CÉLERI. — CELLULE
OKI. KIU, Ache (.4 ptwn grattount, famille des Ombellifères). Celle plante (lig. 2 1 5 J, si abondante sur le bord des eaux salles ou saumâtres de nos côtes,
Fie. 215. — Rameau {réduit; du Céleri ou Ache ( A/ttitm graveotens).
est l’objet d'une culture assez étendue. Ses racines, d'une Acrelé fortement aromatique à l'état sauvage, prennent une saveur plus douce par suite de la culture, en même temps qu’elles deviennent, dans certaines variétés, volumineuses et charnues. On plaçait jadis le Céleri ou Ache au nombre des plantes apéritives majeures; son usage est aujourd'hui exclusivement culinaire.
f ’elhiln, cellule=i/friVir/«,«, utricule.
CELLULAIRE, rellularis. Tissu cellulaire (fig. 2 1 fi) ( conlextus cellularis), un tissu composé de cellules. Ce tissu est abondant chez les végétaux ; certaines, classes se composent de plantes entièrement constituées par ce tissu. La forme des cellules dont la réunion constitue le tissu cellulaire est des plus variées chez les divers organes. Voy. CELLULE- CELLULAIRES (Végétaux), planta;
rellularet. Les végétaux dont le tissu est entièrement de nature cellulaire ; tels sont les Champignons, les Lichens, les Algues, et d'autres plantes aquatiques toujours submergées.
CELLULAIRES (Cloisons), «y Un icliulmia = Fausscs-cloisons, septa spuria.
Certains fruits présentent des faussescloisons, c'est-à-dire des cloisons qui ne sout pas le résultat de l'adossement des carpelles. Ex. : les cloisons transversales qui existent chez les fruiLs de certaines Légumineuses, et qui séparent les graines contenues dans une même gousse. Il 11e faut pas confondre avec les fausscs-cloisons (ainsi qu’on l’a fait souvent) les cloisons incomplètes, c’està-dire n’atteignant pas le centre du fruit, bien que provenant de l'adossement des feuilles car|>ellaires.
«KM. n i:, rellula — LUriculc, utrirulm. Petits sacs membraneux constituant une partie importante de la trame ou du tissu des végétaux. Ils sont ordi • nnircmenl de forme globuleuse quand ils 11e sont pas comprimés, et d'une forme
Fig. 216. — Coupe d'une feuille entière composée de tissu cellulaire du Posi~ t/onia Cautini . — rp, épiderme à petites cellules remplies de chlorophylle ; pr, proseridiyme à grandes cellules.
CKI.I.U.t.
polyédrique plus ou moins irrégulière lorsqu'ils sont serrés les tins contre les autres et entre des parties résistantes ; la coupe de ces cellules est ordinairement hexagonale ; les cellules sont unies entre elles par une matière gommeuse appelée matière mtercellulaire. D’abord constituées par une seule membrane, plus tard elles se doublent à l’intérieur d’une, de deux ou de plusieurs autres couches concentriques, les cellules présentent souvent des ponctuations, des stries eu spirale, ou des réticulations (fig. 217) ; ou pense que ces sortes dn dessins sont
Dr.. 217. — Cellules réticulées du H ; , 218. — Cellule» étoilées du Juncu-s effusus périsperme d'uue aristoloche. (tissu des cloisons cellulaires entre tes lacunes).
dus à des éraillures régulières ou irrégulières des couches qui tapissent la face interne des cellules. — On nomme méats intercellulaires, les es[taces vides qui existent dans les points où les parois des cellules ne sont pas eu contact, que les cellules soient globuleuses ou de forme irrégulière (il est des cellules rameuses qui ne sont en contact que par l’extrémité de leurs branches) (fig. 21 8). —
fin. 210. — Houpc transversale do la feuille du Cymndwea. — /, lacunes; i', plus petites lacunes.
On nomme lacunes, les grands espaces vides qui existent quelquefois entre des groupes de cellules (fig. 219). Le tissu cellulaire des plantes aquatiques présente souvent de ces lacunes pleines d’air qui aident ces plantes h se soutenir sur l’eau. — Les cellules, d'abord isolées, tendent à se souder entre elles. Mirbel |>cnsc au contraire que les cellules se creusent dans une matière à demi liquide et homogène, de la même manière qu’on produit des cellules (mousse) dans l’eau de savon en y introduisant de l’air ; dans celte hypothèse, les cellules libres seraient le résultat d’un isolement consécutif, au lieu d’être l’étal primitif. — Le tissu cellulaire constitue entièrement la moelle des végétaux, et en grande partie les organes dits parenchymateux ou charnus ; il sert aussi de moyen d’union et quelquefois de remplissage entre d’autres tissus ; enfin il constitue toute la plante dans des familles entières de végétaux cryptogames. Les cellules vivantes ren-