‹ Nouveau dictionnaire de botaniqueChapitre 12 sur 414 · ACONIT · texte numérisé non relu

ACONIT

ACOTYLÉ.

ACONIT [Aconitum Napellus) (lig. 10) (de Ain/ms, Navet, en raison de la forme de la racine). Vulgairement : Char-de- Vénus, Casquc-de- Jupiter. Belle plante indigène des prairies marécageuses du Nord et des montagnes ; appartenant 5 la famille des Keuonculacées. L'Aconit est cultivé comme plante vivace d’ornement. Les propriétés de l’Aconit sont des plus énergiques; le principe actif qui existe dans les parties herbacées de la plante se trouve également dans les graines. On prépare avec le suc un extrait qu’on administre à la dose de 2 à 5 centigrammes contre les alfections névralgiques. On emploie au même usage l'alcaloïde qu’on extrait de cette plante, et qui a reçu le nom d'aconitine.

A haute dose, celte substance agit à la manière des poisons narcotico-àcrcs. La plupart des cs- |)éces du genre Aconit sont douées de propriétés non moins énergiques : IM . Lycoclonum et IM.

Anthora, plantes de la région alpine, et IM. fcrux des montagnes du Né|>aul, sont au nombre des plus vénéneuses.

ACORE-VHAJ. — Voy. Cala mus aroma- TICUS.

ACOTYLÉ, ucolyleus = Acolylédoné =

Aëthéogame. Qui est dépourvu de cotylédons. ^ At(mil {Acü„llum

— Les végétaux dont la graine est réduite à un Napellus).

embryon acotvlé constituent, par leur ensemble,

l'embranchement des Acolytées (Acotylédonées) ou des Cryployatnes (voy. ce mot). — Cet embranchement se partage eu deux divisions ; 1° les Ampliigénes (ou Thallogènes), qui n’ont pas de tiges et de feuilles distinctes, et consistent eu expansions irrégulières ou régulières, foliacées ou charnues, etc., renfermant les classes des Algues, des Champignons et des Iichénées; 2° les Acrogèucs, qui ont des liges cl des feuilles plus ou moins distinctes, et croissent en longueur par l’extrémité de la tige et de ses rameaux; elles renferment la classe des Filiciuécs (familles des Fougères, des Marsibacées, des Équisétacées, des Lyco|>odiacées et des Characées) et la classe des Musciuées, qui comprend les familles des Mousses et des Hépatiques. — Les graines de ces végétaux ont reçu le nom de spores (voy. ce mot). Ces graines sont homogènes et n’oITrent aucune partie distincte; non-seulement elles ne présentent l ieu d'analogue à une ou plusieurs feuilles cotylédonaires, mais elles sont dépourvues de téguments; elles ne sont point non plus fixées par un follicule à la loge qui les renferme, comme les graines des végétaux cotylédonés ou phanérogames. — Parmi les végétaux phanérogames, il existe exceptionnellement des piaules à embryon acolylédoné (ex. : l’embryon des espèces du genre Cuscute). Cet embryon est linéaire et ne présente point de feuilles cotylédonaires. Ce fait n’a rien qui doive surprendre, puisque les liges elles-mêmes n’offrent d’autres

ACOTYLtnON.

ACUI.ESC.ENT.

feuilles que les petites bractées qui accompagnent les (leurs. La graine est, du reste, pourvue de téguments et de funicule, et n’a aucun rapport réel avec les spores ou graines des véritables Acotylédonées. Yoy. Cryptogames, et, à leurs noms respectifs, les classes et les familles ci -dessus énumérées.

ACOTYLÉDON, Acotylédoné, acotyledmeus. Synonymes du mot Acotylé, qui a l'avantage d'être plus court. Voy. Acotylé.

