CHANVRE
Nous (lovons mentionner ici le travail do >1. E. Boudier (récemment couronné |)ar l'Académie de médecine). L’ouvrage est intitulé : Des Champignons nu I mini de eue de leurs caractère s usuels chimiques et toxicologiques. L’auteur a reconnu par l'analyse chimique, chez l’Amanite bulbeuse (es|>cce commune vénéneuse entre toutes), un principe vénéneux, alcaloïde, différent de l’amanitine, qu’il nomme bulbosine. Il regarde comme possible de reconnaître par l’analyse, daus les déjections des personnes intoxiquées, les espèces ingérées. Il explique l’action du v inaigre, qui, bien que n’étant pas un dissnlvaul du principe vénéneux, un antidote, serait utile en rendant inoffensives certaines espèces vénéneuses (le vinaigre favorise la sortie du suc vénéneux du Champignon qu’on y fait macérer). — En résumé, la Fausse-Orongc, qui, dit-on, est alimentaire daus certaines contrées, ne serait inoffensive que macérée quelques heures dans l’eau vinaigrée, puis bouillie (une demi-heure) dans l’eau acidulée (on rejette cette eau
et l’on essuie les Champignons avant de les accommoder). Quant à l’Amanite bulbeuse, même ainsi préparée, elle conserverait ses propriétés toxiques. — Le traitement pnqvosé par M Boudier pour combattre les accidents d’enqioisonnement sont d'abord les émétiques pour débarrasser l’estomac, puis les éntélocathartiques si les substances sont déjà arrivées dans l'intestin. Après les évacuants, il préfère à l’infusion de noixde-galle, soit une potion éthérée, soit une solution légère d'induré induré de potassium (par cuillerée de temps en temps). Enfin, on doit combattre l'inflammation par les boissons émollientes et au besoin par la saignée, et empêcher, par des frictions et autres moyens, le refroidissement des extrémités.