CLANDESTINE. — CLASSIFICATIONS BOTANIQUES
thées, de la famille des Euphorbiacées) offre des especes dont les eladodes, en forme de feuilles elliptiques, sont chargés de lleurs à leur circonférence (fig. 278). — Les articles, comprimés en forme de raquettes superposées, des tiges «les 0/nmtia (fam. des Cactées), qui se couvrent de fleurs et de fruits, sont des cla-
Klu. 281. — fragment de tige de l'Asperge commune {Aafmraijus ofjtanalh), présentant îles fascicules de clarlodt * capillaires.
dodos (fig. 280). — Les divisions capillaires des tiges de l’Asperge (Asparagus iifficinalis) sont aussi des eladodes (fig. 281). Chez l’Asperge comme chez le Uuscus, les véritables feuilles ont la forme de très-petites écailles; chez les O/, milia, les feuilles sont réduites chacune à une épine.
CLANDESTINE (/jithrwa Clandestin a, fam. des Orobanchées). On attribuait jadis au Lathrœa Sqpamaria et au L. Clandestine i, comme à la plupart des autres productions naturelles d'un aspect insolite et bizarre, des propriétés merveilleuses. Ces plantes vivent en parasites sur les racines des arbres.
CLASSE, elauis. Groupe fondé sur des caractères de premier ordre. Une classe réunit plusieurs familles. Les familles sont aux classes ce que les genres sont aux familles.
CLASSIFICATION, ' lassi ficiitio. Arrangement méthodique. L’exposé dogmatique des lois qui doivent présider à la classificaliou des plantes, et des divers lisais de classification tentés |>ar les naturalistes, constituent la partie de la science botanique désignée sous le nom de taxonomie végétale. Voy. Méthodes.
classifications hotamqiks Plus le nombre des plantes connues a augmenté, plus leur élude a fait de progrès, plus on a pu se convaincre qu’une classification générale des espèces végétales en série linéaire (c’csl-iidire tous les objets placés successivement l'un à la suite de l’autre) ne saurait être parfaitement naturelle. — Celle série linéaire, seule forme possible dans nos livres et nos catalogues, ne peut être établie sans rompre à chaque instant des analogies essentielles, popr satisfaire 5 d'autres analogies non moins essentielles. — Pourquoi ne saurait-on établir une classification en ligne droite sans éloigner ce qui, sous d'autres rapports, doit être rapproché, sans rapprocher ce qui, sous d'autres rap|>orts, doit être sé|»ré 1 C’est que chaque type est un centre qui rayonne vers plusieurs autres types plus ou moins distants les uns autres. Il eu résulte qu'onc classification vraiment naturelle n'aurait pas la forme
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CLASSIFICATIONS BU TAMOULS.
d'une échelle (ce ne serait pas une ligne), ni même simplement la forme d'un réseau (ce ne serait pas une surface); l'ensemble aurait la forme d’un immense lacis où toutes les lignes viendraient s'entrecroiser, et qu'il serait aussi impossible à l’œil de suivre qu’il l'esprit d'embrasser. — Puis, dans la création végétale, telle que la succession des é|>oques géologiques nous l'a léguée, telle que nous la trouvons aujourd'hui, il s'eu faut que toutes les parties de ce vaste ensemble soient complètement représentées; de grands tamlieaux de ce vaste édilice ont successivement sombré dans les grands cataclysmes qui se sont, de loin en loin, succédé : — il en résulte çà et là de vastes hiatw t, de regrettables solutions de continuité, qui mettent en défaut les chercheurs de soudures et les amateurs du grand complet. — Le grand complet, à ce point de vue, u'a sans doute jamais existé.
Nous sommes de ceux qui pensent que le Créateur n’a pas jeté le monde en moule çt tout d'une pièce; nous pensons que la rréation est un attribut éternel d'une puissance créatrice éternelle, et qu'à mesure que, sur un point, un accident, engloutissant des myriades d'individus, faisait disparaître quelques espèces, éteignait quelques types, sur d'autres points de nouvelles conditions d'être donnaient lieu à la production de modifications nouvelles des anciennes formes. — Il ne serait donc pas juste de demander à nos classiGcatious ce qu'elles ne comportent, ni en raison de la nature des choses, ni en raison de la nature de l'esprit humain, ni en raison de la forme |x*ssible des livres.
De grands esprits ont travaillé depuis deux siècles à la connaissance de la structure des plantes, de leurs analogies naturelles, et par suite à la coordination, à la disposition naturelle des espèces connues, et leurs efforts n’ont pas été sans résultats. — Dans le cours des siècles que nous nommons l’antiquité, la connaissance des plantes était à peu près réduite à la nomenclature arbitraire de quelques espèces alimentaires ou médicinales. — Ces connaissances bien vagues s'étaient perdues dans les ténèbres du moyen âge ; à la lueur de la renaissance, on s'efforça, avec obstination, de s'y rattacher, pensaut y trouver une science toute faite. — Après avoir assez longtemps commenté les textes de l’enfance de l'art, après avoir discuté sur des mots, après s’être agité dans le vide, après avoir cherché à reconnaître dans nos plantes du Nord les plantes signalées plutôt que décrites en Orient, par les chercheurs de l'autiquité, on s'est avisé d'étudier à nouveau les plantes dans la nature. — Les premiers essais de classification de ces nouveaux chercheurs devaient être très-imparfaits. Ces classifications ne portaient que sur un nombre d'espèces très-limité ; elles avaient surtout (tour objet la connaissance des plantes médicinales; — les plantes furent donc classées d'après les propriétés qui leur étaient attribuées : la botanique recommença, comme elle avait commencé, par la matière médicale. — D'autres tentèrent cependant de classer les piaules d’après leurs caractères extérieurs; la taille frappait plus que la forme, et l’on commença par diviser le règne végétal en arbres et en herbes (les plantes frutescentes et sous- frutescentes pouvaient embarrasser un peu;, (lest encore à ce point de vue que se placent aujourd'hui les personnes étrangères à l’observation et à l’élude. — Mais à mesure qu'on y regardait de plus près, à mesure qu’on publiait des recueils de figures gravées, et qu'ou pouvait comparer ces ligures avec les plantes,