ACRE, nais. Se dit des substances dont le contact irrite les membranes muqueuses. La saveur âcre est le résultat du contact de ces substances avec la membrane buccale; en contact avec la membrane nasale, elles provoquent l'élernumenl ; introduites dans l'estomac, elles déterminent des vomissements, et sont dites émétiques ; ou la purgation, et sont dites cathartiques. Si l'intensité de leur âcrelé est plus considérable, elles occasionnent l'inflammation de la membrane muqueuse, sou ulcération, sa perforation, et par suite la mort. Ces substances doivent surtout leur âcreté il la présence d’une huile volatile ; dans ce cas, étant appliquées sur la peau, elles produisent la rubéfaction, la vésication et l’ulcération. Les substances végétales doivent souvent aussi leur âcreté à la présence de sulistances alcalines dites alcaloïdes. Les acides concentrés déterminent des effets irritants et corrosifs analogues à ceux qui sont produits par les substances âcres.

t('ROCÉ\ES, Acrnqente = Acrobrya. Végétaux qui croissent seulement par le sommet. Ou a |>artagé l'embranchement des Cryptogames ou Acotylédones en deux divisions : 1" l.tts Acroyènes, dont l’accroissement se fait par le sommet seulement. Ces végétaux présentent un axe distinct, et souvenldc véritables feuilles, et sont constitués par du tissu vasculaire (vaisseaux), du tissu fibreux et du tissu cellulaire; ex. : les Fougères, les Marsiliacées, les Lycopodiacées et les Mousses. 2“ Les Amphigènes, dont l’accroissement a lieu dans tous les sens ; ils ne présentent, dans le plus graud nombre des cas, aucun axe bien déterminé, sont dépourvus de feuilles proprement dites, et sont constitués exclusivement par du tissu cellulaire cl du tissu fibreux; ex. : les plantes appartenant aux familles des Lichens, des Champignons et des Algues. — Aux dénominations d’Acrogènes et d'Amphigènes correspondent les dénominations de Cryptogames proprement dites, et A' Ayantes; Psendocotyledoneœ et Acotylcdonete veræ (Agardh) ; Heteronemeie et Homtmemeœ (Fries) ; Acrobrya et Thnllnphyta (Unger et Endlicher).

,t( hosporês (Champignons dits Acrosporés). — Champignons Basidiosporés (Lev. ). Champignons dont les s/iures prennent naissance à la surface d’une cellule mère ( buside ou sporophurc). Voy. llASioiosPonfs.

ACTÆA SPICATA. Plante de la famille des Renonculacées, à fruit en forme de baie. Les |>arties herbacées et les fruits renferment un suc très-âcre. Cette plante, employée autrefois comme drastique, et à l'extérieur contre certaines affections dartreuses, est aujourd'hui inusitée.

ACULESCENT, aculesrens. Je propose ce mot pour qualifier les poils roides et piquants qui sont un intermédiaire entre les poils et les aiguillons, le mot spinescent ( spineseens ) signifiant : passant â l’état d’épine, et non passant à l’état d'aiguillon. Voy. Aiguillon et Épine.

ACUI.KUS. — ADHÉRENCE.

Aculeus, aiguillon. — Actdealus, muni d'aiguillons. — Aculeolatus, muni de très-petits aiguillons. — Aculeiformis, en forme d’aiguillon.

Acumen, pointe. — Acuminatus, acu mine.

ACUMINÉ, acuminatus et acuminosus. Dont le sommet se termine brusquement en une pointe effilée (fig. 11); ex. : les feuilles du Populus fastiyiata (Peuplier d’Italie), celles du Ficus religiosa, etc. Les sépales, les pétales, les cajisules, etc., peuvent être arnminés.

Fus, il. — Feuilles acumintfes. Figuier des Banians [ficus retigiom).

Acutanyulus. A angles tranchants. Se dit des tiges prismatiques dont les arêtes sont tranchantes.

Acuiatus et Acutus. Aigu ; se terminant en pointe effilée, en pointe piquante.

Acute angularis, synonyme d 'acutanyulus. — Acute dentatus, denté, à dents aiguës. — Acutifolius, il feuilles aignës.

Acutinsculus. Un peu pointu, un peu piquant, terminé par une petite pointe.

Adelphus, adclphe (de àithfht, frère, semblable), entre dans la composition de plusieurs mots: Étamines monadelphes, diadeiphes, polyadelphes (étamines divinisées eu un seul, en deux, en plusieurs faisceaux).

Adglutinatus, Agglutinatus. Agglutiné, un peu adhérent.

