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C.YPHELA. — CYSTOLITHES

qncfois représenté par des écailles nu des soies qui entourent l’ovaire; quelquefois (genre é Virex) périanlhe composé de deux écailles soudées par leurs deux bords, formant un sac (utriculc) ouvert au sommet et renfermant l’ovaire. Étamines 3, plus rarement 2, hypogyncs; anthères insérées sur le (ilet parleur base, à lobes linéaires n'étant pas séparés à leurs extrémités. Ovaire libre (composé de 2-3 carpelles dont le nombre est reconnaissable seulement par le nombre des styles ou stigmates), uniloculaire, uni-ovulé. Ovule dressé, rélléchi. Stylcs2-3, soudés inférieurement en un style indivis, terminés en stigmates filiformes. Fruit (akène) sec, libre, uniloculaire, monosperme, indéhiscent, trigone, subglobuleux ou comprimé; quelquefois renfermé dans un utriculc (périanthe accrescent et persistant), qui se détache avec lui, le fruit simulant une graine, et l'utricule simulant le péricarpe d'un fruit. Péricarpe non soudé avec la graine, membraneux ou crustacé. Graine libre, dressée, à testa mince, pourvue d'un périsperme farineux ou corné. Embryon très-petit, placé en dehors du périsperme à l’extrémité voisine du hile, ordinairement en forme de toupie, et dont la partie supérieure, relativement volumineuse, est un cotylédon charnu, ou hypoblaste, analogue à celui des Graminées.

Cyphela — Cyphellu. Sorte A'apothecium.

CYltll.l.KKS. Petite famille voisine des Éricinées, renfermant les deux seuls genres Cyrilln et Cliftonin, dont les espèces sont des arbrisseaux de l’Amérique du Mord. Ce seraient de véritables Éricinées, n'étaient leurs anthères à déhiscence longitudinale et non poriciilc (par un pore terminal), et leur corolle à pétales libres presque jusqu'à leur base. Les Cyrillées se rapprochent, d'autre part, des Ilicinécs, dont elles ont le fruit hacciforme.

CYRTAYDItKKS. L’une des tribus de la famille des Gesnéracées (voisine des Rignoniacées), caractérisée par l'absence de périsperme. Les genres principauxdc cette tribu, qui fournit à nos serres (ainsi que les groupes voisins)de magnifiques plantes d’ornement, sont : Cyrtatuira, Æschinanthiis , Streploearpus, Chirita.

clSTIDE, cytlidium (Lévcillé). Nom donné, dans la classe des Champignons, à des cellules saillantes qui se trouvent, sur le réceptacle (hyménium), mêlées soit aux basides, sait aux thèques. Ces cellules, dites eystides, sont de formes diverses; dans les différents groupes elles sont : ovoïdes ou filiformes, simples ou rameuses, aiguës, obtuses ou renflées en massue. Les eystides ne paraissent contenir qu'un liquide dans lequel on n'observe rien d’analogue aux corps renfermés dans les nnthéridies, organes auxquels on les avait, avecdoute, assimilées. Les eystides paraissent être des organes (basides ou thèques) abortifs dans lesquels la membrane fructifère s’est développée et dont la partie essentielle a avorté.

Ci'trrof'ARPE = Kalidic. Dans les Algues de la famille des Floridées, on a donné ce nom à des conccptaries ou capsules qui renferment des spores indivises. lorsque les spores sont quaternées (tètraspores), le conccptacle, qui est ovale et ouvert (présentant un ostiole) au sommet, a été nommé céramide.

cihtolithes ; Weddellj. Corpuscules calcaires qui se rencontrent dans le parenchyme de certaines feuilles ; ils sont formés de couches successives. Une cellule à parois entraînées par le poids de ce dépèt sert d’axe et de pédicule suspeuseur à chacune de ces stalactites microscopiques.

CYSTOSPOBÉS. — CYTOBI.ASTE.

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CYSTOSPORÉS (Lév.). Champignons à réceptacles cloisonnés, simples ou rameux; les s/tores sont renfermées dans un sporange vésiculeux terminal, muni ou non d’une cotnmclie (aie) centrale. — Nous citerons les genres .4jcophora, Pilaboliu , Hydrophnra , Melidium. Ce sont des moisissures dont les formes élégantes doivent être examinées au microscope.

CYTIN'ÉES. Famille de plantes dicotylées apétales dont les espèces sont parasites sur les racines de divers autres végétaux. — Des curieuses plantes de la classe des Rhizanthées, la flore d'Europe ne possède guère qu’une espèce; celte espèce, type de la petite famille des Cylinées (et que je décris ici, la plante vivante sous les yeux), est le Cytinus I hjpocistis . Cette jolie plante, assez commune dans la région méditerranéenne, fleurit en avril, en même temps que les espèces du genre Cisttis , sur la racine desquelles elle est parasite. Ses liges, charnues, simples, croissant souvent en petites touffes, ont l’aspect de celles des Orobanches ; liges, feuilles squamiformes, fleurs, sont de couleur jaune-citron ; les feuilles florales ou bractées sont rouge safran. Les feuilles sont imbriquées; elles constituent une spirale qui commence à la base de la plante et se continue par les bractées. Les bractées axillanles, grandes et colorées en rouge, présentent chacune, à leur aisselle, un court |>édicelle uniflore portant deux bractées latérales opposées.

