GRENU. — GRIMPANT
« Les Grenadiers (dit Matlhiole, irad.) croissmt par Imite l’Italie et sont fort » communs es vignes et es vergers ; et sont appelles (iinntiliris pour raison de
» la multitude des grains qui sont dedans » les pommes de grenade. le royaume » de Grenade «|ui est en lîqwgne, est » pays où il croist force Grenadiers.
» Nous avons trois es|ieccs de grenades : » de douces, d’aigres et de vineuses, » Pour garder que les grenades ne crei. vent sur l'arbre, il faut mettre trois n pierres à l'entour de la racine, ou » bien planter au pied du Grenadier un a ognon de Squilla (Sri/lu mnnthmi) ; u et si tilt Grenadier lie garde point sa » fleur, il faut ceindre l’arbre, lorsqu’il n est en fleur, d’un cercle de plomb, ou » de la dfqmiiillc d'un serpent. I.e Gre- » nadier et Myrte s’aiment tant que » étant entrés l’un dans l'autre, ils en n sont plus fertiles. I. 'écorce de la gre- « nade est aspre et astringente et a les s mêmes propriétés que les fleurs. La » décoction de racine de Grenadier » prise en breuvage tue les vers larges i> (vers solitaires, bothriocéphales) du » corps, et les fait sortir bois. Ralaus-
Fig. RSR. — Rameau florifère et fruit entier et ouvert du Grenadier iPtimrn tir'inntum) (dimensions trcs-réduites).
u liant est la fleur du Grenadier sauvage et est semblable à celle des Grenadiers » privés ; il en est de blanches, de rousses et d'incarnates, n
GRENU, i/raiiDsiis =- Granulé, t/rnnutiilus. Les corps susceptibles de se réduire en petits grains, par suite de la désagrégation des parties constituantes de leur tissu, sont dits de structure grenue: la cassure de ces corps est nade.
«BIFFE. Lu horticulture, ntl désigne sous ce nom c ertaines som lies dites fasciculées ou grumecises. et qui se composent d’un court rhizome émettant un faisceau de libres radicales courtes, épaisses et charnues (I(.
GRIMPANT, srmulens. Plantes grimpantes, celles dont les ticjes grêles cherchent un appui sur les plantes voisines. Les unes se roulent en spirale autour des tiges de ces plantes, cl sont dites volubilis : tels sont le lloublmi, le Haricot, le Lisernii-des-liaies, le Chèvrefeuille, etc. D'autres, comme le Lierre, s’accrochent par de courtes racines dites crnm/ioii*. Les espèces du genre ('matin se fixent par de petits organes nommés snçan-s. Un plus grand nombre de plantes
(1) Les griffe*, ainsi que les tuborfule*. bulbes, et autres organes üe la végéta lion charnus, sont, pour la plante, des magasins d’une matière féculente qui lui sert d aliment, lorsque, après une période de repos, elle végète de nouveau. — Les griffas, tubercules et bulbes, retirés de terre après la matnr té des tiges fructifères, peuvent se conserver au sec sans s’altérer, jusqu’au printemps suivant, époque à laquelle on les replante. On conserve ainsi, pendant l'hiver, les griffa de Renoncule {Ranunculus nst/thcasj, les putlcs (rhizomes charnus) d’Àiiémones (Anemoae horten mv, eoronariûy etc.).
GRIOTTIER. — GROSEILLIERS.
s’accrochent par des vrilles (vov. ce nmt), qui sont tantôt des axes d'inflorescence avortés, comme citez la Vigne, tantôt le prolongement du pétiole tm rachis d’une feuille composée, comme chez un grand nombre de Papilionacées : le Pois-i-flenrs, Pois-de-senleur (l.niltgras adoralus), par exemple. D'autres, enfin, comme le demain Vilatba et certaines espèces du genre Fumaria, se soutiennent par des pétioles ou des |tétiolules qui se tordent à la manière des vrilles, et sont dits folioles lorliles.
GRIOTTIER ( Cernsus ac i tan). — Voy. Cerisier.
GRIS, grisais. Qui est de couleur grise. Celte couleur résulte du mélange du noir et du blanc. Quand le Itianc est h peine altéré par la teinte contraire, la couleur est dite d un blanc sale (albidns) ; gris clair s’exprime par le mot cincrascens; gris tendre, par cinereus; d’un gris plus foncé que celui de la cendre, griseus; d'un gris où le noir domine, fnmosus; noirâtre, ttigrescens. — Dans la couleur gris de /itomb, il entre un peu de bleu; dans la couleur gris de lin, il entre un |>eu de violet.