Adhœrens. Adhérent, qui est soudé à un organe appartenant à un autre verlicille. L’expression ovaire infère, qui peint une fausse apparence, a été avantageusement remplacée par l'expression ovaire adhérent, qui indique un fait exact, l’adhérence de l'ovaire, sans, du reste, préjuger la nature des parties avec lesquelles l’ovaire est adhérent. Vov. Ovaire et Calice.

tuiiKRliXCE, adhærentia. Soudure normale ou anormale de certaines parties avec d’autres. Le mot adhérence exprime particulièrement la soudure entre des organes appartenant à des verticilles différents ; ex. : la soudure des étamines avec la corolle. Le mot cohérence exprime, au contraire, la soudure entre des

ADLIGATUS.

ÆQUILONGUS.

organes appartenant à un même verticille : par exemple, la soudure des sépales entre eux (calice gamosépale;, des pétales entre eux (corolle gamopétale), des étamines en un tube qui engaine l’ovaire nu le style (étamines monadelpbes), des styles entre eux (style indivis). Voy. Soudure et insertion.

Adligatus, muni de crampons. — Adligans, qui se cramponne.

tliRIMI t l.E, adminiculum. Caractère spécifique d’une importance secondaire, caractère faible tiré de la forme des organes les plus variables : des feuilles, de la coloration, de la taille, etc. Ces caractères étant essentiellement variables, ne doivent pas servir à la délimitation des es|>èces. La distinction des variétés, sous-variétés, formes, races et variations d'une même espèce, est au contraire fondée sur l’observation de ces caractères de second ordre. Au point de vue de la délimitation des espèces, un groupe d’admiuicules ne saurait, en aucun cas, avoir la valeur d'un seul caractère fixe et invariable ; ces admiuicules étant susceptibles (soit isolément, soit simultanément), chez divers indiv idus de la même plante, de s’amoindrir et de se dégrader insensiblement.

ADNÉ, adnot’is. Soudé dans toute sa longueur 5 un autre organe dont les dimensions sont relativement grandes, de telle sorte que l'organe adné semble être un appendice, -r- Stipules adnvet, celles qui sont soudées au pétiole : par exemple, dans plusieurs genres de la famille des Kosacées (Rosn, Potintilla). — Anthères adnées, celles qui sont soudées à la corolle dans toute leur longueur.

Adnexus. Attaché, inséré sur, étant un appendice de.

\DO.\IS. Espèces du genre Adonis, fam. des Itenonculacées. La (leur de V Adonis autumnalis (vulg. Goutie-de-sang) a été employée comme diurétique. La souche de l’yi. venta lis possède des propriétés amères, âcres et purgatives.

Adplicitus et Applicitus — f.'otttiguus. Appliqué contre, contigu.

Adpressus cl Appressus. Apprimé, appliqué, couché sur, serré contre : pili udpressi, |x>ils apprimés.

Adscendens, Ascendens. Ascendant; oblique à la base, puis dressé.

Adspersus et As/xrsns — Consperstts. Parsemé, couvert (de taches, de glandes, etc.).

Aduncus. Crochu ; recourbé en crochet, terminé en ongle courbé comme la grille d'un dial.

ADVENTIF, atl vert tiens, adventitius. Qui survient inopinément et en dehors de la règle normale. — Rourgeons adventifs, ceux qui naissent épars sur les tiges et ne sont ni terminaux ni axillaires; ex. : les bourgeons qui produisent des fleurs sur les vieux troncs d'Arbre-de-Judé [Cercis Si liguas! mm). Les racines et même les feuilles peuvent produire des bourgeons adventifs. — Racines adventives, celles qui naissent sur les tiges; que ces racines soient aériennes à leur point d’émersion (lig. 12), ou naissent sur des tiges souterraines ou rhizomes (fig. 13).

Æmulans. Égalant, ressemblant à, rival de. = Ænwlus, semblable, pareil.

Æquabilis, Æqualis. Ne différant pas, égal, semblable, pareil. = Æqttans, égalant. — /h 'quotas. Uni, dont la surface ne présente pas d’aspérités.

Æquidistans. Se dit d organes situés à une égale distance d'un même point, — à une égale distance entre eux, — parallèles entre eux.

Æquitonyus. D'une égale longueur.

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