CHAMBRE-CLAIRE. — CHAMPIGNONS
sépare le hile de la chalaze, s’étend dans toute la longueur de l'un des côtés de la graine. — Kn disant que chez les ovules réfléchis le hile constitue la base apparente, mais non la base réelle (ou organique) de la graine, je me suis conformé aux idées admises, mais non à l'opinion personnelle qui résulte de mes propres études. En effet, les idées admises ne seraient exactes que si l’ovule se réfléchissait en réalité sur un fuuiculc libre pour se souder avec lui ; mais il n’en est point ainsi. L’ovule réfléchi ne diffère en réalité de l'ovule courbé queparcc que l’accroissement unilatéral des téguments (duquel accroissement unilatéral résulte la courbure), au lieu de se passer au-dessus de l'insertion du funicule, comme chez les ovules courbés, se passe dans l'étendue même du point d’insertion du funicule, qui se trouve ainsi dilaté, étendu ou tiraillé, de telle sorte que cette base d'insertion s’étend dans toute la longueur d’un des côtés de l'ovule, et constitue ainsi le raphé; la cbalazc est l'extrémité de cette insertion distendue. D’après cette manière de voir, la base organique de l'ovule réfléchi commence au hile, en réalité comme en apparence, et se termine à la chalaze. Voyez Ovule.
CHAMBRE-CLAIRE. — Voy. CAMERA-LUCIDA.
CIIAMÉI.AUCIKES. One des tribus de la famille des Myrlacécs. Arbrisseaux de l’Australie ayant l'aspect de certaines Bruyères. Feuilles ordinairement opposées, non ponctuées ; ovairouniloculaire, capsule monosperme. Genres : ('hawœlauciiim, C'a/i/cothrix, Verticordia, etc.
CH AMPIGNONS (Fungi). Plantes acolvlées (Cryptogames) de la division des AmphigèiiPS, considérées, alors qu'elles n’étaient que superliciellement connues, comme constituant une seule famille, mais élevées depuis, avec juste raison, au
Fie. 228. — Oronge vraie (A nia ni la aurantiarn).
rang de classe renfermant un grand nombre de familles qui comprennent des types d’organisation très-divers. — Les Champignons inférieurs ne se distinguent guère des Algues inférieures que par leur habitation à l’air libre et non dans l'eau (or, un grand nombre de ces Algues n'habitent pas l'eau, mais la terre humide). — Les Champignons louchent, d’autre part, à la classe des Lichénées par leurs groupes thécasjjorês (à spore» renfermées dans des thèqties) (fig. 236).
CHAMPIGNONS
Quelques auteurs placent même les Lichens dans la classe des Champignons. Les Lichens à frondes foliacées se distinguent aisément des divers groupes de Champignons; mais Lichens et Champignons ne constituent en réalité qu'un même groupe naturel quant aux genres inférieurs où la fronde est réduite à nn
réceptacle. — M. Ad. Brongniart, qui a emprunté à M. Fries les hases d’une rlassification des Champignons, limite et divise cette classe comme il suit : Végétaux cryptogames amphigènes, constitués par un thallus filamenteux (t ni/relium) développé sous terre ou chez les êtres organisés morts (et quelquefois vivants), ce mycélium émettant au dehors les réceptacles qui portent les organes reproducteurs, soit à leur intérieur, soit h leur extérieur. — Ils se divisent en : 1° Sr.l.f.HO- MVctTKS : Mycélium produisant des excroissances fongueuses qui contiennent
Fie. 231. — Agaric meurtrier PlG. 232. — Agaric caustique
(Agaricw ueaitnr). (Ajari u* pyrogalusi.
