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CUPULE

peltée, insérée horizontalement sur l'axe du chaton. Anthère il 3-1 1» lobes s'ouvrant longitudinalement ; on pourrait considérer l'écaille mâle comme un périantbe tnonophylle, soudé à des étamines réduites aux loges de l’anthère. I,es écailles qui constituent l’épi femelle sont des feuilles carpellaires étalées, portant à leur base ord. 2 ovules dressés ; ces feuilles carpellaires disposées en spirale protègent les ovules, en s'appliquant étroitement bord à bord l'une contre l'autre. Bractées (ou périanthe) complètement nulles. Fruit (épi femelle mûr) ord. presque globuleux (fig. 4U7), à écailles ligneuses (carpelles) souvent peltées (élargies et épaissies dans leur partie supérieure, en forme de tête de clou), s'écartant l'une de l’autre à la maturité (pour laisser échapper les graines), ou soudées eu une fausse-baie coriace ou cltarnue. Graines à tégument rarement prolongé en aile membraneuse. Embryon ord. à 2 cotylédons; péri sperme nul.

La. famille des Cupressinées est peu nombreuse en espèces. Quelques Juniperus [J. commuais, le Genévrier; J. Sabina , la Sabine, etc.) la représentent dans la flore indigène. Mais la plupart des arbres de cette famille ont été introduits en Europe par la culture. Citons les Thuia, et les Cyprès ( Cupressus ), arbres funéraires, plantés çà et là en Provence, et semblables à de grands obélisques, ou alignés en hautes palissades qui protègent les jardius du vent du nord. La plus grande espèce végétale du monde appartient à la famille des Cupressinées : le Séquoia sempervirctis ( Wellingtonia gigantea), arbre de la Californie, dont quelques individus atteignent une hauteur de plus de 100 mètres (presque la hauteur de la tour de la cathédrale de Strasbourg) et 18 à 20 mètres de diamètre. Hélas ! ces géants de la végétation américaine, dont l'âge, calculé par les couches concentriques du bois ( chez quelques-uns d’eux qui ont été abattus), est au moins de trois mille ans, sont menacés d'une prochaine destruction par le voisinage, de plus en plus rapproché, de la colonie européenne, appelée par la soif de l'or. Des semis nombreux ont permis de répandre la culture de ces arbres dans nos jardins d’Europe, où ils ne sont

encore que des arbrisseaux. Mentionnons ensuite le Taxodium distichum (Cyprès-chauve), arbre à feuillage très-élégant, introduit depuis plus longtemps dans nos parcs, où une foule d’autres espèces et variétés de cette belle famille sont aujourd’hui en faveur.

Cupreus. De couleur de cuivre, cuivré.

Cupularis. De la nature de la cupule, qui appartient à la cupule.

t'upulalus. Muni d'une cupule.

CUPULE , cupula. Organe en forme de Fie. 408. — Cupule et fruit (gland) coupe. Nom donné à des organes de nature 11,1 r,hê,le commun (Quercut diverse, mais particulièrement à l’involucrc pedumutatu).

du fruit dans la famille des Juglandées (chez le Chêne [fig. 408], le Châtaignier, le Hêtre, le Noisetier, etc.). Ces iuvolucres sont le résultat de plusieurs folioles soudées. — Des calices épigynes, des arilles, sont en forme de cupule.

CUPULE RÉCEPTACULAIRE.

cipi i.k RficEPTAdUiRE.Tubc calicinal portant les pétales et lesétamines, libre (fleurs à insertion périgyne) ou adl>ércnt à l'ovaire (fleurs à insertion épigyne). L'expression capsule réceptaculaire, qui ne préjuge rien relativement il la nature de l'organe, nous parait devoir être adoptée. J’ai, il y a plu-

Ftc. 409. — Cupule réceptaculaire cites une plante à ovaire libre k un >eul carpelle (Cerisier, Cerastu ). Coupe longitudinale de la fleur (type de périgynie).

Fie. 410. — Cupule réceptaculaire chei une plante à ovaire libre composé de carpelles libres entre eux (Rosier, flotn). Fruit entier et coupe longitudinale de la cupule réceptaculaire.

sieurs années, insisté sur ce point, alors très-contesté, qu'un tube calicinal portant les pétales et les étamines, qu’il soit libre (ex. Cerisier, ftg. 609; Rosier, ftg. 610), ou qu’il soit adhérent à l’ovaire (ex. Poirier, Pommier, ftg. 612:

Ftc. 411. — Cupule réceptaculaire ches une plante à ovaire adhérent à 2 carpelles ( une Ombellifère , un Fenouil, Faniculum). Coupe longitudinale de la fleur (type d'épigynie) .

