‹ Nouveau dictionnaire de botaniqueChapitre 117 sur 414 · CLASSIFICATIONS BOTANIQUES · texte numérisé non relu

CLASSIFICATIONS BOTANIQUES

on arrivait il les grouper plus méthodiquement, tout en s'attachant quelquefois à des rapports d’aspect général, de forme de feuilles, de couleur, etc., plutôt qu’à des caractères d’une plus grande valeur. Quelques groupes naturels frappaient néanmoins déjà l’attention de la plupart des descripteurs : le groupe des Graminées, nu du moins des Glumacées, dans lequel on faisait naturellement entrer les antres plantes à feuilles étroites, les Joncs, par exemple, et d'autres Monocotylécs ; le groupe des Ombellifères, dans lequel on faisait entrer des plantes à inflorescence en corymbe, rappelant la forme en ombelle ; les groupes si caractérisés des Labiées, des légumineuses, des Composées, des Crucifères, des Rosacées, des plantes bulbeuses comprenant les Liliacées, les Amaryllidées, les Iridées, les Orchidées, etc. — Restaient des types nombreux, moins largement représentés, et qui, ne trouvant pas de place dans les groupes déterminés, étaient, soit négligés, soit placés au hasard. — Mais l'habitude d'étudier dans la nature et de comparer entre eux les objets était prise, et le mouvement en avant était donné. — Aristote et Théophraste avaient été continués par Dioscoride; Pline avait conservé les fables et les recettes de l'antiquité ; Matthiole et d'autres laborieux compilateurs ressuscitèrent Théophraste et Dioscoride. — Ceux que Linné nommait • les Patriarches de la botanique » (Patres), les Bauhin, Dalechamp, Fuchsius, Tragus, etc., Dioscoride ou Pline d'une main, mais la plante de l'autre, à grand renfort de petites gravures sur bois et de gros in-folio, déblayèrent, puis encombrèrent laborieusement le terrain. — ■ Plusieurs, Césalpin d’almrd, ensuite Ray, ébauchèrent certains groupes naturels. — Puis vint Toumelôrt, qui sut délimiter les genres'; — puis enfin Linné, qui fut le grand réformateur : en créant la nomenclature binaire (noms spécifiques composés du nom de genre et d'un mot qualificatif), il ferme la l>orte du passé et s'impose comme fondateur d'une ère nouvelle ; il s'efforce de classer naturellement les plantes, les matériaux sont encore insuffisants, et il improvise un Système qui, malgré ses défectuosités, met de l'ordre dans le désordre, et pose un terme à l’anarchie qui avait précédé.

Adanson propose ses Familles : elles auraient eu plus de durée s’il avait pesé les caractères au lieu de les compter. — Les Jussieu le suivent de près : le principe de la subordination des caractères est trouvé et la Méthode naturelle est proclamée. — Lainarck et A. -P. de Candnllc développent et appliquent la méthode naturelle. — Adrien de Jussieu, Kunth, Lindlcv, Robert Brown, Alpb. de Candolle, Ad. Brongniarl, apportent chacun leur contingent de recherches et de lumières. — Endlirher fixe, eu la modifiant à son tour, par la publication de son Généra, les résultats acquis durant cette dernière grande étape de la science.

De nos jours la phalange est nombreuse ; on s’est partagé le travail ; aux uns les rcrhercfies organographiques, à d'autres les voyages lointains, à d'autres la description des richesses acquises cl leur intercalation dans les cadres, à d'autres enfin différents domaines dans la vaste carrière de la Cryptogamie : grande ruche active et bourdonnante, où chaque abeille apporte son miel, où tous travaillent^ avec ordre et dans un intérêt commun. — Au point de vue de la classification générale des plantes, le résultat est déjà satisfaisant pour un grand nombre de groupes naturels. — Quant à la coordination discutable de ces groupes

Î7H CI.ATHRATUS. — CLEFS DICHOTOMIQUES.

el des groupes intermédiaires, quelle qu’eu soit l'importance au point de vue de la philosophie naturelle, la marche de l'étude ne peut sien trouver enlravée. — Mais aujourd’hui un danger apparaît qui menace de rejeter l’étude, sinon dans les obscurités du passé, du moins dans d'inextricables difficultés : c’est la tendance, qui s’est manifestée dans plusieurs ouvrages descriptifs. Il désigner chaque variation de chaque espece par un nom spécifique, (les espèces de fantaisie et dites nouvelles, qui résultent de la pulvérisation des espères bien distinctes, manquent de caractères réellement différentiels : le nombre déjà grand des plantes à étudier se trouve, par l’adjonction de cette nouvelle armée, artificiellement décuplé. — fa-s travailleurs les plus laborieux seraient découragés, les amis des plantes les plus zélés seraient désorientés, si les botanistes philosophes ne réagissaient énergiquement dans leurs livres contre cette tendance à la dilapidation du trésor commun. A eux le devoir d’empêcher que l’encombrement d’espèces fictives dont on est menacé ne rende impossible l'accès de l'étude. A eux le devoir, en augmentant la richesse commune par de nouvelles acquisitions, d’en empêcher la ruine, qui résulterait de la réduction dos pièces d'or en centimes. — Voy. CLEPS dichotomiques, METHODE naturelle, Systèmes artificiels.

Clathratus— t'mu-eUntus. En forme de réseau à jour on appliqué sur une surface.

Clatinis, fermé.

CLAVAIRES. Es|)èces du genre Claoariu (plusieurs espèces ont la forme d’une |ietite massue, clava). Les Clavaires sont des Champignons hasidiosporés ectobasides : ce sont des expansions charnues, souvent rameuses, ordinairement groupées en fascicules, ordinairement blanches ou jaunâtres, qui ont l’aspect de certains Lichens. Plusieurs espèces, à chair tendre et cassante, sont comestibles ; toutes sont inolfensives.

Claoatns. Se terminant en massue ; allant en grossissant de la base au sommet et se terminant par une extrémité arrondie.

CLAVIFORME, elavie/'onnis. En forme de massue, (’ttwi fanais pourrait être pris pour : en forme de clou (clunis).

Clamla. Petite massue. — Clamlatu*. Un peu renflé en massue.

CLEFS DICHOTOMIQUES. Tableaux analytiques. Méthode employée fréquemment pour conduire à la détermination de la famille, du genre ou de l'espèce botanique. — line clef analytique n’est pas une méthode de classification, c’est un procédé qui fait arriver au groupe ou à l’objet par voie d’éliminations successives ou exclusions. — Ce procédé consiste dans le mécanisme suivant : On divise toutes les plantes entre lesquelles on a à choisir, en deux groupes limités par des caractères tranchés; on prend parti pour l’un des deux qu’on sulxlivise à sou tour en deux groupes de second ordre, et ainsi de suite jusqu’à ce qn’op arrive à l’unité, soit collective, soit individuelle, dont on cherche le nom. — Exemple: toutes les plantes de la flore de la région parisienne étant données, vous arrivez en résolvant par oui ou par non, en huit questions ot réponses, à déterminer que la plante que vous avez sous les yeux appartient à la famille des Rosacées. — lieux nouvelles questions el ré|xmses vous apprennent que

Page 1