CYCLAMEN
dioïques, disposées en épis ou eu cônes terminaux. — Fleurs nui les : folioles staminales pollinifères il leur face inférieure (sortes d’anthères extrorses), insérées perpendiculairement autour d’un axe commun, comme chez certaines Amentacées; grains de pollen subglobuleux cohérents deux par deux, ou quatre par quatre, s'ouvraut par un sillon longitudinal. — Fleurs femelles : Feuilles carpellaircs ou ovulifères étalées (comme celles des Conifères), ordinairement imbriquées en cône, portant chacune deux oiulcs collatéraux. Ovule nu, ou entouré dans sa partie inférieure par une expansion de la feuille carpcllaire en forme de capsule, à peu près analogue à la cupule charnue de l‘]i ( Taxas baccato). Fruits ord. agrégés en une sorte de cône à carpelles subcoliérents, ou il car|>clles espacés indépendants. Graine il testa osseux, pourvue d'un périspermc charnu ; embryon ord. volumineux à deux cotylédons charnus cohérents entre eux dans leur partie supérieure, libres inférieurement, il radicule terminée par un prolongement filiforme très-long, roulé et pelotonné en spirale (ce filament roulé en spirale me parait être le vestige du sac embryonnaire desséché, d’une très-grande longueur et enroulé sur lui-même). La graine renferme quelquefois plusieurs embryons. — Les genres 3c la famille des Cycadées représentés par des espèces encore aujourd’hui vivantes sont an nombre de trois : Cyta», Zamia, Encephalarlos. — Les Cycas ont les feuilles à lanières étroites uninervées; les anthères oblongues-cunéifonnes à pointe recourbée; les feuilles carpellaires spatulées espacées. — Les Zamia ont les feuilles II lanières planes, rétrécies en une base calleuse, à nervures multiples simples, droites ; les anthères ovoïdes, stipitées; les feuilles carpellaires stipilées, à limbe hexagone |>elté. — Les Encephalartos sont à feuilles plurinervécs; ils ont les anthères des Cycas et les lleurs femelles des Znmia.
Fie. 421. — Cyclamen ( Cyclamen europeum) (figure a proportions réduites).
CYCLAMEN (Cyclamen eurnjupum, famille des l’rinmlacécs) (fig. La souche tubéreuse charnue du Cyclamen renferme un suc âcre et amer qui agit comme purgatif drastique et comme émétique : ces propriétés actives et dangereuses disparaissent par la dessiccation ; le tubercule étant complètement
CYCLANTHfcES. — CYMBIFOAMIS.
desséché par la cuisson, on en peut retirer une fécule alimentaire abondante. — (Xle jolie plante vivace, dont les semis fournissent de nombreuses variétés, est surtout cultivée comme plante d'ornement (elle fleurit presque en hiver). Après la floraison, les pédicelles fructifères qui naissent, avec les feuilles, de la face supérieure du tubercule (déprimé eu forme de rave), s’enroulent sur euxmêmes en tire-bouchon, et le fruit qui les termine, retiré sous les feuilles, repose, comme dans un nid, sur la souche napiforme.
CYCLAXTIIÉES. Famille de plantes monocotylées qui tient à la fois des Palmiers, des Pandanées et des Aroldées. Ce groupe renferme les seuls genres Cyclanl/tus cl Carludovica. Les Cyclanthm, dont le spadice ovoïde dressé ressemble à celui d’un Calla ou d'un Arum, sont cultivés au Brésil pour le parfum de vanille qu'exhale la plante en fleur. Les Carludovica, dont les feuilles intimées rappellent celles des Chumwrops, servent au Pérou, à la Nouvelle-Grenade, etc., à la fabrication des chapeaux dits panamas. Les feuilles sont, 1 cet effet, divisées en fines lanières et décolorées par une série de macérations dans l'eau bouillante et l'eau acidulée.
mu:, cyclùt. — Voy. Phyllotaxie.
CYCLOLOItÉES. L’une des deux tribus de la famille des Chénopodiées, caractérisée par : Embryon annulaire, ou en fer-h-cheval, entourant un périsperme central. Tous les genres de cette tribu appartiennent II la flore de l'Europe : Delà, Chenupodium, Dlilum, A triplex, Spinacia (Épinard), Camphorosma, Kochia, Corispennum, Salicornia, etc.