Les fleurs sont unisexuées; les inférieures sont femelles, les sujwrieures mâles. Les unes et les autres sont pourvues d'un périanthe charnu, à tube adhérent (chez la fleur femelle), ordinairement composé de 4 sépales. — I,cs fleurs mâles sont à étamines en nombre double (ordinairement 8) de celui des sépales et soudées en un seul faisceau (ou colonne centrale) terminé par les anthères disposées en cercle ; ces anthères sont à deux loges qui s'ouvrent chacune par une fente longitudinale. — Les fleurs femelles sont à ovaire adhérent; elles ne présentent pas de traces d'étamines. Les lobes du périanthe, étant enlevés, laissent à découvert une colonne centrale charnue, terminée par un disque cannelé formé d’une réunion de stigmates dont le nombre correspond au nombre des carpelles (ordinairement 8) dont se compose l'ovaire. L'ovaire est uniloculaire, à placentas pariétaux ; ces placentas saillants sont chargés, sur leurs deux faces, d'expansions charnues qui portent elles-mêmes un grand nombre d'ovules dont la primine est réduite à une sorte d'épanouissement du funiculc ; le développement de la secondine et du nucclle est régulier. Le fruit est coriace. Les graines sont nichées dans une pulpe visqueuse.

La famille des Cylinées ne renferme que les genres Cytinus et Hydnura, Les Hydnora appartiennent à l’Afrique australe ; ils sont |>arasites sur les Euphorbes. Leurs tiges, d’aspect fongiforme, se terminent par une seule fleur. Celte fleur est hermaphrodite, à 3 étamines soudées en un anneau qui entoure la colonne sligmatifère. Le fruit, qui est globuleux, s’ouvre circulairement près de son insertion ; il présente cette particularité que les placentas pariétaux se détachent des parois du péricarpe et semblent pendre du sommet de la cavité.

< vrOBl.,iHl>:, cytoblastus == nucléus. N'om donné (Schleiden) à un amas de corpuscules constituant une petite masse granuleuse de forme leuliculaire qu'on observe daus les cellules. M. Schleiden considère ces corpuscules ou gra-

DEDALEUS. — DAPMNOWÉES.

nules comme destinés à produire, on grossissant, de nouvelles cellules, la rellulemère se trouvant ainsi remplacée par de nombreuses cellules qui en produiront d'autres à leur tour, line partie des granules qui, réunis, constituent le cytoblasto, deviennent, en grossissant, les grains de fécule. — La substance des granules de chlorophylle ne me paraît pas différer de la substance du cytoblaste; d'après ma manière de voir, le cytoblaste serait le résultat d’une agglomération de chlorophylle (voy. cc mot).

Dœdaleus — Labyrinthi fonnis. Se dit d’organes qui présentent des sillons tortueux.

DAPHNÉ. Espèces du genre Daphné , famille des Daplmoïdées. Les espèces du genre Daphné renferment des substances résineuses, une matière colorante, et un alcaloïde (daphninei auquel ces végétaux doivent leurs qualités âcres: l’écorce de la plupart, appliquée à l’extérieur, fraîche ou macérée dans l’eau, produit la rubéfaction, la vésication, et enfin une ulcération superficielle de la peau. A l’intérieur, cette substance, à faible dose, est émétique et purgative ; à haute dose, elle agit à la manière des poisons irritants.

L’espèce la plus usitée est le Daphné Gnidium (Garou, Sain-bois) fig. 525) : son écorce est appliquée directement pour activer l'action des exutoires; on en prépare une pommade épispastique, un extrait éthérique, etc. Les Daphné Mezereum (Bois-gentil), D. Laureola (Lauréolc),

D. Cneorum, alpin» , et Tartonraira, sont doués, à divers degrés, des mêmes propriétés.

UAPIINOIDÉES (Thyméléacêes). Famille de plantes dieotylées apétales assez voisine des Santaiacécs et des Aquilarinées, habitant les contrées chaudes et tempérées des deux hémisphères. Quelques espèces appartiennent à notre flore indigène ; la plupart sont propres à l'Australie et au cap de Bonne-Espérance. Les plantes de cette famille contiennent un suc âcre et caustique dont on fait usage dans la pratique médicale. — Les caractères de celte famille sont les suivants : Plantes frutescentes, rarement herbacées annuelles, à liber trèstenace. Feuilles opposées ou en spirale, entières, souvent linéaires, dépourvues de stipules. Fleurs hermaphrodites ou dioïques, ord. régulières, axillaires ou terminales ; solitaires ou fasciculées, en tètes ou en épis ; blanches, rouges, vio-

Fic. 426. — Sommité de tige fructifère d'un Daphné, le Daphné Ghidium (vulg. Garou).

