‹ Nouveau dictionnaire de botaniqueChapitre 112 sur 414 · CHAUME. — CHÊNE · texte numérisé non relu

CHAUME. — CHÊNE

Torées. Chez les genres Aune, Bouleau, Saule, Peuplier, Pin, Sapin, etc., il y a des chatons mâles el des chatons femelles ; chez les genres Noisetier, Châtaignier, Charme et autres Cupulifères, les fleurs mâles seules sont disposées en chatons.

Fis. 266. — Deux chatons niâtes d'un Noisetier

Sfioryha Avellana).

Frc.^ 207. — Croupe de chatons mâles à l’extrémité d'une branche feuilléc. chex un Pin (le Pinus Lu-

ricio).

eau IME, culmut. Nom donné à la tige des Graminées, üge à eutre-nœudt üstuleux, à nœuds pleins et solides, à feuilles alternes à base longuement engainante et à gaine à bords libres

(gaine dite fendue).

CflAUSSE-TRAPE, Chardon étoilé (Centaurea Calciteapa). Voy. Chardons.

CIIEI.1 1 K)IAE ( Chelidonium mujui). Plante commune sur les vieilles murailles elles décombres, appartenant à la famille des Papavéracées. Celle plante (fig. 268), froissée, répand une odeur nauséeuse; le suc, d'un jaune rougeâtre, qu elle contient en abondance, est âcre plutôt que narcotique :

il produit la rubéfaction de la peau.

On s en servait autrefois pour détruire les verrues et dissiper les taches de la cornée, d’où son nom A' Éclaire. L’extrait de Chélidoiue était classé au nombre des médicaments âcres et excitants.

Cette plante est aujourd'hui inusitée.

CIIEXE, genre Quercut (fam. des Cupulifères ). Les Chênes sout généralement de grands arbres forestiers, dont les nombreuses et belles espèces sont

(.IIÉNOPODES.

principalement répandues en Europe et dans l’Amérique du Nord. L’écorce des Chênes renferme les acides galliquc et tannique, et est douée par conséquent de propriétés astringentes; elle renferme, en outre, une substance extractive amère (qurrein'1), et quelquefois une matière colorante. L’écorce de nos Chéries indigènes (ijuercus Hobitr [Rouvre], /icdunrulatn, Cerf h, etc.) constitue un médicament astringent usité. On fait une grande consommation de ces écorces réduites en poudre, sous le nom de hm, pour la préparation (tannage) des cuirs. — Le liège est une sorte d’hyjiertrophie épidermique du Q. S 'uber (Chêne- Liège), arbre de la région méditerranéenne. — Quelques espèces méridionales, les (). Subcr, //c.c (Yeuse), Æ'/iio/is (fig. 269), Esnifus, etc., produisent des

Fie. 259. — hameau fructifère <iu Client: FçilO|» X>ti ‘r . Cyi/"/'-).

glands presque dépourvus d’âcrcle, plus ou moins comestibles. Ces glands, et meme ceux de nos Chênes communs, étant torré&és, pulvérisés et infusés dans l’eau bouillante, fournissent une boisson tunique d’une saveur assez agréable, analogue au café, dont elle n’a pas les qualités excitâmes. Le (I. coccifvra nourrit (dans quelques localités) une Cochenille dont on extrait la couleur connue sous le nom de an-min. — Plusieurs espèces fournissent des substances colorantes jaunes ; on emploie, |iour la teinture, les cu/ndes du Q. Ægiln/is, mais surtout le bois du Q. tinctnnn, arbre de l’Amérique. — Les excroissances glubuleuses charnues ou subéreuses, connues sous le nom de nuix-de-gnUe , et qui sont le résultat de la présence de la larve de plusieurs espèces de Cynips , contiennent en abondance l’acide gallique et sont employées à la fabrication de l’encre.

