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PLANTES CULTIVÉES COMME PLANTES FOURRAGÈRES

Graminées, appartenant à divers genres et espèces, ont conservé les caractères «les types spontanés qui sc trouvent dans les prairies.

Trèfle (Trifolium pratense). Spontané en Sibérie, dans la région du Caucase.

Luzerne ( Medicago sativa). Cultivée dès l’antiquité chez les Romains. Spontanée dans l’Asie tempérée, subspontanée en Europe.

Sainfoin (Onobrychis sativa). Spontané en France, en Italie, en Allemagne.

PLANTES USUELLES CULTIVÉES AUX COLONIES (INDES, AMÉRIQUE, ETC.), DANS LES ZONES INTERTROPICALES.

Thé (Arbre à)(7Va sinensis) . Cultivé en Chine et au Japon de temps immémorial. Le The parait spontané au Japon ; comme la plupart des plantes cultivées, il se reproduit facilement aussi de graines échappées des cultures.

Cacao (Arbre à) {Tkcobroma Cacao). Spontané en Amérique, forêts du fleuve des Amazones.

Café (Arbre à), Caféier ( Coffen arabica). Spontané en Abyssinie (dans le Soudan), d’où il parait avoir été transporté en Arabie, et, de là, dans toutes les contrées chaudes où sa culture est possible.

Cocotier (Coco? nucifera). Origine douteuse, probablement l’Amérique; onze autres espèces du genre Coco»' sont originaires du Brésil.

Dattier (Phœnùc dactylifern). Afrique, spontané sur le revers méridional de l’Atlas.

lUNAMF.ns (Musa tapientium, M. pa radis iaca). Origine incertaine; Asie?, Afrique?, Amérique?. Cultivés dans toutes les contrées intertropicales.

Ananas {Ananassa sativa). Origine incertaine, probablement américaine.

Sésame {Scsamum indicum). Origine inconnue, très-anciennement cultivé (pour ses graines oléagineuses) dans les contrées chaudes de l'ancien monde (l'Inde, clc.).

Manioc (Jatropha Manihot). Parait spontané ? au Brésil, dans la région du fleuve des Amazones.

Colocase {Arum Colocasia), Cultivée en Égypte; apportée en Égypte de l'Inde? avec le ïielumbtum ? (qui, dit-on, ne se trouve plus aujourd’hui en Égypte).

T allô (Arum esculentum ). Cultivé pour ses racines (rhizomes) dans les lies de l'océan Pacifique. N’a pas été trouvé à l’état sauvage.

Ignames. Plusieurs espèces de Dioscorea ont donné naissance à de nombreuses variétés; un certain nombre de Dioscorcn sont spontanés au Brésil, à la Guyane, etc., mais les espèces cultivées ne s’y rapportent pas ; en Afrique, la culture des Ignames ne parait pas dater d’une haute antiquité. D’après M. Alpli. de Candolle, «le centre origiuairc de la culture des Dioscorea serait l’archipel Indien ».

Patate ( lintatas edulis). Origine douteuse, américaine?, asiatique?. Cultivée dans toutes les régions chaudes du globe.

Agave (vulg. Aloès) ( A gave americana). Cultivé de temps immémorial au Mexique, où croissent un grand nombre d’autres espèces spontanées du beau genre Agave, mais non rencontré à l'état spontané. Répandu aujourd’hui dans toutes les régions chaudes du globe.

Indigo [Indigo fera tinctoria ). Lieu natal inconnu. Diverses autres espèces d 'indigo fera sont spontanées dans l'Inde (introduit en Afrique et en Amérique).

Giroflier (Caryophy/lus aromaticut). Paraît originaire des Moluques, où sa culture était d'abord limitée. N’a pas été trouvé à l’état spontané.

Attier, Pomme-Cannelle (Anona xqunmosa). Sa patrie paraît être l'Amérique ; il se trouve subspontané en Asie et en Afrique. — Anona muricatu . Originaire du Brésil ?. — Anona reticuinta (Cœur-de- bœuf y paraît spontané aux Antilles. — A . Cherimolia, Pérou ?, Mexique ?. Cultivés dans les zones intertropicales de l'ancien et du nouveau monde.

Mammée, Abricotier-d’Amérique (Mainmea americana). Spontané aux Antilles.

Acajou, 1 'uMMiF.it- d'Acaj«u (Anacardium occidentale). Spontané au Brésil, aux Antilles, etc.