CHI.OSK. Mouvement circulaire des granules qui se trouvent dans les liquides tpie renferment certaines cellules (par exemple celles des poils des Éphémères) , et certains tubes (ceux qui constituent les liges et rameaux des Chara et des Nilella). M. Scliultz a le premier employé ce mot pour désigner le mouvement des granules qui se trouvent dans les tubes ou cavités anastomosées des plexus laticifères. M. de Molli peuse que ce mouvement circulatoire n’existe pas chez la plante vivante, et que les courants de liquides et de granules vus sous le microscope (dans les cavités laticifères) sont le résultat de la déchirure des tissus soumis à (observation.
CYCLOSPERMÉ. Se dit des plantes dont la graine est & embryon courbé en anneau ou annulaire autour d'un périsperme central : par eicmple l'embryon chez les Ciiéunpodiécs.
CYLINDRACÉ, cylindraceus. Qui se rapproche de la forme du cylindre.
CYLINDRIQUE, cylindricus. Qui a la forme d'un cylindre. Un grand nombre de liges, les tiges des Graminées par exemple, sont cylindriques; d'autres liges, celles des labiées, sont au contraire prismatiques.
Cytindrus, cylindre. Corps solide dont la coupe horizontale offre 11 toutes les hauteurs un cercle de même diamètre.
Cymalium == A/iot/iecium. — Voy. ce mot.
Cymbifarmis. En forme de nacelle. Certaines graines mûres et certains fruits affectent la forme en nacelle, par exemple les graines du Myrte, les car- |>elles uiùrs isolés de la Capucine ( Troptl'ulum majus), etc.
CKKMAIN (DE ST-flEKHE).
St
CYME. — CYNOCRAMBÉES.
Cl'MK, cj/ma. On donne, dans la classification actuelle des inflorescences, le nom général de cyme auv inflorescences définies, c’est-à-dire qui sc composent d'axes terminaux aboutissant chacun à une seule fleur (lig. 422 cl 423). (liiez les plantes à feuilles opposées, la cyme est dichotomc. lorsque chaque axe constitue un pédicellc uniflore, les deux feuilles opposées qui occupent sa base fournissent chacune un rameau axillaire qui sc termine à son tour par une seule fleur et qui porte une paire de feuilles fournissant des rameaux semblables ; et ainsi de
Fie. 622. — Inflorescence définie (en cyme) Fig, 623. — Inflorescence en cyme d'un Ccrastium. scorpioïde d’une Bomginée (un
Symphytum),
suite pour les rameaux axillaires de générations successives : le Ccrastium triviale présente le type de ce genre d’inflorescence. — Les cymes dont les fleurs sont petites et les pédicelles courts et rapprochés constituent l'inflorescence en forme de têtes, — ou petits faisceaux, — à laquelle on a donné le nom de ylamérule; ex. l'inflorescence du Stntice Armeria, Vov. Inflorescence.
mit: si oKPioiui; (fig. 423 et 424). luflorcsccnce en forme de crosse qui résulte d'une inflorescence dichotomc dont une des deux branches de la dichotomie avorte constamment d'un même côté.
Cymosus. En forme de cyme. — Cymiferus.Qui porte une inflorcscenccen cyme. CYNOCRAMBÉES. Famille instituée pour un seul genre monotype. Le Thcligonum Cynocrambe, |>ctite plante dicotylée apétale voisine des Urticées, mais à ovaire adhérent, appartient à la région méditerranéenne. Scs caractères sont les suivants : Feuilles munies de stipules incisées adhérentes au pétiole. Fleurs unisexuées : les mâles à périanthe à 2 sépales, à étamines ord. nombreuses (2-20) ; les Heurs femelles sessiles, en petits groujies axillaires, à |>érianthe
CYNOGI.OSSB.
— CYPÉRACÉES. 371
soudé avec l'ovaire. Ovaire uniloculaire, uni-ovulé. Graine à embryon droit, entouré d’un périsperme. Cette plante affecte le port d’une Chéuopodiée.
CYSJOGLOSSE (Cynoglossum officinale, fam. des Borraginécs) (fig. 424). Tonte la plante est douée d'une saveur légèrement amère et nauséeuse j on lui attribue des propriétés narcotiques. Néanmoins il parait constant que l’action des pilules dites de cynoglossc est entièrement due à l'opium qu elles renferment, et que les pilules d’extrait gommeux d’opium peuvent avantageusement leur être substituées. On employait jadis l’infusion des feuilles et la décoction de la racine de la Cynoglossc comme calmantes et légèrement astringentes, dans les affections catarrhales, etc. ; les feuilles cuites dans l'eau étaient appliquées à l’extérieur comme émollientes et résolutives.
