CELLULOSE. — CENTRIFUGE
ferment des liquides de nature diverse, de l'eau tenant de la gomme et des sels en dissolution, des huiles grasses, des huiles volatiles qui tiennent souvent des résinas en dissolution, etc. Parmi les corps solides que renferment les cellules, nous citerons : la chlorophylle (granules colorés en vert ou d'une autre couleur), la fécule (vov. ces mots), et des cristaux de diverses substances salines, l'oxalate de potasse, par exemple. Certaines cellules épuisées et desséchées sont complètement vides et ne renferment plus que de l’air.
CBi.i.d.ONE. .Nom donné par les chimistes a la trame du tissu solide de tous les végétaux; que cette trame se compose de cellules ou de fibres (cellules allongées), ou de vaisseaux, ou de la réunion de ces divers éléments organiques. Tous les organes végétaux sont composés de cellulose imprégnée ou pénétrée de diverses matières incrustantes, dont on peut la dégager par divers procédés chimiques ou mécaniques. Les fibres textiles du Chanvre et du Lin, les poils des graines des Cotonniers (le coton), sont de la cellulose il peu près pure. Les toiles et le papier ordinaire sont donc composés de cellulose. Le procédé connu sous le nom de rouissage du chanvre consiste à enlever, par une macération prolongée dans l'eau, les substances diverses dont les fibres corticales du chanvre sont pénétrées. Cette opération étant une cause d'insalubrité dans les campagnes, on a imaginé un procédé de rouissage très-rapide, qui consiste à exposer les tiges sèches du chanvre à la vapeur d'eau à une température de 35 II 10 degrés. — On a donné le nom de ligneux à la cellulose unie dans différentes proportions aux matières incrustantes, c’est-à-dire au bois proprement dit des diverses espèces végétales.
CELTIDÉES. Famille de plantes dicotylées apétales, voisine des lilmacées, comprenant un petit nombre de genres, et représentée dans la flore d'Eoropc par le seul genre Celtis. Le C. australis (Micocoulier), qui appartient à la région méditerranéenne, est un arbre à feuilles alternes, nervées, dentées, à fleurs axillaires, solitaires, pédicetlées, à fruit globuleux, drupacé, peu charnu. Les Ccllidées sont caractérisées par des fleurs ordinairement hermaphrodites; un périanthe à 5 sépales plus on moins soudés entre eux à leur base; 5 étamines ; un ovaire uniloculaire à 2 stigmates ; un ovule unique courbé réfléchi ; une graine à embryon droit, pourvue d’un périsperme.
CENTAURÉE, Petite-Centaurée ( Erythrwa Cenlaurium, famille des Genlianées). Voy. Petite-Centaurée.
CENTAURÉES. Espèces du genre C'entaurea (F. des Composées-Cinirocéphales) ; ex. : le Bluet, la Chausse-trape, etc.
CENTRAL, centralis. Qui occupe le centre, qui appartient au centre.
centhe, centrum. Le point intérieur d'une surface ou d'un corps le plus éloigné possible de tous les points de la circonférence ou de la périphérie.
CENTRIFUGE, centrifugus. Qui tend à s’éloigner du centre. — Inflorescence centrifuge (définie ou terminée], celle dans laquelle l'épanouissement des fleurs commence par le centre pour s’étendre successivement jusqu’à la circonférence; et, par opposition, inflorescence centripète (indéfinie ou indéterminée), celle dans laquelle l'épanouissement marche de la circonférence vers le centre ou, ce qui revient au même, de la base vers le sommet Voy. Inflorescence.