un ou plusieurs peridium durs renfermant des thêques (famille des Hypoxylées proprement dite). — 2» I! ymênomycF.tes : Mycélium produisant des excroissances fongueuses (champignons) dont une partie de la surface ( hyménium ) est formée par les ulricules producteurs des spores, que ces s|>orcs soient nues et portées sur des basûlt* (fig. 23ù et 235) (ex. : Agaricinées), ou qu'elles soient renfermées dans des thèque»{ fig. 236) (ex. : Helvellées). — 3° GAsrÈROMYC.tTKs: Mycélium produisant des excroissances fongueuses (champignons) dont la partie
CHAMPIGNONS
extérieure constitue nue enveloppe (y teridium ) qui contient dans son intérieur les spores (soit renfermées dans des utriculrs [s|toranges ou thèques], soit fixées à des basides) : familles des Clathracées, Lycoperdacées et ïubéracées. — 6° llv- PIIOMYCÉTES : Mycélium produisant directement, sur une partie de ses rameaux filamcn.
teux, soit les spores, soit des vésicules ou sporangesqui renferment les spores (familles des IJrédinées, Mucorinécs et Mucédinées) .-*Cetle classilication du savant professeur du Muséum est très-pratique.
La suivante, proposée par M. Léveillé (connu par ses excellents travaux sur les
Champignons), est plus nalu-
Flc. 233. — Bolot-comcstibic (Holetus^nhilis).
relie au point de vue de la structure des organes reproducteurs; mais, ces organes étant d’une extrême petitesse et demandant absolument l'usage du microscope pour déterminer les divisions de premier ordre, elle est, au premier abord, d'un usage moins facile. M. Léveillé divise la classe des Champignons
Fig. 234. — Croupe de tiasideià une seule spore ronidies, stylospnrei, pyenides, Tut.).
Fig. 235. — Croupe de basides à plusieurs spores (fortement grossi).
(D’après MM. Tulasne.)
en six sections ou sous-classes ; les BASintospORÊS, les Tiiécaspobés, les Cunospobés, les Cystospobés, les Tbichospobês et les Abthbospobés. — Les organes de la fructification sont disposés dans ces divers groupes de la manière la plus variée. — Dans le groupe des Basidiosporés, les organes reproducteurs, ou spores, sont nus, et sont situés istjjément h l’extrémité de petits soulèvements en forme de pointes qui sont nommés /xisides (fig. 236 et 235). Les basides sont situés : 1“ à l’extérieur (Kctobasidiés), soit sur des lames (g. Ayaricus [fig. 231 et 232], etc.), soit dans des luîtes om cris à l’extérieur (g. Boletus [lig. 233], etc.), soit sur la périphérie du Champignon (g. Clavaria [fig. 261], etc.); 2" dans une cavité interne qui ne s’ouvre que par déchirure à l’époque de la maturité (Kntubasidiés), dans les genres Lycoperdun, Scleroderma,
CHAMPIGNONS
(ieasler, f ynthv», etc. — Dans |p groupe des Théeasporés, les spores sont renfermées dans des sporanges ou tlièques (fig. 236) analogues aux tlièques des lâchons. Les thèques sont situées 1 l’extérieur (Ectotliécés) dans les genres Mitml/i, Mdi ihi-llii (Morille), Hrhvlla , Peziza, ctr. ; les tlièques sont situées dans une cavité interne (Kntothécés) chez les genres Spburin, Tubcr (Truffe), Ehi/ihwiiyrrs, etc. — Dans le groupe des Clinosporés, » le réceptacle est de forme variable, recouvert par le clinode, ou le renfermant dans son intérieur »: les Urédinées et les Lstilaginées appartiennent 4 celte division. — Dans le groupe des Cystosporés (fig. 237), « les réceptacles sont nncnnneuv, cloisonnés, simples ou rameux ; les spores continues, renfermées dans un sporange terminal membraneux, muni ou non d’une columclle centrale ■. — Dans le groupe des Trichosporés, « les flocons du réceptacle sont isolés ou réunis en un seul corps, simples ou rameux ; les spores sont extérieures et fixées sur quelques points
Fie. 230. — Groupe de
t/.-yie-v.