CYPÉRACÉES. famille de plantes monocolylécs, 4 périanthe ord. incomplet, à ovaire libre, appartenant il la classe des Gluinacées.
— Les Cypéracées sont des plantes herbacées vivaces, plus rarement annuelles; 4 rhizomes rameux enchevêtrés, formant des touffes compactes, ou 4 rhizomes longuement rampants Fie. 424. — Cynoglosw (t'ynoet radicants. Ces plantes, ord. réunies en grand glossum officinale), sommité
nombre, se trouvent répandues, comme les florifere(dimensions réduites).
Graminées, dans presque toutes les contrées du globe. Elles habitent les terrains marécageux, les tourbières, le bord des eaux, les plages sablonneuses, les prairies humides, quelquefois les terrains sablonneux arides; certaines espèces se plaisent sur les pentes des Alpes, et se sont établies au voisinage des glaciers. — Les espèces appartenant aux sections Caricées (ex. : Carex, Unctnia) et Scirpinêes (ex. : Scirpus, Isole pis, Eriophorum ), sont, la plupart, particulières aux zones tempérées; d’autres sections renferment des espèces presque exclusivement propres 4 la zone torride. Les sections Éi.ynêes (ex. genre Kobresia), Riiynchosporées (ex. g. Ehynchospora), Scho.m hdées (ex. g. Sehœnus), Cladiées (ex. g. fladium)e t Cypéhêes (ex. g. Cyperus), renferment des genres qui sont plus ou moins largement représentés dans la flore d'Europe.
Les Cypéracées attirent peu l'attention des personnes du monde; leurs espèces sont, pour elles, de mauvaises herbes ; pour les cultivateurs, les l’are x sont des rauches ou rnuches, qui fournissent un foin dur et détestable, et qu’ils font disparaître de leurs prairies en les assainissant par des soignées. Ces mauvaises herbes intéressent fort, passionnent même le botaniste : la collection des nombreuses espèces du genre Carex (fig. 425) est pour lui essentielle à compléter. Les indifférents remarquent, en passant près des tourbières ou en trav ersant les marais alpestres, les houppes de soie blanche (épis fructifères 4 graines dépassées par de longues soies) qui se balancent aux tiges des
CYPÊRACÊËS.
Erinphorum (vulg. Linaigrette, Aigrctte-de-Lin). I/'s Srirpus ont l’aspect des Joncs; le grande', lacustris, qui envahil, avec les Typha, la queue de nos étangs, est employé à couvrir et à réparer les toits de chaume. Le Cyperus /‘apyrus (dont l’écorce a fourni la matière des papyrus de l’ancienne Egypte) croit sur les bords du Nil et dans les marais de la Sicile ; ses rameaux fructifères, flexibles, forment une vaste ombelle terminant une grande bampc une, droite comme un jonc : cette belle plante fait l’ornement de nos grands aquarium. Le nombreux et beau genre C yperus ne fournit que peu d’espèces aux pays tempérés de l'Europe.
Fie. 425. — Cypéracéc : (Virex nrenarin. Plante florifère; fleur femelle et fleur mâle.
Les caractères essentiels de la famille des Cypéracécs sont les suivants : Tige (chaume) ordinairement simple, pleine, souvent à 3 angles, uon renflée eu mouds au niveau de l'insertion des feuilles. Feuilles décrivant autour de la lige une spirale trislique, linéaires, ï nervures parallèles, embrassant la tige dans une grande longueur par une gaine à bords soudés; quelquefois feuilles presque réduites à la gaine. Épis ou épiilcts hermaphrodites, unisexués ou andiogynes, c’est-à-dire composés de fleurs mâles dans une partie de leur longueur, et de fleurs femelles d:ins le reste de leur étendue, solitaires ou plus ou moins nombreux, terminaux ou naissant ordinairement dans la partie supérieure de la lige, es|iacés ou rapprochés, souvent disposés en glomérulcs, en épis ou en panicules. - — Fleurs hermaphrodites ou unisexuées, placées chacuue à l'aisselle d'une bractée scarieuse (écaille), dis|iosées en épis (épis = épillets) multiflores ou paucillores ; les écailles inférieures quelquefois stériles. Périantbc souvent nul, qacl-