CBNTROLÉPIDÊES. — CEPS. 239
CEYTROLKPIDKES. Famille de plantes tnonocotylées, placée entre les Cvpéracées et les Restiacées, renfermant un petit nombre de plantes herbacées, toutes de l'Australie, semblables d'aspect à de petits Sdrpus. Ce sont des plantes à racines fibreuses, à feuilles sétacées toutes radicales, disposées en touffe, A base en forme de gaine, et à tiges grêles, formées d’un seul entre-nœud et terminées par un épi ou épillet de fleurs glumacées renfermé d’abord dans une spalhe membraneuse. Les caractères de ce petit groupe sont : Épillet muni d'uoe on deux glumes. Fleur II périanlhc réduit à 1-2 petites glumelles ou nul ; une seule étamine. Un seul carpelle ou plusieurs carpelles échelonnés sur l'axe de la fleur, contenant chacun un ovule droit: chaque carpelle terminé par un style filiforme il stigmate souvent plumeux, litricules membraneux s’ouvrant par une fente longitudinale Graine munie d'un périsperme. — Genres : Centrolepis, Aphelia, Akpyrum , Gaimardùi).
rf.PH tLtXTMii;. cephalanthinm. Signifie tète de fleurs ou fleurs groupées en tête; inflorescence dans la famille des Composées. — Capitule = Calathide = Anthode = Fleur composée. Voy. ces différents mots.
Cephalanthinm. Tête de fleurs ou fleurs groupées en tête.
Cephnlodium, sorte d'a/mtherium. Voy. ce mot.
Cephatoidens. En forme de tête.
CÉPIIAI.OTÉES. Famille constituée par un seul genre renfermant une seule espèce, le Cepkolntus pdlicularix , curieuse plante herbacée de l'Australie, à feuilles radicales (fig. 220) , les unes planes, les autres en forme d'élégantes ascidies (voy. Ascidies). Les fleurs sont apétales et disposées en un épi rameux dressé qui termine un pédoncule radical.
La structure de la fleur place ce genre dans le voisinage des Crassulacées et des Saxifragées (dont quelques-unes sont apétales). 6 sépales, 12 étamines; 6 carpelles libres uniovulés; ovule dressé, akène membraneux; graine réfléchie, embryon entouré d'un gros périsperme.
Cephalum , tête = Cnpitulnm. — Cephalns (de «yod-o, tête) figure dans certains mots composés : pnhjrephahut, à plusieurs têtes ; macracephalus, à grosse tête.
CEPS ou CÈPE. Nom vulgaire du Bolet-comestible ( lhdrtus edidis). Les Bolets sont des Champignons basidiosporés erlobasides de la division des Polyporés. La plupart des espèces du genre Boktut sont communes dans les bois. Le Bolet-comestible est généralement volumineux ; son pédicelle est court cl robuste ; sa partie supérieure présente une surface finement aréolée (tubes rudimentaires) ; le chapeau est fauve; les tubes, d’un jaune verdâtre, forment une masse spongieuse. La chair, brisée, ne bleuit pas à l’air (le Boletus cyaneus.
Fie. 220. — Touffe de Cepholotus follicularù (non fleurie). Feuilles planes et feuilles en forme d'ascidie.
OÊRACÊ. — CÉRF.ALfeS.
Wl
dont la chair brisée prend rapidement une belle teinte bleue, fiasse |Hiur vénéneux). Le Ceps, usité dans l'art culinaire, est au-dessous de sa réputation ; sa chair, mucilagincuse et indigeste, est beaucoup moins parfumée que celle de la plupart des espèces comestibles du genre Agaric (on ne mange que la partie charnue du chapeau; on rejette la partie spongieuse pes tulles], qui est mucilagineuse). Ou divise en tranches minces la partie charnue du chapeau du Ceps, et on les mange frites avec ail, sel et poivre.
CÉRACÉ, ceraetu*. Qui a la consistance et l'aspect de la cire. Se dit de certaines masses polliniques trèscompactes.
< f:n % midi: Dans les Algues de la famille des Floridées, on a donné ce nom à des conceptacles ovales et ouverts au sommet, renfermant des spores quaternées.