Ftfl. 412. — Même type (ovaire à 5 carpelles), coupe longitudinale du fruit d’un Pommier \ Status). Fruit 4 5 carpelles soudés adhérents à une cupule réceptaculaire (péricarpe) charnue.

Fenouil, ftg. 611), est un organe mixte qui tient à la fois delà nature des feuilles et de la nature des axes.

C’est un axe ébauché avec les déeurrences réunies des feuilles de la fleur (feuilles floraires) ; un axe déprimé par son sommet, dont la partie terminale

CUPl'MFER. — COPUUrtHES.

(productrice du bourgeon floral) se trouve refoulée ou enfoncée jusqu’au niveau de la base de la fleur, comme le serait un doigt de gant retourné en dedans.

Ce qui a lieu pour la fleur chez le Cerisier, le Rosier, le Pommier, le Fenouil, et toutes les plantes dont la fleur est, soit a insertion périgyne.

Pis. 413. — Cupule réceptaculaire (fer- Fis. 414. — Cupule réeepiaculaira (non mée) rte l'inflorescence ches un Fi- fermée) de l’inflorescence chez le guier [Ficus), époque de la maturité. Contrayerva ( Dorstcnio ).

soit 4 insertion épigyne, a lieu pour l’inflorescence chez le Figuier (fig. 413). La cupule réceptaculaire d'une inflorescence est 4 l’état d'ébaucbe chez le Dorstenia (fig. 414) ; elle est déjà indiquée dans le réceptacle plan des Composées (Bg. 415).

Cupulifer. Qui est surmonté d’une cupule.

CCPUUFÈRES. Famille de plantes dicotylées apétales, de la fig. 415. — Réceptacle en plateau élargi fondasse des Amentacées. Le groupe dant k ** form# cupulaire, ches une Composée des Cupnlifères est un des plus Anthm,s (“up* du

intéressants de notre flore du

Nord. La plupart des genres qu’il comprend sont représentés par de grands arbres (et quelques arbustes ou buissons) qui peuplent nos forêts, et constituent les principales essences employées comme bois de construction et de chauffage: tels sont le Cbéne ((/uercus) (fig. 416), le Hêtre (Fagus), le Charme ( Carpinus ), et le Châtaignier (Castanea), auxquels vient s'ajouter le Coudrier ou Noisetier ( Corylus ). — Fleurs unisexuées, monoïques : les miles disposées en chatons ord. allongés, et composées chacune de 4 4 20 étamines soudées 4 une bractée en forme d'écaille (Charme, Noisetier), ou insérées au fond d’un involucre ou périanthe 4 4-6 pièces soudées entre elles inférieurement (Cbéne, Hêtre, Chltaignier) ; les fleurs femelles renfermées 1-5 dans un involucre de forme variable (les involucres étant solitaires ou groupés), composées chacune

CUPCt.lPORMF.. — CITRCDMA.

d'un calice à tube soudé avec l’ovaire et d’un ovaire à 2-6 loges (2-6 carpelles soudés), à loges 1-2-ovuléos, à ovules sus|>endus: Styles ou stigmates en nombre

Fig. 4 1 G. — Rameau de Chine portant un fruit et deux excroissances (galles).

égal à celui des carpelles. Involucres (composés de folioles plus ou moins nombreuses, plus ou moins soudées entre elles) renfermant complètement plusieurs

fruits et s’ouvrant ord. en 4 valves (Hêtre, Châtaignier), ou en forme de cupule foliacée (Noisetier, Charme), ou en cupule ligneuse ou coriace n'entourant le fruit qu'à sa hase (Chêne). Fruit (figure 417) (gland, noisette, faine, châtaigne) ord. uniloculaire et nionospcrnie (par avortement de carpelles et d'ovules), indéhiscent, à péricarpe ligneux ou coriace, surmonté des débris du calice ou en présentant la cicatrice à son sommet. Graine adhérente ou non au péricarpe, à téguments membraneux , dépourvue de périsperme ; à embryon droit, à cotylédons charnus farineux. — Les graines de quelques-uns de ces arbres sont comestibles ( noisette, châtaigne) ; celles de certains Chênes (glands doux), torréfiées et moulues, fournisseut une infusion plus ou moins analogue au Café. On extrait de l'huile de la graine (le Hêtre (huile de faine). La noix de galle, excroissance globuleuse des feuilles de certains Chênes, déterminée par la présence des larves d’un Cynips, et l'écorce de Chêne réduite en poudre, sont employées comme substances astringentes, en raison du tannin qu'elles renferment. la noix-de-gallc unie au fer constitue l'encre à écrire (gallate de fer).

CUPULIFORME, cnpuliformis. En forme de cupule.