Fie. 237. — /V, I Ii/.'.trim, Champignon microscopique parasile à mycélium sous-épidermique, se faisant jour à travers un sternale. — Zoosporanges et zoospores du /'oi'ome/wn, forlemenl grossi*. (IVaprè» M. de Bary.)
seulement ■>. — Enfin, dans le groupe des Arlhrosporés (fig. 23. S et 239), « les réceptacles sont filamenteux, simples on rameux, cloisonnés ou presque nuis: les spores disposées en chapelet, terminales, persistantes on caduques ■•. Ces derniers grmqtes renferment généralement de très-petites espèces, dont la plupart ne sont visibles qu’à l’aide du microscope. — On donne le nom de nn/relimn à des filaments d’abord simples, puis plus on moins rameaux, résultant de la végétation des spores, et servant de supports et de racines aux Champignons. — h’hymcnnim est une e couche membraneuse et superficielle sur laquelle reposent immédiatement les organes de la fructification ». — I.e pn-itlium est un réceptacle membraneux et sec, le plus souvent rempli de spores qui s’échappent sous une forme pulvérulente ». — le peritheeium est « un récep-
CHAMPIGNONS
Fir,. 238. — Chain pignons à spores en chapelet, du genre Xenottochus , voisin du genre Oïdium (»/, mycélium; s9 spores).
taclc, le plus ordinairement coriace nu corné, renfermant des spores nues ou «les thèques contenant les spores ». — On nomme réceptacle, « soit If champignon entier, soit la partie sur laquelle reposent les organes de la fructification ». — Les apures sont les corps reproducteurs «les Champignons; les s/ioranyes, des cellules globuleuses ou allongées qui renferment les spores ; les thèques, des sortes de sporanges composés d'un ulricule allongé ou globuleux renfermant les s|»res. —
Enfin, chez certain»» espèces de la section des Agaricinées, etc., on distingue ; le pédicule, le chapeau, la ralcc (ou volca), le vnile, l'anneau, les lames, les tubes ou les aùjuiünns (vov. Anneau).
Vol. va. Voile, etc. ). — Les détails représentés par les figures dans cet article sont fortement grossis.)
Pour la classification et l'étude des Champignons, consultez l'article de M. le docteur Lévcillé, inséré dans le Dictionnaire universel d' Histoire naturelle, et les travaux de Miche li, Persoon, Ehrenberg, I.ink, Nees d'Esenbcck, et surtout de M. Pries (Sustenta mycolngicum), — Pour les figures des grandes espèces comestibles, vénéneusf» et autres : les recueils iconographiques de Bidliard ; celui de Paulet, mis au niveau «le la science actuelle par le docteur Léveillé; les ouvrages de Vitladini, de Descourtils; ceux, plus pratiques.de MM. Dassicr, Lavalle, Confier, etc.; pour l'ensemble des grandes et des petites espèces, l’ouvrage de M. Corda. — Enfin, pour la structure intime des Champignons et les recherches relatives à la morphologie des Mucédinées, etc., les travaux de MM. L.-B. et Ch. Tulasne, de M. «le Bary, de M. Bonorden, etc.
Les Champignons présentent k l'analyse chimique une quantité d'azote assez considérable : aussi les espères qui ne contiennent pas de principes vénéneux sont-elles du nombre des substances alimentaires les plus nutritives parmi celles qui sont fournies par le règne végétal. Les Champignons se développent, sous certaines influences atmosphériques, avec une rapidité qui tient du prodige. Du reste, les Champignons paraissent être les inflorescences de souches filamenteuses souterrain»» (mycélium), et non des plantes constituées uniquement par chacune des productions qui semblent, au premier aspect, appartenir 11 des individus distincts. — Les principes végétaux qui sont contenus dans les Champignons sont ; la fongine, l'acide fongique, l’acide bolétique (dans les Unie lus), l'amaniline (dans VAmanita niuscaria), un principe âcre plus nu moins analogue à l'amanitiue chez plusieurs espèces vénéneuses, la Irémclline (chez le J'remella mescnterica), et
- Champignon à spores cloisonnées, du genre Heiminthojèhorn. (D'après M. Bonorden.)