CÉR.VTOP1IYLLKES. Famille de plantes dicotylées apétales, comprenant le seul genre Ceralophyllum, qui renferme à la fois des espèces américaines et des espèces européennes, dont plusieurs habitent nos eaux dor- . manies. I.es Ceratoplnjllum sont des plantes submergées h longues tiges filiformes, à feuilles verticillées par 0-10, réduites à des nervures dicho-tricholnnios filiibrmes, cassantes. Les llenrs, solitaires à l'aisselle des feuilles, sont dépourv ues de périanthe, mais munies chacune d'un involucre de 1 0 à 1 2 petites folioles linéaires réunies en cercle. Fleur mâle : 10 à 25 étamines groupées dans un involucre; anthères à trois pintes. Fleur femelle : un ovaire terminé par un style tubulé, solitaire dans l’involucre. Fruit sec uniloculaire monosperme indéhiscent. Graine suspndue, périsprme nul. Embryon à h cotylédons inégaux (indice des feuilles verticillées de la tige : cette disposition se présente chez certaines Conifères à feuilles également verlici liées).
CÉRÉALES. Espèces de la famille des Graminées, cultivées en grand pur la fécule nutritive contenue dans leur fruit (caryoptc , vulg. grains, graines, sc- Fig. 221. — Épi (panicule "venccs). Les grains sont pulvérisés (réduits en farine) spicîforme) de Froment par l'action de la meule, et leur écorce (son) séparée
la
(Triticurn sativum). ,j(, )a farjne par p,lsagc du crible. — Le pain de Froment et de Seigle est la base de l’alimentation de la plupart des ppulations sous les climats tempérés.
De tontes les plantes employées aux usages alimentaires, les céréales sont les plus utiles; leur culture remonte à la plus haute antiquité. La plupart ont fourni do nombreuses variétés. Les céréales les plus imprtanles sont : les fro-
CERFEUIL. — CÊSALP1N1ÉES. 261
meiils (Triticum sativum [fig. 221], T. twgidum, 7’. monococcum), le Seigle cereale), les Orges (. Hordeum vi il gare, //. distkhmn, H. hexastic/ium), le Maïs (Zea May s), le ltiz (Oryza saliva), les Avoines (Avena saliva et A. oriental is), les Millets (Panicum miliaeeum et P. italicum ); de nombreuses espèces de Sorghum (Sorgho), dont quelques-unes sont à liges sacchariferes (produisant du sucre), etc.
CEItFEUII, (Anthriscus Cerefolium [Chœrophyllum sativum, Scandix Cere folium], famille des Ombellifères). Le Cerfeuil est cultivé partout comme plante potagère ; sa saveur est finement aromatique ; ses feuilles fraîches sont employées comme assaisonnement, ainsi que celles du Persil. Le Cerfeuil entre dans la composition d’un/u* d'herbes diurétique, et du bouiUon-aux-herbet qui est employé comme rafraîchissant et laxalif. Sa décoction est douée de propriétés résolutives. - Le Cerfeuil-musqué (Myrrhis odorala), moins usité, poun.ui être employé aux mêmes usages pharmaceutiques. — Le Cerfcuil- Imlbcux {(, hœrophyUum bulbosum) a été récemment introduit dans les jardins potagers; on commence à le cultiver en grand pour ses racines pivotantes charnues, analogues à celles de la Carotte et légèrement aromatiques.
rr ° oo.!fIKRS .^am‘ <lcS A,n>8<lalées). Le Cerisier sauvage ( Cerasus avium lig. 222],Griottier, Grouettier, Merisier) est assez commun dans nos bois; il a tourni, par la culture, les nombreuses
variétés de cerises douces et à chair ferme, qui sont propagées par la greffe. I.c kirschwasser est le produit de la distillation de scs fruits fermentés.
Une variété tardive a gros fruits, dite griotte-è-ratafia, sert à préparer les rerises-n-l' eau-de-vie. — Le ('. vul- •jaris, à fruit sucré-acidulc , i suc non adoré, est originaire de l’Orient.
\» cerise -de - Montmorency est la meilleure qui ait été obtenue de celte espèce par la culture. La cerisc-an-
Fic. 222. — Fleur en fascicule oinbclliforme d’un Cerisier ( Cerasus vu/garis).
glaise est d une qualité très-inférieure. I.es jardiniers multiplient cependant, depuis quelques années, celte variété de préférence aux autres, parce qu’elle est liAlivc, que ses fruits sont d’une belle apparence, et que par conséquent la culture en est d’un produit plus avantageux.
Cernuus. Incliné, penché, courbé d’en haut par le poids de la partie terminale ou par la faiblesse du rameau ou du pédoncule.