GROS, grossus. Se dit des organes volomineux.
GROSEILLIERS. Espèces du genre /tibes, famille des Grossulariécs.— Les feuilles et I écorce des Groseilliers renferment un suc, résineux et aromatique.
Fig. 884. — A, grappe mûre du Groseillier Fig. 885. — Une feuille, munie de son épine commun (Mîtes rubrum)\ B, coupe lungi- basilaire irifurquëe, du Groseillier épineux ludinale d’une baie. (Hibrs Vvn-crispn).
Les fruits mûrs sont gorgés d’un mucilage sucré uni II de l’acide malique et à de l’aride citrique : les fruits du Groseillier-à-grappes ( llihes rubrum) (fig. 8Nô) renferment ces acides en assez grande proportion. Ces fruits sont d’une saveur agréable; leur jolie forme et leur couleur vermeille ou dorée invitent d’ailleurs a les manger. Tout le monde connaît les conserves sucrées et le sirop qu'on en pré-
666 C.ROSSULARIÉKS.
|wre, et qui n'est pas moins mile pendant les soirées (l'hiver que pendant les plus chaudes journées de l'été : l'eau de groseilles constitue, en outre, une boisson tempérante fort agréable aux malades et aux convalescents. — Les fruits du Kibes (irossularia ou H. llun-crispa (Groseillier épineux) (fig. «85) sont aussi d’une saveur acidulo-sucrée fort agréable; on en a obtenu, parla culture, un grand nombre de variétés. — Les feuilles et les fruits du Ribes nir/rum (le Cassis) sont doués d'une odeur et d’une saveur résineuses et aromatiques. Ces fruits sont moins recherchés que les précédents ; on s'en sert principalement |tour composer, par macération avec de l'eau-de-vie et du sucre, une liqueur de table douée de propriétés toniques et stomachiques. On attribue à la décoction de la racine des propriétés emménagogues ; l'infusion des feuilles passe pour diurétique.
Plusieurs espèces de Ribes habitent les montagnes et les contrées tempérées on froides de l'Europe. Les Groseilliers ne paraissent pas avoir été connus des anciens; ils peuplent depuis longtemps tous les jardins de l'Europe.
GROSSUI.ARIKKS ( Ribesincea ', Endl.). Famille de plantes dientylées dialypétales, à ovaire adhérent. Les Grossulariées peuvent être regardées (par la structure de leur fleur) comme une forme frutescente, et d'un port spécial, des
Saxifragécs ; elles diffèrent, du reste, de celte famille par leur fruit bacciforme (fig. 886) succulent, à graines munies d'un tégument et d’un raphé pulpeux. — On connaît assez, le genre Groseillier ( ftibes ), qui est le type de cette famille, et dont plusieurs espèces, épineuses, nu non armées, ont passé, les unes des bois marécageux, les autres des coteaux pierreux, dans nos vergers. Quelques espèces exotiques à fleurs très-précores, les unes à grappes de fleurs pourpres, les autres à longues grappes dorées, contribuent, au printemps, 5 la décoration de nos parcs et de nos jardins.
Les caractères généraux de la famille des Grossulariées sont les suivants : Sous-arbrisseaux ou arbustes sans épines, ou épineux à épines (rifurquées ord. produites au-dessous du point d’insertion des feuilles. Feuilles fasciculées ou se déroulant en spirale par l’allongement du rameau, pétiolées, palmées, crénelées, quelquefois parsemées de ponctuations résineuses. Fleurs ord. hermaphrodites régulières, ord. en grappes simples pendantes ; quelquefois xub-soiitaires ou groupées a l'aisselle des feuilles ; s’épanouissant ord. avant le développement des feuilles. Calice soudé avec l'ovaire i tube le dépassant brièvement, ou calice longuement tubuleux, souvent coloré-péialoïde (ayant alors l'aspect d'une corolle gamopétale), Il limbe 5-ftdc. Corolle à pétales souvent très-petits, libres, ord. 5. insérés a la gorge du calice. Étamines insérées avec les pétales, en même nombre, et alternant avec eux. Ovaire infère, à 2 carpelles, uniloculaire, a placentas pariétaux (fig. 886), portant chacun plusieurs ovules réfléchis; styles libres ou soudés entre eux. Fruit bacciforme, succulent, couronné par
Fie. 886. — Coupe horizontale grossie dune baie de Groseillier, pour montrer l'insertion des graines sur les deux placentas pariétaux.
GROUPE. — GDI. 667
les débris du calice, uniloculaire, à plusieurs graines. Graines à (esta gélatineux, à raplié libre, à périsperme corné renfermant un embryon droit.