Manguier {Mangifera indien). Très-cultivé dans l'archipel Indien, l'Asie méridionale. N a pas été rencontré à l’état spontané.

Avocatier (Laurut Perscu). Spontané dans l’archipel Indien.

Jav-rose (Eugrniti Jambosa et E. malaccemis). Cultiva aux Indes, eu Coehinchîiie, etc. Paraissant originaire des tles de ITnde. I.a plupart des nombreuses espèces du beau genre Eugenin { Jnmbmo , Myrtus) sont indigènes en Amérique.

Goyaviers. Diverses espèces du genre Psidium (P. pirifrrum , très-répandu, cultivé en Amérique ; P. imni/erum [Goyavier de Cayenne], très-répandu en Asie et en Amérique) paraissent originaires de l'Amérique interlropicale ; Mexique?.

Caïritier ( Chrysophy/tum Cninilo) (Sapotucèes). Cultivé pour son fruit aux Antilles. Pairie ?.

Sapote (Achats mammosn). Cultivé aux Antilles. Non trouvé spontané. — Achran Sapola. Fruit très-estimé en Amérique. Spontané? à la Jamaïque.

Papayer ( Carica Papnya, Papnyn vulgaris). Spontané au Brésil?, aux Antilles'?.

Arbre a-paik (Artocarpus incisa). Sou fruit était la base de la nourriture des naturels des Iles de la mer Pacifique, à Otahili, etc. On ne l’a rencontré spontané nulle part.

Jaupier (Artocarpus in legri folia). Cultivé de temps immémorial dans les Indes, la Chine, la Cochinchine. Spontané? à Ceylan.

Plaopeuiniers. Espèces du genre Diospyros, originaires de l'Inde, du Japon, du Brésil, etc. Plusieurs espèces sont cultivées dans les zones intertropicales et même tempérées-cbaudes : lj. Lotus en Afrique, I). virginiana en Amérique, l). Knki , au Japon.

Quixo.v ( Chenopodium Quinon). Les graines, réduites en farine, étaient alimentaires au Pérou, au Chili, avant la découverte de l'Amérique. N'a pas été rencontré à l'étal spontané.

Jetons maintenant un coup d'wil sur la végétation des zones tempérées, en dehors de l'Europe. Les grands plateaux de l’Asie, entre la chaîne de l'Altal cl les pentes méridionales de l'Himalaya, où sc prolonge la végétation des tropiques, ont encore h peine été explorés par les botanistes. Dans la partie de cette zone occupée par la Chine, Adr. de Jussieu cite les familles suivantes comme les mieux représentées: Magnoliacées, Ménispcrmées, Byltnériacées, Tcrnstrœmiacées, Hippocastanées, Sapindacécs, Zanthoxylées, Calycanthées, Bignoniacées, Commélinées, Dioscoréacées.

Dans l’Amérique du Nord (États-Unis), la zone tempérée chaude comprend des plantes appartenant à la plupart des familles citées pour le continent asiatique, et notamment des Magnoliacées; la partie froide de cette zone comprend des espèces appartenant en grand nombre à des genres européens : Aster, Sulidago, etc. De nombreuses Conifères et Amentacées : Pins, Sapins, Mélèzes, Thuyas, Genévriers, Ifs, Charmes, Bouleaux, Aunes, Noyers, Frênes, Saules, Érables, et beaucoup d’espèces du genre Chêne (peu de Crucifères, d’Omhellifères, de Chicoracées, de Carduacées).

la» terres des zones tempérées occupent peu d’étendue dans l’autre hémisphère (h. austral) comparativement il notre hémisphère boréal ; l'Océan en occu|>e la plus grande partie. En Amérique, les terres magellaniques rappellent la végétation de l’Amérique Itoréale (Salix, Fagus, Driruys [Magnoliacées], Escallunia, Fuchsia). — Au Chili, dit Adr. de Jussieu, sur 100 familles, 15 sont étrangères à l’Europe, par exemple la tribu des Labialidnres (Composées), les Loasées, Gilliésiacées, Francoacées, Malesherbiacées, Solanacées, etc. On remarque les genres Cactus, Acacia, Colletia, Arislolelia, Quillaia, Eagenackia, Laurtis, Escallunia, Drimys, Myrtus, Monimia, Cunuuia, Azara, Lomatia, Emltot lui mu, Quadria, et des plantes grimpantes : Cissus, Lardizabala , etc.