CCRCUMA. fa» rhizomes charnus (figure 418) de plusieurs ('uremna : C. Imga, ('. rotundn (Ssfran-des-Indes), ('. Zedoaria (Zédoaire) et autres,

Fig. 417. — Fruit (gland et cupule) du Quercus œgilopx , famille des Gupulifères.

CURVATUS. — CUSCUTE.

appartenant au même genre ou à la même famille (Amomées ou Zingibéracées), sont doués d'une odeur aromatique et camphrée, et d'une saveur chaude, âcre et amère; la poudre deces rhizomes (dits racines) est un médicament stimulant.

• Le C. angusti folia est employé, comme le Marnntn indica ( >/. arundinacca), dans l'Inde, contre les blessures par les flèches empoisonnées ; de là le nom

Fie. âtR. — Curcuma-rond. Safran-des-Indes (Curcuma rotundu). Souches.

d 'arrow-root (flèche-racine). On en prépare, par râpage et lavage, une fécule alimentaire dépouillée du principe amer et aromatique. — Une autre espèce (C. tinctorin) fournil une couleur jaune. — Le cardamone et le gingembre sont les fruits capsulaires et les graines de diverses plantes de la même famille.

Curvatus = Curvus = Incurvants. Courbé.

CURVINERVÉES (Feuilles), folia cwvinervkt. Feuilles dont les nervures,

d'abord parallèles ou divergentes, se rapprochent par leur sommet : telles sont les feuilles qui sont réduites à des pétioles foliacés, et que l’on désigne sous le nom de fdiyllodes; telles sont aussi les feuilles chez un grand nombre de Monocolylédones.

CURVISÉRIÉES (FEUILLES), folia curviseriata. — Vov. Phyllotaxie.

CUSCUTE ( Cuscuta Epi I h y muni), fam .

des Cuscuiées (voisine de celledes Convolvulacées). La Cuscute est douée d’une certaine âcre lé ; elle était autrefois employée comme purgative, elle est sans usage aujourd'hui. — Le C. Epithymum exerce d'assez grands ravages dans les prairies naturelles ou artificielles, en faisant périr les plantes herbacées, notamment les Légumineuses, et particulièrement la Luzerne

Fie. 410. — Cuscute de t'Orlie [Cuscuta major). Fragment de plante chargé de glomérulcs de (leurs.

( Medirayt > sutiva), dont il absorbe la sève pour en faire sa nourriture, et qu'il

étouffe en l'étreignant de ses spirales enchevêtrées. L'iierbe semble avoir été

366 CUSCUTÉES. — CYCADfcACÊES.

brûlée par le feu dans de larges cercles, sur les places où la Cuscute a élu domicile; de là les noms qui lui ont été donnés de Teigne et de Cheveuxdu-diable. — Los champs de Ijn sont souvent infestés par le C. Epilinum {C. densiflora), que les cultivateurs ont nommé Baurreau-du-Lin. — Le Cuscuta major (fig. til9) est une espèce élégante, à gros glomérules, qui s'attaque principalement à la Grande-Ortie ( Urtira dioica) ; elle exerce aussi son action destructive dans les plantations de Houblon ( Humidus Lupulus).

CUSCUTEES. Famille de plantes dicotvlées gamopétales, à ovaire libre , voisine des Convolvulacées, et renfermant l’unique genre Cuscuta. Les Cuscutes sont des plantes à tiges fines comme des cheveux, parasites sur certaines plantes herbacées, auxquelles elles se fixent par de petits suçoirs, forme abortive de racines advcnlives; elles les enlacent de leurs nœuds compliqués, et les font périr d’épuisement, après avoir végété et mûri à leurs dépens. Ces tiges, complètement dépourvues de feuilles (autres que celles des Heurs), sont, comme les Heurs, d'une couleur blanche ou rosée. Elles sont chargées de glomérules de petites Heurs dont la structure est très-voisine de celle des llcnrs des Convolvulacées : elles en diffèrent par un calice gamosépale, ô-fide, et une corolle urcéolée; l'ovaire, biloculairc, contient dans chaque loge deux ovules dressés; la capsule , mûre, membraneuse, se coupe transversalement ; les graines sont à embryon filiforme , à cotylédons nuis, et entourant en spirale un périsperme charnu. — Les Cusculées sont de jolies et curieuses plantes cosmopolites. Les espèces les plus communes vivent : le Cuscuta Epithymum sur la Luxerne (Mrdicago saliva), le C. major sur la Grande-Ortie ( L'rtica dioica), le C. Epilinum sur le Lin {Linum usitatissimuni).

Uu genre voisin, par la structure de la fleur et par l'embryon filiforme, mais comprimant des plantes frutescentes feuillées (de l’Amérique du Sud), le genre Nolana, constitue à lui seul la famille des Nolanées ou [Solanacées.