CESALPINIEEs. Une des sous-familles des Légumineuses (voy.ee mot). Ce groupe renferme des arbres et des arbrisseaux, la plupart d’une grande élégance. Les fleurs sont piesquc régulières ou sub-papilionacées, disposées en épis ou en grapjves ; les 10 étamines sont h filets libres. Le fruit (gousse ou légume) est à gi aines séparées quelquefois par des fausses-cloisons cellulaires (ex. : fruit du < assia l’istula) (fig. 226). — Le Caroubier (Ceralonia Silii/uu ), arbre dioïque, est la seule espèce euro|)éenne de ce beau groupe, qui fournit à nos parcs l’ Arbrc-
GEHMAIS (DE ST-PIEERI). J(j
cespiteux. — CESTRINÊËS.
de -Judée (Ci'nis Si/ii/iuislnim), les (ihidilsi/tiu, Pninciann, Canin (fig. 223). A ce groupe ap|>artiennenl aussi les genres : Htrmnlnxybm et Ca-s/il/iinia, qui donnent les bois -de-Uampeche et de Brésil ; Tamarimlus (Tamarinier;; Hymcmea (Courbaril], cl Bnuhinia, dont les esjtèccs sont des lianes, la plupart très-curieuses par la structure exceptionnelle de leurs tiges souvent divisées eu faisceaux ligueux distincts entre eux.
Fig. 22 U. — Canin ucutifolia (famille de« Césalpiniées). Hameau florifère et fructifère (le fruit est dit fulHcule-de- Séiuï).
Fig. 224. — Canin {Cn(hurtocarjiu^) Fistula. Fruit ija casse, proportions réduites;. — Fragment du même, ouvert pour montrer les graines (grandeur naturelle).
CESPITEUX, cœupitomt. Qui croit en touffe serrée. Une souche cespitcusc se compose de rhizomes courts, nombreux, pressés les uns contre les autres, ou de bases vivantes d'un grand nombre de liges annuelles (successivement détruites); ces bases produisant chaque année des bourgeons qui se terminent d’abord en rosettes ou en fascicules de feuilles, cl qui, s'allongeant plus tard en liges, contribuent chaque année à augmenter le volume de la souche cl à la rendre plus compacte. Tel est le mode de végétation des Carrx miirimta, / mriitloxa , /«(modula, ctra/tilttsa, etc. (e<e.y#s, gazon).
CESTRI.YKKS. Tribu de la famille des Solanées élevée au rang de famille. I,es (lest rinces diffèrent des Solanées par l’embryon droit et les cotylédons foliacés. Les principaux genres sont < etlrum et Haln otluimnus, dont les espèces sont de belles plantes ordinairement vivaces ou arborescentes (le l'Amérique
CÊTÊRAC. — CHAGRINÉ.
tropicale, dont plusieurs sont cultivées dans les contrées méridionales de l’Europe (en Provence) et dans les serres. Plusieurs f'estrum sont à (leurs très-odorantes: C. diurnum, C. vespertinum, C. nnctumum, dont les parfums de vanille ou de violette s’exhalent, pour le premier le jour, pour le second le soir, pour le troisième la nuit
CKTÉRAC ( Ceterach o/ficinarum, classe des Fougères), vulg. Doradille (Dg. 225). Ce nom vulgaire (de aura/us, doré) a été donné à la plante en raison de ses feuilles ou frondes dont la face inférieure est chargée d 'écailles d’un brun doré qui couvrent les fructiûcalious. La face supérieure des feuilles est d’un beau vert. Cette petite Fougère aime les anfractuosités des vieilles murailles; on la rencontre plus fréquemment dans le midi de la France qu'aux environs de Paris. Le Cétérac est doué de propriétés astringentes ; il a été vanté autrefois comme spécifique des maladies des voies respiratoires, et contre les affections calculeuses. On emploie peu cette plante aujourd'hui.
Fig. 2*26. — Cétérac {Ceterach offxcinnrum). Fig. 226. — Cévadille (Helonias longi-
folia, Veratrum Sabadil/a et V.
officinale).