L’Australie (Nouvelle-Hollande! présente, dans cette même zone, une végétation d’un aspect tout à fait spécial : le caractère de cette végétation tient à un grand nombre d'espèces appartenant aux beaux genres Mimosa (Acacia) et Eucalyptus. Ces arbres et arbustes ont des feuilles dont le pétiole, contourné à sa base, rend le limbe de la feuille verticale, et permet au soleil de pénétrer à travers le feuillage : ces feuilles sont généralement (pour le genre Mimosa) des phvllodes (pétioles foliacés); |Mtur le genre Eucalyptus, des feuilles lancéolées ou elliptiques entières. La plupart des plantes de l'Australie appartiennent aux familles suivantes : Légumineuses, Eupliorbiacées, Composées, Orchidées, Cypéracées, Fougères, et surtout : Myrtacées, Protéacées, Rcstiacées, Épacridécs, Goodéniacées, Stvlidiées, Myoporinées, Pittosporécs, Dilléniacées, llaloragées, Trémandrées et Stackhousiées (ces deux dernières spéciales à l’Australie).

Les îles de la Nouvelle-Zélande (à peu près antipodes de la France) ont une végétation presque tropicale : des Melrosiderot (Myrtacées); le üammara (Conifère 3 feuilles larges); des Fougères en arbres, des Dractgtia, etc. (Adrien de Jussieu fait remarquer que la culture, relativement très-récente, des plantes européennes dans ces lointains parages, menace déjà d’en faire disparaître les magnifiques forêts d’arbres indigènes.)

La partie tempérée de l'Afrique centrale (cap de Bonne-Espérance) est caractérisée par la présence de plantes des familles suivantes : Protéacées, Diosmées, llesliacées. Bruyères, Iridées, Ficoïdes, Pelargoninms, Bruniacées, Sélaginécs, Cycadées, etc. Les genres Al or, Stapelia, Gnaphalium cl Helichrysum y sont largement représentés.

Il nous reste il passer rapidement en revue la végétation des zones tropicales (nous suivrons encore, dans l’énumération des familles ou des genres, notre maître Adr. de Jussieu).

L'aspect de la végétation des zones intcrtropicales est sans aucun rapport avec l’aspect un peu uniforme de la végétation dans nos zones tempérées, sous notre climat européen. La nature, encore vierge du contact de l'industrie humaine dans de vastes étendues, y déploie tout sou luxe, y prodigue son exuliérante fécondité, tout l’éclat de sa magnificence.

D'immenses forêts vierges y élèvent, il une prodigieuse hauteur, des dômes de verdure où les lianes fleuries s'enchevêtrent en inextricables lacis, où la cime des plus grands arbres est chargée de plantes parasites : Orchidées, Aroïdées, Broméliacées, etc. Merveilles végétales dont les fleurs semblent réunir tout .ce que l’éclat et la variété dans les couleurs, la grâce et l'étrangeté dans les formes, pouvaient offrir de combinaisons aux adorables caprices de la nature.

Sons ce merveilleux climat, la marche de la végétation est incessante ; presque tous les arbres sont à feuilles |>e rsistanles (prennent des feuilles à mesure qu'ils en perdent), et présentent à la fois des fleurs, des fruits et des graines mûres. Un air chaud et humide, concentré sous des masses de feuillages impénétrables aux rayons du soleil, est la condition par excellence pour la végétation â la fois rapide et vigoureuse de ces belles plantes hantées par des nuées d'insectes tourbillonnants et des myriades d'oiseaux multicolores.

Dans les plaines plus ou moins boisées, analogues à nos anciens pâturages,

GÉOMÉTRIQUE. — GÊRANIACÉES. 631

(les catingas du Brésil), l’ardeur du - soleil dépouille en partie les arbres de leur feuillage, Cet été des climats tropicaux produit alors un temps d’arrêt dans la végétation, et 5 ce point de vue, il correspond à notre hiver. Puis vient la saison des pluies et souvent même des ouragans, et la terre, trempée et fertilisée, rend aux piaules des plaines leur parure et leur vigueur : de grandes plaines non boisées {savane*) se couvrent alors d'un riche tapis de verdure. Au Brésil, on les nomme rampas; pampas, au Paraguay; llanos, dans l'Orénoque.