Celte famille ne comprend guère que le genre Ribes, dont les espèces nombreuses appartiennent il l’hémisphère boréal et s'avancent vers le Nord ; plusieurs espèces sont propres à l’Amérique; un genre voisin, peu connu, appartient à la Californie.
GROUPE, agglumeratio, glomeratio. Se dit de plusieurs organes de même nature rapprochés entre eux. — Se dit aussi d’ensembles d’espèces du même genre, de genres de la même famille, de familles de la même classe.
GIUIIXALKES. Classe comprenant les familles suivantes : Gêraniacêes, I, usées, Oxamdées, Balsamimêes, Tropéoléf.s, Limnanthêes. Caractères : Plantes dicotylées dialy pétales. Fleurs hermaphrodites, calice libre, pétales Itypogynesen même nombre que les sépales ou moins nombreux. Étamines bvpogyncs, en même nombre que les pétales, ou en nombre double ou triple, souvent monadelphcs, les alternes souvent privées d’anthères. Ovaire composé de carpelles soudés à un axe central. Ovules ord. solitaires ou géminés dans chaque loge. Fruit capsulaire, rarement bacciforme. Graine pourvue ou non de périsperme.
GRUMELÉ, GRUMELEUX, GRUMEUX, grumosus. Se dit d’une substance divisée en petites masses inégales et irrégulièrement arrondies. — Racines gmmeuses, souches dont les filtres radicales sont de forme ovoïde : par exemple celles du Ranuncvhis (.'hterophgllos et du R. asiaticus. Les jardiniers donnent li ces souches le nom de griffes (voy. ce mot).
GUEULE (Fleur en), corolla persomla. Se dit d’une corolle gamopétale divisée en deux lèvres, la lèvre supérieure ordinairement bifide, la lèvre inférieure ordinairement trilobée et présentant un palais saillant qui ferme l'entrée de la gorge de la corolle : telle est la corolle chez les genres Antirrhinum, Linaria, Utricularia, etc. — Chez la famille des Sci ofularinées, des Orobanchées, etc , la corolle à tube non fermé par un palais saillant, et à divisions inégales, mais non séparées en deux lèvres (chez la Digitale par ex.), est dite encolla ringens; si la corolle présente deux lèvres distinctes écartées l’une de l’autre, comme chez la Sauge (et la plupart des Labiées), chez les Euphrasia, etc. , la corolle est dite bi labiée. Des formes intermédiaires nombreuses nuancent ces diverses formes et doivent être décrites .
GUI ( Viscum albnm, famille des Loranthacécs). — L’écorce et les fruits bacciformes des Loranthacécs, et particulièrement du Gui {Viscum album ) (fig. 887), contiennent une matière glutineuse d’une nature particulière, connue sous le nom de glu; b celte substance est associé un suc mucilagineux et une petite proportion d'huile volatile. — La glu est, par sa consistance et ses caractères, intermédiaire entre les résines et la gomme-élastique. La glu qu’on trouve dans le commerce est plus ordinairement extraite du Houx que du Gui ; celle qu i nous arrive de la Grèce et de l’Italie est extraite du Loranthus europætis. la quantité de glu que recèle l’écorce du Gui est différente, dit-on, selon l’arbre sur lequel la plante est parasite : la glu serait surtout abondante quand le Gui croit sur l’Orme et l'Érable, moins abondante si le Gui est parasite sur le Bouleau ou le Sorbier (je n’ai jamais rencontré le Gui sur ces arbres), et enfin
fiUI.
en faible quantité s’il croît sur le Prunier ou le Pommier (très-commun surtout sur les vieux Pommiers ou Poiriers, et sur le Peuplier pyramidal). Ces assertions demanderaient à être vérifiées. I.es feuilles du (jii réduites en poussière étaient regaç*ees jadis comme un spècifu|ue contre l’épilepsie ( I ).
Iæs Loranthacécs, représentées par un si petit nombre d'espèces en Kurope, sont très- nombreuses dans l'Amérique tropicale, en Asie, et dans l'Afrique équinoxiale; presque toutes les espèces sont parasites sur d'autres végétaux vivants, quelques-unes cependant sont terrestres.