CUSPIOÉ, cuspidatus. Prolongé en une pointe longue et aiguë.

Cutpidigerus. Qui se termine par une pointe cuspidée.

Cuspis. Longue pointe large à la base et insensiblement atténuée.

CTTHTIE, cuticula. Membrane mince. — Cuticule épidermique, la membrane externe de l'épiderme. Voy. Écorce et Épiderme.

Cynneus. D’un bleu intense, mais pur; ex. : les fleurons du Bluct [C entourai Cyunus). — Dans les mots composés grecs, cyanos signifie bleu.

Cyathifonnis. En forme de gobelet ou de coupe profonde.

Cyathus. Verre-à- boire en forme de cûne renv ersé ou rétréci par le bas. Cette forme est prise comme point de comparaison pour décrire des objets de forme semblable.

CYCADÉACÉES ou CYCADÉES. Famille de plantes dicotylées gymnospermes (à ovules insérés sur une feuille carpellaire étalée, ne constituant pas an ovaire fermé), plantes d’une structure toute spéciale. — Les grandes forêts des époques géologiques contemporaines de la formation des terrains secondaires étaient peuplées de magnifiques Cycadées. Rien n'annonçait encore, alors, l'avénement du règne de l'Homme sur la terre : l'homme, ce roi non moins éphémère que les grandes races éteintes (végétales et animales) qui l’ont pré-

CYCADËACÊES.

cédé; l'hominc, qui dit aujourd'hui : Le monde est à moi ! et dirait volontiers : Le monde, c’est moi ! si puissant par son génie, qu'il a pu ajouter il ses forces les forces les plus mystérieuses de la nature ; si faible et si fragile, que le développement d’un champignon microscopique (Oidium) peut suffire pour tarir les sources de son alimentation, ou pour tarir en lui-méme les sources de la vie !

Le plus grand nombre des espèces de la famille des Cycadécs a disparu, soit dans les bouleversements de la surface terrestre, soit, tout simplement, par suite du refroidissement du globe. Dans ces âges si reculés, ces es|>èccs ont en effet pu habiter nos contrées, contrées alors brûlantes, aujourd'hui tempérées, et où elles sont actuellement remplacées par des plantes il tempérament |>lus robuste, capables de supporter, sans y succomber, les froids de nos hivers. — Un certain nombre de belles Cycadécs arborescentes ont pu cependant se succéder, et perpétuer leurs races il travers tant de siècles, et malgré tant de causes de destruction, jusqu'à l'âge présent, où nous pouvons les admirer, mêlées à de magnifiques Fougères arborescentes, dans les forêts vierges de l'ancien et du nouveau monde : l'Australie, .l'Asie, l'Océanie, l'Amérique, nous offrent encore des Cycadées. Les quelques individus cultivés dans les serres d’Europe nous en donnent une faible idée; quelques Cycas essayés en plein air dans nos jardins de la région des oliviers (à Hyères) y traînent une végétation languissante.

Les Cycadées tiennent des Fougères par leurs jeunes feuilles roulées en crosse ; des Palmiers, par la forme et la disposition des feuilles ; des Conifères, par leurs fleurs gymnospermes (c’est-à-dire à carpelles ouverts), et des Dicotylées parla structure des tiges (ftg. V20) (canal médullaire entouré de couches ligneuses) et par leur embryon à deux cotylédons. Une structure procédant de tant du types divers est un curieux problème au point de vue de la création ou production pri mitive — Dans celte grande obscurité des premiers âges, nous croyuus entrevoir des formes primordiales très-nombreuses, très-simples, produisant d'époque en époque, de génération en génération, toutes les combinaisons et toutes les déviations organiques compatibles avec chacune des diverses données, et arrivant, dans le cours des âges, à leur plus haute expression, soit, par exemple, dans le groupe des Cliaracées, soit dans le goupe des Lycopodiacées, soit dans le groupe des Cycadées, ou dans tout autre.

Les caractères généraux du groupe des Cycadées sont les suivants : Arbres de dimeusions diverses présentant le port des Palmiers. Tronc dressé, droit, non rauieux, cylindrique, quelquefois raccourci-suhglobuleux, offrant en dehors les bases ou les cicatrices des feuilles détruites ; composé d'un cylindre ligneux entoura nt une colonne médullaire centrale. Feuilles (palmes, frondes) à rachis subligmrux, pennatiséquées à segments roides coriaces, roulées en crosse pendant la préfoliaison, disposées en uu large bouquet terminal. Fleurs unisexuées,

agitizcdby GoogI

Fig. 120. — Coupe transversale du tronc d'une Cycadée. — m, moelle; 4, bois; de, écorce; f, base de feuilles détruites.

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