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TRIBU

des

de»

HIF.RACIUM.

COMPOSEES

CHICORACÈES.

Fir,. 806. — Modèle des étiquettes qui doivent être fixées à la base des fascicules de familles, de genres et d’espèces. Ces étiquettes doivent être placées en saillie pour pouvoir être passées en revue lorsque les paquets sont déposés dans le casier, sans qu’on soit obligé d’ouvrir les fascicules.

famille ou du genre écrit en gros caractère. Ces étiquettes doivent dépasser de 3 à fi centimètres la base des feuilles auxquelles elles sont fixées, de telle sorte que le paquet étant placé à plat dans le casier, ces étiquettes soient en évidence et puissent être rapidement consultées.

Les étiquettes d’espèces (fig. 897 à 901) sont de papier collé fort; elles sont de plusieurs sortes pour une même espèce. La première étiquette doit être attachée à l'extérieur de la gaine de l'espèce, sur la page antérieure, vers le dos et immédiatement au-dessus de la base. Cette étiquette doit porter le nom de l'espèce écrit en gros caractère; elle permet de feuilleter aisément les espèces contenues dans le genre, et de trouver rapidement celle dont on peut avoir besoin; celte même étiquette générale doit présenter la synonymie de l'espèce et les observations générales.

line deuxième étiquette, destinée II indiquer la provenance de chaque échantillon, doit être fixée 5 la base de chaque feuille simple portant les échantillons et du côté extérieur il droite; de manière qu'en soulevant la corne de chacune des feuilles simples contenues dans une même gaine, on puisse parcourir rapidement la liste des localités desquelles les divers échantillons peuvent provenir.

Cette étiquette (remplaçant l'étiquette provisoire qui accompagnait la plante lors de la dessiccation et de la préparation au sublimé) doit porter le nom du possesseur de l’herbier, le nom latin de l'espèce, le lieu et la date de la récolte, et les observations sur la nature du sol où croissait la plante, sur la hauteur de la station, si c’est une plante de montagne, etc.

Les observations relatives aux caractères de l'espèce, les détails organographiques ou physiologiques, les dissertations synonymiques, doivent faire l'objet de notes distinctes, qu'on fixe avec une épingle à côté de l’étiquette normale ; il en est de même des dessins de la plante et des analyses de ses organes. — Si une même feuille est chargée d'échantillons provenant de localités différentes,

HERBIER

chaque échantillon doit être accompagné d'un numéro qu’on reproduit sur l'étiquette normale, ou ce numéro est suivi de l'indication de la localité où l’échantillon correspondant a été recueilli (modèles d'étiquettes, fig. 897 à 901).

lin herbier est riche, non-seulement lorsqu'il renferme un grand nombre d'espèces représentées chacune par de nombreux échantillons provenant de

Fig. 897 à 901. — Divers modèles d étiquettes.

■lcrb. A. nui.i iR».

Br assied Bicheri Vill.

Bords de la route du Viliard d’Arène à l’hospice du Lautaret (Hautes-Alpes . 6 août 1 859 !

Fig. 897.

IIKRB. MIN. PARI*.

Aquüegia al pin a L. (CHA1X ! )

Alpes du Dauphiné. (Echantillon de Chaix.)

Collection de l’abbé Poirret, extraite de l’herbier légué par M. le docteur Barbier. 1847.

Fig. 898.

K. BOmOEII'. PI. d«*M Alp«>* maritimes. 1MII.

U. Trollius europœu* L. (Coss.) (1).

Prairies près de la mine de Tende.

22 juin.

Fig. 899.

Flora Cailla' cl Cermaniæ, cisirrala de C. BI1.IOT.

2267, Tulipa Üidicri Jord. Obs. fragm. i, p. 36, fig. A (non G. ci G. 3, 177).

Commencement de mai 1856 et 1857.

Champs du Clappey, près de la ville de Saint-Jean de Maurienne (Savoie); débris du terrain schisteux, à environ 600 mètres d’altitude.

Réc. (2) par E. Didier.

Fig. 900.

(1) L’abréviation (Coss.) indique le nom du botaniste (M* Cosson) qui a déterminé Péchaittillon ; le numéro correspond au catalogue particulier de cette collection.

(2) L’abréviation liée, signille récolté ou recueilli; Coll, ou Collecta colligé, collectif.

HERBIER

Hrrtlcr dp» Bore» lorilni de l'nnrr.

Jânv. 4850.

Urlphiniuui rnrdtoiielalnni DC. Sgst. t. I, p. 347 (4818).

/ ). iKityrtnum L. Sp. éd. 1, p. 581 (1753); éd. II, p. 7.19 (1762).

Ex Saixt Ahans, Cal. Ann. Lot-et-Garonne, p. 120 (1806). Saint-Aüaxs et (.HAUliARit ! Fl. ag. p. 219 (1821).

IM -et-Garonne : Agen. — Champs sablonneux des rives de la Garonne. Fl. 20 juin. 1849. — Fr. 15 août 1849.

E. DE l'OMXAKET.

Fie. 001.

diverses localités, recueillis avec discernement, préparés avec soin, mis à l’abri de la destruction parle préservatif, bien déterminés, et convenablement classés; il est riche, instructif et utile à consulter, surtout s’il renferme un grand nombre de plantes déterminées et étiquetées par des auteurs de flores et de monograpbies estimées : ces plantes, étiquetées, sont des monuments qui constatent d’une manière positive quelle plante l’auteur a désignée sou9 tel nom et a caractérisée dans telle description. On comprend, d'après cela, l’importance qu’il yak conserver aux plantes-tvpes envoyées par un auteur les étiquettes qui les accompagnent, et k ne point détruire, pour les remplacer par d'autres, ces étiquettes donnant k l'échantillon la plus grande partie de sa valeur. On doit avoir le plus grand soin d’éviter le déplacement de ces étiquettes, puisqu'il en résulterait les plus fâcheuses erreurs, erreurs dont l’auteur ne saurait être responsable, et qu’on pourrait cependant être tenté plus tard de lui attribuer.

Ces étiquettes autographes doivent être attachées auprès de l'échantillon, sans préjudice de l'étiquette régulière de la collection, qui doit, dans tous les cas, occuper sa place normale. Quant k l'effet désagréable que peuvent produire sur la feuille les étiquettes autographes d’écriture, de couleur ou de format différents, il est racheté, cl au delà, par l’importance et l'utilité que ces étiquettes donnent k l’échantillon ; si l’auteur de l'étiquette ne l'a pas signée, on doit écrire sou nom au crayon, k l'un des angles.

Les plantes provenant d'échanges, d’acquisitions de collections, d'envois, etc. , entrent naturellement dans l’herbier. Quant aux plantes publiées en exsiccnta , et dont il existe un certain nombre de collections semblables, ces collections étant citées comme des livres, quelques botanistes les conservent k part ; d’autres, au contraire, en enrichissent leur herbier. Si l'herbier est parfaitement en ordre, ces plantes sont même plus faciles k trouver lorsqu'elles y sont distribuées, que dans les collections isolées, qui, en général, no peuvent être livrées par leur auteur dans un ordre méthodique, mais seulement selon les hasards de la récolte. 11 est bon néanmoins d'avoir le soin, avant de les disperser dans l'herbier, d'en dresser le catalogue selon les numéros d'ordre portés par les plantes de la collection, et aussi, si l'on veut, selon l’ordre naturel, afin de pouvoir se rappeler celles dont se compose la collection, et de les retrouver aisément au besoin.

HERBORISATIONS

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