— I,es trois espèces qtii croissent en Europe sont : 1° Le Visrmn album, si commun sur nos arbres fruitiers, et qui était l’objet de cérémonies religieuses cher, les Celtes, lorsqu’il était trouvé sur le Chêne, où il croît très-rarement. Il est Fis. 887. — Rameau fructifère (proportions susceptible de croître sur tous les arbres;
réduite») du Cui (tmu»i album). on l’a observé parasite même sur le Lnranthm europieus. — 2” Le Loranlhu » eurapaeus, qui est parasite sur les Chênes et les Châtaigniers dans l'Europe orientale et méridionale, et dans l'Asie. — 3° V ArcetUhobium Oxycedri (Viscum Oxycedri), qui a le port d’un Salicornia et est parasite sur le Juniperus Oxycedri, dans l'Europe méridionale cl le Caucase. — Endlichcr rapporte que les naturels de Java ont un respect superstitieux pour le Ficus religiosa, qui nourrit des Loranthacées parasites : « Ils » disent que les ombres des morts aimeut à errer autour de ces grands arbres » et se plaisent à voltiger il travers leur feuillage. »
(1) Mine parle «lu (lui en ces termes : « De quelle façon qu’on s’y prenne pour le semer, le Gui ne germe pas; il faut que les graines aient été avalées, puis rendues par les oiseaux, principalement les pigeons ramiers et les grives. Ainsi l’a voulu la nature : ce n’csl que lorsqu'elles mûrissent dans le ventre des oiseaux que ces graines acquièrent de* facultés germinatives... Ou prépare la glu avec les baies du Gui. Pour cela, on les recueilli- avant leur maturité, vers le temps des moissons... 11 ne faut point oublier de parler de la vénération des Gaulois pour le Gui. I.es druides (tel est le nom qu’ils donnent à leurs mages) n’ont rien de plus sacré que le Gui et l'arbre sur lequel il a pris naissance, si cet .arbre est un chêne. Du reste, ils choisissent pour bois sacres des forêts de chênes, et ils n'accomplissent aucune cérémonie religieuse sans le feuillage de cet arbre. Il est même probable que le nom de druide a pour étymologie le mot grec JpO; 'chêne). I.e Gui est, à leurs yeux, une manifestation céleste, et le chêne sur lequel croit celte plante est pour eux marqué au s:cau de la divinité. Il est rare d’ailleurs de l'y rencontrer; et lorsqu'on l a trouvé, on va le recueillir avec une grande pompe religieuse. Avant tout, cette cérémonie doit avoir lieu le sixième jour de la lune (jour qui commence leurs mois, leurs années, et leurs siècles, dont la durée est de trente ans) : bien que la lune n'ait point atteint le milieu de son cours, cet astre est déjà dans toute sa force. Le nom qu'ils donnent au Gui signifie, dans leur langue, remède universel. Les sacrifices et le repas étant préparés, selon les rites, sous le rliône, ils amènent deux taureaux blancs dont les cornes sont liées pour la première fois. Le prêtre, vêtu de blanc, monte alors sur l'arbre, et tranche le Gui avec une serpe d'or. On le reçoit sur un drap blanc. On immole ensuite les victimes en priant la divinité de rendre son pré* sent propice à ceux auxquels il sera distribué. »
GUIMAUVE. — GUTTIPÈRES.
UUIMAITVK (Althœn o/prinnlis , famille des .Malvacées) (lig. 888). La décoction de sa racine fournit un des médicaments émollients les plus usités; la feuille et la fleur sont moins émollientes, et sont douées d'une légère amertume.
Fig. 888. — Sommité fleurie de la t'-nimauve (Althœa offxcinalis) , proportions réduites.
Fig. 889. — f.lusiacécs. Cambogia Gutta [Garcinia et Mangostana Cambogia).
MTrt PEKdlA (en malais, /leiijuh). Substance analogue au caoutchouc, mais moins élastique. C’est le suc concrète d’un arbre des Indes (Bornéo), \'honandra gutta, de la famille des Sa|iolacécs.
Guttahis. Qui est marqué de taches semlilpbles à celles qui seraient produites par les gouttes d'un liquide coloré.
<;i lTll i:iti;s. Classe comprenant les familles suivantes : DiptéROCAR- PÊES, CHI.ÊNACÈES, TkRNSTIUKMIACÊES, CLUSIACfcES (lig. 889), MaHCGRAVIA- CÊES, HvPÉRIUKÉES, ÉLATLNÊES, ltfcAU.VIURI ÂGÉES , TAMAI1ISCINÊES. Ses caractères sont les suivants: Plantes dicotylées dialypétales. Calice ord. libre, il préfloraisou imbriquée. Corolle à (létales h\ pogvnes en nombre égal à celui des
GYMNOCARPE. — GYNANDRÉES.
sépales el alternant avec eux. Étamines ord. en nombre indéfini, souvent disposées en plusieurs faisceaux. Carpelles soudés en un ovaire pluriloeiilaire ou uniloculaire. Embryon droit ord. dépourvu de périspenne.