Les arbres caractéristiques des régions intertropicales sont les Fougères en arbres, lesCycadées; les Mouocolylédones arborescentes : Palmiers, Pandanées, Uragonniers et Musacées. D’autres Monocotylédoues à feuillage éminemment décoratif, à tiges élégantes, à fleurs bizarres ou éclatantes, appartiennent aux familles des Cannacées, Orchidées, Broméliacées et Aroïdées. Citons, parmi les familles plus spécialement représentées sous la zone torride : les Dioscoréacécs, Pipéracées, Laurinées, Myrislicées, Anonacées, Bombacées.Sterculiacées, Byttnériacées, Ternstroemiacées, Guttifères, Marcgraviacées, Méiiacées, Ochnacées, Connaracées, Anacardiacées, Chailleliacées, Vochysiacées, Mélastomacées, Mvrtacées, Turnéracées, Cactées, My rainées, Sapotées, Ébénacécs, Jasminées, Verbénacées, Cyrtandrées, Acanlhacées, Gesnéracées, Euphorbiacécs, Convolvulacées, Mimosées, Césalpiniées, Cordiacées ; des Rubiacées arborescentes; des parasites : Loranlhacées, Rafllésiacées, Balanophorées; et les plantes sarmenteuses grimpantes, connues sous le nom de lianes, et appartenant aux Légumineuses, Malpighiacées, Sapindacées, Ménispermées, Bignoniacées, Apocynécs et Asclépiadées. N'oublions pas les nombreuses tribus des Graminées, dont quelquesunes, les Bambusa, sont de grands arbres, et les innombrables espèces de Fougères herbacées ou ligneuses qui brodent le fond de ces gracieux tableaux des masses finement découpées de leur élégant feuillage.

GÉOMÉTRIQUE, geomelricus. Chez les fruits et les graines, le sommet géométrique {apes geometricus) doit être distingué du sommet organique. Si le fruit ou la graine sont droits, ces deux points n'en font qu’un ; mais si le fruit ou la graine sont courbés, le sommet organique se trouve au-dessous du sommet géométrique.

GÊRANIACÉES. Famille de plantes dicotylées dialypétales, à ovaire libre. La famille des Géraniacées, célèbre par les charmantes espèces et les nombreuses variétés que le genre Pélargonium fournit à nos parterres et à nos expositions florales, se compose de quatre genres seulement : Géranium, Erodium, Pélargonium et Mnmnnia. Les deux premiers de ces genres comprennent un assez grand nombre d’espèces communes en Europe, et connues sous le nom collectif vulgaire de Bec-de-grue, qui fait allusion à la forme de leur fruit en forme de bec d’oiseau. le Géranium Robertianum (vulg. Herbe-à-Robert) croît sur les vieilles murailles; d’autres, G. molle, pusillum, rotundi folium, dissecium, columbinum, etc., sont de mauvaises herbes des terrains incultes ou cultivés. V Erodium cicularium est une plante commune des pelouses et du bord des fossés. D’autres espèces du genre Erodium sont plus méridionales : tels sont les E. minimum, mulacoides, cirnnium, gruinum, etc. Le genre Pélargonium est nn des plus richement représentés de l'Afrique australe (cap de Bonuc-

GftRANIACÊES.

Espérance) : d'autres Pélargonium habitent l’Australie. Ce genre si nombreux en es|>cccs a été divisé en quinze sections. Les Mowsonia sont également des plantes du Cap.

Les caractères des Géraniacécs sont les suivants : Plantes herbacées, rarement sons-frutescentes, souvent odorantes, subacaules ou 4 tiges subdichotomes, à articulations plus ou moins renflées et fragiles. Feuilles en rosette ou caulinaires, opposées ou alternes par appauvrissement ou avortement, ord. péliolées, palmalilobécs, palmatiséquées ou pennatiséquées, à lobes dentés ou incisés, munies de stipules scarieuses ou foliacées. Pédoncules ord. biflorcs ou pluriflores, terminant les axes, occupant l’angle de séparation des rameaux opposés ou

Fie. 842. — Cu’ranincm. Fleur d’une Fie. 843. — Coupe longitudinale de la variété du Vehinjonium zn unie. même fleur, montrant la cavité de son

éperon, oui est adhérent nu pédicelle.

