CIGUËS
CIGUËS. Grande-Ciguë ( ('onium irmculaltim). — Ciguë-vireuse ( Cicuta virosa). — Petile-Ciguë (Ætlnuui Cynnpium). — Ces trois piaules dangereuses appartiennent à la famille des Ombellifères.
Grande-Ciguë {Conium mncu/ntiim). Ciguë des pliarniacies. Celte plante (fig. 276) est commune dans toute l’Kumpe et dans l’Asie boréale, et s’est naturalisée en Amérique; elle se plaît dans le voisinage des villages, dans les cimetières et les jardins négligés. La plante est d’un vert sombre, la tige est marquée
Fig. 274. — f.rande-Cipui* ( Conium mnruhttum ), sommité fleurie (plante très-réduite).
de taches liv ides ; elle exhale une odeur désagréable, analogue 6 celle de l’urine de citât. Sa racine, qui est pivotante, contient au printemps un suc laiteux d’une saveur d'abord douce et aromatique, puis âcre. Les propriétés actives de cette plante résident dans un alcaloïde (cicutine, conicine); elle renferme en outre une résine, une huile volatile, des sels et un acide particulier. Le suc du Conium maculatum , ingéré dans l’estomac, détermine l'afflux du sang vers les poumons ; une mort rapide est le résultat de celte congestion : les intestins ne paraissent pas subir de lésions graves. Ce même suc, introduit dans le sang au moyen d’une incision, excite violemment le système nerveux, et détermine des spasmes musculaires et une mort presque instantanée. Cette plante, douée de propriétés si vénéneuses, est d’un usage fréquent en médecine : ses pré|>arations stimulent