DATISCfiP.S. — DATTIER.

elles ou jaunes. Périanlhe coloré, tubuleux, à limbe ord. 4-fide, rarement 5-fide. Étamines en nombre double de celui des divisions du périanthe (8-DI), sur deux rangs, celles du rang inférieur, insérées sur le tube, alternant avec ses divisions, celles du rang supérieur, insérées à la gorge, leur étant opposées ; ou en nombre égal, par l'avortement du rang inférieur. Ovaire libre, uniloculaire, à stigmate latéral. Ovule 1, suspendu, réfléchi, rarement 2-3. Fruit sec ou drupacé, uniloculaire, ord. monosperme. Graine pendante, dépourvue de périsperme. Embryon droit, plumulc non apparente. — Les Daphné sont de jolis arbustes de nos bois; leurs fleurs sont ord. odorantes; ils contiennent un suc âcre et caustique. Tels sont : /). Gnidium (fig. 426) (le Garou), D. Laureola, D. Mezeretim. Les Patserim sont des plantes (sous-frutescentes peu élégantes; le Slellera Pasterina est une petite plante annuelle de nos moissons.

DATISCKES. Famille de plantes dicotylées dialy pétales , à ovaire libre, assez voisines des Résédacées, mais distinctes de cette famille |>ar la présence

Fl.ï, 427. — Palmier* dattier ( l'hœnif dacli/tifrrn) Fleurs mâles, Item s femelles et régime de dattes.

d'un périspernte. Ce petit groupe a pour type le genre Daliseea qui renferme des plantes herbacées de l’Asie, à fleurs unisexuées disposées en épis verdâtres.

DATTIER ( Phœnix dactylifera, fig. 427 [daclyliferuishgnifie put tc-doigti, la datte est de la grosseur du doigt], famille des Palmiers). Le fruit du Dattier (datte) (fig. 428) est pourvu d’un sarcocarpe charnu, â chair mucilaginetisc sucrée lorsque ce fruit est mûr et confit au soleil. G'est un fruit â la fois nourrissant et pectoral ; on en prépare une pâte analogue à celle de jujube. La datte est une des principales sources d'alimentation des sobres et pauvres Arabes. Son noyau est une graine constituée par ungros |)érispcrmc de la consistance de la corne, vers le milieu duquel est situé un très-petit embryon qui a la forme d'un clou. — Dans le coto, dont le fruit est très-volumineux, le sarcocarpe est au contraire sec et fibreux : il res-

semble à une écorce épaisse et ligneuse; l’endocarpe (noix-de-roco) est dur et

ligneux, il a la consistance du bois d'ébène ou de la corne; le périsperine de la graine unique (formant une couche charnue d'un beau blanc, qui tapisse la

RATURA. — Dfnil.K.

noix il l’intérieur) . en est la partie comestible. Malthiolé(trad. franç.,1627) assure que n les (lattes seiches mangées sont bonnes à ceux qui crachent le sang, a i ceux qui ont douleur d’estomac, et aux dysentériques. Misas en cataplasme

• arec pommes de coing, elles servent grandement aux passions et deflauts de la » vescie. Les dattes qu’on appelle cariotes guérissent l’aspreté du gosier, princi- » paiement quant on les mange. La décoction des dattes ihébalques prise en

• breuvage esteint les grandes chaleurs qui adviennent es fièvres continues, et

• avec eau miellée recrée les forces; étant mangées elles font même opération. »

Fie. 428. — Groupe rte dattes. — Une dalle coupée verticalement pour laisser voir la graine.

DATITRA. — Voy. Stramoine.

DAUCIFORME, dnuviformis. En forme de racine de Daueus, forme-type de la racine pivotante. Sedit d’une racine constituée par un axe descendant simple, et dont le diamètre va en s'amincissant du collet delà plante à la pointe de la racine.

ILAUPIIIXELLES. Genre Delphinium. La Heur, munie d’un éperon (fig. 429 cl 430), ressemble grossièrement, en bouton, au dauphin {delphinia) fabuleux des sculpteurs. A ce genre ide la famille des Renonculacécs) appartiennent de

Fie. 429 — Fleur d'une Dauphinelle Fie. 430. — la même (leur, réduite à d ux (le Delphinium Cuniolùln). pétales qui se prolongent en éperon.

jolies plantes d’Europe admises, de très-longue date, dans les jardins, dont elles décorent les plates-bandes : les Pieds-d’alouette (D. Consolida et D. Ajacis), espèces annuelles, et de belles espèces vivaces. — La Staphisaigrc ( D . Staphisngrin) et la plupart des espèces du genre Delphinium renferment un principe âcre et vénéneux. — Voy. Pied-d'alouette et Staphisaicre.

DÉBILE, ilehilis. Grêle, faible. Sedit d’une lige de petit diamètre relativement à sa longueur, et se couchant sur le sol quand elle ne trouve pas de point d'appui pour s’élever.

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