semblant opposés aux feuilles dans le cas de feuilles alternes; ou d’apparence axillaire dans le cas de feuilles opposées avec avortement de l'un des rameaux axillaires. Inflorescence encymes ombelliformes, pluriflores, à fleurs se développant successivement, nu réduites à deux fleurs (ou une seule par appauvrissement) dans le genre Géranium. Calice à 5 sépales libres, herbacés, persistants, presqne égaux ou inégaux. Corolle à 5 pétales hypogynes égaux ou inégaux, tous sans éperon, ou le supérieur prolongé en un long éperon soudé avec le pédicelle (genre Pelnry nium) (fig. 842 et 843). Corolle sub-irrégtilière, à .i pétales, h\|K>gynes, égaux ou inégaux. Étamines ord. 10 (rarement 15), 4 filets aplanis membraneux, libres ou soudés en tube dans leur partie inférieure, toutes fertiles ou les 5 plus courtes privées d'anthères. Ovaire libre, à 5 carpelles distincts, soudés par leur suture interne à un axe central, dout ils se sépa* rent 4 la maturité, renfermant chacun deux ovules, l'un suspendu, abortif, l’autre dressé, réfléchi. Styles 5, sondés entre eux et avec la colonne centrale, libres et stigmatifèros au sommet. Fruit composé de 5 roques mouosperines, prolongées chacune en un long appendice terminé par le style et soudées 4 un prolongement de l'axe, se détachant avec élasticité de cette colonne centrale de

GÊRANIUM-ROSAT. — GERMINATION.

la bas»* au sommet ou du sommet à la base. Graines solitaires dans chaque carpelle, dressées; périspcrme nul; embryon plié, à cotylédons condupliqués flexueux.

Le genre Erodinm est caractérisé par les 5 étamines courtes stériles, le fruit à carpelles se détachant de l’axe de haut en bas, à appendices roulés en tirebouchon, et les feuilles penualiséquées. Dans les trois autres genres, les carpelles mûrs se détachent de bas en haut, et se trouvent suspendus par leur prolongement au sommet de l'axe, et les feuilles sont palminervées. Le genre Mimsnnia est caractérisé par 15 étamines fertiles; le genre Pélargonium, par l’éperon adhérent au pédicelle, qui descend de la base du sépale supérieur. Le genre Géranium est à 10 étamines fertiles, k calice sans éperon, Il pédoncule bidore.

Endlicher place à la suite des Géraniacées plusieurs petits groupes qu'on peut définir : des Géraniacées frutescentes !i graine pourvue d’un périspcrme. Ges plantes habitent le Ghili ou le Pérou, savoir : genre llhi/ncliut/ieea (arbrisseau épineux du Pérou); groupe des LËDOCARPÊES (genre Ledorarpon et Wendtia ), arbrisseaux à lleurs jaunes ayant l’aspect de Potentilles frutescentes; Vlv'IANlÊKS (genre Viviania, Cœtarea, etc.), arbrisseaux à fleurs blanches, roses ou bleues.

GÉRANIUM-ROSAT ( Pélargonium odoratissimum, famille des Géraniacées). Cultivé en grand en Provence (k Grasse) , dans le département de Seineet-Oise, en Turquie, pour l'essence fournie à la distillation par ses feuilles fortement aromatiques, à odeur de rose. Celte essence, qui diffère peu de l’essence de roses et est obtenue k un prix hirn inférieur, est employée k sa falsification. Son parfum est, du reste, agréable et très-pénétrant. La véritable essence de roses (obtenue en Turquie) est très-rare et d’un prix relativement très-élevé.

GERMANDRÉE, Petit-Chêne ( Teucrium Chamiedrys, lam. des Labiées). Plante vivace, commune sur la lisière des bois. On en prépare une infusion tonique et astringente; on emploie plus rarement les T. Polium, Marum, Scordium.

GERME, germon. Nom donné vulgairement k la partie de l’embrvon située au-dessus de la naissance du ou des cotylédons, et qui, k l’époque de la germination, s'allonge pour constituer la jeune tige ou ligelle terminée par la gemmule ou premier bourgeon. — Linné désignait et Endlicher a désigné l’ovaire (ovnrium) sous le nom de germen; le nom d'ovaire, qui ne prête pas k l’amphibo- •logie et rappelle le nom des ovules qu'il renferme, doit être préféré. — Link a désigné sous le nom de germen les carpelles isolés réunis par un style composé ou indivis : ex. ceux des Labiées. — Le mot germen a été également employé pour désigner l’embryon tout entier. — Quelques botanistes emploient le mot germe u comme synonyme d'arc/iegnnium (capsule des Mousses k l’é|>oquc de la floraison). — Enfin on désigne sous le nom de germe l'état rudimentaire d’un organe quelconque.

GiRRIv Ulov germimtio. Première période de la végétation chez l'embryon d'une graine mûre. Un embryon ou plante rudimentaire constitue la partie essentielle de la graine. L’usage des tuniques de la graine est de protéger

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