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LIC.HÊNÉES

Le thalle est plus ou moins crustacé dans les genres Lecidea, Urceulttria, Pertusaria, Lecanoru, Psora, Patellnria, Verrucaria, etc. ; plus ou moins fruticuleux dans les genres Rœomyces,

Ccnomyce, Clailonia, Stereocaulon, Cornicularia, Usneu, etc. ; plus ou moins foliacé dans les genres Ramalina , Celraria lig. 996), Physcia, Pnrmelia, Slicta (lig. 997), Pelliyera, C’mbilicaria, etc.

L’organe de la fructification est désigné d'une manière générale, chez les Lichens, sous le nom d’apolliécie {opothecium).

Vapolhecium se compose du sporange ou excipulum, et de la masse fructifère ou lhalamium. V excipulum est simple ou double; lorsqu'il est double, il se compose d'une couche externe qui est une dépendance du thalle, et d'une couche spéciale dont la couleur tranche quelquefois sur la couleur de la couche externe. Le thalamium {nucléus), ou masse fructifère, se compose de thècjues entremêlées de paraphyses. Les thèques sont fies cellules allongées (sortes de sporanges spéciaux) qui renferment dans leur cavité, sur une ou deux rangées, des corps

FlU. 996. — Lichen d'Islande (Cetrarin

islandica ),

Fie. 997. — Lichen-pulmonaire (Sliela pulmonins a).

.'lobuleux ou ellipsoïdes, qui sont les spores ou sporidies. Les paraphyses paraissent être des thèques à demi avortées, et stériles. — En outre, on a rencontré chez les Lichens de très-petits conceplacles {spermogonies) qui ont été comparés à des anlhéridics, mais dont les corpuscules inclus {spermaties) ne paraissent avoir que des rapports éloignés avec les spermatozoïdes. Voy. Archegomum et Spermogonie.

LH'.HÊNOtiRAPHlE. — LIEnRE.

Les Lichens fournissent à l'analyse : un gluten particulier, des substances amères, une résine, et une matière colorante pourpre, ritriue ou brune. Leur saveur est plus ou moins amère et légèrement salée. — I.c Cetraria islandica (lig. 996) (Lichen-d’lslande) renferme des substances extractives amères; il entre dans la com[iositiou d’une pâte pectorale très-usitée. Le Slictu pulmonarra (fig. 997) est une des plantes désignées jadis sous le nom de Pulmonaire. Ses propriétés sont analogues à celles du Lichcn-d'Islande.

On employait jadis, dans le traitement de la dyssenteric, les Parmelia saxalilis et Omphalodes, et l'Usnea hirlu, et, dans les fièvres intermittentes, les Parmelia parietina et P. /ur/urarea. Les propriétés de ces différentes espèces se réduisent à un peu d'ainertume et de stypticité. — Le Peliigera canina [tassait pour avoir la propriété de guérir de la morsure des chiens enragés. Le Cenomyn ■ coccifcra était employé comme calmant dans les toux convulsives. Les diverses substances sont depuis longtemps hors d'usage.

Plusieurs espèces à frondes foliacées ou fruticuleuses sont alimentaires chez les peuplades les plus pauvres des contrées hyperhoréennes: le Cenomyce rangiferina, l’une de ces espèces comestibles, nourrit pendant l'hiver les Rennes, qui le cherchent sous la neige. Plusieurs espèces comestibles du genre Lecanora ( Parmelia ) se trouvent abondamment dans les vastes déserts de l'Asie ; les voyageurs rapportent qu'il arrive que des quantités considérables de ces plantes sont transportées, dans les tourbillons des ouragans, à de grandes distances. On donne le nom de manne à ces pluies de substances alimentaires (1).

Les principes colorants fournis par les Lichens sont : Tordue, qu’on extrait du Variolaria dealbata ; lërythrine, qui appartient au Ruccella tinctoria; et la parmélochromine, qu’on obtient du Parmelia /wrielinn et de V K verni a rulpina. la; Roccella tincturia habite les rochers maritimes de la région méditerranéenne occidentale ; on le trouve aussi en abondance aux Açores, au cap de Bonne-Espérance et aux Indes orientales. Le Lecanora Parella (Urseille) provient de la Colombie, ainsi que Yhidium corallinum.

LiCHÉNOtiRAPiiiE. Traité sur la structure et la classification des Lichens.

LICI1EXS (Famille des). — Voy. Lichénêes.

LIERRE { Hedera Hélix, famille des Hédéracées, voisine de celles des Araliacées et des Ombellifères). Les baies sont purgatives et émétiques; on les employait dans la médecine du moyen âge. Dans les pays chauds, il s'écoule, des incisions qu'on pratique aux troncs volumineux, une résilie amère et légèrement aromatique (gomme de Lierre- en-arbre), employée autrefois comme astringente et résolutive, et qui entre dans la composition de certains vernis. Les feuilles

(t) Ce» assertions de pluies de Lichens sont cependant assez vagues, et je ne voudrais pas, sans restrictions, m’en rendre l'Écho : on a peine à concevoir comment des Lichens ordinairement fort adhérent» aux rochers, sur lesquels leurs frondes coriaces sont étalées et comme incrustées, peuvent être (soit dans les périodes de sécheresse, soit dans les périodes d humidité) détachés des terrains où ils végètent, par l'action du vent, et transportés par les ouragans e.i grandes masses et à de grandes distances (à l’exclusion de tous autres débris végétaux ou terreux). Les pluies de Lichens (ou pluies de rmr/rne), comme les pluies de petits erapawls , egalement afllrmécs par des voyageurs (A beau mm, lu- qui rient de tnin !), demandent à être observées de nouveau par des voyageurs de l’école aitulyliro- bioloyique.

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