GYMNOCARPE, gymnocarpus (inusité). Mirbel a désigné sous le nom de gymnocarpes, les fruits résultant d'un ovaire libre ou adhérent, qui ne sont ni soudés à d’autres fruits, ni renfermés dans une enveloppe commune : par exemple le fruit des Amygdalées, des Pnmacées, des Ombellifèrcs, des Liliacées, etc. ; et il a désigné sous le nom de fruits angiocarpes , ceux qui présentent des adhérences avec des parties étrangères, ou sont renfermés dans une enveloppe commune. Celte dernière division comprend les fruits aiil/iocai/tés (A. de Jussieu) et les fruits agrégés.
Gymnos. Mot grec qui fait partie de certains mots composés; en latin, nudiu, nu. Signifie dépourvu d'enveloppes. I,cs fleurs réduites aux étamines et aux carpelles sont dites nues. I.es ovules des Conifères et des (bradées, qui naissent à la base d'une écaille (jouant le rôle de carpelle) à limbe étalé, sont dits nus. — Le mot grec angion, qui signifie vase ou vaisseau, s'oppose à gymnos.
GYMNOSPERMES. Nom donné k un embranchement des végétaux dicolylédonés, dont la graine n’est point renfermée dans un péricarpe, mais est située à la base d’une feuille carpellairc étalée. Eli général, ces feuilles carpellaircs sont étroitement imbriquées, et, se recouvrant complètement les unes les autres, protègent les graines, qui ne sont point renfermées dans une cavité spéciale. La classe des Conifères (arbres verts) et celle des (bradées appartiennent à l'embranchement des Gymnospermes.
nilMisi'liiniE Linné a divisé la classe qu'il nomme didynamie en deux ordres : la gymnospermie (renfermant des plantes dont la graine était considérée comme nue) et Vangiotpermie (plantes dont la graine ou les graines sont renfermées dans un péricarpe). Cette division était fondée sur une fausse appréciation de la structure de certains fruits mal connus à cette époque: c'est ainsi que le fruit, chez la famille des tablées, qui appartenait à la gymnospermie, se compose de quatre akènes monospermes et non de quatre graines nues ou dépourvues de péricarpe.
GYMNOSPORÉES. Plantes cryptogames à spores devenues, par la résorption de la cellule-mère, libres dans une cavité commune. — S'oppose à mgiosporées, plantes cryptogames à spores renfermées dans la cellule-mère, qui persiste sous le nom de lliègiie.
GYMNOSTOME, yymnoslomus. Dans la famille des Mousses, les capsules dépourvues de dents sont dites gymnuslomts (par exemple chez les genres Sphaynum et Gymnostomum).
GYNANORE, gynander, gynandrus. Se dit d’une fleur dont les étamines et la partie supérieure du pistil (style) sont soudées en un seul corps, ainsi que cela a lieu dans la famille des Orchidées, par exemple.
GY.VWIIKLKS. Classe comprenant les familles des Orchidées el des Apostasiêes. Ses caractères sont les suivants : Plantes monocotylées. Heurs à ovaire infère (soudé avec le tube du périantbe). Périanthe pétaloïde irrégulier, h 6 pièces paraissant surmonter l’ovaire. Étamines 3, soudées avec le style, lesdeux
GYNE. — GYNOSTÈME.
latérales ord. stériles. Ovaire coni|H>sé de trois carpelles, uniloculaire à placentation pariétale (Orchidées), ou à trois loges (Apostasiées). Graines nombreuses, très-fines, dépourvues de périsperme, à testa dépassant ordinairement l’amande.
GYNE, -yynus (yurh, femme), dans les mots composés grecs, signifie ovaire.
SïXÉcÉE, gyneceum. Ce mol désigne l'ensemble des carpelles, que cet ensemble se compose d'un seul verticillede carpelles, ou d'une spirale indéfinie, ou d’un seul carpelle. Il est analogue aux mots calice et corolle, qui désignent l'ensemble des sépales et l'ensemble des pétales. Selon la même nomenclature, l'ensemble des étamines est désigné par le mot androcée. — Voy. Fleur, Carpelle, Ovaire, Pistil, Fruit.
Gynizus (Cl. Kichard). Surface visqueuse du stigmate chez les Orchidées.
