, lustrées, sont cultivés dans les parcs.
Les caractères généraux de la famille des Célastriuées sont les suivants : Arbustes Il rameaux dressés, ou arbustes grimpants, sans épines ou épineux, A feuilles opposées ou alternes, entières, membraneuses ou coriaces, munies de très-petites stipules caduques. Fleurs hermaphrodites ou unisexuées, régulières, ord. petites, verdâtres, ou purpurines, axillaires nu en cyntes. Calice à A ou 5 lobes; un disque charnu annulaire. Corolle A A-5 pétales insérés autour du disque. Ovaire A 2, 3, A ou 5 loges, à loges ord. 1-2-ovulées. Style court, indivis, à stigmate lobé. Fruit A 2, 3, A ou 5 loges, capsulaire, à déhiscence loculicide, A loges souvent monospernies. ou charnu bacciforme. Graines ascendantes entourées d’un arille charnu coloré latéral ou en cupule, enveluppant quelquefois toute la graine, moins le sommet ; périsperme charnu, reufennant uu embryon droit A cotylédon* foliacés.