CIIÉNOPODKS, Ansérines. Ks|iéces du genre Cheiw/xidium , famille des Chéiio|>odiécs. — l.e Ch. fini n/s. spontané dans l’Europe méridionale, et le f. nwbrosiuidrs (Thé-du-Mcxiquc), exhalent une forte odeur aromatique analogue à celle du camphre, et sont d’une saveur chaude et amère. Ces plantes peuvent être employées pour éloigner les insectes des étoiïcs de laine. On peut en préparer des iufusious excitantes et sudorifiques ; une espèce américaine de

CHÉNOPODIÉES. — CHEHIMOt.IA.

b même section, le Ch. anthelminthicum, est employée avec succès comme vermifuge. Le Ch. Vulvaria, plante triviale qui exhale une odeur infecte, a été prnjtosé comme antispasmodique: des médicaments d’une odeur agréable, l’éther ou le musc, par exemple, l’ont avantageusement remplacé.

CHÉNOPODIÉES (SALSOLACÉES). Famille de plantes dicolylécs apétales. Les Chénopodiées sont, d'une part, voisines des Amaranlacécs, et, d’autre part, se rattachent aux Dialvpétales par leurs affinités avec les Scléranthées et les Paronychiécs, familles voisines elles-mêmes des Caryophyllées. Les Chénopodiées envahissent les terrains incultes du bord de la mer, et croissent au bord des llaques d'eau salée. Plusieurs espèces se plaisent au voisinage des habitations rustiques et des jardins, recouvrent les décombres, et, comme les Ortie*, accompagnent l'homme partout où il établit sa demeure et scs cultures. Elles sont abondantes en Europe et en Asie. Quelques-unes contiennent des sels de soude et de potasse (les Sabola, Suœda et Salicomia) ; plusieurs sont aromatiques ( Chenopodium nmhrosioiiles. Ch. Botryt, Cnmphoroma montpeliacn); un |)etit nombre sont cultivées comme plantes alimentaires : Spinaeia oleraeea (l'Épinard), A tripler hurlerais (Arroche), Beta vulgari* var. raparen (la Betterave), plante à la fois potagère, fourragère, et fournissant le sucre indigène. — Les Chénopodiées sont des plantes annuelles ou vivaces, herbacées, quelquefois sous-frutescentes, rarement volubiles ; à feuilles entières, dentées, incisées ou étroites, linéaires, plus ou moins charnues, dépourvues de stipules. Fleurs trèspetites, hermaphrodites ou polygames, régulières; ordinairement en gloméniles, en cymes nu en panicules, munies chacune d’une petite bractée. Périanthe sétacé, à 5, plus rarement il 2-3-ft sépales souvent accrcscents et quelquefois b nervure dorsale carénée, ailée ou spinescente. Étamines en nombre égal au nombre des sépales. Ovaire libre, déprimé ou comprimé, à 2 (plus rarement à S-û-5) stigmates, uniloculaire, uni-ovulé. Ovule réfléchi. Fruit ordinairement libre (rarement adhérent au calice), ordinairement sec (akène), renfermé dans le périanthe , qui est quelquefois charnu -succulent, et quelquefois induréligneux, à la maturité, rarement fruit lui-méme bacciforme. Graine solitaire, il funicule naissant du fond de la loge, ordinairement à périsperme farineux. Embryon semi -circulaire ou annulaire, quelquefois en spirale.

Les Chénopodiées se divisent en deux sous-familles : Les CYCLOLOBÉES (b embryon courbé en anneau), et les Spiboi.obées (b embryon enroulé en spirale). — Les Cyclolobées se subdivisent en trois tribus: 1° Sai.icohniêes (ex. : genre Salieornia ) ; 2* Atbiplicêes (ex. : genres Atriplex, Spinaeia); 3“ CiiénopodiEes (proprement dites), tribu subdivisée en U sous-tribus : 1" Camphorosinées (ex. : genre Camphurosma) ; 2° Blitées (ex. : g. DUtumi) ; 3“ korhiees (ex. : genres Kochia, Beta, Chenopodium ); li° Anrédérées (ex. : genre Boustinqaultia). — La sous-famille des Spirolobées se subdivise en trois tribus: I* Basei.lées (ex. : genr e Basella); 2“ Suémnées (ex. : genre Suœda, anciens Clirno/Hidium :Ch. maritimum. Ch. fruticosum); 3° Salsoi.Ees (ex. : genres Salsola, Anahasis, Corispermum).

CI1EH1MOLIA. Fruit de VAnoim Cherimolia, d’une saveur agréable, et recherché aux colonies, comme le fruit des A. sçunmnsn, mueosa, etc.

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