LYVOBISE, gynobasis. Nom donné à l’organe charnu sur lequel l'ovaire parait inséré chez les Labiées (fig. 890) et les Borraginées (fig. 891), et qu’on désigne sous le nom de disque. — Ovaires ou fruits gynobasiques, ceux qui sont
Fie. 890. — A, gynobase; Fig. 891. — A, gynobase;
B, Hehotro/num. B, Syrnphytum.
insérés sur un gynobase. Chez les Labiées, en raison d’une forte courbure de la partie dorsale du carpelle, le style paraît naître de la base de l'ovaire (les styles des divers carpelles se soudent en un style indivis, bifide au sommet); on est porté à croire que, chez ces plantes, l'ovaire se compose, non de quatre carpelles, mais de deux carpelles bi-ovulés et bifides.
Gynucydium (N'ecker). Renflement situé à la base du pédicelle de la capsule chez les Mousses.
aophore, gynophorum. Organe qui résulte de l'élongation d’un ou de plusieurs des entre-nœuds qui constituent l'axe de la fleur, et élèvent l’ovaire ou gynécée au-dessus de l’insertion du calice, soit isolément, soit avec l’androcée, ou même avec la corolle (comme chez les Lychnis). Chez le fruit mûr, le gynophore prend le nom de carpnphore (voy. ce mot).
UIXOPOOE, gyno/mlium — Podogyne. Sorte de gynophore qui consiste dans une atténuation de la base de l'ovaire, et non dans une élongation de l'axe de la fleur.
LtxosrÉLE, yynostegium. Organe recouvrant le stigmate chez les Apo-
cynées.
SYNOSTÈME, gynostcimum. Nom donné, chez les Orchidées, à la colonne fini résulte de la soudure des étamines avec le style.
UYKOCAItl’ÉES. — IIAI.ORAI.ÈtS.
GYROCAHPEES. Famille de piaules dicotyiées apétales, comprenant un jielil nombre d’espèces, la plupart des îles tropicales de l'Océanie; constituant deux genres : Gyrucarpus et llliyera. Les Gyrocarpées, arbres et piaules sarmenteuses grimpantes, se rapprochent des Laurinées par la structure de l’anthère et la position de l'ovule; elles s’en éloignent par l'ovaire adhérent au tube du périanlhe, et par un embryon droit & cotylédons enroulés autour de la pluntulc. Le périanlhe est coloré à l'intérieur; le fruit est charnu, monosperuie. Les espèces du genre Hligera ont l’aspect des Cucurbitacécsou des Passiflores.
Gyroma = Gyrus. Noms donnés à l'anneau élastique du s|X>rangc des Fougères.
I. v Rom:, triai. Sorte d 'a/tothecium (réceptacle, dans la famille des Lichens) . orbiculaire sessile, renfermant des thèques à huit sjtores.
Habitat. Mot latin quelquefois employé en français comme synonyme de station (vov. ce mot), de localité et de patrie.
Habitus, Fwirs. Port d'une plante; aspect général que présente une plante. Le mot latin furies est souvent employé eu français comme synonyme du mot /su t ; le mot habitus est généralement employé en Allemagne.
IIAI.OItACKES. Famille de plantes dicotylées dialvpétalcs, à ovaire adhérent, hermaphrodites ou unisexuées, à fleurs souvent incomplètes. — Los Myrio- /ihyllum (Millefcuille-aquatique) représentent, en Europe, la famille des llaloragées. C.c sont des plantes submergées qui habitent les eaux dormantes ; leurs longues liges sont garnies de feuilles vcrticillées et finement pectinées, dont le maigre épi de petites fleurs verdâtres dépasse plus ou moins le niveau de l'eau.
Le genre l'rapa (Cornuollo, Chàtaigne-d'eau, Macrc) constitue un petit groupe (Trapécs) placé à la suite de la famille des Myriophyllécs. Les Trapu ont les fleurs hermaphrodites, à b étamines, un ovaire à b loges; le fruit est uniloculaire, mouosperme (par avortement). La Cornuelle ( Tra/ia n aluns) est une plante de structure bizarre (fig. 892) qui habite les étangs du centre de la France. Les feuilles supérieures nageantes, disposées en rosette, ont un pétiole renflé en fuseau listuleux, servant comme une vessie natatoire à soutenir la plante sur l’eau; les feuilles submergées n’ont aucun rapport de forme avec les supérieures : elles sunt pennaliséquées, à divisions filiformes. Le fruit, qui est ligneux, présente quatre fortes pointes épineuses dirigées deux par deux en sens inverse, et qui sont ducs à l'accroissement des 4 lobes d'un calice adhérent ; il renferme une graine volumineuse constituée par un embryon à cotylédons trèsinégaux. Cette graine, charnue, farineuse, est comestible (cuite dans l’eau).