CÉVADILLE ( flelomas longifolia, Veratrum Sabadilla, du mot espagnol Cebuda, Orge, diminutif CebadiUa, petite-Orge) (fig. 226). Plante bulbeuse delà famille des Colchicacées, du Mexique. Les capsules ou lis épis fructifères servent à la préparation d’une poudre Âcre et amère, et d’un extrait alcoolique ou tein ture, doués de propriétés fortement purgatives. On l’administre contre les vers intestinaux, particulièrement contre le ténia. C'est un médicament dangereux.
CHAGRINÉ, rugosus, granulolus. Se dit d'uue surface rugueuse à rugosités peu saillantes.
244 CIIAILLÊTIACÊtS. — CHALAZE.
CIIAllLKil VCliES. Famille de planter dicotylées dialypétales à ovaire libre, frutescentes ou arborescentes, comprenant un petit nombre d’espèces réparties en deux ou trois genres, et disséminées en Asie, eu Afrique et eu Amérique. Cette petite famille est voisine des Rhamnces et des Térébinlhacées ; ses caractères généraux sont les suivants : Fleurs hermaphrodites ou unisexuécs, souvent cohérentes au pétiole de la feuille axillante. Calice 5-denlé. Corolle 4 pétales libres insérés au fond du calice, il limbe simulaut une corolle bilabiée. Étamines 5, insérées avec les pétales. Glandes |>érigynes 5. Ovaire libre, 3-5-loculaire. Ovules géminés dans chaque loge, pendants; styles 2-3, libres ou cohérents. Fruit capsulaire, biloculairc, à loges monospennes par avortement, ou uniloculaire nionospemie. Graine pourvue ou non d'un arillc, munie d’un périsperme renfermant un embryon droit.
CH4U, raro — Parenchyme. La partie pulpeuse des fruits dans laquelle domine un tissu cellulaire gorgé de liquide.
chalaze, chalaza. Gærtner a nommé chaUne, ou hile interne, le point au niveau duquel le funimle (ou le raphé, qui cil est la continuation) cesse, et où l'ovule ou la graine (abstraction faite du funicule et du raphé) commence ifig. 227). — D'après cette définition, la chalaze est la base réelle de l'ovule ou de la graine, et occupe le point situé 4 l'extrémité opposée au point occupé, chez l’ovule, par l’exostomc (ouverture ou bord du tégument externe de l’ovule), et chez la graine, par le micropyle (point qui n'est autre chose que l'exostomc 4 la maturité, alors qu'il est fermé et représenté par un enfoncement analogue 4 celui qui résulterait d’une piqûre d’aiguille). — Chez les ovules droits et les graines qui en résultent, la chalaze, située au même point que le hile, constitue la base de l'ovule ou de la graine. — Chez les ovules courbés ou pliés et les graines qui en résultent, la chalaze, bien qu’occupaut , comme dans le cas précédent , la base apparente et réelle de ta graine, peut se trouver contiguë au micropyle par suite de la courbure de la graine. — Chez les ovules réfléchis (c’est-4-dire qui paraissent renversés sur leur funicule et soudés avec lui), la chalaze ne semble plus être la base de la graine, car elle se trouve éloignée du hile (point où le funicule devient adhérent 4 la graine) de toute la longueur du raphé (étendue dans laquelle le funicule est adhérent 4 la graine), et le hile constitue seul en apparence la base de la graine. La chalaze détermine un épaississement des téguments de la graine plus ou moins étendu et plus ou moins marqué. — I.es graines provenant d'ovules réfléchis sont les plus nombreuses: telles sont, par exemple, les graines de l'Amandier, du Poirier, du Melon, etc. Chez ces graines, la chalaze occupe l'extrémité arrondie et libre de la graine, et le hile l'extrémité aiguë opposée ; le micropyle (devenu presque invisible) touche le hile (on reconnaît sa situation parce que la |>oime de la radicule de l'embryon est dirigée vers lui dans tous les cas) ; le raphé, qui
Fie. 227. — Ovule 'réfléchi) trés-grossi f coupc verticale), pour montrer la situation do ta chalaze, ch, du raphé, rp, et du funicule, fe.