La famille des Haloragées comprend des plantes aquatiques nageantes ou submergées, répandues dans les diverses contrées du globe, surtout dans l'hémisphère boréal; elle comprend aussi des espèces frutescentes dont un certain nombre appartiennent à l'Australie. — Les caractères généraux de celte famille sont les suivants : Feuilles ord. verlicillées ou opposées, dans les espèces ter-
HAMAMÊL1DÊES.
restres, entières ; dans les espèces aquatiques, submergées, pennatisèquées, pcctinées; les foiillcs nageantes entières dentées ou incisées. Fleurs herniaphrodilesou unisexuées monoïques, régulières, peu apparentes, souvent incomplètes, solitaires ou en glomérulcs à l’aisselle des feuilles; l'ensemble constituant quelquefois un épi terminal à fleurs supérieures mâles, à fleurs inférieures femelles.
Fig. 892. — Cornuellc ( Trapa notant).
Calice à tube soudé avec l’ovaire, ordinairement 4-fide. Corolle à 4 pétales quelquefois nulle. Étamines 4-8. Ovaire infère, 2-4-loculaire, à loges uni-ovulées. Ovules suspendus réfléchis ; styles, 2-4. Fruit ord. entouré par le limbe persistant du calice, de consistance ligneuse, ord. à 4 coques monospermes ou à une seule loge, et monosperme par avortement. Graines suspendues, â testa membraneux, 4 périsperme mince ou nul.
Il \ M.YM KLIDÉKS. Famille peu nombreuse de plantes dicotylées dialv pétales (ou apétales par avortement), à ovaire semi-adhérent, comprenant de grands arbres et de petits arbustes répandus çà et là dans l'Amérique du Nord, dans l'Inde, la Chine et le .Japon, au cap de Bonne-Espérance, et présentant
SE1UAM (DE ST-PIEBBt). A3
1IAMATUS — HÉLOBIÊES.
los caractères suivants : Feuilles alternes, entières, munies de stipules. Fleurs hermaphrodites, ou unisexuées, axillaires, en épis ou en têtes. Calice senti -adhérent, à 4-5 dents. Corolle nulle ou à 4-5 pétales. Étamines 4-5 fertiles, plus un second rang stérile opposé aux pétales. Ovaire biloculairc à 2 styles. Capsule coriace ou ligneuse semi-infère, se séparant en 2 loges qui s’ouvrent par en haut avec élasticité. Graines solitaires ou nombreuses, à périsperme charnu, contenant un embryon droit, 4 cotylédons foliacés. Cette famille présente 4 la fois des affinités avec les Cornées, les Ampélidées et les Saxifragées.
Hamntw, hamoxus — Uncinatut. Courbé en hameçon (hameçon, harnus).
hampe, ttcapu». Pédoncule radical ordinairement constitué par un seul entre-nœud très-allongé (ex. le pédoncule du Primula ofpcinalis).
Hnmuhmis, diminutif de Aamnsiis. lin peu courbé 4 la pointe.
HARICOT (Phaseolus vulgaris, famille des Papilionacées). Un grand nombre de variétés sont cultivées en grand pour l’usage alimentaire des fruits avant la maturité (Haricots verts) et des graines mûres.
HASTÉ, kastatus. En forme de fer de hallebarde. Se dit d’une feuille 4 limbe oblong-aigu ou lancéolé, se prolongeant 4 la base en deux lobes aigus et divergents, les feuilles sont hastées cher, le Uumejc Acetoselln. — Le limbe d’une feuille est dit sogitté (en forme de fer de flèche), lorsque les deux lobes de la base sont parallèles et non divergents: par exemple, le limbe de la feuille du /lumej- Aeetosa. Chez le Sagittaria sngittifulin , le limite des feuilles présente tantôt l'une, tantôt l’autre de ces formes, et souvent une forme intermédiaire.
Hauslorium. Suçoir. Nom donné aux racines adventices en forme de mamelon, qui se développent sur la lige des Cuscutes, et servent 4 la plante parasite 4 absorber la sève de la tige vivante 4 laquelle elle s'est attachée et qu'elle finit par épuiser. La plante victime succombe alors que la Cuscute, qui est annuelle, cesse d’avoir besoin d'elle. Les extrémités des racines parasites, chez les Orobanches, les Lathrwa, etc. , sont de véritables suçoirs.
Hebetatos. Obtus, émoussé ; qui se termine en pointe mousse.
HÉLI AXTHÉMK (Helianlhrmum vulgare, famille des Cistinécs). — Celte plante est légèrement astringente ; elle était admise, dans les anciennes pharmacies, au nombre des espèces dites vulnéraires.
HÉLIOTROPE (Hcliotropium europœum). Petite plante commune de la famille des Borraginées. Le suc est doué d'une saveur amère et salée ; on lui a attribué des propriétés détersives. VNeliotrapium peruvianum, qui est au Pérou une des plantes les plus communes, est cultivé en Europe dans tous les jardins, pour l'odeur suave de scs fleurs, qui rappelle celle de la Vanille. On peut obtenir le parfum de l’Héliotro|>e par macération dans l’axonge purifiée ; on dissout dans l’alcool pour avoir l’extrait. Mais le parfum qu’on débite sous le nom A' héliotrope n'est qu’un mélange de vanille, de rose, de fleur d'oranger et d’ambre gris.
HÉLOBIÊES. Classe comprenant les familles des Alismacées, des Joncaginêes et des ButomacEes. Ses caractères sont les suivants : Piaules monocotyléus. Fleurs ord. pourvues d'un périanlhc 4 folioles disposées sur deux rangs,
IIELVELLES. — HÉPATIQUES. 675
le rang extérieur souvent herbacé (véritable calice), le rang intérieur souvent coloré (véritable corolle). Plusieurs carpelles ord. libres entre eux ou soudés h leur base, uniloculaires, ord. à un seul ovule (Alisinacées et Joncaginées) ou à plusieurs ovules (Butomécs). Ovules réfléchis ou courbés. Carpelles secs libres (follicules ou akènes), à plusieurs ou à une seule graine, draine sans périsperme. Embryon il radicule dirigée vers le hile.
IIELVELLES. Espèces du genre Helvelln. Les Helvellcs sont des Champignons pédiculés, à chapeau jaune pâle, mince, cassant, non alvéolé, appartenant comme le genre Morille (Morchella), à la division des Thécasporés-Eclolhèques’ Les Helvellcs sont comestibles; on les rencontre dans les bois frais et humides.
Met vus t ht 'l valus > heloeolus . D’un jaune püle tirant sur le rose.
Henu. Oans les mots dérivés du grec, demi; en latin, semi.
HÉMI-ANATROPE (OVULE). — Voy. SesII-ANATHOPE.
HÉMISPHÉRIQUE, /lemisphœricus. En forme de demi-sphère.
Hemitrichus. Velu dans la moitié de son étendue.
HEX.VE Espèces du genre Lawsonia (voisin du genre Logent, -œmia), famille des Lythranées. Arbrisseaux à feuilles simples, opposées, à (leur, en pan, cules terminales. Le L. inerm* (le Cgprm des anciens) est un arbuste de Asie et de 1 Afrique. L’infusion concentrée des feuilles sèches pulvérisées sert aux femmes de l'Orient à colorer leurs ongles d'une teinte safranée. Cette substance est employée, en Turquie, à teindre les cuirs et les fourrures. Le Henné est cultivé en Orient, dans les jardins, pour l'élégance et le parfum de scs fleurc. - Le L. coccinea, arbuste de l'Inde à fleurs rouges, fournit, par décoction, une boisson stimulante et antispasmodique.
Hepnticns. D’un brun rougeâtre, couleur de foie.
HEPATIQUE {Hepatica triloba, fam. des Renonculacées). Charmante petite plante des bois du Nord, cultivée dans les jardins, où ses fleurs d’un rose vif simples ou doubles (qui se développent avant ses feuilles trilobées), sont les premières du printemps. Le suc de l'IIépatique est astringent; il est dépourvu de acreie caractéristique de la plupart des es|>èces du genre voisin, Renoncule
HEPATIQUES (CLASSE nES) {ffepatieœ). Ancienne famille des Hépatiques, Plantes acotylees (Cryptogames) de la division des Acix, gènes (s’accroissant par un bourgeon terminal), touchant encore aux Amphigènes, non-seulement en raison de leur structure entièrement celluleuse, mais par un certain nombre de lettre genres (ex. genre Marchantia) où les tiges et les feuilles . sont encore confondues en une même expansion foliacée, rameuse, de forme irrégulière. Chez les Hépatiques supérieures, les organes de la végétation différent peu dé ce qu’ils sont chez les Mousses. Les tiges et les feuilles sont parfaitement conformées et distinctes les unes des autres; les feuilles des Hépatiques caulescentes sont souvent disposées sur un même plan, et constituent, avec les axes des rameaux ailés et aplatis. — Comme les Mousses, les Hépatiques sont pourvues d’organes reproducteurs des deux sexes : d’organes femelles analogues aux ovules, les archegtmes, qui deviennent des capsules déhiscentes; cl d’organes mâles couqiarables aux grains de pollen, les anthéridm (voyez, pour le dévêtais pement et la structure de ces orgaucs, l'article Mousses). Mais, tandis que